BULLET
BULLKT
qui porta son nom de 1798 à 1847, il est depuis 1848 chef-lieu du district de la Gruyère.
Bulle a un château qui servit de résidence aux baillis de 1537 à 1798, puis aux préfets. Il avait été construit primitivement sur une petite éminence, près de l'église paroissiale actuelle. Puis un autre château fut construit sur l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui. La tradition en attribue la construction à saint Boniface, évêque de Lausanne de 1230 à 1239. On ne possède aucun document sur la construction de cet édifice auquel l'État de Fribourg fit des réparations du XVIe au XVIIIe s. et qui est un bon spécimen d'architecture militaire du XIIIe s.
Au point de vue religieux, Bulle fut le chef-lieu du
en 1323. Village faisant partie de la seigneurie de Sainte- Croix, qui fut entièrement incendié le 1er juillet 1744. L'église, qui avait été tout d'abord filiale de Sainte- Croix, puis paroissiale en 1663, fut détruite en 1744, reconstruite et encore incendiée dans la soirée du 31 décembre 1886. Elle fut réédifiée l'année suivante. En 1798, les montagnards de Bullet restèrent attachés à l'ancien régime ; ils livrèrent même combat aux Français à Vugelles et à Vuittebœuf, sous le commandement d'un des leurs, le « grand Champod », ce qui leur valut l'occupation de leur village par les Français et le paiement d'une contribution de guerre. Registres de naissances dès 1728, de mariages et de décès dès 1821. — DHV. [M. R.]
Bulle. Photographie prise d'avion en juin 1919 à l'altitude de 500 m. par l'Ad Astra Aéro, Zurich.
décanat d'Ogoz qui comprenait toutes les paroisses du bassin de la Sarine, de Gessenay jusqu'à Treyvaux. Le premier patron de l'église paroissiale fut saint Eusèbe, remplacé ensuite par saint Pierre es liens. Bulle fait aujourd'hui partie du décanat de la Part-Dieu. Les capucins s'établirent à Bulle en 1665 dans l'hôpital qui possédait déjà une chapelle dédiée à la Vierge et ordinairement désignée sous le vocable de saint Théodule. Brûlée en 1447, elle fut reconstruite. Dom Mossu, de Charmey, chapelain-desservant depuis 1641, y plaça une statue de N.-D. de Compassion qui devint bientôt l'objet de fréquents pèlerinages. Les capucins agrandirent la chapelle qui fut consacrée en 1689 ; on y voit de nombreux ex-voto. Population en 1910 : 3239 hab. Registres de paroisse dès 1756.
Bulle est le lieu d'origine de l'abbé François Geinoz (1696-1752) qui fut membre de l'Académie française des Inscriptions, et du poète Nicolas Glasson (1817-1864) connu dans les lettres romandes. — Voir Gremaud, dans ASHF III. — Diesbach, dans FA 1899. — Cottier, dans AF II et III. — Dellion : Dictionnaire des paroisses I. — Kirsch, dans Pages d'histoire... Frib. 1918. — AF II, 238. [G. Castella.]
BULLET (C. Vaud, D. Grandson. V. DGS). Buleto
BULLET. Familles des cantons de Fribourg et de Vaud.
A. Canton de Fribourg. Famille bourgeoise d'Estavayer-le-Lac dès le début du XVIe s. et de Lully. Armoiries : de gueules au sautoir d'or accosté de quatre étoiles de... — 1. Jaques, gouverneur d'Estavayer 1512-1517, notaire 1523. — 2. François, châtelain d'Aumont, gouverneur 1641. — 3. François-Laurent-Hyacinthe, curé de Lully 1797, d'Estavayer 1809-1815, de Praroman 1816-1821 ; directeur du Séminaire 1821- 1825, du couvent de Saint-Dominique à Estavayer 1828-1836. f 1854. — 4. Léon-Henri-Antoine, 1842- 1913, notaire 1868, député au Grand Conseil 1871-1913, juge, puis vice-président du Tribunal de la Broyé 1873, juge suppléant au Tribunal cantonal, directeur du Crédit agricole et industriel de la Broyé 1886-1913. — Voir Dellion : Dictionnaire. — Tableau des notaires. — Généalogie de la famille Bullet (mns.). [H. V.]
B. Canton de Vaud. Bulet et Bullet. Famille originaire d'Yverdon où elle a donné au XVIe et au XVIIes. plusieurs notaires et commissaires rénovateurs de terriers. — Arraham, médecin, f avant 1593, est la souche d'une branche qui acquit en 1593 la bourgeoisie de Genève, puis celle de Saint-Saphorin sur Morges et a donné