BROGLIO
1622, éteinte. — Christian, * 1674, hôte du logis de la tour Perse pendant la sédition de 1707, il dénonça au gouvernement un prétendu complot qui avait pour but, le 27 août de cette année, de mettre à mort plusieurs magistrats. Cette conjuration ne fut pas prouvée^ mais semble avoir été inventée par Brochet pour se réhabiliter d'un jugement qui l'avait déshonoré. Armes : deux palmes en sautoir issant d'un croissant, accompagnées en chef d'un soleil (sans émaux). — Galiffe : Armor. mns. — Covelle : LB. — Sordet : Dict. des fam. gen,
— Manusc. généal. de Louis Dufour, à la Soc. d'Hist. de Genève. [H. Da.]
BRODBECK, BRODTBECK, BROTBECK.
Famille de Bâle-Campagne, mentionnée à Prattelen en 1453 et à Liestal en 1476. Armoiries : d'azur à une étoile d'or surmontée d'un cor du même. — Hans, conduisit les Confédérés de Liestal à Dornach, le 22 juillet 1499, et combattit à Marignan. La souche de toutes les familles actuelles est Michael (1550-1617), de Liestal. — 1. Niklaus, 1740-1816, boucher, dernier avoyer de Liestal. Lorsque Napoléon, se rendant à Rastatt, s'arrêta à Liestal, Brodbeck salua en lui, dans un discours enflammé, le libérateur de l'Italie. On retrouve l'impression que Liestal laissa à Napoléon dans les paroles qu'il adressa à un magistrat de Bâle : « Votre Liestal est bien patriote. » Dévoué corps et âme au parti des patriotes, Brodbeck fit élever à Liestal l'arbre de la Liberté coiffé du bonnet des Jacobins, le 7 janvier 1798. Sous la République helvétique, il devint membre du Conseil, du Collège militaire et colonel ; en même temps, il joua un rôle à Liestal. — 2. Niklaus, pâtissier, 1761- 1842. Ayant pris ouvertement parti pour la Révolution, il signa le 13 janvier 1798 la Déclaration des bourgeois de Liestal, selon laquelle ils voulaient rester Suisses, document qui fut confirmé solennellement par Bâle le 20 janvier 1798 dans la Charte de liberté. De 1798- 1803, il fut préfet. Dans la nuit du 18 au 19 septembre 1802, une bande de plus de 40 jeunes gens hostiles, attaqua sa maison, mais il put s'échapper à temps. Membre du Grand Conseil 1822-1830. — 3. Johann-Jakob, 1828-1892, pasteur à Buus 1852-1865, diacre à Liestal 1865-1872, conseiller d'État 1872-1892, publia en 1865 une Histoire de la ville de Liestal. — 4. Gustav, Dr jur., petit-fils du n° 2, * 1852, préfet de Liestal, président du tribunal civil à Bâle, un des chefs du parti radical. — 5. Carl-Adolf, Dr jur., * 1866, avocat, conseiller national. — 6. Adolf, Dr jur., fils du n° 3, procureur général 1890, conseiller d'État 1897-1922. — Voir A. Seiler : Stammbaum der Bùrgergeschlechter von Liestal.
— A. Burckhardt-Finsler : Die Révolution in Basel 1798, dans J3J1899. — BJ 1903, p. 153 et 1915, p.297.
— VLB. [K. Gauss.] BRODER. Famille répandue dans l'Oberland saintgallois, bourgeoise de Sargans et Berschis. Le nom vient probablement du hameau de Prod (= pratum) au-dessus de Sargans. En 1458 apparaît dans les documents un Rudolf von Prad en qualité d'avoyer de Sargans. — Hans, de Sargans, 1845-1891, dont le grand-père avait été avoyer de Sargans de 1794 à 1795, fut président de commune, membre du tribunal de district, dès 1885 du tribunal cantonal et dès 1876 du Grand Conseil. Il fut le promoteur du Broderbrunnen à Saint-Gall (inauguration 16 octobre 1896). Lui-même et sa sœur Johanna (f 1907), léguèrent de grandes sommes d'argent, ainsi que leur maison paternelle à Sargans, Broderhaus, pour des buts d'utilité publique. [J. Geel.]
BRŒGEN ou BRŒGGEN (plus rarement Br^ugen, Brœtschen ; aussi Zuschellen ; charivari), est une des formes de la justice populaire dans la Marche de Schwyz, qui présente une parenté intime avec le Haberfeldtreiben de la Haute-Bavière. Elle consiste en ceci : une bande d'hommes travestis, munis d'instruments bruyants, se présentent devant la maison de ceux qui, d'une façon quelconque, se sont rendus coupables d'une action illicite ne tombant pas sous le coup de la loi. Alors la troupe se groupe autour de son porte-parole, et celui-ci, dans le silence le plus absolu, d'une voix contrefaite (brôgge), lit une satire rimée. Aussitôt après, et comme intermezzo, commence un chari-
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vari, suivi du discours d'un second et souvent de plusieurs autres orateurs, jusqu'à ce que leur répertoire soit épuisé. La troupe se rend ensuite devant la porte d'une autre victime. Ce tribunal des mœurs siège généralement le soir des Trois - Rois ou du Mardi gras. — Voir A V I, 281 ; VIII, 171. — SI IV, 516, 519, 536. [E. Hoffmann-Krayer.]
BRŒNNER, Johann-Konrad, originaire de Britzingen dans le margraviat de Bade, notaire à Munsingen (Berne), prit parti dans la guerre des paysans pour ces derniers et devint le secrétaire militaire de Leuenberger. Dans la landsgemeinde deSumiswald, il lut les plaintes des paysans bernois et rédigea probablement leur Constitution. Après le combat d'Herzogenbuchsee, il prit la fuite, mais arrêté à Emmendingen (Baden) et extradé, il fut condamné et décapité le 4 novembre 1653. D'après ses aveux, sa nomination au poste de greffier du tribunal de Berne aurait été envisagée. ■ — Voir BBG XIV, p. 281. — Bôgli : Der bernische Bauernkrieg. — Archives d'État Berne. [H. M.]
BRŒSEMLI. Voir Brosima.
BRŒTLI, Johannes, lat. Panicellus. Un des chefs du mouvement anabaptiste zuricois au temps de la Réformation. Pasteur à Quarten avant 1523, il prêche ensuite à Zollikon ; expulsé du territoire zuricois en 1525, il se rendit à Hallau. — Voir Richard Nitsche : Wiedertàufer in der Schweiz. — Niiesch et Bruppacher : Das alte Zollikon. [D. F.]
BRŒTUN. Familles éteintes de Lâufelfingen, de Liestal et de Sissach. — 1. Rudolf, prêtre à Lâufelfingen en 1445 ; en 1478, il fit des statuts à l'usage de l'église et bâtit en 1491 un nouveau presbytère près de l'église. — 2. Niklaus, avoyer de Liestal de 1517 à 1528 où il mourut; en mai 1523 il fit connaître le premier mandat de Bâle concernant la Réformation. Lorsque les paysans, qui avaient pillé le couvent d'Olsberg le 30 avril 1525, s'attroupèrent à Liestal, il les exhorta à rester calmes. Le 29 mai, il rassembla toute la commune pour lui faire renouveler le serment d'obéissance au gouvernement, et bientôt après il fut à même de lui présenter une lettre de franchise, délivrée par Bâle le 30 mai. — Voir ULB. — K. Gauss : Aus der Geschichle Làufel fin gens. — Le même: Reformations geschichle Liestals. — Paul Burckhardt : Die Politik Basels wàhrend des Bauernkriegs 1525. — Archives de Liestal. — Voir aussi Pretelli. [K. Gauss.]
BRŒWO, Ulrich, frère de l'Ordre Teutonique, ami et collaborateur du curé Baselwind à Berne. En sa qualité de confesseur, il sut intéresser des femmes riches à des œuvres pies. Le Brôwenhaus, le Jordanhaus et le Isenhuthaus, trois des principales fondations de l'époque, sont le résultat de ses efforts, f 1359. — SBB 1, p. 558. — Turler : Bern, Bilder, 39. [K.-R.]
BROGER. Famille d'Appenzell (Rhodes-Intérieures). — 1. Ulrich (Uli), souvent mentionné dans les actes, comme avocat 1422 ; du Grand Conseil 1447, ancien landammann 1459-1465, conseiller 1472, landammann 1473-1479. — 2. Ulrich, landammann 1522, député d'Appenzell à la première paix de Cappel 1529.
— 3. Joseph-Anton, * 1714, conseiller, administrateur d'église et de prébendes, vice-landammann 1776-1782.
— 4. Joseph-Anton, * 1753, secrétaire d'État 1775- 1782. [R. Schudel-Benz.]
BROGGIIMI, BROGINI. Famille de Loco (Tessin).
— Guglielmo-Antonio, obtint en 1782, du Conseil de Lucerne, une concession de dix ans pour exploiter les mines de métaux non précieux de l'Onsernone et du Locarnais. — Giacomo-Antonio, curé de Lavertezzo, député au Grand Conseil 1808-1813, 1815-1821, 1830- 1840, vota en 1811 pour la cession du Sud du Tessin à Napoléon. — Paolo, curé de Loco, député au Grand Conseil 1803-1813, vota avec le précédent en 1811. — BStor. 1900. — Dotta : / Ticinesi. — AHS 1914. [C.T.]
BROGLIO (C. Tessin, D. Valle Maggia.- V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Brono 1397. Jusqu'à la fin du XIVe s., Broglio dut former une commune avec Prato, Sornico, Peccia et Fusio. Le 10 septembre 1397 eut lieu la division du territoire commun. Broglio fit d'abord partie de la paroisse de Locarno, puis de celle de Sornico ; il en fut détaché et constitué en sous-parois-
Octobre 1922
BROGNY (CARDINAL DE)