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BUDE

BUECHLER

BUDÉ, de. Famille noble venue de la Champagne et établie à Paris sous le règne de Charles V. Elle se divisa en plusieurs branches ; celle qui s'établit à Genève est issue de Guillaume, 1467-1540, un des hommes les plus célèbres de son temps, éminent helléniste et philologue. Par son crédit auprès de François Ier, il contribua à la création du Collège de France et à l'éclat des lettres sous le règne de ce prince. (Voir Eug. de Budé : Vie de Guillaume de Budé. — France protestante.) Sa veuve, Roberte Le Lyeur, quitta la France en 1549, avec ses quatre fds, et se fixa à Genève où elle et ses enfants embrassèrent le calvinisme. Armoiries : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois grappes de raisin d'azur, tigées et feuillées de sinople. — 1. Jeun, 1515-1587, fils du précédent, seigneur de Vérace, bourgeois de Genève 1555, du Conseil des Deux-Cents 1559, puis des Soixante. Il cultiva les lettres avec succès et fut chargé de plusieurs missions diplomatiques par Genève en 1553, auprès des églises protestantes de Suisse ; en 1558, avec Farel et Bèze, auprès des princes protestants d'Allemagne afin de les engager à prêter assistance aux protestants français ; en 1565, auprès dï l'Électeur palatin, et en 1567 auprès de Coligny et des cantons évangéliques. A recueilli et publié avec Charles de Jonvilliers une partie des commentaires de Calvin sur l'Ancien Testament (1552). — 2. Louis, f 1551, frère du n° 1, sieur de la Motte, professeur de langues orientales à Genève. On a de lui : Les Psaumes de David en français, 1551 ; Les Psaumes de David, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques... 1558. — 3. Jean, 1558-1610, fils du n° 1, seigneur de Vérace, officier au service de France, se signala à la bataille de Pontcharra. Du Conseil des Deux-Cents 1587, conseiller 1599, syndic 1603, 1607. Il fut député en 1600 auprès de Henri IV, alors à Lyon, et peu de temps après auprès de Lesdiguières. — 4. Guillaume, 1643-1719, petitfils du n° 3, seigneur de Fernex, de Beauregard et de Boisy, servit d'abord dans les gardes du roi de Suède, Charles XI, puis au siège de Candie sous le maréchal de La Feuillade.

La noblesse du pays de G ex le députa en 1679 au prince de Condé. — 5.

Bernard, 1676-1755, seigneur de Vérace, de Fernex, comte de Montréal, fut d'abord officier aux gardes suisses en France, des Deux-Cents 1704 ; en 1737, il était la faction aristocratique dite des« Tamqui prirent dès lors le nom de «Montréalistes ». Ce parti ayant eu le dessous à la prise d'armes du 22 août, il se retira dans son château de Fernex où il mourut sans postérité. — 6. Jacob, 1693-1776, frère du n° 5, seigneur de Fernex. Entra en 1710 au service de France, régiment de Surbeck, combattit à Denain 1712, capitaine 1718, major 1742, se signala aux sièges de Tournay et d'Ostende. En 1745, il quitta la France, leva un régiment de douze compagnies pour la Hollande, devint colonel 1748 et démissionna 1750. Il se retira à Genève où les États-Généraux lui envoyèrent le titre de major-général en 1766. — 7. Guillaume, 1698-1778, frère du n° 6, baron de Montfort, entra jeune au service de Sardaigne ; capitaine-lieutenant 1720, major 1733, lieutenant-colonel 1736, colonel 1743, brigadier 1744. Après s'être distingué tout particulièrement à la bataille d'Asti (1746), il fut fait généralmajor l'année suivante, se distingua encore au siège de Gênes et à la défense du col de L'Assiette et devint lieutenant-général en 1754. En 1769, il se démit de son régiment, reçut en 1771 le titre de général d'infanterie et se retira à Genève. — 8. Jean-Louis, 1729-1813, seigneur de Boisy, colonel au service de Sardaigne. —

Bernard de Bud<'>. D'après un

dessin de Charles Muller.

(coll. Maillart).

Du Conseil le chef de ponneurs »,

Guillaume-Eugène-Théodore de Budé. D'après une photographie.

9. Jacob, 1737-1818, frère du n° 8, lieutenant-généra au service d'Angleterre, gouverneur des princes Guillaume et Edouard. — 10. Georges, 1745-1786, frère du n° 9, colonel au régiment des gardes de Hesse-Cassel.

— 11. Jacques-Louis, 1758-1844, colonel dans l'armée hanovrienne. — 12. Louis-Auguste, dit Edgar, 1820- 1899, colonel au service du Piémont. — 13. Guillaume- Eugène-Théodore, 1836-1910, historien et philanthrope. Il s'est acquis à Genève la reconnaissance publique par ses initiatives philanthropiques ; s'occupa des asiles de nuit, des auberges ouvrières, des bibliothèques populaires et rurales, fondateur de plusieurs œuvres de bienfaisance, du bureau international contre la littérature immorale, etc.

Il collabora à la Bibliothèque Universelle, Revue historique vaudoise, au Correspondant, à La Lecture, au Globe, etc. Il a publié des vers, des relations de voyage et a laissé une cinquantaine de travaux historiques, parmi lesquels : Vie de Jean Diodati, 1869 ; Vie de François Turrettini, 1871 ; Vie de Guillaume de Budé, 1884 ; Les Bonapartes en Suisse, 1905, etc. — Voir JG, 29 décembre 1910.

— - Semaine religieuse, 21 janvier 1911. — France protestante. — Bull. Soc.

hist. Genève III, livr. 6. — Sur la famille, voir Gai. : Not. gén. III. — AGS II. - Montet : Dictionnaire. — May : Hist. mil. de la Suisse.

— Girard : Hist. des officiers suisses. — d'Hozier : Généalogie de la famille. — Covelle : LB. — Grenus : Fragmens biographiques. — ■ Armoriaux genevois et vaudois. [H. Da.]

BUDERICH. VoirPÉRY.

BUDERICH, von (en français Péry). Famille noble de ministériaux de l'évêque de Bâle, qui détenaient la châtellenie de Le Chatillon en fief. Armoiries : de gueules au fanion posé en barre. — - 1. Berchtold, chevalier, mentionné en 1285. — 2. Richard, écuyer ; en 1326, il avait en fief des biens à Péry, à Cortébert, à Corgémont, à Sonceboz, à Delémont et probablement aussi à Boujean. — 3. Hans-Heinrich, écuyer, bourgeois de Bienne 1359. — 4. Hans-Heinrich, fils du n° 3, écuyer maire de Bienne 1400. — 5. Hans-Heinrich, fils du n° 4, administrateur épiscopal de Bienne et de l'Erguel et destitué pour avoir commis des malversations ; maire de Bienne 1449-1451, bourgeois 1460

— Voir Trouillat. — LL.— BT II, 1906, p. 252.— Arch. de Bienne. [W. B.]

BÙDINGER, Max, 1828-1902, de Cassel, professeur d'histoire à l'Université de Zurich 1862-1872, dont il fut recteur 1864-1866 ; professeur ordinaire à l'Université de Vienne 1872-1899. Il écrivit pendant son séjour à Zurich d'importants ouvrages historiques. — Voir BJN VII. [D.F.]

BUDMIGER (ab BUDEMINGEN). Familles lucernoises. répandues dans tout le canton, et dont plusieurs furent reçues bourgeoises à Lucerne en 1386 et en 1686. — Hans, bailli de Botenbourg 1571. — Voir Gfr.

— Archives d'État Lucerne. [P.-X. w.] BUDRY, Paul, * 1883, d'Écoteaux (Vaud). Professeur de français à Lausanne, directeur des Cahiers vaudois et des Écrits nouveaux, traducteur du Miroir de la Perfection du Bienheureux François, de Frère Léon, puis d'écrits de Cari Spitteler. [M. R.]

BUECHLER. Famille éteinte d'Uri. En 1509 Hans obtint l'indigénat. — Heini et Hans, tombèrent en 1515 à Marignan, Jakob, en 1522 à la Bicoque. — Voir Obituaire et registres d'église de Schattdorf. — Archives cantonales d'Uri. — Wyinann : Schlachtjahrzeit, p. 25.

— Hist. Nbl. Uri 1914, p. 63. — Voir aussi BOCHE- LER. [J. M., A.]

BÛEL

BUELER

BÙEL. Famille bourgeoise de Stein s. Rhin, connue depuis le XVe s. Armoiries : d'azur à la marque de maison d'or, ou d'azur au cœur de gueules posé sur une flèche et une épée passées en sautoir. Au XVIe s. les Bûel figurent sous le nom de Fallenberger, comme propriétaires de la métairie de Fallenberg. — 1. Johannes, 1761-1830, vicaire en 1784 à Hemishofen, où il élabora, par ordre du ministre Stapfer, des projets de réorganisation des écoles de campagne. Plus tard, il séjourna à la cour de Saxe-Gotha, où il reçut le titre de conseiller

aulique et fut ensuite précepteur chez le comte Brown à Vienne. En 1817, il revint dans sa patrie, où il créa un fonds scolaire pour Stein et le fonds Bùel pour les familles Winz-Bùel et Sulger-Bùel.

Auteur d'écrits pédagogiques. — Voir Bôschenstein : Joh. Bùel. — Henking : J. B. und seine Freundschaft mit J. G.

und Joh. Miiller von Schaffh. — Zehender :

Johannes Bùel. D'après une J- B. dans Hunziker : silhouette (archives de la iamille). Gesch. der ischweiz. — isL

1907. — Bùeler : J. B. und seine Freundschaft mit H. Mayr von Arbon. — Arch. de la famille (à Stein). — 2. Johann-Arnold, 1857-1917, d'abord meunier, puis directeur de la Société d'électricité Alioth à Mûnchenstein 1901 ; il transforma le moulin paternel en tréfilerie et fabrique de câbles ; comme colonel, il commanda la IIIe brigade de cavalerie, commandant de place à Bâle en 1914. [F. Rippmann.]

BUEL (BUOL). Famille grisonne bourgeoise de Kaiserstuhl. — 1. Jakob, statthalter le 15 avril 1614. — 2. Philipp, avoyer le 15 juillet 1665. — 3. Conrad, intendant de l'hôpital le 2 avril 1718. — Voir Welti : Stadtrechte von Kaiserstuhl und Klingnau. — AHS 1903.# [0. M.]

BUEL, von. Famille de ministériaux du Toggenbourg et du couvent de Saint-Gall, probablement originaire du Bùl (Gom. Nesslau). Armoiries : de sable à la bande écartelée de sable et d'argent. — Jacobus, chevalier, mentionné en 1244 et 1260. — Hermann, chevalier, bourgeois de Rapperswil, tomba à Nâfels 1388 (et non Walter, comme dit LL). — Voir UZ II, III, VIII. — UStG III, 154, 350 ; IV, 1019. — Regestes de Rapperswil 33. — Tschudi : Chronik I, 547. [J. M.]

BUELER. Familles des cantons d'Argovie, Glaris, Saint-Gall, Uri, Schwyz et Zurich.

A. Canton d'Argovie. Une famille, à Baden, est mentionnée dès 1296 ; elle eut de nombreux rameaux : Bùeler de Bonstetten, XIVe s. ; d'Urdorf, XIVe s. ; de Wettingen, 1408 ; de Dietikon, 1409. D'autres Bùeler devinrent bourgeois de Baden au XVe s. — Voir LL. — Merz : Wappenbuch der Stadt Baden. [O. Z.]

B. Canton de Glaris. Appelés autrefois von Bùeler ou am Buel, ils étaient bourgeois de Glaris. Une branche émigra à Schwanden au plus tard au milieu du XVe s. et y acquit la bourgeoisie. Le rameau glaronnais s'éteignit en 1762 ; celui de Schwanden est encore très vivace. — Ulrich, de Schwanden, bailli du Gaster 1454 et

1458. [J.-J. KUBLY-MÙLLER et Nz.]

C. Canton de Saint-Gall. Ancienne famille de Rapperswil.— Hans était bourgeois en 1470. — 1. Ulrich, membre du Grand Conseil de sa ville 1512-1520, du Petit Conseil 1520, bailli de la Tour 1531. — 2. Jakob, avoyer 1589. — 3. Franz-Joseph, 1736-4 juin 1816, directeur de la régale du sel à Rorschach, préfet du district de Rapperswil 1798, préfet pour les districts du canton de la Linth qui n'avaient pas encore été détachés, 20 août 1802, membre du gouvernement provisoire du canton de Saint-Gall 1803, juge au tribunal d'appel qu'il présida en 1808, membre du gouvernement de 1815 à 1816. — Voir LL. — LLH. — ASHR. — Hottinger : Schweiz. Monatschronik 1816, p. 176. [Bt.]

D. Canton de Schwyz. Ancienne famille autochtone, mentionnée dès le commencement de la Confé-

dération (QEchsli : Origines...), elle descendrait selon LL des von Bùel, possesseurs du château-fort de Weesen, sur le Bùel, détruit en 1386. Les Bùeler se divisent en

trois branches depuis lafindu XVIe s.: ceux de Bruol (éteinte), les imFeld etlesvNo Buel. Armoiries: les Bùeler im Feld portent d'azur à la croix au pied gammé d'argent surmontant une fleur de lys d'or accompagnée de deux étoiles du même ; les vonTBiiel, écartelé aux 1 et 4 d'azur à la croix gammée d'argent sur trois monts de sinople et surmontée de trois étoiles d'or, aux 2 et 3 de gueules à la bande écartelée d'or et de sable. — 1 . Rudolf, mentionné de 1200 environ à 1250. — 2. Melchior, banneret du pays, tomba à Marignan 1515 avec deux frères. — 3. Joos, du Conseil, arbitre dans la querelle des Marches entre Lucerne et Zoug 1423, député auprès du duc Philippe-Marie à Milan 1426. — 4. Hans, bailli de Reichenbourg 1509. — 5. Léonard, petit-fils du n° 3, du Conseil, un des Sept du quartier du Nidwasser, bailli de Lugano 1548, chevalier de l'éperon d'or.

— 6. Sébastian, fils du n° 5, capitaine en Savoie, membre du Conseil, trésorier du pays 1585-1594, député aux IV cantons réformés : Zurich, Schaffhouse, Bâle et Berne 1586, bailli de Thurgovie 1594-1598, landammann 1600, 1604, 1608, député au roi Henri IV à Paris 1602,

•au gouverneur espagnol à Milan 1609, arbitre entre Bienne et l'évêque de Bâle 1610. — 7. Paulus, du Conseil, vice-landammann 1597, député à Milan 1604 pour la prestation du serment d'alliance avec l'Espagne, t capitaine à Modène 1610. — 8. Johannes, capitaine en Espagne, bailli du Rheintal 1624-1626, membre du Conseil épiscopal de Constance, haut-bailli de Bischofszell, vice-landammann 1630, f 1632. — 9. Balthasar, bailli de Thurgovie 1580, de Locarno 1588. — 10. Johann-Melchior, fils du n° 9, du Conseil 1598, secrétaire d'État à Baden 1614, vice-landammann 1641- 1642. — 11. Werner, bailli du Gaster 1596, ainsi que — 12. Ferdinand, son fils, haut-bailli de Bischofszell et banneret de Weesen. — 13. Johann-Balthasar, colonel en Espagne, fut député à la Diète 1656-1663, capitaine de la Marche, f 1667. — 14. Karl, petit-fils du n° 6, trésorier du pays 1667-1672, bailli du Rheintal 1672-1674. — 15. Franz-Michael, fils du n° 14, intendant de la commanderie d'Hitzkirch 1670, du comté de Baden 1690-1705, secrétaire de la Diète, administrateur de la chancellerie de Frauenfeld 1710, f 1712. Auteur de Tractatus von der Freyheit... der Eidgenossenschaft, 1669 ; Politische Artzney fur Erhaltung eines jeden Freyen Stands, 1691 et Compendium Juris publici Helvetici. — 16. Johann-Heinrich, fils du n* 8, bailli de Sargans 1637-1639. — 17. Josef-Anton-Erhard, 1726- 1808, arrière-petit- fils du n° 10, colonel-brigadier au service de Sardaigne, vice-landammann 1797-1798, conseiller de guerre 1798, député au général Brune à Berne 1798, puis au général Schauenbourg pour conclure la capitulation. — 18. Josef-Dominik, major, conseiller de guerre et adjudant d'Aloïs Reding 1798, conclut le soir du combat de Rothenturm, 3 mai, un armistice et une capitulation avec le général Nouvion à Einsiedeln et dans la nuit du 3 au 4 avec Schauenbourg.

— 19. Martin-Anton, 1815-1869, major, commandait le bataillon schwyzois au combat de Meyerskappel, 23 novembre 1847. — 20. Josef-Anton-Georg, 1824- 1891, président du Grand Conseil 1852, landammann 1856, 1858, 1860 et 1862, conseiller national 1857-1860.

— 21. Josef-Alois, 1829-1878, journaliste, fut apprécié des catholiques durant le Kulturkampf, rédacteur du Vaterland à Lucerne, auteur d'écrits de politique sociale. — 22. Josef-Ferdinand-Anton, fils du n° 19, * 1858, colonel d'infanterie, administrateur d'État 1893-1913, président du Grand Conseil 1896-1897, membre du gouvernement 1913, landammann 1914-

1915, du Conseil national 1896-1919, qu'il présida 1915-

1916. — 23. Severin-Alois-Friedrich, fils du n° 20,

BUKNZOl)

BUGNIKT

médecin, lieutenant-colonel dans les services sanitaires, président du Conseil municipal de Heine 1914-191."). — Parmi les ecclésiastiques, — 24. Kaspar, 1610, — 25. BALTHASAR, 1618 et — 26. ELIGIUS, 1634, furent chanoines à Bischofszell. Le dernier fit réédifier en 1683 l'ancienne chapelle familiale à Schwyz. — 27. MARIA- Thabita, sœur du n° 26, fut abbesse de Sainte-Marie des Anges à Wattwil. — 28. Benjamin, capucin, fut provincial de la Suisse romande, f 1673. — 29. Fridolin, chanoine à Bischofszell, généalogiste et héraldiste, laissa environ 1800 armoiries peintes, f 1733. — Voir LL. — LLH. — AGS. [F. Bueler.]

E. Canton d'Uri. Familles éteintes du Schàchental surtout de Schattdorf. — 1. Walter, député à la Diète 20 avril 1394-20 décembre 1419, arbitre ou surarbitre dans les affaires confédérées ou privées, landammann 1394-1403 et 1422-1424. —2. Johann, fds du n°l, landammann 1442-1443, un des plénipotentiaires de la Diète dans le litige entre la Suisse et Ulm, le 3 mai 1447, député à l'arbitrage des VI cantons entre le Valais et le val Antigorio, 14 septembre 1447. — Voir Obituaire Schattdorf. — Hist. Nbl. von Uri 15, 19 et 20. — Schiffmann : Die Landammànner von Uri. — AS I et II.

— Gfr. 36, 39, 43, 70. [Jos. Mûller, A.]

F. Canton de Zurich. Branche de la famille Bûhler de Feldbach. — Gustav, * 1851 à Gossau (Zurich), professeur de latin à l'École cantonale de Frauenfeld 1879- 1922, recteur 1894-1906 ; président du Verein schweiz. Gymnasiallehrer 1911-1915, de la Société d'histoire de Thurgovie dès 1911. Auteur de nombreux travaux sur l'histoire de l'école. — Voir Programm der Kantonsschule Frauenfeld 1903, 1916 et 1919. [Th. Gr.] ■

BUENZOD. Famille bourgeoise de Bougemont dès 1449, de Mies dès avant 1770, de Moudon dès 1878.

— Emmanuel, * le 4 nov. 1893 à Morges, professeur, homme de lettres, professeur à Lyon en 1917, à Bolle de 1917 à 1918, au collège de Vevey dès 1918, auteur de Pour copie conforme, 1918 ; Le beau pays, 1920 ; Le canot ensablé, 1921 ; Poèmes, 1922; La Fête des Hommes, 1922. Critique littéraire de la Gazette de Lausanne. [M. R.]

BUESS. Famille bourgeoise d'Aarau, citée dès 1370. Armoiries : d'azur à un tibia d'argent accompagné de trois monts de sinople en pointe. — 1. JOrg, conseiller 1588, capitaine dans la guerre de Berne contre la Savoie (1589). Plusieurs membres de la famille furent des ecclésiastiques : — 2. Johann-Jakob, pasteur d'Erlenbach 1765, devint camérier 1773 et doyen d'Aarau 1786. La famille existait aussi à Zoflngue au XVe s. — Voir Merz : Wapp'enbuch von Aarau. [O. M.]

BÙETIGEN (C. Berne, D. Bùren. V. DGS). Corn, et Vge de la paroisse de Diessbach. En 1261 Bûtingen. On y a trouvé en 1860 des monnaies romaines et des gemmes. Les couvents de Gottstatt et de Frauenkappelen y avaient des propriétés. Le couvent de Frienisberg hypothéqua la juridiction de Bùetigen au bailli bernois d'Aarberg et en 1380 la vendit à Berne. Après la Béformation, Bùetigen devint une des quatre juridictions du bailliage de Frienisberg, nouvellement créé, qui comprenait aussi les domaines de Janzenhausen et de Scheunenberg. Pour le militaire, Biietigen dépendait de Buren. Depuis la Bépublique helvétique, Bùetigen se rattache au district de Buren. Une famille von Bùetigen est mentionnée en 1252. — Voir FRB. — Jahn : Kt. Bern. — v. Mulinen : BeitràgeV. [W. B.]

BÙETIGEN, von. Famille noble du XIIIe s., qui tire son nom de Bùetigen dans le Seeland bernois. — Jakob, chevalier, ministérial des Kibourg, est cité de 1252 à 1292. Il tenait en fief la forêt de Bùetigen et vendit une partie de ses biens et de son fief aux couvents de Frienisberg et de Saint-Urbain II eut trois fils avec qui la famille disparaît. — Voir FRB II et III.

— von Mulinen : Beitrdge VI. [L. S.] BUETTI, Famille mentionnée à Orselina en 1560.

Armoiries : de gueules à un bœuf de ..., au chef d'azur chargé de trois étoiles. — Guglielmo, * 1863, prêtre 1887, chapelain de la bourgeoisie de Locarno. Écrivit : Note storiche-religiose sur l'ancienne pieve de Locarno et un certain nombre de manuels. [C. T.]

BUFALIIMI, GlOVANNI-OTTAVIO, * 1709 à Città di Castello, archevêque de Chalzedon, nonce, en Suisse du 31 décembre 1754 au 22 octobre 1759, négocia au sujet du droit d'asile, entra en lulte avec Lucerne à cause du cérémonial usuel, devint majordome du pape 1759, évêque d'Ancône et cardinal 1766, f 3 août 1782. — Voir LLH. — Helvëtia VIII, 344. — Bindschedler : Asylrecht, 340. — Karttunen 235. [J. T.]

BÙFELDEN (C. Thurgovie, D. Mùnchwilen, Corn. Sirnach. V. DGS). Hameau, ancienne terre du couvent de Saint-Gall. Purivelda 830; Bùrvelt 1249; Burrevelt 1266; Biirfelden 1693. Une famille noble de Bùfelden est mentionnée au XIIIe s. ; un Hermann apparaît comme témoin 1249-1266. Ces seigneurs étaient honorés comme des bienfaiteurs de l'abbaye de Fischingen. Armoiries : tiercé en fasce, d'or, à une aigle de sable, de sinople et de gueules. [Sch.]

BUFFAT. Famille vaudoise, connue à Vuarrens dès 1530. — Ernest, 1848-1912, ingénieur, chef du bureau topographique du canton de Vaud. — Livre d'Or. [M. H.]

BUFFLER. Famille d'Isny dans l'Algàu, où on la trouve déjà en 1430. En 1587 Christoph devint bourgeois de la ville de Saint-Gall ; il épousa en 1601 Margareta Azenholz, qui lui apporta en dot le château de Dottenwil (Com. Wittenbach). Ammann 1611, capitaine de la ville de Saint-Gall 1620, anobli en 1626 par l'empereur Ferdinand II, f 1649. Armoiries : d'or à la tête de buffle de sable. La famille s'éteignit en 1770 avec — Abraham, peintre de portraits. — Voir Naef : Chronik, p. 847. — SKL. [Bt.]

BUGG IN. Ancienne famille bourgeoise de la ville da Schaffhouse, éteinte, fixée autrefois peut-être aussi à Beggingen. — 1. Ludwig, du Petit Conseil 1569, bailli de Neunkirch 1586, économe de l'hôpital 1594, bourgeois 1600, f 1608. — 2. Caspar, prévôt de corporation 1634-1654. — 3. Félix, prévôt de corporation 1645- 1654. — 4. Hans-Jakob, bailli de Neunkirch 1745. — Voir LL. — Bùeger : Chronik. — Huber : Chronik. — Urk. Schaffhausen. [W.-K.]

BUGLI (BUCKLIN). Famille d'Uri. — Walter, dit Buggo, vend en 1293 un bien à Bùrglen. — Une autre famille du même nom immigra au XVe s. En 1500 Hans obtint l'indigénat et Klaus en 1501. — 1. Jacob, grand sautier 1584-1594, bailli de la Biviera 1594, de Bellinzone 1596, délégué à Paris en 1602 pour la prestation du serment d'alliance, député à la Diète 1605- 1616, f 1619. — 2. P. Alexander, capucin, le premier provincial de langue allemande dans la province de Suisse, da Souabe et d'Alsace, 1600-1602, 1611-1614, 1617-1620 ; en 1613 et en 1618, il s'entremit avec beaucoup de zèle pour la béatification de Nicolas de Flue, f le 19 janvier 1622. — Voir Archives d'Uri. — Landleutenbuch. — Obituaires d'Altdorf et de Spiringen. — Archives paroissiales de Spiringen. — ASV 1. — 23. Hist. Nbl. von Uri, p. 98. — von Mulinen : Helvëtia sacra. — Gfr. 12, p. 42 ; 42, p. 71 ; 47, p. 165 ; 51,

p. 137. [JOS. MÙLLER, A.]

BUGNIET, BUGNYET, BUGNET. Ancienne famill efribourgeoise éteinte vers le milieu du XVIIe s. Armoiries confirmées en 1434 par Sigismond 1er : de gueules à un rameau de tilleul feuille de trois pièces d'argent. — Anselme, bourgeois de Fribourg 1301. — 2. Jean, tanneur, du Conseil des Deux Cents 1410, des Soixante 1422, conseiller 1432, bourgmaître 1436. — [R.] — 3. Nicod, chroniqueur, de Fribourg, trésorier 1428-1431, 1434-1437, 1447-1449, membre du Petit Conseil 1444-1449, directeur de l'hôpital, président de confrérie, seigneur de Cormagens, emprisonné par le duc Albert VI, destitué et condamné à payer des dédommagements à l'hôpital. Il fut obligé de se rendre à Fribourg-en-Brisgau auprès du duc Albert pour se disculper ; on l'y interna de novembre 1449 au commencement de mai 1450 et il ne recouvra sa liberté qu'après avoir payé une somme de 600 fl. Il prit la fuite à cause des fonctionnaires autrichiens et de la terreur que lui inspiraient les paysans. Les incidents de cette période, du 4 août 1449 au 4 mai 1450, sont décrits dans son Livre des prisonniers ; ce sont des notes en forme de journal, rédigées en français (elles n'existent plus que

BUGNIN

BUHLKR

comme copie, imprimée dans Gremaud : Mémorial de Fribourg IV, p. 267). — Voir A. Biïchi : Die Chroniken und Chronisten von Freiburg i. Ue. — [A. Buchi.] — 4. Guillaume, recteur de l'église de Notre-Dame 1451- 1485. — 5. Petebmann, bailli d'Estavayer 1487, trésorier 1509, t 1519. — Voir LL. — Raemy: Chronique fribourgeoise. — AHS 1919, 22. — Dellion : Dictionnaire IV, 358, 416. — ASHF IV, 204. — FA 1907. [FUmy.]

BUGNIN, Jacques de, alias BORELLIER. * à Lausanne vers 1430, chapelain à la cathédrale de Lausanne et curé de Saint-Martin de Vaud dès 1462, officiai en 1476, teste le 10 septembre 1476, se retire à l'abbaye de Tamié en Savoie où il achève le 3 juillet 1480 un poème, Le congié pris du siècle séculier, et il passa de là à l'abbaye de Talloires où il mourut en 1486. — Voir Reymond : Dignitaires 283. — J. de Bugnin : Le congié pris du siècle séculier, publ. par Arthur Piaget. — Ritz : Nécrologe de l'abbaye de Talloires. [M. R.]

BUGNION. Nom de plusieurs familles vaudoises, dont le nom s'écrit tantôt Bugnion, tantôt Bugnon. La plus connue est originaire de Belmont-sur-Lausanne. Elle remonte à — 1. Guillaume, vivant en 1295, et a donné — 2. Girard, chapelain à la cathédrale de Lausanne 1472-1509. — 3. Jean, métrai de l'évêque à Belmont, député aux États de Vaud en 1525. — 4. Antoine, qui acquit la bourgeoisie de Lausanne en 1601. — 5. Pierre, 1663-1745, pasteur au Sentier, à Sainte-Croix, à Yverdon et à Baulmes, l'un des prédicateurs les plus connus de son temps. ■ — 6. Joseph, 1694-1750 environ, pasteur à Purrysbourg (États-Unis), souche d'une branche américaine qui subsiste encore. — 7.SALOMON, 1707- 1782, du Conseil des Deux-Cents à Lausanne, de même que d'autres B. à chaque génération. — 8. Charles- Antoine, fils du n° 7, 1743-1801, pasteur au Mont et à Prilly, doyen de la classe de Lausanne, l'un des chefs du corps pastoral qui adhéra à la Révolution vaudoise. — 9. Jean-Frédéric, 1747-1807, frère du n° 8, pasteur à Londres, à Berne, à Lausanne, qui prononça le premier « sermon de liberté » du canton de Vaud en 1798, fut professeur de théologie à l'Académie de Lausanne et a laissé des sermons qui ont été publiés. — 10. Charles- Louis, fils du n» 8, 1778-1834, fonctionnaire vaudois, puis fondateur en 1803 de la maison de banque qui porte encore son nom. — 11. Charles-Juste, fils du n° 10, 1811-1897, banquier, député au Grand Conseil, membre de l'assemblée constituante en 1845 et en 1861. — 12. Charles-Auguste, 1843-1922, fils du n° 11, banquier, connu par son grand intérêt pour les études historiques. — 13. Edouard-Frédéric, frère du n° 12, * 1845, professeur d'anatomie à Berne en 1877, puis à l'académie et à l'université de Lausanne 1881-1915, professeur honoraire de la dite université, actuellement professeur à Aix-en- Provence, anatomiste et zoologiste réputé.

A une autre branche de la famille, demeurée àBelmont, appartient François-Louis, * 1822, pasteur en Bessarabie, évêque d'une église anglicane dissidente, dont on a publié à Genève en 1876 des Mémoires. — Voir aussi Bugnon. Armoiries : de gueules à un disque d'argent, à trois fasces ondées d'argent sur champ d'azur. — Voir Généalogies de famille. — RHV 1914. [M. R.]

BUGNON. Nom de famille des cantons de Neuchâtel et de Vaud.

A. Canton de Neuchâtel. Famille de Fleurier, connue sous ce nom depuis la fin du XVIe s. Auparavant, elle portait celui de Dupont. [L. M.]

B. Canton de Vaud. Familles vaudoises nombreuses. — David, de Bullet, fit partie de la garde du roi Louis XVI, survécut au massacre des Tuileries et reçut en 1817 la médaille Treue und Ehre. — Eugène-Isaac, de Saint-Prex, 1842-1915, syndic de Saint-Prex, député, conseiller national 1906-1912, professeur à l'école cantonale d'agriculture de Lausanne. — Voir aussi art. Bugnion. — Livre d'Or. [M. R.]

BUGNOT. Famille neuchâteloise éteinte, mentionnée au XVe s. à Saint-Biaise et à Neuchâtel où elle pos-

sédait la bourgeoisie. — 1. Jean, maire de Saint-Biaise 1466-1482, receveur de Thielle. — 2. Antoine, secrétaire de Louis d'Orléans, qui l'anoblit le 17 octobre 1524, et son bailli à Noyers (Yonne, France). — 3. Samuel, lieutenant de Thielle 1702, maire de Lignières 1704- 1709, châtelain de Thielle 1709-1729. — 4. Élie, châtelain de Thielle et conseiller d'État de 1753 à sa mort, le 6 août 1770. [L. M.|

Une branche fixée à Rolle (Vaud) subsiste encore. Elle a donné : — Henri, 1837-1916, pasteur de l'Église libre, conseiller municipal à Rolle. [M. R.]

BUHL (G. Berne, D. Nidau. V. DGS). Com. et Vge, paroisse de Walperswil. De 1261 à 1263 Bule, en 1277 Bul, en 1293 Buhel. Vers 1262 les comtes de Kibourg y percevaient des redevances en nature. En 1267 le chevalier Heinrich von Schùpfen légua à son gendre Hermann von Mattstetten les droits et les terres qu'il tenait, en fief des Kibourg à Bùhl. En 1347, Konrad von Môrigen céda à son frère les dîmes de Bùhl et de Môrigen. Bùhl faisait partie du bailliage de Nidau ; sous la République helvétique, il fut rattaché au district du Seeland et en 1803 fit retour au bailliage de Nidau. Il souffrit de l'incendie en 1779 et en 1814, alors que des troupes autrichiennes y étaient cantonnées. — FRB. — Jahn : Chronik. — v. Mulinen : Beitrdge V. [W. B.]

BÙHL (C. et D. Schwyz, Com. Muotathal. V. DGS). Chapelle et hameau au bord de la route de Schwyz à Muotathal, sur une hauteur située sur la rive gauche de la Muota. En 1799, il y eut là des combats entre les Russes et les Français. IR-r.l

BÙHLER (C. Appenzell Rh.-Ext., D. Mittelland. V. DGS). Com. et paroisse autonome depuis 1723. Auparavant, il dépendait de la paroisse de Teufen. L'église fut rénovée en 1813 ; une filature de coton y a été introduite en 1812, et une imprimerie sur mousseline en 1827... [R.Sch.-B.]

BUHLER. Familles des cantons de Berne, Grisons, Lucerne, Saint-Gall, etc. Voir aussi Bûeler.

A. Canton de Berne. Famille connue déjà avant la guerre de Trente ans. — Arnold-Gottlieb, d'/Eschi,

* 13 mars 1855 àBrienz, notaire, fut caissier communal d'/Eschi, puis de Frutigen, député au Grand Conseil 1881-1922, président 1895-1896, membre de la Constituante 1883-1884, du Conseil national 1889-1922, président de la Commission d'économie politique 1894-1902, colonel d'infanterie. — Voir Jahrbuch der eidgenôssischen Rate 1917. [K.-R.]

B. Canton des Grisons. Famille mentionnée, entre autres à Davos, Maienfeld, Avers, Tschappina, Masein, Tenna, Valendas, Andeer, Allmens, Ems, Felsberg, Maladers. — 1. Andréas, architecte, collabora aux rénovations et constructions d'églises dans ce canton, entre 1490 et 1510, à Samaden, Klosters, Poschiavo et Thusis en particulier. Originaire de Gmùd en Carinthie, il signait aussi Bùhler, Bùchler, Pùchler, Maître Andres ou Andréas. — Voir SKL. — 2. Anna-Maria, dite la fille aux canons d'Ems, * le 4 août 1774 (peut-être 1780 ou 1781), elle retint à Ems, le 3 mai 1799, à la fontaine du bas, les canons français jusqu'à l'arrivée des Oberlandais qui prirent les

deux chevaux et les pièces. Elle fut plus tard au service du comte Johann von Salis à Coire, f 1854.

Une ovation lui fut faite au tir fédéral de Coire 1842; l'empereur François Ier lui accorda une audience à Vienne et lui assura une pension viagère. — 3. Gion-Antoni,

* 20 octobre 1825 à Ems, maître d'école à Ilanz, à Coire et au couvent de Disentis, fondateur de la Société de musique l'Harmonie, compositeur d'un grand nombre de chants

en romanche ; journaliste Anna-Maria Bïihler.

et écrivain dans cette mê- D'après une photographie.

BÙIILER

BÙHLMANN

me langue, il publia entre autres une traduction du Guillaume Tell de Schiller.— 4. Peter-Theophil, * 24 janvier 1841 à Davos, député au Grand Conseil 1873, membre du gouvernement formé alors de trois membres non permanents 1875 ; plusieurs fois président du Grand Conseil où il resta jusqu'en 1894 ; il devinl alors conseiller d'État et directeur des finances, travailla énergiquement à la construction des voies ferrées du canton, loi de 1897, ainsi qu'en faveur des chemins de fer rhétiques. Conseiller national 1890- 1902, f 30 janv. 1913 à Coire. — Voir Der Freie Râlier 1913, n° 26. — Bùndnerisches Tagblatt, n° 26.

— 5. Christian, * 1849 à Ilanz, professeur de mathématiques à l'école cantonale 1880, où il enseigna aussi la musique, composa des chants d'église en latin, et publia des travaux historiques et littéraires dans BM 1919 et 1920. — 6. Michael, * 5 octobre 1853 à Tenna, entra au Grand Conseil 1882 et devint la même année rédacteur en chef du Bund, membre du Grand Conseil bernois 1910-1914, du Conseil national 1911- 1917. Il est l'auteur avec Georg Luck du Festspiel des fêtes de Calven 1899 et du St. Galler Festspiel de 1903.

— 7. Hans, * 1870 à Heidelberg, secrétaire du Département de l'intérieur des Grisons 1894-1900, puis du Conseil de l'École polytechnique fédérale, 1900-1907 ; écrivit le libretto de l'opérette Am Lebensquell, musique de Hans Jelmoli. — 8. Paul, * 1877 à Heidelberg, recteur de l'école cantonale de Coire 1909, lieutenantcolonel. — [l. j.] — 9. Christian, * 14 juillet 1837, pasteur à Igis en 1862, Sernaus 1875, Bremgarten (Argovie) en 1879 où il mourut le 9 février 1904. Auteur de : Der Altkatholizismus ; Gesch. der protest. Gem. von Bremgarten. [J. R. T.]

C. Canton de Lucerne. Famille très répandue, à Buron dès 1480 environ, Dagmersellen 1453, Ettisvvil 1331, Lucerne 1352 et nouveaux bourgeois en 1385, 1755, 1828, etc., Menznau 1550 environ, Ruswil, Willisau et Wolhusen 1456. La famille de Buron, qui porte une marque de famille comme armoiries, est représentée par — 1. Josef-Fidelis, 1744-1812 environ, chirurgien, médecin de la cour milanaise, puis à Vienne. — 2. Josef-Sigmund, 1804-1863, député au Grand Conseil, conseiller d'État. — 3. Josef, 1857-1874, député au Grand Conseil et au Conseil national, juge au Tribunal fédéral. La famille de Lucerne a compté trois grandsconseillers : Walter 1396, Uli 1396, et Ulrich 1408, bailli du lac à Sempach 1418. — 4. Josefa-Cecilia,

1744-1824, abbesse du couvent de

cisterciennes de Rathausen 1805. ■ —

Une branche des Bùhler de Buron

posséda dès 1805 le domaine du Him-

melreich à Lucerne où elle devinl

bourgeoise 1828. Armoiries: coupé d'or

à l'aigle de sable et d'azur au braque

d'argent. — 6. Karl-Friedrich, 1841-

1910, médecin, publia en 1905 : Der

Aussatz in der Schweiz. — La famille

de Ruswil détint aux XVIe et XVIIe s.

les fonctions de greffier du village. — 7. Jakob, d'Elsen-

egg, se distingua à Villmergen 1656. — Voir K. Pfyffer

D. Canton de Saint-Gall. — 1. Joseph, paysan à Brunnadern, f 22 février 1829, écrivit ses impressions et souvenirs. Son Diarium de 1799 fut partiellement publié par Dierauer : Analekten, cahier 10. — 2. Adolf, industriel, 1822-1896, créa en 1860 une petite fonderie à Uzwil, qui devint très prospère : plus de 1000 ouvriers en 1910. — Voir St. Galler Nbl. 1897, p. 73 et 1916, p. 28.

— 3. Christian, héraldiste, 1825-1898, à Berne dont il fut reçu bourgeois d'honneur en 1891, originaire deNesslau. Premier prix aux expositions héraldiques devienne 1878 et Berlin 1882, il fit les cartons des vitraux armoriés de la salle du Grand Conseil bernois, l'adresse de félicitations du Conseil fédéral à Gottfried Keller 1889 ; inspecteur des beaux-arts du canton de Berne 1854- 1880. — Voir St. Galler Nbl. 1899, p. 31. — SKL. [Bt.]

E. Canton de Zurich. Bûhler, BOeler, Bûler. I. Vieille famille de la Com. d'Hombrechtikon, citée déjà en 1384, fixée d'abord à Schirmensee, puis à Feldbach et ensuite répandue dans la région. Armoi-

ries : de gueules à une roue de moulin d'argent. — Voir H. Bùhler : Geschichte der Familie Bûhler von Feldbach. — [J. Frick.] — L'ancêtre de la famille actuelle est le capitaine général Heinrich Biiler, 1604-1661. — 1. Johannes Bùeler, à Werikon, 1767- 1839, participa à l'affaire du Mémorial et à celle de Stàfa en 1794-1795, président du tribunal de district. — 2. Johann-Heinrich Bùhler, * 1833, conseiller national, un des fondateurs de la compagnie de chemins de fer du Sud-Est suisse, associé dans la fabrique de machines Rùti. — 3. Heinrich Bùeler, 1845-1899, président de la Com. deWetzikon, député au Grand Conseil, personnage très influent dans l'Oberland. — NZZ 1899, n" 634. — 4. Gustav Biieler,

* 1851, professeur de langues modernes à l'école cantonale de Frauenfeld 1879-1922, recteur 1894-1906, historien de mérite et président de la Société d'histoire de Thurgovie. — Voir Progr. de l'école cantonale 1921- 1922. — 5. Heinrich Bùhler, * 1878, pasteur à Uster dès 1911, député au Grand Conseil, auteur de : Gesch. der Familie Bûhler von Feldbach ; Gesch. der Gem . Nânikon. [H. Br.]

II. Famille de la Com. de Wangen (D. Uster) mentionnée dès 1504. — [j. F]. — A cette famille se rattachent probablement les Bùhler de Freudwil-Uster qui furent reçus à la bourgeoisie de Winterthour en 1858 et 1861. — Johann- Jakob, de Freudwil-Uster, introduisit en 1812 l'industrie du coton dans la vallée moyenne de la Tôss, ses fils Johann-Heinrich, 1804-1866, et Heinrich, f 1856, construisirent en 1832 et 1836 les filatures de Kollbrunn ; la fabrique de Sennhof date de 1861. Leurs successeurs appartiennent à la grosse industrie et habitent Winterthour. — 1. Adolf, 1834- 1894, colonel et chef d'état-major de la VIe division. — 2. Eduard, * 1862, colonel d'artillerie. — 3. Hermann,

* 1870, juge de commerce, président du conseil scolaire de Winterthour 1911-1921, président de l'Association suisse des filateurs, tordeurs et tisserands. [H. Br.]

BÙHLER, Anton, * 1848 dans le Wurtemberg, professeur d'économie forestière à l'École polytechnique fédérale dès 1882, et en outre, dès 1887, directeur de la station centrale d'essais forestiers. Professeur à l'université de Tubingue 1896. Oeuvre principale : Der Waldbau, 2 vol. — Voir W. Œchsli : Festschrift eidg. Polytech. I, 342, 356. [H. Br.]

BUHLMANN. Familles des cantons de Berne, Lucerne, Saint-Gall.

A. Canton de Berne. Familles de Grosshochstetten, Thoune, Beatenberg, Eggiwil, etc. Armoiries (de la famille de Grosshochstetten) : d'azur à une étoile d'argent surmontée d'un croissant du même. — 1. Karl- Rudolf, * 1763, greffier du tribunal du district de Konolfingen. — 2. Gottlieb - Rudolf, 1818-1886, député au Grand Conseil, conseiller national. — 3. Fritz- Ernst, * 22 mars 1848, avocat à Grosshochstetten, député au Grand Conseil 1874-1905, président de ce corps 1884 ^et 1888, conseiller national 1875-1919, président 1900, colonel-divisionnaire 1895, commandant du IVe corps d'armée 1902-1910. — Voir Jahrbuch der eidgen. Rate, 1917. [K.-R.]

B. Canton de Lucerne (où l'on trouve aussi Bielmann). Famille très répandue depuis le XVe s. Armoiries : d'azur à deux haches d'argent passées en sautoir, accompagnées de trois étoiles à six rais d'or et de trois monts de sinople en pointe. — 1. Heinrich, de Lucerne, membre du Grand Conseil 1485. — 2. Hans, venu de Thurgovie, reçut en 1544 le droit de bourgeoisie de Lucerne pour avoir fait cadeau à la ville d'un drapeau de lansquenets conquis à la bataille

de Carmagnola. — 3. et 4. Johann et Jakob, de Nottwil, chefs de l'insurrection populaire connue sous le nom de Kdferkrieg 1799. — 5. Franz, 1747-1807, chanoine, professeur de morale à Lucerne. — 6. Joseph, de Werthenstein, 1844-1921, maître secondaire à Lucerne 1873, puis professeur à l'École polytechnique de Munich, Dr h. c. des Universités de Munich et Berlin,

BUHOLZER

BUIX (NOBLES DE)

membre d'honneur de l'académie des Beaux-Arts de Munich ; a publié plusieurs ouvrages : Bauformlehre ; Architekten des klass. Altertums und der Renaissance, etc. [P.-X. W.]

G. Canton de Saint-Gall. — Johann-Rudolf, peintre de paysage, de Hemberg, 1802-1890, vécut à Rome 1830-1871, puis à Zurich ; grand collectionneur de gravures anciennes. 10 500 pièces de sa collection furent acquises en 1870 par le Polytechnicum de Zurich, qui acheta aussi après sa mort une seconde collection de dessins, d'aquarelles et de gravures d'artistes suisses. Le même établissement possède également une grande partie des études et des albums de croquis de l'artiste. — SKL. [K.-R.]

BUHOLZER. Famille lucernoise d'Horw, vers 1300, de Kriens, de Lucerne, dès le XIIIe s., de Ruswil et de Sursee. La branche d'Horw détint plus de 300 ans le fief mâle de Langensand. Armoiries : de gueules à une marque de maison de sable accompagnée de deux bagues d'or. — 1. Johann, de Horw, chanoine à Lucerne 1470, puis prévôt du chapitre 1500, f 19 mars 1518.

— Voir Gfr. (Index). — Reinhard : Gesch. der Pfarrei Horw, p. 73. — 2. Werner, de Lucerne, chanoine à Lucerne 1496, intendant des bâtiments 1498-1509, custode 1503-1518, fit le pèlerinage de Jérusalem 1519, f 1526 ou 1527. —Voir KSB 1898, 462. — BSL V, 5, livrais. 4, p. 132. — Egli : Réf. Gesch. I, p. 221. — [J.T.] — 3. Heinrich, chanoine à Munster, fit le pèlerinage de Jérusalem 1546, f 1563. — Branche lucernoise :

— 4. Heinrich du Grand Conseil 1455. — 5. Luthart. du Grand Conseil 1489. — 6. Hans, chanoine à Lucerne 1456, aumônier 1467-1499. — 7. Franz-Joseph, 1781-1866, curé à Menzberg 1819, Escholzmatt 1822, chanoine à Munster 1842. — Voir Archives d'État Lucerne. — Gfr. (Index). [P.-X. W.]

BÛHRER, Wilhelm, de Lohn, pasteur àBuus 1885- 1913, puis à Wintersingen. Auteur d'écrits météorologiques.— [K. G.] — Jean-Christian Buhrer, Pharmacien et météorologue, de Lohn (Schaffhouse), * le 19 avril 1849 à Mangalore (Indes anglaises), étudia à Bâle et à Zurich. Diplômé de l'École de pharmacie de Lausanne 1873 ; pharmacien à Clarens dès 1874. Dirige depuis 1888 la station météorologique suisse de Montreux à Clarens, donne des cours de pharmacie à l'Université de Lausanne depuis 1902. Promoteur du Musée du Vieux-Montreux. Auteur de nombreux travaux pharmaceutiques publiés dans le Journal suisse de chimie et de pharmaceutique, qu'il a rédigé de 1898 à 1905, dans la Pharmazeulische Post de Vienne, dans la Sùddeutsche Apotheker-Zeitung de Stuttgart, et d'un grand nombre de travaux météorologiques, entre autres Le climat du canton de Vaud, Le climat de la Haute-Saône, Le climat de Montreux. — [A. B.] — Ja- KOB, écrivain, * 1882 à Schaffhouse, rédacteur du Berner Intelligenzblatt 1910-1915, du Schwyzerhusli ; s'est fait connaître particulièrement par sa comédie satirique: Das Volkder Hirten. — Voir Schweiz. Schriftsteller Lex. — DSC. [L. S.]

BUHWIL (C.Thurgovie, D.Munchwilen et Bischofszell. W.DGS). 845, Puobinwilare ; 865, Puobonwilare ; 1255, Buowilere = fermes de Buobo. Ce nom désigne quatre localités voisines, mais séparées par un torrent formant gorge et par des frontières administratives : Rizis-B. et Mezgers-B., dans la commune de Schônholzerswilen, district de Mûnchwilen, ancien fief du couvent de Saint-Gall ; Scherers-B. et Anstetten-B., dans la commune de Neukirch, district de Bischofszell. Il y avait aussi dans la contrée un château portant le nom de Buhwil, dont il subsiste une tour ; fief de l'évêché de Constance, il passa après l'extinction des von Buhwil aux von Heidelberg, puis en 1560 aux Helmstorf, etc. [Sch.]

BUISSON. Famille originaire de Lyon. — Théophile, reçu bourgeois de Genève en 1609, du Conseil des Deux-Cents 1624. Parmi ses descendants — 1. Jean, 1613-1666, syndic en 1665. — 2. Jacques, 1654-1734, du Conseil des Deux-Cents, investi par Louis XV d'un marquisat comprenant des terres à Allemogne et à Sergy au Pays de Gex. De nombreux officiers au service de France, dont — 3. Ami, 1649-1721, brigadier, colonel du

DHBS II — 22

régiment suisse de son nom. — Voir Galiffe : Not. gen. II, 511. — De Montet : Dictionnaire. [C. R.]

BUISSON, Ferdinand, professeur et pédagogue d'origine française, * 5 décembre 1841 à Paris. Il fut nommé en 1866 professeur de philosophie et de littérature comparée à l'Académie de Neuchâtel et y resta jusqu'en 1870. Pendant ces quelques années, il souleva dans le canton de Neuchâtel une violente polémique religieuse qui préluda à l'élaboration de la loi ecclésiastique de 1873 et à la fondation de l'Église neuchâteloise indépendante de l'État. Le 5 décembre 1868, il avait fait à Neuchâtel une conférence sur ce sujet : Une réforme urgente dans l'instruction primaire, dans laquelle il attaquait l'enseignement de l'histoire sainte dans les écoles, ainsi que l'Ancien Testament. Elle souleva des protestations dans l'Église neuchâteloise et valut des répliques à Buisson, de Frédéric Godet entre autres. Le 3 février 1869, Buisson lança le Manifeste du christianisme libéral, à la suite duquel fut fondée l'Union du christianisme libéral qui organisa plusieurs cultes à La Chaux-de-Fonds. Afin de défendre ses idées, il fit des conférences à Lausanne, à Genève et dans le canton de Berne ; Pécaut, Réville, Leblois et autres orateurs vinrent de France appuyer le mouvement; dès le 7 mars 1869 parut l'Émancipation, dont Buisson était le directeur et le plus actif collaborateur ; elle fusionna en 1872 avec l'Alliance libérale. Buisson quitta Neuchâtel en 1870, et fut nommé professeur honoraire ; en France, il devint par la suite professeur à la Sorbonne, directeur de l'enseignement primaire et député. Pendant son séjour à Neuchâtel, il a publié : Une réforme urgente dans l'enseignement primaire, 1868 ; Principe du christianisme libéral, 1869 ; De l'enseignement de l'histoire sainte dans les écoles primaires, 1869. — Voir Ch. Monvert : Hist. de la fondation de l'Église neuch. indépendante de l'État. — Buisson : Souvenirs 1866-1916. Conférence faite à Neuchâtel. [L.M.]

BUIX (ail. Bux) (C. Berne, D. Porrentruy. V.DGS). Vge et Com. Anciennes formes : 1136, Bus ; 1139, Bons ; 1157, Bosco ; 1241, Bûches ; 1242, Boiez ; 1244, Bois ou Boys ; 1363, Boiz, Boix ou Buoix. Ce village tire son nom des buissons de buis qui croissent abondamment sur les rochers voisins. Quiquerez dit avoir trouvé en ce lieu des débris romains, en particulier les restes d'un castellum entouré d'un fossé, mais le tout a été nivelé par la culture. Première mention : 1139, dans l'acte de confirmation des biens de l'église collégiale de Saint-Ursanne donné par le pape Innocent II. Les couvents ou abbayes de Bellelay, de Grandgourd, de Lucelle, ainsi que le chapitre de Saint-Ursanne possédaient d'importantes propriétés à Buix. Lucelle et Saint-Ursanne y avaient des colonges. Le rôle des colonges de l'endroit date du 18 mai 1392 et le plaid se tenait le 1er dimanche de février, de mai et d'octobre. Enfin, les comtes de la Roche avaient un fief à Buix. Comme la plupart des autres villages de l'Ajoie, Buix fut cédé en 1386 aux comtes de Montbéliard, mais il fit retour à l'évêque de Bâle en 1461. Buix faisait partie de la mairie de Bure. Pendant les troubles de 1730 à 1740, le curé de Buix, Pierre-Louis Plumey, de Grandfontaine, se mit avec les révoltés d'Ajoie et il favorisa même la fuite d'un des chefs, Jean-Georges Bruat. Il fut déchu de ses fonctions. En 1157, l'église appartenait à l'abbaye de Baumeles-Messieurs. L'édifice primitif était très ancien ; il fut reconstruit en 1744 et 1854. L'église est placée sous l'invocation de saint Maurice ; jusqu'à la Révolution, la collation appartenait à l'archevêque de Besançon. Population : 1764, 288 hab. ; 1850, 453 ; 1900, 561 ; 1910, 549; 1920, 554. Registres de naissances dès 1609, de mariages dès 1605, de décès dès 1676. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. — Daucourt : Dict. des paroisses I. [G. A.]

BUIX (NOBLES DE). Lufridus de Buis figure comme témoin dans un acte de 1170, — Hugo se reconnaît vassal des barons d'Asuel et figure parmi les bienfaiteurs de Bellelay (1244). — En 1315, Renaud et Pierre sont officiers à la cour du roi de France, Louisle-Hutin. A partir de la fin du XIVe s., la famille est éteinte et son nom ne figure plus dans les actes. — Voir Trouillat. [G. A.]

Février 1923

BUJARI)

BULACII

BUJARD. Famille vaudoise, d'origine italienne, bourgeoise de Lutry dès avant 1535, de Riex 1794, de Forel (Lavaux) 1824. — 1. Charles, 1857-1920, député, syndic d'Yverdon. — 2. Maurice, * 9 décembre 1870, député, syndic de Lutry 1913, conseiller d'État dès le 6 octobre 1918. — 3. Ernest, * 1870, député, syndic d'Aubonne depuis 1916. [A. B.]

BULA ou BULLA, Bernardo, de Muggio, maîtreconstructeur. Il travailla vers le milieu du XVIIe s. avec deux compatriotes en Bohême ; sénateur de la ville de Prague. En 1746, il envoyait de Prague des dons considérables à l'église paroissiale de Muggio. — SKL. — BStor. 1890. — Oldelli : Dizionario. [C. T.]

BÙLACH (G. Zurich, D. Bûlach. V. DGS). Ville, commune et paroisse, ancien hautbailliage zuricois. En 811, Pulacha ; 828, Puillacha ; 1220, Bullaco ; 1249, Bullach ; 1278, Buillach. Étymologie :

d'origine celto-latine, fundus Pulliacus = terrain de Pullius, identique au nom de lieu français Pully. Armoiries : tranché d'argent et de gueules au gril de saint Laurent brochant sur le tout.

I. Préhistoire. La Mangoldsbourg ou vieux'bourg doit remonter à l'âge du fer. Des tumulus de Hallstattjexistent au Hard et au Hôhragen, des tombeaux de la Tène aux Drei Kônigen et sur la Herti. Une circonvallation traversant en biais l'arête du Rheinsberg serait un refuge celtique. On a fait aussi diverses trouvailles romaines. Il dut y avoir des colons dans le verger de la cure, à la Murgass, à Widstud (Heimgarten) et au Sandbùcklijprès de Nussbaumen. Un poste d'observation existait.au Rheinsberg. Le Musée national suisse a fouillé un grand cimetière de l'époque alémanne de plus de 200 tombes sur la pente du Fuchsli et dans les Vôgeliàcker.; on y a trouvé des armes et des objets de parure en fer, bronze, argent, or, verre, pâte égyptienne et pierres précieuses, ainsi qu'un bandage herniaire en fer.

II. Histoire. Bûlach dut être fortifié de bonne heure ; il reçut des franchises en 1384, mais ses habitants étaient déjà qualifiés de bourgeois en 1318. Propriété des von Thengen, il fut vendu avec le bailliage eD 1376, au margrave Otto von Hochberg pour 800 marcs

conseil qui subsistèrent, ainsi que le tribunal de la ville, jusqu'en 1798. Bûlach conclut en 1393 une alliance défensive avec Regensberg, également autrichienne. En

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Biïlach en 1765. D'après une gravure sur cuivre de la Topographie de David Herrliberger.

d'argent. Ce dernier céda en 1384 son acquisition au duc Léopold d'Autriche pour 2000 fl. dont les habitants payèrent la moitié. Le duc accorda à la ville les franchises de Winterthour, ainsi que d'autres faveurs. A la tête des bourgeois furent placés un avoyer et un

Plan de la ville de Bûlach de la première moitié du XIXe s. D'après une gravure sur cuivre de Heinrich Keller.

1409 le duc Frédéric donna Bûlach en hypothèque, avec Regensberg, à Zurich pour 7000 fl., à condition que leurs libertés fussent maintenues. Zurich en fit un haut-bailliage en 1412, comprenant aussi Bachenbûlach, Nussbaumen et Niederflachs. La cité

brûla en 1386, en 1444 (incendiée par les Confédérés), et en 1506 ; l'hôtel de ville et les archives furent perdus. Le rôle coutumier fut rénové en 1510 et les franchises municipales codifiées en 1483.

Sous la République helvétique, Bûlach eut à soufrir du passage et du cantonnement des Français et des Russes, en tout 256000 hommes et 79 000 chevaux. Chef-lieu de district jusqu'en 1814, il dut céder la place à Embrach jusqu'en 1831. Une grande démonstration populaire démocratique eut lieu à l'église en 1867 ; en 1907, la ville fut le siège d'une exposition cantonale d'agriculture. La commune comprend aujourd'hui Niederflachs, Nussbaumen, Heimgarten et depuis 1919 Eschenmosen. Bachenbûlach devint commune autonome en 1849. Les portes de la ville furent démolies en 1840 ; on voit encore des restes des fortifications.

III. Église. L'église, dédiée à saint Laurent, existait en 811. Bûlach faisait partie du décanat de Kloten(plus tard Regensberg) . Les von Thengen en furent patrons jus-

BULACH

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