BULLE
et se fixèrent en Bulgarie. D'autre part, les universités suisses ont attiré, surtout avant 1914, de nombreux
[L.S.] (Ci Fribourg, D. Gruyère. V. DGS). Ville et chef-lieu du district de la Gruyère.
Butulum, IXe s.; puis Bollum, Bullum, Bollo et Bulloz ; en ail. Boll.
La question d'étymologie n'est pas élucidée. Armoiries : coupé d'argent au taureau de gueules et de gueules. La première mention remonte au milieu du IXe s. et a trait à un différend entre le curé de Bulle et celui de Vuippens. L'abbé J. Gremaud croyait que la paroisse de Bulle existait déjà avant 1515. Pour Mgr. Besson, on ne sait rien des origines du christianisme en Gruyère jusqu'au milieu du IXe siècle. Dès le début du Xe siècle, il y eut des contestations entre les comtes d'Ogoz ou de Gruyère et les évêques de Lausanne. En 1195 ou 1196, une convention (le seul acte qui mentionne Bulle depuis l'an 900) entre le comte Rodolphe de Gruyère et l'évêque Roger de Lausanne cons-
Plan de la ville de Bulle et de son enceinte. Reconstitué d'après un ancien relevé de 1772. (La ligne en pointillé qui entoure la ville indique l'emplacement des anciens fossés.)
Kt. Zurich. — ASGA IV, p. 34 ; VI, p. 145. — ASA III, p. 684. — ASG VIII, p. 410. — Aehrenlese, Beilage zum Bûlach-Dielsdorfer Volksfr. dès 1920.[Hildebrandt.]
BULACH, von. Famille éteinte de chevaliers, ministériaux des barons de Tengen. Elle avait probablement pour résidence le donjon de la Musegg, à Bulach. — Konrad, chevalier, 1248-1255. — Voir UZ I-VI. — Nbl. fur Bulach 1862, p. 43. — Willi : Album Wettingense , p. 35, 168. — Mon. Germ. Necrol. I. [F. H.]
BÙLACH-REGENSBERG (CHEMIN DE FER).
Ligne comprenant les tronçons Œrlikon-Bulach et Oberglatt-Dielsdorf, soit une longueur totale de 19 860 m. Ouvertes le 1er mai 1865, ces lignes furent d'abord administrées et exploitées par les chemins de fer du Nord-Est, dont elles devinrent à partir du 1er janvier 1877 la propriété exclusive. [D. F.]
BULDET (BOLDET, POLDET). Ancienne famille de Brigels (Grisons), actuellement éteinte. Armoiries : d'azur au croissant renversé d'argent accompagné de trois étoiles d'or. — Domenicus (Menisch), landammann de Disentis 1580, juge de la Ligue Grise 1585- 1588. — Synopsis und Annallas VII. [P. A. Vincenz.]
BULGARIE. Le traité de San Stefano, 1878, et le Congrès de Berlin arrachèrent la Bulgarie au joug des Turcs. Ce pays neuf, érigé en royaume en 1908, n'a pas encore, malgré ses richesses naturelles, eut de nombreuses relations avec la Suisse. Un consulat suisse a été créé à Sofia en 1911 ; la Bulgarie, de son côté, a fondé un consulat à Genève en 1917, qui fut supprimé en 1921, et en 1918 une Légation à Berne, placée sous la dépendance de celle de Rome en 1921. La Bulgarie n'est liée par aucun traité avec la Suisse. Elle a cependant fait appel à notre pays au moment d'organiser sa vie nationale, à la suite duquel plusieurs Suisses se rendirent
tate que le comte cède à l'évêque les droits qu'il possède à Bulle pour réparer des torts qu'il a causés à l'évêque dans cette ville. Bulle n'était donc pas complètement sous la domination des comtes de Gruyère. Par le même acte, le comte jure de maintenir le marché de Bulle et de renoncer à celui de Gruyère. L'évêque de Lausanne maintint sa souveraineté sur Bulle jusqu'à la conquête du Pays de Vaud par Berne en 1536. Lors des guerres de Bourgogne, le comte Louis de Gruyère prit le parti des Suisses et conclut combourgeoisie avec Fribourg ; Bulle et Riaz l'imitèrent en 1476. En 1536, Berne somma Bulle de rejeter les propositions qui pourraient lui être faites par Fribourg. Mais les Bullois, conseillés par l'évêque de Lausanne, qui se préparait à quitter son diocèse, et désireux de rester catholiques, préférèrent la protection de Fribourg. Cette protection se changea en 1537 en souveraineté après l'accord de Fribourg et de Berne au sujet des territoires occupés ; Bulle devint un bailliage. L'évêque ne renonça à ses droits qu'en 1603 et 1614 et reçut désormais de l'État de Fribourg une rente en compensation de ses anciens droits sur Bulle et La Roche.
Sous le régime épiscopal, le territoire de Bulle appartenait en partie au domaine direct de l'évêque, une partie relevait de lui comme fief noble, une partie était donnée à cens. Comme souverain temporel, l'évêque exerçait ses droits de souveraineté par le châtelain et le mayor ; il donna en fief la salterie, les ventes et la garde des portes. La ville devait entretenir les fortifications et reçut en 1377 le droit de percevoir l'ohmgeld qu'elle dut consacrer à cet usage. La position topographique de Bulle et la politique des évêques firent de cette ville le centre économique de la contrée. Bulle fut ravagé par des incendies en 1447 et 1805. Chef-lieu d'un district