‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 157 sur 425 · BRUN · texte numérisé non relu

BRUN

BRUNEGG

bourgeois de Neuchâtel 1615, acquit en 1620 la seigneurie d'Olleyres dans le pays de Vaud, qui resta en possession de sa famille jusqu'en 1753. —

2. Jean-Frédéric, * vers 1620, maire de Boudevilliers 1653, commissaire général 1658, procureur général 1661, conseiller d'État 1663. t 1678. —

3. Jean-Henri, fds du n° 2, 1649-1715, succède à son père comme procureur général en 1674, et comme conseiller d'État en 1678, chancelier 1693. L'année suivante, il est révoqué de toutes ses fonctions par Marie de Nemours, mais rétabli dans sa charge de conseiller d'État en 1708 par Frédéric Ier. — 4. Simon, capitaine, châtelain de Thielle 1682-1694. — 5. Jean- Pierre, fils du n° 3, * vers 1680, f 1757. conseiller d'État et maire de Neuchâtel de 1727 à sa mort. — 6. Jean-Frédéric, fils du n° 4, lieutenant de Neuchâtel 1733, conseiller d'État et procureur général 1737. t 1747. — Biographie neuchâteloise I. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.]

D. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles vaudoises. — 1. Louis-Auguste, 1758-1815, de Rolle, peintre de chasses. Après un séjour en Italie, il fit sa carrière à la cour de Louis XVI et fut admis à l'Académie de peinture de Paris. Revenu en Suisse, il participa à l'émancipation du pays de Vaud et fut maire de Versoix (Genève) de 1801 à 1807. — SKL. — Fontaine- Borgel : Louis-Auguste Brun. — 2. Jules, t 1898, d'Oulens, banquier à Lausanne, député, conseiller d'État 1881-1885, conseiller aux États 1888, conseiller national 1882. — 3. Eugène, 1849-1919, de la Sarraz, directeur du cadastre, professeur de topographie à l'académie et à l'université de Lausanne 1883-1893. [M. R.l

B. Canton de Zurich. I. Famille de chevaliers mentionnée pour la première fois en 1200 ; éteinte. Armoiries . d'or à l'étoile à six rais de gueules. — 1. Hugo, chevalier, bailli impérial de Zurich 1225. — 2. Hetnrich, frère du n° 1, chevalier, bailli impérial 1234. — 3. Heinrich, l'aîné, chevalier, d'abord partisan de l'empereur Frédéric II, puis du pape Alexandre IV en 1255 ; conseiller 1247, 1252, 1256, 1259. — 4. Heinrich, le jeune, fils du n° 3, chevalier, du Conseil de carême 1264, 1265. — 5. Jakor, fils du n° 4, du Conseil d'été 1298-1318, avoyer 1306-1309, f 1" avril 1319.

— 6. Hugo, du Conseil d'automne 1307-1310, chevalier vers 1312, du Conseil d'été 1313-1332. — 7. Rudolf, fils du n° 6, chanoine 1316, trésorier de la prévôté de Zurich 1333. — 8. Jakor, fils du n° 5, des Conseils de carême 1322, d'été 1323-1324, d'automne 1326-1328, de la Saint-Jean 1336, 1338-1340, 1345, chevalier 1345. Il appartenait au collège des quatre magistrats, parmi lesquels devait être choisi le successeur du premier bourgmestre. — Voir UZ. — 9. /{//dolf, fils du n° 5, auteur delà constitution corporative et premier bourgmestre de Zurich. Il entra au conseil de carême en 1332, mais, à la suite peut-être d'une forte amende que lui infligea le conseil, il se mit à la tête des mécontents, composés de chevaliers écartés du gouvernement et des artisans réclamant l'égalité politique, et en juin 1336 il renversa l'ancienne constitution et les pouvoirs établis. Il introduisit une nouvelle constitution et devint le chef de la commune réorganisée avec le titre de bourgmestre, qui lui fut conféré à vie. Il sut affermir.sa situation contre les conseillers bannis etleurs protecteurs, les comtes de Rapperswil, par le combat de Grinau, 1337, et par la « nuit sanglante » du 23 février 1350. Mais ses expéditions de septembre et décembre 1350 contre Rapperswil l'entraînèrent à une rupture avec l'Autriche. Sa politique reçut de ce fait une nouvelle orientation, car il rechercha, contre cette puissance, l'appui des Waldstàtten avec qui Zurich conclut une alliance perpétuelle le 1er mai 1351. Avec l'aide de ceux-ci, il repoussa heureusement les attaques de l'Autriche pendant les guerres de 1351 à 1355. Il se réconcilia cependant avec l'Autriche en 1356. t 17 sept. 1360. — Voir Dierauer. — Dàndliker : Gesch. Zùrirh.

— 10. Rûdiger, fils du n° 6, du Conseil de Noël 1338- 1377.— 11. Bruno, f avant le 2 févr. 1399, fils du n° 9, prévôt de Zurich 1354. Avec son frère — 12. Herdegen, et d'autres, il surprit le 13 sept. 1370 à Wollis-

hofen près de Zurich l'avoyer lucernois Peter von Gundoldingen et ses compagnons, et les fit prisonniers. Us se soustrayaient à la juridiction de la ville et furent bannis. Ces événements provoquèrent une révision démocratique de la constitution (deuxième Lettre jurée), et probablement aussi l'élaboration du Pfaffenbrief. — Les deux frères possédaient le bailliage de Thalwil. — 13. Eberhard, fils du n° 8, chevalier, des conseils de la Saint-Jean 1353-1356, de Noël 1359-1370, député zuricois. Il possédait les seigneuries de Niederhasli et de Mettmenstetten, ainsi que les bailliages de Stâfa et Œtikon ; il fut banni en 1370 pour meurtre d'un parent. ■ — ■ 14. Rudolf, premier bailli zuricois de Regensberg, 1410-1417, où il se fixa. — 15. Jakob, dernier descendant mâle du bourgmestre, avoué impérial 1454, du Conseil de Noël 1452-1459, 1466-1477, bailli du Neuamt 1456, 1474, de Regensberg 1468-1469, de Regensdorf 1470; jusqu'en 1467 détenteur du bailliage de Benken. — UZ. — Ziircher Stadtbùcher. — Chronik der Stadt Zurich, dans QSG XVIII.— AS I.— SSR Zurich. — Dok. Waldmann,

II. Plusieurs familles Brun, <1 'origines différentes, furent reçues à la bourgeoisie de Zurich du XIVe au XVIe s. L'une d'elles, originaire probablement d'Elgg, où elle est mentionnée en 1481, s'établit à Coire avant 1569. D'autres ont été rattachées à la famille des chevaliers, ainsi les Praun, de Nuremberg, prétendaient descendre du bourgmestre Rudolf. — Zùrcher Stadtbiicher. — Zùrcher Steuerbùcher. — ZT 1879, 270. — ASG VII, 520; VIII, 72.

III. Carl, de Genève, * 12 sept. 1851 à Hambourg, professeur d'histoire de l'art à l'école supérieure des jeunes filles de Zurich 1883-1921 et à l'université de Zurich 1902-1921. Président de la fondation Gottfried Keller 1890-1922, et dès 1890 conservateur de la collection des estampes de l'École polytechnique fédérale. Il dirigea la publication du Dictionnaire des artistes suisses et s'occupa particulièrement de recherches sur Léonard de Vinci. [C.B.]

BRUN VON RÂZÙNS. Voir RÀzûNS, Seigneurs DE.

BRUNE, Guillaume - Marie - Anne, * 13 mars 1763, f assassiné le 2 août 1815. Typographe et journaliste au début de la Révolution, un des fondateurs du club des Cordeliers, il devint ensuite militaire ; 1796 général de division, 1804 maréchal de France. L'amitié de Bonaparte et son passé révolutionnaire lui valurent d'être nommé par le Directoire, le 27 janvier 1798 (8 pluviôse VI), commandant de la division Ménard et chargé de l'expédition contre Berne. Arrivé à Lausanne au commencement de février, il entra en négociations avec les Bernois, de façon à lui permettre, ainsi qu'à Schauenbourg, d'attendre les renforts nécessaires. Après la chute de Berne (5 mars 1798), Brune eut à préparer l'établissement du nouvel ordre de choses. Le 16 mars, il proclama la création d'une République rhodanique, et le 19 avril celle de la Républiqiie helvétique, comprenant douze cantons. Ces deux républiques recevaient une constitution unitaire, alors que Uri,Schwyz, Untervvald, Zoug, Glaris et, éventuellement, les Grisons, demeuraient ce qu'ils étaient, mais devaient former ensemble la Tellegovie. Devant l'opposition générale que suscita son malheureux projet, Brune dut y renoncer le 22 avril. Nommé général en chef de l'armée d'Italie, il partit le 28 mars, après avoir pris congé de la Suisse par une proclamation adressée au pays entier et s'être largement payé de l'activité qu'il y avait déployée. — Voir pour la bibliographie J. Strickler : Die heivetische Révolution mit Hervorhebung der Verfassungsfragen, p. 135 sq). [A. R.]

BRUNEAULIEU. Lieutenant de Pierre de Duyn, baron de la Valdisère et gouverneur de Bonne, auteur principal et promoteur de l'Escalade de Genève en 1602, entreprise dans laquelle il trouva la mort. — Voir J.-A. Gautier : Hist. de Genève. [C. R.]

BRUNEGG (C. Argovie, D. Lenzbourg. V. DGS). Vge et Com. En 1273, Brunegge. Armoiries : d'argent à un aspe fleurdelysé d'azur. Brunegg appartenait au domaine patrimonial des Habsbourg ; il passa à Berne en 1450 et fut attribué en partie au bailliage de Kônigs-

BRUNEGG

BRUNNADERN

felden, en partie à celui de Lenzbourg. En 1840, il fut compris dans le district de Lenzbourg. Au spirituel, il fut détaché en 1586 de la paroisse de Windisch et rattaché à celle de Birr. C'est à Bernegg que commençait l'aqueduc romain de Vindonissa.

Le château deBrunegg fut construit au XIe s. par les Habsbourg pour protéger leur domaine ira Eigen, et fut inféodé aux Schengen de Brunegg en 1273. Il passa en 1297 aux sires de Hedingen, et entre 1317 et 1333 aux Trostberg. En 1366, Rudolf von Trostberg céda Brunegg à cinq seigneurs argoviens ; les Gessler de Meienberg en étaient seigneurs en 1408. En 1415, les Bernois assiégèrent et prirent le château. Celui-ci, avec la seigneurie, furent inféodés par Berne aux Segesser (1473), mais à la suite de mésintelligences les baillis bernois de Lenzbourg et de Kônigsfelden s'en emparèrent (1534). Sur l'intervention de la Diète, le fief fut rendu aux Segesser (1535), qui le vendirent à Berne le 18 mars 1538. En 1804, Brunegg fut donné au canton d'Argovie ; ce dernier s'en défit en faveur de particuliers et, à la suite d'un mariage, il parvint à une branche de la famille von Salis. — Voir BZ II, 274. — Merz : Burganlagen I. ■ — Segesser : Die Segesser zu Mellingen, Aarau u. Brugg, 297. — AHS 1904,1915. [H. S. v. B. et F.W.]

BRUNEGG, von. Voir Segesser de Brunegg.

BRUNEGGER. Famille éteinte de la ville de Berne ; plusieurs de ses membres siégèrent au Grand Conseil. — Johannes, t 1549 bailli de Wangen. — LL. [K.-B.]

BRUNET ou BRUNNET, Louis, serait d'après Stajessi et Zemp un ingénieur français qui dirigea les travaux de fortifications exécutés à Fribourg, entre la porte de Romont et la porte de Morat, de 1656 à 1664. Berchtold nomme cet ingénieur Louis Bonnet. En réalité, le plan et la direction de ces travaux furent entièrement l'œuvre de l'édile fribourgeois Jean- François Reyff. En 1660, Louis Brunnet, qui revenait de l'étranger, présenta ses services au Conseil de Fribourg et fut nommé inspecteur des fortifications. Son origine française n'est mentionnée nulle part et Louis Brunnet pourrait plutôt appartenir à l'une des familles JSrunnet établies à Fribourg et dont plusieurs membres portèrent, entre autres prénoms, celui de Louis. — Stajessi : Archit. militaire, dans FA 1895. — SKL. — Berchtold : Hist. du canton de Fribourg III, p. 233-234. — Arch. d'État Fribourg : Manuaux et comptes de 1650 à 1664. [Jeanne Niquille.]

BRÛNGGER. Ancienne famille de la commune de Illnau (Zurich), mentionnée pour la première fois en 1326 avec le chanoine de Constance, Heinrich, de Kibourg, et dès 1463 dans la commune de Illnau. La famille tire son nom du hameau de Brùnggen, dans la commune de Kibourg. — Voir UZ XL [J. Frick.]

BRUNI. Famille de Bellinzone. Armoiries : coupé d'azur à un château d'argent, et d'argent à une tète de maure de sable, tortillée d'argent (variantes). — 1. Francesco, avocat à Bellinzone ; sous la République helvétique, il fut membre de la Chambre administrative du canton de Bellinzone. — 2. Germano, médecin à Bellinzone, * 23 octobre 1781, f 15 avril 1856, prit part à la révolution de Giubiasco en 1814 et devint secrétaire du gouvernement provisoire qui en sortit. Juge du tribunal de Bellinzone. — 3. Ernesto, avocat à Bellinzone, 1816-1898, joua un grand rôle à la tête du parti radical tessinois. 1841 secrétaire du tribunal d'État qui condamna à mort Nessi en 1841 ; député au Grand Conseil 1859-1867, 1875-1878, 1893-1898, qu'il présida en 1860, 1865, 1893 et 1897 ; 1862-1863 député au Conseil des États ; 1862-1863 membre du gouvernement tessinois. — 4. Guglielmo, avocat à Bellinzone, * 1835, membre des constituantes tessinoises de 1891 et 1892 ; 1893 député au Grand Conseil. — 5. Germano, fils du n° 3, avocat à Bellinzone, * 1850, membre du gouvernement provisoire issu de la révolution du 11 sept. 1890; 1891, 1892 et 1921 membre des trois constituantes tessinoises ; 1893-1896 conseiller national ; 1901 député au Grand Conseil ; 1912-1922 président de la

Cour d'assises. — 6. Bruno, avocat à Bellinzone, * 1870, député au Grand Conseil, 1919 lieutenant-colonel dans l'Etat-major judiciaire. — AHS 1914 et 1918. — BStor. 1921. — Dotta : / Ticinesi. — ASHR. [C. Trezzini.]

BRUNIES, Stephan, *le 18 février 1877 à Cinuskel (Engadine), étudia les sciences naturelles aux universités de Breslau et Zurich, maître à l'école réale de Bâle 1908, secrétaire de l'association suisse pour la protection de la nature 1909, vice-président et caissier de la Commission fédérale du parc national ; auteur de divers travaux botaniques, entre autres : Wanderungen durch den Schweiz. Nationalpark. — Voir DSC. [L. J.]

BRUNIG (CHEMIN DE FER DU). Ligne à vapeur et à voie étroite, en partie à crémaillère, qui relie Brienz à Lucerne ; ouverte en 1888. — Voir Furrer : Volkswirtschaftliclies Lexikon, suppl. [K.-R.]

BRUNISHOLZ. Famille fribourgeoise, originaire du district de la Sarine (Praroman, Morvin) dont plusieurs branches furent admises à la bourgeoisie de Fribourg. L'une d'elles, admise au patriciat, a donné à Fribourg seize baillis et de nombreux magistrats, entre autres : — Jost, capitaine et conseiller, seigneur de Villaranon. — Nicolas-François-Henri, bailli de Saint-Aubin, 1720- 1763. Par testament, il fit trois parts de sa fortune, l'une pour les malades pauvres, l'autre pour l'éducation de la jeunesse et la troisième pour favoriser les études des fils de familles patriciennes. Ce testament et cette succession soulevèrent d'interminables difficultés. — François-Pierre-Augustin, du Conseil des Soixante, en qui s'éteignit la branche patricienne le 26 février 1783. Armoiries : d'azur au chevron ployé d'argent accompagné de trois roses du même. — M. Lutz : Nekrolog denkwûrdiger Schweizer, 70. — LL. — LLH. — ASHR III, V, VI. — Arch. d'État Fribourg : reg. not., n° 754,

p. 104. [R/EMY.]

BRUNISRIED (C. Fribourg, D. Singine. V.DGS). Com. et Vge, qui appartint dès la fin du moyen âge à la seigneurie de Planfayon et passa avec elle à la ville de Fribourg en 1466. [A. B.]

BRÙNLI, Jean, originaire de Brigue, maître d'école à Sion ; partisan de la Réforme, il quitta son pays et devint en décembre 1555 pasteur à la maladière près Berne, à Bumpliz en 1565, où il dirigea un pensionnat pour des jeunes Valaisans. f 27 janvier 1578. — Arch. d'État Berne : Testamentenbuch. [E. B.]

BRUNMANN. Famille du Toggenbourg. — 1. Kon- RAD, abbé de Saint-Jean, mentionné entre 1489-1513. — 2. Marx, f 15 mars 1528, entré au couvent de Saint- Gall sous l'abbé Ulrich Rôsch, fut de la fin du XVe s. jusqu'à sa mort statthalter de Wil, où il sut prendre habilement les mesures militaires nécessaires pendant la guerre de Souabe ; candidat au siège abbatial 1504, représenta le couvent à diverses Diètes et dans des missions diplomatiques. On lui a attribué faussement la paternité de la Chronique de Wil sur la guerre de Souabe. — Voir Butler, dans les St. Gall. Mitteilungen, XXXIV, 264. — Hâne, dans les Schriften des Bodensee- Geschichtsver. XXVII, 7. [J. M.]

BRUNN, von. Vieille famille patricienne de la ville de Bâle. — Heinrich et Jakob reçoivent en 1471 de l'empereur un diplôme d'armoiries. Le fils d'Heinrich, Morand, et son épouse Maria Zscheggenbùrlin, furent de grands bienfaiteurs de la chartreuse de Bâle. Les représentants actuellement vivants de la famille descendent du bourgmestre Bonaventura, 1520-1591. — Niklaus, * 1766, pasteur à Bubendorf 1795-1804, à Liestal 1804-1810 et à l'église de Saint-Martin à Bâle 1810-1845, fonda en 1815 la mission de Bâle. f 1849.— Voir E. Zâslin : Nikolaus von Brunn, einer der Griïnder der Basler Mission. — Wappenbuch der Stadt Basel, lre part., série II, n°8. — Marcus Lutz : Baslerisches Bûrgerbuch. — Atltense Baurieœ. — • LL. — Voir aussi art. Brunner, canton de Thurgovie. [C. Ro. et K. G.]

BRUNNADERN (C. Saint-Gall, D. Neu Toggenburg. V. DGS). Vge, paroisse et Com. 1377 Brunadran, = source. Brunnadern appartint d'abord aux comtes de Toggenbourg, puis dès 1468 à l'abbaye de Saint-Gall, et relevait en partie de la juridiction de Hemberg, en partie de celle de Neckertal. Au spirituel, le village fît partie longtemps de la paroisse d'Ober-

BRUNNEN

BKUNNENSTEIN

helfenswil, dont le curé desservait sa chapelle. Devenu protestant en 1525, il fut érigé en paroisse en 1708 (la séparation économique d'avec Oberhelfenswil ne se fit qu'en 1743) et eut son pasteur depuis 1711 ; en 1763 on y construisit une église, qui fut consacrée le 15 janvier 1765. En 1803, Brunnadern, y compris plusieurs hameaux et fermes des environs, fut érigé en commune politique. Le village comptait en 1837, 930 hab. Registres de paroisse dès 1710. — Voir Naef : Chronik, 51. — Nùscheler : Gotteshàuser, 197. — Rothenflue : Toggenburger Chronik, 162-167. [Bt.]

BRUNNEN (C. Schwyz, Corn. Ingenbohl. V. DGS). Village qui doit sa prospérité avant tout à sa magnifique situation sur le lac des Quatre-Gantons ; de même,

l'industrie des étrangers, l'introduction de la navigation à vapeur sur le lac (1837) et la construction du chemin de fer du Gothard (1882).— Voir W. Senn : Chron. Helveticum. — F. D. Kyd : Panorama bei Brunnen. [B-r.]

BRUNNEN (IM). Ancienne famille éteinte du Nidwald. — 1. Walter, de Buochs, l'un des chefs du peuple 1361-1370, aurait été landammann en 1367. Son sceau porte une fontaine. — 2. Johann, de Buochs, fut plusieurs fois député à la Diète 1394-1402. — 3. Welti tomba à Arbedo 1422. — La famille s'éteignit à la fin du XVIe s. — Voir Gfr. (index). [R. D.]

BRUNNEN (ob dem, am). Famille éteinte d'Obwald, paroissienne de Kerns, mentionnée dès 1361. Elle tirait son nom de la Brunnenmatt au-dessus de l'église

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Brunnen après 1800. D'après un dessin à la plume de Thomas Fassbind.

sa signification historique est intimement liée à sa position centrale à la limite des trois cantons primitifs. C'est ici probablement que les habitants des trois vallées prêtèrent le 1er août 1291 leur serment d'alliance perpétuelle et qu'ils le renouvelèrent après la bataille de Morgarten le 9 décembre 1315. La frontière y était protégée contre les incursions par une muraille, ainsi que par des palissades dressées dans le lac. L'importance de Brunnen s'accrut avec celle du trafic qui se faisait par le col du Gothard. Le bâtiment de la Souste, qui ne fut détruit qu'en 1893, était très ancien ; on y voyait, peint à la fresque, d'un côté le serment du Grûtli, de l'autre le combat légendaire de Suito et Scheyo. En 1632 le chevalier et landammann Heinrich von Reding fonda à Brunnen, avec la coopération des habitants, une chapelle dédiée à saint Henri. Plusieurs Diètes, particulièrement celles des cantons catholiques et des cantons primitifs, se tinrent à Brunnen. La localité eut souvent à souffrir de l'incendie ; elle brûla toute entière le 16 mai 1620. Toute la contrée fut dévastée en 1762 et en 1910 par les inondations de la Muota. Elle subit aussi de graves dommages pendant l'invasion française, entre autres dans les combats entre Français et Autrichiens en 1799. La grande prospérité actuelle de Brunnen a commencé avec le développement de

de Kerns. — Eglof, capitaine, juge en 1522 et 1525, t 1525 à Pavie. — Heinrich, bailli d'Engelberg 1524, de Mendrisio 1526, conseiller et juge, fvers 1544. — La famille s'éteignit vers le milieu du XVIIe s. [ALT. et D.]

BRUNNEN (ZUM).Voir ZUMBRUNNEN.

BRUNNENMEISTER. Ancienne famille de Thurgovie, dès le XVe s. bourgeoise d'Alterswilen. — Emil, 1854-1896, Dr en droit, professeur de droit pénal aux universités de Zurich en 1879, de Halle en 1882 et de Vienne en 1889, où il mourut en 1896. Auteur de : Quellen der Bamber gensis ; Das Tôtungsverbrechen im altrômischen Hecht. — Voir ADB. [Sch.]

BRUNNENSTEIN, Peter, de Kriens, immatriculé à l'université de Bâle 1465, Dr théol., protonotaire apostolique, chantre et chanoine de Saint-Léodegar à Lucerne, recteur de l'université de Bâle 1470, prévôt de l'église Im Hof à Lucerne 1471, titulaire de la cure de Root 1478. Envoyé en 1479 parles Confédérés auprès du pape Sixte IV pour la conclusion d'une alliance, il soumit en même temps à l'approbation papale une convention passée entre son chapitre et la ville de Lucerne, et obtint pour le premier des privilèges d'ordre spirituel en échange des droits temporels qu'il abandonnait. Agent pontifical en Suisse ; diplomate habile, il n'eut pas une vie exempte de reproches, f 9 août 1485. —

BRUNNENTRUTT

BRUNNER

Voir KSB 1898, 460. — AS, III. — PfyfTer : Kt. Luzern I, 349. — Le même : Gesch. des Kts. Luzern I, 185.

— Wirz : Bullen und Breven. — Schlecht : Zamometic I, 88, 51. — Gfr. (Registre). — Festschrift der Universildt Basel 1910, 489. — Hegesten zur Schw. Gesch. livr. 4 et 5.

- Fleischlin : Stud. u. Beitr. II, 196. [J. T.]

BRUNNEIMTRUTT. Voir PoiiRENTHUY.

BRUNNER. Familles répandues dans toute la Suisse allemande, connues dès la fin du XIIIe s.

A. canton d'Argovie. I. Famille bourgeoise d'Aarau, mentionnée dès 1402. Deux de ses membres participèrent en 1587 à l'expédition de Mulhouse. — Voir Merz : Wappenbuch der Stadt Aarau. — [0. M.] — II. Famille de Baden, apparue en 1340. — Armoiries : de 1675, de gueules à une fontaine d'argent aux goulots et au chapiteau d'or, accompagnée en 1741 de deux étoiles d'or. Plusieurs membres de cette famille devinrent bourgeois à partir de la seconde moitié du XVe s. — 1. Bernhart, notaire, du Conseil 1513- 1516, secrétaire d'État, fut greffier de la dispute de 1526. - — 2. Jos (Jodocus), maître es arts 1564, chanoine. — 3. Bernhard-Anton, en religion P. Arbogast, supérieur des capucins 1748. — 4. Kaspar- Joseph, avoyer de Baden 1757-1766. — Voir Merz : Wappenbuch der Stadt Baden. — [F.W.] — III. Famille éteinte, bourgeoise de Zofingue, venue probablement de Mâgenwil, mentionnée du commencement du XVe s. au milieu du XVIe. — 1. Walter, témoin en 1433. — 2. Nicolaus, chanoine et chantre du chapitre de Zofingue, mentionné de 1448 à sa mort, le 10 novembre 1479. — 3. Johannes, chanoine, cellérier du chapitre, f 24 mars 1496. — Voir Archives de la ville de Zofingue.

— Zimmerlin : Jahrzeitbuch des Stifts Zofingen. [Gr.]

B. Canton de Berne. Famille patricienne, bourgeoise de Berne avant 1524. Armoiries : de gueules à la fontaine à deux goulots d'argent. — 1. H ans, capitaine dans la guerre de Cappel 1531, du Grand Conseil 1538, du Petit Conseil 1553, intendant des bâtiments 1556 et 1570, administrateur d'église 1568. — [L. S.] — 2. Johann-Rudolf, 1698-1752, professeur d'éloquence et de philosophie à Berne, recteur du collège 1739-1742.

— 3. Emanuel, 1716-1779, du Grand Conseil 1755, avoyer de Buren 1766. — 4. Samuel, 1790-1841, médecin et naturaliste, fit de grands voyages au Sénégal st dans le Caucase. — 5. Rudolf, 1827-1894, avocat, député au Grand Conseil et au Conseil national 1866, président de ce dernier 1871-1872 ; chef du parti radical bernois, il eut une grande part à l'introduction du référendum en 1869, du règlement municipal de Berne de 1888, ainsi qu'à la révision de la Constitution de 1893. — Voir AGB III. — LL. — BT II, 1896, 285. — [L. S.]

— Melchior, doyen et chanoine de Huttwil, d'abord adversaire delà Réforme, il signa ensuite les dix conclusions de la dispute de Berne. — Voir Aktensammlung zurGeschichte der bernischen Reform 1169,1465. — [G.B.]

— Kaspar, serrurier, régulateur de l'horloge de la ville ( Zilgloggenrichter ) à Berne 1526 Le Conseil le chargea en 1527 de refaire tout le mécanisme de l'horloge, moyennant 1000 fi. ; il acheva l'œuvre en 1530 ; maître armurier 1537, il se rendit à Nuremberg en 1541 et y fut nommé administrateur de l'arsenal. Il se distingua dans plusieurs campagnes comme chef de l'artillerie, f 9 octobre 1561. — Voir SBB IV. — SKL. [A. Fluri.]

C. Canton de Glaris. Famille de Glaris, appelée autrefois von Brunnen ou zum Brunnen. — 1. Walter, témoin en 1289. — 2. Uli, tomba à Nàfels en 1388.

— 3. Fridolin, 1498-1570, réformateur glaronnais. Élève présumé de Zwingli, puis de Glarean, il devint curé de Mollis en 1523, répandit les idées de son maître et participa à la dispute de Baden 1526. Les attaques des catholiques et une tentative d'assassinat lui firent quitter Mollis. Après avoir assisté à la dispute de Berne 1528, il devint successivement pasteur à Matt, puis à Flums 1530, à Mels 1531, qu'il dut quitter au printemps 1532 à cause de la défaite de Cappel et des exigences des cantons catholiques, et à Betschwanden, son village d'origine, où il demeura 22 ans. Cette paroisse fut la première du pays à avoir, en 1533, grâce à lui, une administration autonome. A partir de 1543, il prêcha souvent à Linthal, avec l'assentiment du Conseil de

Glaris et des habitants. Le traité de 1532 attribuait ce lieu de culte aux catholiques, mais ceux-ci manquaient d'ecclésiastiques par suite de la peste. En 1555, il fut appelé à Glaris où il resta jusqu'à sa mort et fit bon nombre de prosélytes. Il se défendit en 1561 des attaques du landammann catholique Egide Tschudi par son écrit : Antwurt uff llerrn Landammann Tschudis fiirgebrachten Grund. ■ — ■ Voir Heer : Die evangelische Geistlichkeit des Landes Glarus. — JHVG 28, p. 77. — Heer : Fridolin Brunner. — • 4. Philipp, bailli de Thurgovie, frère du n°3.Il représenta les Réformés de Glaris à la journée d'Einsiedeln 1528, où les cantons primitifs cherchèrent à s'immiscer dans les affaires religieuses glaronnaises. Bailli de Thurgovie en novembre 1530. Il sut s'attirer la confiance de ses sujets qu'il gagna à la foi nouvelle et dont 1500 l'accompagnèrent à la bataille de Cappel. Les V cantons, qui le haïssaient, le firent déposer par la landsgemeinde de Glaris, du 8 décembre 1532, et remplacer par Bernhard Schiesser. — Voir Dierauer III. — JHVG 28, p. 78. — 5. Maria-Anna, 1655-1697, de Glaris, abbesse du couvent de bénédictins de Hermetswil (Argovie), rédigea une chronique de cette maison. — 6. Heinrich, fabricant d'indiennes, 15 novembre 1773-11 juin 1857 ; premier secrétaire du canton de la Linth 1798, secrétaire d'État 1808-1825, il reprit eu 1822 la fabrique fondée par son frère Peter dont il fit la plus grande entreprise du canton. En 1855, il créa la fondation Brunner en faveur des jeunes gens pauvres mais capables. — Voir Jenny-Trùmpy, dans JHVG 34, p. 299. — Spâlti : Gesch. der Stadt Glarus, 204. — [Nz.] — ■ 7. Markus, * 2 juin 1824, maître imprimeur, chanteur et compositeur. On lui doit un certain nombre de chansons glaronnaises. [J.-J. K.-M.]

D. Canton de Lucerne. Familles des districts de Knutwil 1322, Sursee 1386, Lucerne, Willisau et Hochdorf XVe s., Entlebuch 1456, Schôtz 1420. — 1. Ulrich, de Lucerne, 1408 du Grand Conseil et juge. — 2. Mathias, de Lucerne, du Grand Conseil 1449, bailli de Weggis 1459. — ■ 3. Johann, de Willisau, prieur de Saint-Urbain 1470. — [p.-x. w.] — 4. Jost, de Baden, maître d'école, curé d'Èich, chanoine de Munstçr 1541, doyen du chapitre de Sursee 1544, prédicateur à la collégiale en 1545 et 1548, f 27 janvier 1564. — Gfr. 18, 93, 100. — 5. Joseph-Anton, d'Eich, 1772-6 juillet 1836, curé de Triengen 1799, de Rothenbourg 1811, camérier du chapitre de Hochdorf 1824, publia un livre de prières. — Voir Lùtolf, Schiffmann 54, 113, 230. — Gfr. 18, 104 ; 26, 173. [S. K.]

E. Canton de Saint-Gall. — Karl, 19 mai 1831- 26 janvier 1881, de Hemberg en Toggenbourg, fut vicaire, puis curé à Cappel, Henau et Bùhler, devint maître d'école à Trogen, puis au gymnase de Bienne, archiviste d'État à Aarau 1874-1880. Il publia des études historiques sur Zofingue, Kônigsfelden et sur Jean de Hallwil, le héros de Morat ; traduisit Rilliet : Les origines de la Confédération suisse 1873. — Voir H. Boos : Karl Brunner, Archivar in Aarau. — Arg. XII. — AS G III, 457. — Gfr. 36. [O. M.]

F. Canton de Schwyz. Ancienne famille éteinte de Schwyz, répandue aussi dans la Marche, surtout à Tuggen. — Uli, fut tué à Bregenz en 1408 ; — Hans, de Steinen, à Marignan en 1515, ainsi que — Fridolin, de la Marche. [R - r.]

G. Canton de Soleure. I. Famille bourgeoise de Soleure, mentionnée la première fois en 1382, éteinte

en 1894 avec Joseph, lieutenant au se'rvice de la Sicile. Armoiries : d'azur à une fontaine octogonale à deux goulots, couronnée d'une demi-fleur de lys d'or. — 1. Peter, bailli de Thierstein 1530, du Grand Conseil 1528, Jungrat 1560, Altrat 1575, f 1577. — 2. Urs, fils du n° 1, du Grand Conseil 1564, bailli de Thierstein 1569, Jungrat 1576, Altrat 1578, f 1580. — 3. Peter, frère du n°2, capitaine en France, du Grand Conseil 1570, Jungrat 1581, Altrat 1586, bailli de Buchegg 1595, fut anobli en 1592 par le roi Henri IV, t 1608. — 4.WERNER,filsdun°2,duGrandConseill583, Jungrat 1599, bailli de Lebern 1605, Altrat 1608, bailli de

BRUNNER

BRUNNER

Kriegstetten 16H, intendant des bâtiments 1613, bailli de Flumental 1619, de Buchegg 1626, banneret 1625, avoyer 1633, f 1639. — 5. Balthasar, frère du n° 4, du Grand Conseil 1590, Jungrat 1598, bailli de Flumental 1601, capitaine en France et Altrat 1605, intendant des bâtiments 1607, f 1608. — 6. Uns, fils du n° 2, capitaine en France, du Grand Conseil 1605, Jungrat 1611, député aux bailliages ultramontains 1620, bailli de Lebern 1621, f 1637. — 7. Johann-Heinrich, fils du n° 3, du Grand Conseil 1622, avoyer d'Olten 1629, bailli de Locarno 1640, f 1647. — 8. Johann-Jakob, frère du n° 7, du Grand Conseil 1621, Jungrat 1624, bailli de Lebern 1629, Altrat 1638, trésorier 1651, bailli de Kriegstetten 1652, banneret 1653, bailli de Bucheggberg 1654, f 1656. — 9. Urs, * 1597, du Grand Conseil 1624, bailli de Falkenstein 1629, banni en 1632 à cause de l'affaire de Klus. — 10. Johann-Kaspar, du Grand Conseil 1682, médecin réputé, reçut par sa femme, Mana-Karoline Mùntschi, la moitié du fief de Wendelsdorf, f 1693. — 11. Johann-Joseph, 1637-1690, en religion P. Vincentius O. S. B. à Mariastein, curé de Busserach 1674, prévôt à Bohr 1688. — 12. Urs- Jakob-Christof, 1694-1759, du Grand Conseil 1719, Jungrat 1739, Altrat 1748, bailli de Flumental 1753, député aux bailliages ultramontains 1756. — 13. Johann-Viktor-Felix, 1729 - 1805, secrétaire de ville à Olten 1758, du Grand Conseil 1766, bailli de Dorneck 1773, Jungrat 1786, Altrat 1794. — 14. Urs- Joseph - Benedikt, f 1797, du Grand Conseil 1748, bailli de Thierstein 1761, Jungrat 1776, bourgmestre 1779, bailli de Lebern 1780, Altrat 1781, bailli de Flumental et député à Frauenfeld 1785. — 15. Joseph-Viktor-Franz-Ludwig, 1801-1871, lieutenant en France, capitaine au service du roi de Sicile 1825, major 1833, colonel 1847, commandeur de l'Ordre de Saint-Georges, brigadier 1849, prit sa retraite en 1856. — Voir LL. — LLH. — Haffner : Geschlechterbuch. — P. P. Wirz : Bûrgergeschlechter. — P. A. Schmid : Kirchensâtze. — Bestallungsbuch de Soleure. — A. Maag : Gesch. der Schweizer in neapolitanischen Diensten 1825-1861. — AGS III.

II. Brunner, dit Satteli. Famille de Soleure, bourgeoise par Hans, dit Satteli, boucher, de Balstal, en 1548, éteinte avec Karl, 1833-1871. Armoiries :

d'azur aune fontaine octogonale d'or, à deux goulots, sommée d'une boule d'argent ou d'un crâne, terrassée de sinople. Plusieurs membres de cette famille appartinrent au clergé. — Johann-Jakob, 1614-1675, curé à Hirzbach et Welschenrohr 1639, à Dornach 1644, doyen. [v. V.]

H. Canton de Thurgovie. I. Famille de Diessenhofen, originaire de la vallée d'Aoste, bourgeoise dès 1573 en la personne d'ERHART, marchand de tableaux. Son fils fut nommé avoyer de la ville ; cette charge resta pendant cinq générations dans la famille. Armoiries : d'azur à une fontaine d'argent à quatre goulots. — 1. Johann-Conrad, 1653-1727, professeur de médecine à l'université de Heidelberg, médecin de l'électeur Joh.- Wilhelm du Palatinat ; il a découvert les glandes qui portent son nom ; on lui conféra la noblesse héréditaire de l'empire avec le nom de von Brunn, seigneur de Hammerstein. — 2. Conrad, * en 1859, directeur de l'hôpital cantonal de Thurgovie à Mùnsterlingen 1896- 1922 ; auteur de nombreux écrits sur le traitement des blessures et de la tuberculose entre autres: DieVerwundeten in den Kriegen der alten Eidgenossen ; il publia avec de Murait: Briefe hervorragender Schweizer arzte des 17. Jahrh. — Trois chirurgiens, dix-sept médecins et quatre pharmaciens sont issus de la famille Brunner de Diessenhofen.

II. Famille de Rorschach. — Christoph, abbé de Fischingen 1574-1594 ; il rebâtit le couvent et le pape Grégoire XIII lui conféra la mitre en 1584. Armoiries : de gueules à la fontaine à deux goulots d'argent surmontée de deux étoiles d'or. [8ch.]

I. Canton du Valais. Nom de plusieurs familles très anciennes, ayant de nombreux rameaux, surtout à

Eischoll, Lôtschen, Loèche, Salgesch, Sierre et Sion. Les Brunner de Loèche-les-bains sont originaires de Saint-Stephan (Simmental) et bourgeois depuis la fin du XVIIe siècle. — Claudius, licencié et prof, de droit canon et civil, fut chanoine à Sion 1465-1496, officiai 1463-1466, vicaire général 1468-1482. — Adolf, 1829- 1902, de Loèche-les-bains, en 1890 préfet de Loèche, auteur de Leukerb. u. seine Heilqnellen. — Voir BWG. [D.l.l K. Canton de Zurich. Vieille famille mentionnée déjà au XIVe s. dans la ville de Zurich et dans les communes de Kusnacht, Zollikon, Bassersdorf, Wald ; àWinterthour les Brunner sont bourgeois déjà en 1500. [J. Frick.]

I. Brunner de Kusnacht. — 1. Julius-Alhard, 1842-1911, historien ; professeur et recteur à Aarau 1872-1879, professeur à l'École cantonale de Zurich 1879-1903, et de 1883 à 1899 prorecteur de cet établissement ; membre du Conseil de l'Instruction publique 1882-1892, président de la Vereinigung fur schulgeschichtiiche Studien in der Schweiz. — Progr. de i'École cantonale Zurich 1911. - ■ SL 1911, 60. — Jahrb. des Ver. Gymnasiallehrer 1912. — ZWChr. 1911. — 2. Edwin, 1845-1920, ingénieur à Goldbach-Kusnacht, constructeur de machines et de fabriques, député au Grand Conseil. — SB 1920. — NZZ 1920, n° 394. — 3. Théodor, médecin à Kusnacht, 1848- 1908, fonda un sanatorium en 1895. — NZZ 1908, n° 290. — ZWChr. 1908.

II. Brunner de Zurich. Ils appartiennent à des familles d'origines différentes et furent reçus à la bourgeoisie dès 1340 ; les registres d'impôts de 1357 à 1376 en mentionnent déjà plusieurs. Ces familles ont donné des conseillers, prévôts, ammann, baillis, orfèvres, ecclésiastiques ; elles ont des représentants à Moscou, en Bavière, dans le Brunswick (vers 1800), à Winterthour (1850), Thoune (1871). Armoiries : de gueules à une fontaine à deux goulots d'argent accompagnée en chef de deux étoiles d'or.

Variante : d'or à une marque de maison de sable. — 1. Hans, l'aîné, hôtelier de l'Épée, politicien influent ; du Conseil 1411-1426, prévôt des vignerons 1427-1444, député à plusieurs Diètes ; un des chefs du parti des Confédérés en 1444. Il fut arrêté dans le soulèvement du 4 avril et condamné aux arrêts à vie à l'hôpital ; était Zûrch. Stadtbiicher 1-3. — Dândliker :

107-112. — 2. Félix, du Grand Conseil 1549, bailli d'Andelfingen 1554, intendant des bâtiments 1565, bailli de Gruningen 1573, prévôt de la corporation du chameau 1581, président des prévôts 1582, f 1583. — L. Tobler-Meyer : Gesch. der Schildnerschaft zum Schneggen. — 3. Rudolf, 1587-1639, pasteur à Schwamendingen 1628, professeur au Colle gium humanitatis dès 1629 ; publia en 1635 un Compendiolum logicum. — - 4. Hans-Kaspar, petit-fils du n° 3, 1649-1705, pasteur à Rorbas 1676, diacre 1687 et premier archidiacre au Grossmiinster 1704. Alaissédes écrits théologiques. — 5. Hans-Kaspar, * 1738., du Grand Conseil 1778, bailli de Weinfelden 1779, secrétaire de la Soc. économique de Zurich et rédacteur de quelques Anleilungen an die Landleute, membre honoraire de la Soc. économique de Berne 1772. — 6. Johannes, 1755- 1820, recteur de l'école latine de Coire 1779-1783, aumônier du château à Hauptwil (Thurgovie) 1784, maître à l'institut de Rietli (Unterstrass) 1792, aumônier de l'hôpital 1797 et en même temps, dès 1805, professeur à l'école d'art de Zurich ; membre fondateur de la Soc. de secours. A laissé des poésies et des écrits moraux et théologiques. — Schweiz. Monatschronik 1820, 70. — H. Schollenberger : Grundriss I, 48. — ■ 7. Hans-Jakor, 1794-1870, aumônier en Hollande, pasteur à Regensdorf 1830, à Saint-Pierre de Zurich 1852-1870, député au Grand Conseil 1838 et au Conseil d'église 1845, antistès 1850-1866. — 8. Gustav, 1831-1910, médecin, privat-docent à l'université de Zurich dès 1870. A publié entre autres Das Ohr im gesunden und kranken Zustande. — NZZ 1910, n° 96. — ZWChr. 1910, 139. — 9. Heinrich, 1847-1910, professeur de chimie et directeur de l'École de pharmacie à l'université de Lau-

mort en 1451.- Gesch. Zurich II,

BRUNNHOFER

BRUSIO

sanne. Auteur de publications scientifiques. — PS 1898, 301 ; 1910, 22.— 10. Heinrich,* 1869, de Wald, bourgeois de Zurich 1876, bibliothécaire à Zurich, dès 1909 bibliothécaire de la ville de Winterthour, rédacteur de l'édition allemande du DGS et de Die Schweiz. — Voir sur ces familles en général LL. — LLH. — Biirgerelat.

— Wirz : Etat.

III. Brunner de Winterthour. Famille bourgeoise depuis 1535. — 1. Salomon, négociant et peintre de paysages, 1778-1848. — SKL. — 2. Wilhelm, fils du n° 1, 1805-1885, médecin, fonda à Albisbrunn en 1839 le premier institut hydrothérapique de la Suisse, député au Grand Conseil. — KSA 1885, 298. — NZZ 1922, n°960. — 3. Friedrich, 1840-1885, laissa par testament 120 000 fr. à l'Institut central de météorologie de Zurich, ce qui permit la construction de la station météorologique du Sântis en 1886-1887. — Vierteljahrschr nat. Ges. Zurich 37, 101. [H. Brunner.]

BRUNNHOFER. Famille de Bùrglen (Thurgovie), bourgeoise d'Aarau 1676. — 1. Hermann, orientaliste,

* 14 mars 1841, f 28 octobre 1916 à Munich, bibliothécaire cantonal à Aarau jusqu'en 1889, professeur au gymnase de Goldingen (Pologne), privat-docent à l'université de Berne 1909, auteur de nombreux écrits sur les indo-germains, l'Inde et la Russie. — 2. Fritz,

* 18 février 1886, peintre à Aarau. — Voir SKL. ■ — ■ Aargauer Schulblatt 1882. — Die Schweiz 1921. — Archives de la ville d'Aarau. [O. M.]

BRUNNSTADT, de. Voir Besenval, de.

BRUNO, Giordano, philosophe italien, 1550-1600, vint à Genève en 1577 où il fut correcteur dans une imprimerie. Il quitta la ville au bout de deux mois et demi, n'étant pas soutenu par ses compatriotes y demeurant à cause de son refus d'adhérer au calvinisme. En 1591, probablement, il passa quelques mois à Zurich où il donna des cours à un cercle choisi d'auditeurs et Raphaël Egli publia en 1595 sa Summa terminorum metaphysicorum. Il fut brûlé à Rome. ■ — Voir Berti : Vita di Giordano Bruno. — Brunnhofer : Giordano Bruno's Weltanschauung und Verhàngnis. [C. B.]

BRUNOLD. Ancienne famille des Walser des Grisons, établie dès le XVe s. dans le Schanfigg (Langwies) et à Obersaxen, d'où une branche alla habiter Coire à la fin du XVe s. — Armoiries : d'azur à trois étoiles d'or posées en bandes, à la bordure d'or. — 1. Hans, juge criminel de la ville de Coire 1513-1527.

— 2. Hans ou Johannes, président de la Ligue Grise ( Landrichter ) , apposa en 1497 le sceau d'Obersaxen à l'alliance des VII cantons (sans Berne) avec la Ligue Grise. — F. Jecklin : Zinsbuch des Klosters St. Nicolai, dans JHGG 1911. [M. Valèr.]

BRUNSCHWEILER ( BRAUNSCHWEILER ).

Ancienne famille thurgovienne de Sirnach et de Hauptwil, tirant son nom du hameau de Brunschwil près de Sirnach. Armoiries : d'argent à une pointe de gueules chargée d'une fontaine à deux goulots d'argent, accompagnée de deux roses. — 1. Plazidus Ier, abbé de Fischingen, * 1589 ; il exerça ses fonctions de 1616- 1672 et acquit en 1629 la seigneurie de Spiegelberg. La branche protestante de la famille habite la Haute- Thurgovie, à Erlen et à Hauptwil, une autre branche à Ennenda (C. Glaris). — 2. Hans-Jacob, peintre de portraits, 1758-1845. — 3. Hans-Joachim, peintre de miniatures sur ivoire, 1770-1853. — 4. Enoch, teinturier de Hauptwil, fut l'instigateur du mouvement qui, en 1798, aboutit en Thurgovie à une proclamation d'indépendance. — Voir Pupikofer : Akten dans Thurg. Beitràge XX, p. 19. ■ — ■ [Sch.] — Une branche de la famille thurgovienne du nom de Braunschweiler se fixa vers 1615 dans la commune zuricoise d'Illnau, où elle existe encore. [J. Frick.]

BRUNSWICK, Charles, duc de, fils de Frédéric- Guillaume, duc de Brunswick et de Marie-Elisabeth de Bade, 1804-1873. Son père fut tué aux Quatre-bras en 1815. Émancipé à dix-neuf ans en 1823, il prenait possession de son duché que le ministre, comte Munster, avait régi pendant sa minorité. Des mesures anticonstitutionnelles prises dès son avènement l'obligèrent à quitter ses États en 1829 ; il se rendit à Paris. Revenu l'année suivante, il se conduisit en tyran. Une

Charles, duc de Brunswick en 1825. D'après une miniature.

insurrection éclata, son château fut incendié, il dut fuir. Les agnats le proclamèrent déchu comme incapable. Son frère Guillaume lui succéda. Dès lors le duc Charles vécut à Londres, puis à Paris et les dernières années de sa vie à Genève où il mourut. Par testament olographe, il institua la ville de Genève sa légataire universelle. La succession s'élevait à vingt-deux millions environ et comprenait une collection célèbre de brillants. Elle donna lieu à un long procès avec la famille de Civry qui prétendait descendre d'une fille naturelle du duc. La ville de Genève qui y était tenue par une clause du testament éleva au duc de Brunswick un monument (place des Alpes) sur le modèle du tombeau des Scaliger à Vérone, inauguré en 1880. — Voir Succession de Brunswick (vol. factice à la Bibl. publique).— Théophile Dufour : Affaire de Civry. Communication du Conseil administratif au Conseil municipal 1899. fH. Denkinger.]

BRUPBACHER, BRUPPACHER. Vieille famille zuricoise répandue sur les deux rives du lac et qui apparaît pour la première fois en 1346 sur le domaine de Breitwil (Herrliberg). Son nom, qui était originairement Brugbach, vient certainement de celui, tombé en désuétude, d'un ruisseau d'Erlenbach. On ne la trouve au XIVe s. que dans ce dernier village et ses environs, d'où elle se répandit bientôt dans toutes les communes du bas du district de Meilen, ainsi que, vers 1550, à Wâdenswil, où elle est aujourd'hui abondamment représentée.— IJ. Frick.] — 1. JOHANNES (Hans)-ULRICH, médailleur et graveur de sceaux, travailla à Lucerne 1714-1746. — 2. Jakob, médai'leur et graveur, vers 1745 à 1790, exécuta entre autres une grande médaillé d'argent de la ville et république de Lucerne. — 3. Heinrich, * 3 déc. 1758 à Wâdenswil, f 7 mai 1835, médailleur et graveur sur cuivre, succéda en 1790 à Johann-Ulrich (n° 1) comme directeur de la Monnaie de Lucerne : il grava aussi des cartes géographiques. Il ne fait probablement qu'un avec le peintre et dessinateur de même nom dont on a des aquarelles et des gravures en couleurs. — 4. Johann-Kaspar I, graveur en médailles et en sceaux à Lucerne depuis 1786. — 5. Johann-Kaspar II, fils du précédent, exécuta entre autres des médailles commémoratives de Nicolas de Flue et d'Ulrich Zwingli. — 6. Johann-Jakob, fonda en 1817 à Wâdenswil la première imprimerie lithographique du canton de Zurich. — Voir SKL. — Meyer von Knonau : Kt. Zurich I. — [A. K.] — 7. Heinrich, de Zollikon, * 30 mars 1845, f 26 mai 1906, un des rédacteurs du SI linguiste remarquable par sa connaissance du dialecte zuricois, a publié en collaboration avec A. Nùesch : Das aile Zollikon — ZW Chr. 1906, p. 178. — ASG 1907, p. 217. — NZZ 1906, n° 147. [D. F.]

BRUNTRUT. Voir PORRENTRUY.

BRUS. Voir Brusio.

BRUSINO ARSIZIO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse du décanat de Riva San Vitale. Première mention 1167. Pendant la première moitié du XVe s. Brusino fournissait dix soldats au duc de Milan. Anciennement le village faisait partie de la paroisse de Riva San Vitale ; il en fut détaché en 1508. Population: 1591, 130 hab. environ ; 1635, 89 ; 1870, 357 ; 1900, 321 ; 1910, 333. Registres de paroisse dès 1597. — Monti : Atti. — BStor. 1890. — Monitore eccl. ... d. Lugano, 1921. — Hidber : Urkundenregister II. [C. Trezzini.]

BRUSIO (C. Grisons, D. Bernina. V. DGS). Le nom romanche, Briisch dérive de brusca = broussailles. Sceau : une croix, avec la devise : in hoc signo vinces. Brusio, comme toute la vallée de Poschiavo, a été colo-

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