BRONZE (AGE DU
se autonome avant 1647. L'église paroissiale actuelle remonte à la (in du XVIe s. ; elle possède une croix de procession du XVe s. et une monstrance de 1734. La chapelle de la Madonna délia Neve, sur l'alpage de Rima, est de 1599 et possède une monstrance, don du pape Pie IX (1874). La chapelle du Crucifix de Vedlà remonte à 1596 et fut agrandie en 1758. En 1667 grande avalanche. La confrérie du Saint-Sacrement remonte à 1650 ; celle du Rosaire à 1652, de la doctrine chrétienne à 1737, du Carmel, dans la chapelle de Rima, à 1639. Population: 1591, environ 240 hab. ; 1836, 105; 1900, 108 ; 1910, 57. Registres de paroisse dès 1641.
— Voir Meyer : Die Capitanei von Locamo. — Monti : Atti. — Rorrani : Ticino sacro. — Buetti : Note storiche reliqiose. — BStor. 1885, 1894. [C. Trezzini.]
BROGNY (CARDINAL DE). Jean Fraczos ou Fraczon, originaire de Rrogny, Com. Annecy et Annecy-le- Vieux (Haute-Savoie), * 1342, f à Rome, 15 février 1426, évêque de Viviers 1383-1388, cardinal du titre de Saint-Anastase 1385, puis du titre d'Ostie 1398, archevêque d'Arles 1410-1423, présida le concile de Constance comme doyen du Sacré collège 1414-1418. Transféré au siège de Genève, 3 décembre 1423, il ne séjourna guère dans son diocèse. Il avait fait construire dès 1406, à côté de la cathédrale de Saint-Pierre, la chapelle de Notre-Dame, plus tard des Macchabées; desservie par 12 prêtres sous la direction d'un archiprêtre. Ce grand personnage, qui joua un rôle de premier plan dans l'Église, n'était pas de basse extraction comme la légende s'est plu à le dire en faisant de lui, dans sa jeunesse, un gardeur de pourceaux. Il fut inhumé le 23 novembre 1428 à Genève, dans la chapelle de Notre-Dame; son tombeau fut détruit à la Réforme. Armoiries : d'or à la double croix de gueules, à la bordure de même. Selon Rlavignac le champ est d'azur.
— Voir Gautier : Hist. de Genève I. — L. Duhamel dans Revue Savoisienne 1900, 1901. — Abbé Gonthier : Oeuvres historiques III, p. 192. — MDG IV, 40; VI, 109; VII, 54; VIII 14. — Gonthier: Mémoires de l'Académie Salésienne XVII, 197 — J. Mayor dans Bulletin de la Société d'histoire I, 86. — C. Martin: St-Pierre. [P.-E. M.]
BROIE. Voir Rroye.
BROILLET, Frédéric, architecte, de Fribourg, * 20 août 1861, étudia à Zurich et Paris, s'établit à Fribourg en 1896. Il construisit quantité d'édifices publics et privés, et fut chargé de la restauration de l'église et du cloître d'Hauterive, de l'église et des remparts de Romont et d'Estavayer, de l'église de Meyriez, des châteaux de Surpierre et de Vaulruz, des tours et remparts de Fribourg. — SKL. [G. Cx.]
BROLLA (PONTE). Voir Ponte Rrolla.
BROLLIET. Famille originaire du Languedoc dont plusieurs membres vinrent se fixer à Genève dans le cours du XVIIIe s. Elle a donné des orfèvres et des horlogers dont quelques-uns ont trouvé place dans l'histoire de l'art à Genève, Pierre-Emmanuel, entre autres, comme auteur d'un motif décoratif placé autrefois comme fronton de la porte du Grenier à blé, aujourd'hui au Musée. — SKL. — Deux d'entre eux furent députés au Grand Conseil au XIXe s., ainsi que plusieurs membres d'une autre famille Brolliet venue de Chéserex et reçue à la bourgeoisie de Genève en 1835. — Voir Archives de Genève. [C. R.]
BROMBACH, Famille de Bâle. -- Niklaus, 1582- 1662, pasteur à Prattelen 1611-1618, à Rùmlingen 1618- 1662, doyen du chapitre de Waldenbourg 1625. Il laissa une chronique sur les années 1582-1659, qui relate la guerre des paysans et la première guerre de Villmergen.
— Archives d'État Bâle. — Bibliothèque universitaire Bâle. [K. Gauss.]
BROMSHOFEN (C. Saint-Gall, D. Wil. V. DGS). Vge et commune ; en 796 Pramolveshova (?), en 1302 Bramschovin, en 1324 Bramohoven. Le territoire avec ses habitants passa peu à peu au couvent de Saint-Gall. Le droit de bailliage de Bromshofen, qui avait appartenu aux sires de Griessenberg, puis aux sires d'Andwil, fut racheté par l'abbaye en 1465. Il fut réuni à celui de communes voisines moins importantes en une juridiction, qui porta dès le commencement du XVIe s. le nom
de Schneckenbund (ligue des escargots). La coutume de Trungen, Bromshofen et Bossrùti date de 1495. Un château de Wilberg existait autrefois sur le territoire de la commune. En 1803, Bromshofen fut annexé à la commune politique de Wil, mais le 23 juin 1804 les communes de l'ancien Schneckenbund furent érigées en commune politique de Bromshofen. — Voir UStG. — Naef : Chronik. — Nùscheler : Gotteshduser. — Gmiir : St. Gall. Hechtsquellen I. [Bt.]
BRON, BRUN, BRUNI. Nom de famille répandu dans tout le bassin du Léman et porté à Genève en tout cas depuis le XIVe s. La famille Bron, autrefois Machon, de Meyrin, éteinte au XVIIe s., compta des magistrats parmi ses membres. — Pierre-Jean, entre autres, bourgeois de Genève, 1468, du Conseil des Soixante 1497-1502. — De Lutry, sont venus, à diverses reprises se fixer à Genève, plusieurs membres de la famille Bron ou Brun. — Jean-Louis, 1849-1903, commerçant et peintre, spécialiste du costume militaire suisse. — Voir aussi sous Brun. — SKL. — Notes qénéalogiques sur la famille Brun alias Bron. [C. R.]
BRONBUELER. Famille du canton d'Appenzell (Rhodes-Intérieures.) — Hyppolit fut bailli du Rheintal en 1632. [R. Sch.-b.]
BRONNER, Franz- Xaver, * 1758 à Hôchstâdt (Bavière), bénédictin qui, converti aux idées nouvelles, s'enfuit en 1785 à Zurich, où il vécut comme journaliste, musicien, mathématicien et naturaliste. Chef de bureau au ministère des sciences de la Bépubbque helvétique 1799, professeur de mathématiques et de sciences naturelles à Aarau 1804 ; conseiller impérial russe et professeur à Kasan 1811 ; revenu à Aarau 1817, bibliothécaire cantonal 1827, puis archiviste de l'État ; f 11 août 1850. Il laissa des manuscrits formant plusieurs volumes (aujourd'hui à la Bibliothèque cantonale d' Aarau). On a donné son nom à un jardin public d'Oberholz, près Aarau, où se trouve une plaque commémorative. — Voir Argovia XII. [F. W.]
BRONTALLO (C. Tessin, D. Valle Maggia. V. DGS). Vge et Com. Brentallo 1596. Au moyen âge Brontallo formait avec Menzonio une commune, et en 1340 une vicinanza à part. En 1364 il appartint à la paroisse de Cevio, puis à celle de Menzonio, et en 1655 fut érigé en sous-paroisse. L'église des SS. Philippe' et Jacques est déjà mentionnée en 1496 ; elle fut reconstruite en 1653 sur un autre emplacement et restaurée à plusieurs reprises, la dernière fois en 1902. La chapelle de Margoneggia existait en 1734. Les confréries remontent aux XVIIe et XVIIIe s. Population : 1591, 44 ménages ; 1765, 107 hab. ; 1845, 173 ; 1900, 133 ; 1910, 136. Registres de naissances et de mariages dès 1681, de décès dès 1761. — Meyer : Die Capitanei von Locamo. — Buetti : Note storiche religiose. — Monti : Atti. — Monitore eccl. di Lugano, 1921. [C. T.]
BRONZE (AGE DU). L'âge du bronze succède à l'âge de la pierre polie. On ignore encore où et sous quelles influences prit naissance la civilisation du bronze. Il est en effet assez difficile d'expliquer que le premier métal employé par l'homme pour la confection de ses ' armes et ses outils soit un métal composé de neuf parties de cuivre et d'une d'étain. Le cuivre est assez répandu dans le monde ; en revanche, l'étain n'existe que dans un tout petit nombre de contrées et les pays où les deux métaux se rencontrent à l'état natif sont très rares. Les premiers objets de métal apparaissent dans les stations lacustres néolithiques sous forme de poignards, de haches ou de perles en cuivre. Le cuivre parvenait en Suisse par deux voies : des rivages de l'Océan, à travers la France et le Jura, importé probablement par les mêmes marchands qui faisaient commerce des silex du Grand Pressigny, et qui approvisionnaient principalement les lacs du Jura ; l'autre voie empruntait la vallée du Danube. L'usage du cuivre fut certainement de courte durée ; il fut bientôt remplacé par le bronze plus résistant.
Les archéologues divisent l'âge du bronze en quatre ou cinq phases suivant les pays ; pour la Suisse, on admet généralement quatre phases. Cette division purement théorique a pour but de permettre de fixer l'âge relatif des différents types d'armes et d'outils. Les popu-