‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 154 sur 425 · BRUGG (CHAPITRE DE · texte numérisé non relu

BRUGG (CHAPITRE DE

BRÛGGER

brûck). — Voir Mùlinen : Heimalkunde. — Pagan: Memoriale ûber die Ueberschwemmungen der 3 Seen. [W. Bourquin.]

BRUGG (CHAPITRE DE). Avant la Réformation, le clergé de Brugg dépendait du chapitre de Mellingen. Avec le nouvel état de choses, il y eut un chapitre inférieur, ou chapitre de Brugg, ayant son doyen particulier et composé des pasteurs de Brugg, Lenzbourg, Ammerswil, Auenstein, Birr, Bôzberg, Densbùren, Elfingen (Bôzen), Gebenstorf, Holderbank, Mandach, Rein, Schinznach, Staufberg, Thalheim, Veltheim, Umiken et Windisch. Il avait ses réunions annuelles deux ans de suite à Brugg et tous les trois ans à Lenzbourg. Sa bibliothèque, assez considérable, fut vendue aux enchères en 1836. Il fut supprimé en 1873. — Voir LL. [E.-E. F.]

BRUGG, Johann von. Voir Joris, David.

BRUGG (an der, zur, auf der; de PONTE). Famille de Lucerne habitant près du pont de la Reuss 1168-1357. — 1. Werner, ministérial du couvent de Murbach 1168. — 2. Peter, 1249-1267, membre du Conseil. — 3. Peter, probablement fils du n° 2, 1290- 1324, avoyer 1307, ammann 1311. — Voir Kopp : Geschichte itnd Urk. [P.-X. W.l

BRUGGEN (C. et D. Saint-Gall. V. DGS). Village

Bruggen avant 1811. D'après une gravure de Johann Thomann.

qui tire son nom du très ancien pont voisin construit sur la Sitter près de Krâzern. 1219 Bruccon, 1282 Bruggon. En 1824, on trouva dans les tourbières du Haggen un trésor de monnaies d'argent de la république romaine. Bruggen était une ancienne possession monastique, et il fut toujours le lieu de rassemblement et le siège du commandement de la milice de Straubenzell. En 1567, on y construit un hospice pour les malades, et en 1600-1601 une église (catholique) à la place de l'ancienne chapelle de Saint-Martin. Le droit de collation appartenait à l'abbé de Saint-Gall. De la paroisse de Bruggen dépendent également la chapelle dite « Im Bild », sur le Breitfeld (Breitenfeld), élevée en souvenir de la défaite subie en 1208 par l'abbé de Saint-Gall, Ulrich IV, dans sa lutte avec l'évêque de Constance ; la très vieille chapelle dite Im Haggen dédiée à saint Wolfgang, qui fut incorporée à la paroisse en 1679 ; enfin l'Oratoire élevé à Schônenwegen en 1680 et transformé en une chapelle en 1768-1770. En 1776, on fonda à Bruggen une école libre ; en 1783-1784 on y construisit une nouvelle église, et le 15 mai 1904 eut lieu la pose de la première pierre d'une église évangélique pour Straubenzell. En 1803 Bruggen fut attribué, au point de vue politique, à cette dernière commune, laquelle fut fondue elle-même en 1918 dans la commune urbaine de Saint-Gall. — Voir UStG. — Naef : Chronik. — Nùscheler : Gotteshàuser. — Gmùr : St. Gall. Rechtsquellen I. [Bt.]

BRUGGER. Familles des Grisons et de Lucerne. A. Canton des Grisons. Vieille famille grisonne originaire de Coire, d'où elle se répandit à Arosa, Churwalden, Maienfeld et Malans. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 d'or au chef de gueules chargé de trois fleurs de lys d'argent, aux 2 et 3, d'azur à une épée et une flèche d'or passées en sautoir. En 1244, Petrus de Ponte, figure comme témoin et Ulricus de Ponte en 1281. Hans Brogger, surnommé Spruntz, donne en 1395 des biens dans le Schanfigg en fief et en 1401 au couvent de Saint- Luzi des serfs qu'il possède à Maladers. En 1434 apparaît dans les documents le Briiggersberg (aujourd'hui Brùggerhorn), situé à Arosa. La famille possède aujourd'hui encore à Churwalden des terres près de l'endroit dit Brûggershaus ; un alpage près de Parpan s'appelle encore Brùggigerberg. — 1. Sigismund, chanoine des Prémontrés de Churwalden, mentionné en 1461 et 1488.

— 2. Johann, 56e abbé de Disentis, 1497-f 29 mars 1512, fit restaurer l'église abbatiale, à quelle occasion l'on découvrit le sarcophage, enseveli depuis 450, qui contenait les restes du

saint fondateur ; cet événement est fêté le 14 février de chaque année.

— 3. Engelhart, landammann de la juridiction de Churwalden 1533. — 4.

Engelhart, fils du n° 3, plusieurs fois landammann et vice-landammann de la juridiction de Churwalden, commissaire à Chiavenna 1605-1607. — 5.

Andréas, fils du n° 4, * 1588, officier au service de France depuis 1613, construisit plus tard à Maienfeld la maison des Brùgger, aujourd'hui propriété de la famille Sprecher. En 1624, il devint colonel propriétaire du régiment Brùgger au service de France. Ce régiment, cantonné en 1624 au Saint-Luzisteig pour défendre le pays contre l'Autriche, marcha de là le 10 février 1625 sur Chiavenna, prit cette localité de concert avec le régiment Schauenstein et revint en 1626 à Maienfeld, où il fut dissous. Brùgger rentra ensuite au service de France et reçut du roi, en octobre 1628, des lettres de noblesse avec le titre de chevalier. En 1631, il fut envoyé par les III Ligues auprès du roi de France afin d'obtenir son appui pour la reprise de la Valteline. En même temps que deux autres régiments, un nouveau régiment Brùgger fut alors créé, qui de 1632 à 1635 prit une part fort honorable aux expéditions du duc de Rohan dans la Valteline, jusqu'au moment où les victoires de ce dernier forcèrent les Impériaux à évacuer le pays. Brùgger quitta alors le service, rentra chez lui et mourut le 4 juin 1653 à Zuoz. — 6. Baptista, fils aîné du n° 5, servit dans les armées suédoises pendant la guerre de Trente-Ans. Bailli de Maienfeld 1683, f 1691. — 7. Friedrich, fils du n° 5, capitaine général de la Valteline 1673, landammann de la Ligue des X Juridictions 1680, f 1705. — 8. Hercules, fils du n» 6, bailli de Maienfeld 1689, landammann de la Ligue des X Juridictions 1697, juge à Malans, f 1702. — 9. Johann- Friedrich, landammann de la Ligue des X Juridictions 1720. Avec — 10. Hercules-Ulysses, bailli de Maienfeld, podestat de Teglio 1751-1753, colonel de la Ligue des X Juridictions, landammann de la même 1752, f 1806, s'éteignit la branche de Maienfeld. — 11. Johann-Georg, * 1819 à Churwalden, médecin à Saint- Moritz, organisa à nouveau l'exploitation des sources minérales du pays 1853, f 1881 à Samaden. — KSA XI, p. 216. — 12. Lucius, * 1821 à Churwalden, un des fon-

Andreas Brùgger.

D'après un portrait à l'huile (peintre inconnu).

BRUGGER

BRÛHL

dateurs de l'Association des étudiants suisses, médecin à Thusis, Tiefenkastel et Reichenau, directeur du Kreuzspital à Coire, où il mourut le 21 janvier 1903. — JNGG XLVI, p. 15. — 13. Christian, * 1833 à Churwalden, professeur d'histoire naturelle et de géographie à Coire et directeur des collections d'histoire naturelle du Musée Rhétique 1870. Un grand nombre de ses travaux scientifiques ont paru dans les programmes de l'école cantonale grisonne entre 1876 et 1888. Son principal domaine était la botanique, sur laquelle il a publié une série d'ouvrages, entre autres la Flora Hœtica, f 1899. — Voir C. Schrôter : Prof. Dr. Ch. G. Brugger. — JNGG 1899-1900, p. 11. — BM 1900, p. 28. — 14. Friedrich,

* 21 mars 1854 à Churwalden, étudia à Louvain et Munich, membre du Conseil d'État 1900-1907, président de ce corps 1903, conseiller aux États depuis 1907 ; colonel divisionnaire et commandant des fortifications du Gothard 1909, adjudant général de l'État-major fédéral 1914, colonel commandant de corps 1918, président du Conseil des États 1919. — Voir Urkundliche Belege zur Chronik der Familie B. (Mns. de la bibl. cantonale de Coire). — LL. — Rott : Représ. IV, 2, et V. — Mohr : Dokurnentensammlung V. — F. Sprecher : Chronik, 179, 325, 487. — M. von Salis : Denkwùrdigkeiten. ■ — Chronik des Klosters Churwalden. — BM 1859, n° 5. — Archives locales. — [L. J.] — 15. Anton, de Churwalden,

* 6 juillet 1877, médecin à Mels 1904, membre du Grand Conseil de Saint-Gall 1912, chef du parti radical-démocratique dans l'Oberland saint-gallois, écrivain politique. [Bt.]

B. Canton de Lucerne. Originairement : Bruggler. Familles des districts de Hochdorf, Lucerne (XIVe s.) et Willisau (XVe s.). — 1. Rudolf, de Lucerne, membre du Grand Conseil 1438. — 2. Johann, de Lucerne, membre du Grand Conseil 1452. — 3. Jakob, de Weggis, ammann 1609, capitaine. — Voir registres du Conseil et arch. du canton de Lucerne. [P.-X. W.]

BRUGGER, Hans, écrivain, * 1er juillet 1860 à Sommerau, près Sissach, instituteur à Goldswil (Berne) 1880-1884, à Berne 1884, Dr phil. de l'université de Berne 1890, maître secondaire à Langental 1891, professeur au séminaire de Hofwil 1900, f 22 oct. 1915. A publié une série de travaux historiques et biographiques, des nouvelles, des comédies, entre autres : Lehrbuch der Welt- u. Schweizergeschichte (avec Jakob Grunder), Am Moleson, Berns Aufgang, Charles Pictet de Bochemont u. Ph. Ed. von Fellenberg, etc. ■ — Bracher : Hans Brugger. — Berner Schulblatt 1915. [R. M.-W.]

BRUGGER, P. Columban. Voir Columban.

BRÙGGLEN (SECTE DE) (Bruggler Rotte).

Vers 1740, il se produisit dans diverses communes du Lângenberg et du bailliage de Schwarzenbourg un mouvement d'exaltation religieuse opposé à l'église établie et contraire à l'ordre public. Il avait pour chefs les frères Christian et Hieronymus Kohler, de Brùgglen, près Rueggisberg, qui s'étaient déjà fait connaître auparavant comme guérisseurs. Bannis en 1750, ils s'établirent dans les environs de Bienne, où le mouvement prit également de l'extension. De retour dans leur contrée natale, ils s'abandonnèrent aux pires extravagances. Les deux frères, qui s'étaient adjoint une femme de mauvaise réputation, Elisabeth Kissling, se donnaient avec elle pour la Sainte Trinité ; eux et leurs adeptes se prétendaient sans péché et se livraient aux excès les plus immoraux. Après qu'un membre de la secte, le tonnelier Hans Joss, eut été condamné à faire amende honorable dans l'église de Zimmerwald et banni à perpétuité, il fut procédé à nouveau contre les deux Kohler. Hieronymus fut arrêté en octobre 1752 à Bienne, où il avait provoqué des troubles, et brûlé à Berne le 16 janvier 1753 après avoir été étranglé. Christian, arrêté à Neuchâtel, fut condamné, ainsi que la femme Kissling, aux travaux forcés. Un de leurs adeptes, Sahli, de Bienne, échappa par la fuite à la peine de mort et se fit, dit-on, catholique à Porrentruy. La secte subsista encore quelques années dans le Seeland, ainsi que dans les communes de Wohlen, Neuenegg, Schwarzenbourg et Rueggisberg. — Voir A. Kyburz: Das entdeckte Geheimniss der Bosheit der Bruggler Sekte, Zurich 1753. [E. B.]

BRUGGLER. Famille patricienne de la ville de

Berne, éteinte en 1629. Armoiries : de gueules à un pont d'or posé en bande surmonté d'une étoile du même. —

1. Ludwig, membre du Conseil 1411 et 1414, avoyer de Thoune 1412, directeur des travaux publics 1414- 1417, bailli d'Aarbourg 1422. — 2. Peter, frère du n° 1 membre du Conseil 1427, banneret 1448. — 3. Peter, le jeune, fils du n° 2, banneret 1469. — 4. Ludwig, fds du n° 3, avoyer de Thoune 1459 et 1473, banneret 1467 ; il prit part en 1475 à l'expédition de Blamont et en 1476 aux batailles de Grandson et de Morat; à plusieurs reprises il remplit les fonctions d'ambassadeur, f en 1479. Par sa première femme, Caecilia de Buch, il devint propriétaire des seigneuries de Riedbourg, d'Englisberg et de Mùhleberg. — 5. Sulpitius, fils du n° 4, bailli d'Aarwangen 1483, banneret 1487, f de la peste en 1493. — •

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