‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 169 sur 425 · BUREN · texte numérisé non relu

BUREN

leure, conservant pour eux la ville et les terres de la rive droite de l'Aar dont ils firent un bailliage comprenant Bùren, Oberwil, Diessbach, Ruti, Arch, Leuzigen, Buetigen, Lengnau et Wengi. Les 70 baillis qui se succédèrent de 1399 à 1798 avaient le titre d'avoyer de la ville ; celle-ci élisait elle-même ses conseils et ses autorités. La ville acheta en 1369 du comte de Nidau le droit de péage. C'est près de Bùren que les troupes bernoises rencontrèrent les Français le 4 mars 1798. Le pont de l'Aar fut brûlé et les habitants durent passer l'ennemi sur leurs propres bateaux et le pillage fut leur récompense. Sous la République helvétique et l'Acte de Médiation, Bùren fut chef-lieu du district du même nom ; un préfet y réside depuis 1831 . Au spirituel, Bùren dépendait à l'origine d'Oberwil ; le droit de collation, fief neuchâtelois, était en mains des von Buttikon ; il fut vendu en 1408 à l'hôpital inférieur de Berne qui le conserva jusqu'en 1839. Une chapelle est mentionnée en 1185. L'église actuelle, en gothique primitif, était dédiée à sainte Catherine (ASA 1872, 1881). Les originaux des magnifiques vitraux sont au musée historique de Berne. Le château baillival date de 1620 à 1624. La porte de l'Ouest a été démolie en 1906 malgré toutes les protestations. Bùren fut inondée souvent dès le XIVe s. Population en 1920 : 2254 hab. Registres de naissances dès 1549, de mariages dès 1577, de décès dès 1728. — Voir von Mùlinen : Beitrâge V. — Jahn : Kanton Bern. — LL. — LLH. — Lohner : Kirchen. —

Le chàleau de Biiren entre 1620 eLIG'iO. D'après un dessin de Jos. Plepp.

H. Tùrler : Das aile Biel und seine Umgebung. — L. v. Tscharner : La Maison bourgeoise en Suisse V, avec plan__et vues. [P. de Steiger.]

BUREN. Deux communes du canton de Saint-Gall. Voir Niederbûren et OberbOren.

BUREN (C. Soleure, D. Dorneck- Thierstein. V. DGS). Com. politique et paroisse. En 1317 Burron. Le vge et la partie Sud de la seigneurie de Bùren, ainsi que le château de Weiherhaus, passa comme héritage des comtes de Ferrette aux ducs d'Autriche qui inféodèrent en 1419 le Weiherhaus au comte Hans von Thierstein et à Hermann Gessler. La partie Nord de la seigneurie échut à l'évêque de Bâle. Le comte de Thierstein hypothéqua sa part à Niklaus Meyer, de Bâle, dont les droits furent vendus par la veuve à Hans von Ramstein, propriétaire du château de Sternenfels. Ce fief et le village de Bùren firent retour en 1419 aux Thierstein, qui vendirent

Bùren en 1502, à Soleure. Les droits de l'Autriche étaient considérés comme éteints depuis la bataille de Dornach. En 1525, une partie du château de Weiherhaus s'écroula dans un étang. Restauré, il fut remis par Soleure à titre de fief, mais tomba peu à peu en ruines. L'église dépendait du chapitre de Leimen et avait la ville de Soleure pour collateur. Incendies en 1582 et 1605. Registres de paroisse dès 1700. — Voir LL. — F. Eggenschwyler : Die terril. Entwicklung des Kts.^Sol. — P. A. Schmid : Kirchensâtze . \L. S.]

BUREN, von. Familles nobles des cantons de Berne et d'Unterwald.

A. Canton de Berne. Vieille famille patricienne de Berne. Armoiries : de gueules à trois ruches d'abeilles d'argent (à la bordure du même depuis 1669) Originaire, comme le nom l'indique, de la petite ville de Buren (Seeland bernois). Dominique renouvela, en 1486, étant avoyer de Buren le droit de bourgeoisie que son grand-père Hans (n° 3) y avait possédé. La famille devint bourgeoise de Berne avec — 1. Rudolf, bienfaiteur du couvent des Frères prêcheurs, avant 1326. — 2.

Johann, fils du n° 1, membre du Conseil 1345, achète la même année la seigneurie de Môrisried. — 3. Johann, fils du n° 2, du Grand Conseil 1381, du Petit Conseil 1392, achète 1396

la moitié de la seigneurie de Gléresse et en 1399 la seigneurie de Signau ; seigneur de Balm, Bùrglen et Tschingel dans le Oberhasli. — 4. Petermann, fils du n° 3, du Grand Conseil 1411, du Petit Conseil 1414, bailli de Trachselwald 1438; f 1439. — 5.

Petermann, fils du n° 4, du Grand Conseil 1448, t 1458, est l'ancêtre des von Bùren actuels. Il acquit par son mariage la moitié de la seigneurie de Seftigen qui appartint à la famille jusqu'en 1798.

— 6. Ludwig, fils du n° 5, du Grand Conseil 1474, du Petit Conseil 1480 et 1497, châtelain de Wimmis 1490, avoyer de Thoune 1497, fut dépouillé de ses charges pour avoir pris part à l'expédition de Milan en 1500 ; de nouveau du Grand Conseil 1504, du Petit Conseil 1521. — 7. Peter, frère du n° 6, du Grand Conseil 1490, avoyer de Buren 1512; f 1530. — 8. Johann, 1567-1622, banneret. — 9. David, fils du du Grand Conseil 1635, grand saude 'l Romainmôtier 1640, du Petit de Lausanne 1650, banneret

n» 8, 1014-1659, tier 1637, bailli Conseil 1649, bailli 1658, fut fait baron héréditaire de l'Empire par l'empereur Léopold( 1669) et devint baron deVaumarcus par son mariage avec Marguerite de Bonstetten, en 1633. — ■ 10. Johann-Karl, 1636-1719, fils du n° 9, du Grand Conseil 1664, bailli de Nyon 1673, du Petit Conseil et banneret 1682, 1690, 1702 et 1715, baron de Vaumarcus, fondateur de la branche aînée encore existante. — 11. Albrecht, 1644-1685, fils du n° 9, capitaine en France 1675, du Grand Conseil 1680, gouverneur de Payerne 1684, fondateur de la branche cadette éteinte. — 12. Karl-Viktor, 1707-1773, du Grand Conseil 1745, bailli d'Aarberg 1754, avoyer d'Unterseen 1765. — ■ 13. Albrecht, 1719-1798, colonel au service de Sardaigne, du Grand Conseil 1755. — 14. Karl, fils du n° 12, 1731-

BÙREN (CHAPITRE DE)

BURG

1787, lieutenant-colonel en Hollande, du Grand Conseil 1775, bailli de Nidau 1782. — 15. Ludwig, 1735-1806, officier en France, major 1780, se distingua dans la guerre de Sept ans, dernier bailli bernois de Lausanne 1793. — 16. David, 1734-1802, fut en 1798 à la tête des troupes bernoises en Argovie ; du Grand Conseil 1764, bailli de Sumiswald 1770. — 17. Albert, 1791-1873, dernier baron de Vaumarcus. En 1831, il vendit ses droits seigneuriaux au prince de Neuchâtel. Bailli de Moutier-Grandval 1825, député au Corps législatif de Neuchâtel 1832-1838, 1845-1848. — 18. Rudolf-Otto, petit-fils du n° 15, 1822-1888, membre du Grand Conseil, conseiller national 1864-1884, colonel 1875, président de la ville de Berne 1864-1887, se rendit en septembre 1870, avec le Dr Rômer de Zurich et le secrétaire de la ville de Bâle.Bischof, dans Strasbourg assiégée, pour en faire sortir et amener en Suisse les femmes et les enfants. — Voir LL. — LLH. — v. Mûlinen : Beitràge VI. — AGS III. — S. CEttli : Oberst v. B. — AHS 1896. [P. de Steiger.]

B. Canton d'Unterwald. Famille de ministériaux et, plus tard, de landammann de Nidwald ; bourgeoise de Buren jusqu'au milieu du XVIe s. ; de Buochs depuis environ 1515, de Stans depuis 1538, d'Ennetmoos vers 1599, de Stansstad 1651. Le berceau de la famille est le petit château de Buren (paroisse de Stans) sur la rive droite de PAa, dont les puissants créneaux ont été démolis en 1919. Un Wernherus de Burron apparaît comme témoin dans un document de 1213 ; en 1240 Werner, ainsi que ses frères décédés Arnold et Hesso, sont mentionnés comme ministériaux du comte Ludwig von Frobourg, qui ratifie leurs donations au couvent d'Engelberg. Un Walther est mentionné au XIVe s. La filiation sans lacunes commence avec — 1. Johann (1370-1410) et — 2. Ulrich, probablement frère du précédent, landammann de Nidwald 1409 et 1410, habitant à Stans, mais ayant ses domaines à Buren. — 3. Ulrich II, peut-être fils ou petit-fils du n° 2, landammann 1478 et 1483. — 4. Walter (Welti), fils du n° 1, 1405-1450, joua un rôle dans les luttes du pays avec Engelberg ; il hérita du riche landammann Nikolaus von Rudli, de Sarnen, différents fiefs de la seigneurie de Ringgenberg dans le Gadmental. — 5. Hans III, 1480- 1526, dernier possesseur des fiefs du Gadmental. Les fils de celui-ci quittèrent la résidence primitive, où une maison en bois avait sans doute déjà remplacé comme habitation le donjon féodal. — 6. Hans IV, acquit en

1538 la bourgeoisie de Stans et fut l'ancêtre de la branche d'Ennetmoos. — 7. Konrad fut probablement celui de la branche de Buochs, qui donna deux landammann au pays : — 8. Sébastian, vice-landammann 1600, landammann 1611, et son fils — 9. Konrad, vice-landammann 1634-1635, landammann 1636. Le frère de ce dernier — 10. Sébastian, grand sautier 1638, fut bailli de Locarno. — Ces magistrats de la lignée de Buochs résidaient au Hofde cette localité. Dès le XVIe s., d'ailleurs, toutes les branches des von Buren étaient devenues des familles bourgeoises, qui ne cherchèrent jamais à restaurer leur noblesse en s 'alliant à la nouvelle aristocratie militaire. Parmi les membres plus récents de la famille, qui fut presque toujours représentée dans les autorités et dans le clergé, il faut mentionner : — 13. Remiji, intendant des bâtiments et de l'arsenal 1802- 1844, qui joua un certain rôle politique (voir JSG XXVIII) et — 14. P. Eugen, * 1773 à Stans, conventuel de l'abbaye d'Engelberg 1792, abbé 1822-21 janvier 1851, qui s'occupa activement de questions scientifiques et artistiques. — Voir Durrer : Kunstdenkmâler von Unterwalden. — Gfr. (Index). — Album Engelbergense. [R. Durrer.]

BUREN (CHAPITRE DE). Il fut formé après la Réforme des paroisses du décanat de Buren (diocèse de Constance) et en conserva à peu près les limites. Il fut augmenté de Lengnau, détaché du diocèse de Lausanne en 1530, de Pieterlen, détaché en 1831 de celui de Bienne, et en 1838 de la paroisse réformée de la ville de Soleure créée en 1835. Il perdit celle de Balm supprimée en 1560 et dépendant aujourd'hui de Messen, celle d'Oberlyss tombée en 1528, celle de Dotzigen réunie en

1539 à Diesbach. Finalement, le chapitre comprit le

district du même nom, plus les paroisses du district d'Aarberg situées à droite de l'ancienne Aar, Kirchlindach et Wohlen du district de Berne, /Etingen, Lusslingen et Messen du Bucheggberg soleurois, et la paroisse réformée de Soleure. La loi ecclésiastique de 1874 reconnaît l'existence juridique du chapitre. — Voir BBG 16. [E. B.]

BUREN ZUM HOF (C. Berne, D. Fraubrunnen. V. DGS). Vge et Com. En 1249, Burron ; 1267, Burrin ; 1275, Burron. Les seigneurs de Schupfen et l'abbaye de Fraubrunnen y possédaient des biens au XIIIe s. Au spirituel, il dépendait de Limpach. Les Français le pillèrent en mars 1798. — Voir LL. — Jahn : Chronik des Kts. Bern. — von Mulinen : Beitràge V. [K.-R. et L. S.] BUREVELT. Voir Bûfelden.

BURG (C. Argovie, D. Kulm. V. DGS). Com. politique. Armoiries : d'argent à la tour de sable senestrée d'un sapin au naturel. Burg a son origine dans le groupe de métairies qui appartenaient à la branche aînée des seigneurs de Rinach et dépendaient de leur château ; le village est devenu commune autonome en 1751 en se séparant de la grande commune de Reinach. L'école actuelle a été bâtie à l'endroit des ruines, abattues en 1872, du château inférieur des Rinach, qui remontait au XIIe s. et qui fut pris d'assaut et détruit par les Confédérés en 1386 pendant la guerre de Sempach. Une moitié du domaine, avec droits de basse justice sur trois terres voisines, passa en 1398 à Adolf von Firmont, chevalier de l'Ordre teutonique, l'autre moitié à la famille Schultheiss, de Lenzbourg, apparentée aux Rinach. Ecclésiastiquement, Burg dépendait de la euro lucernoise de Pfàffikon, depuis 1498 de l'église de Gontenschwil, succursale de la première, depuis 1528 de l'église de Rinach fondée par Berne ; depuis le 26 mars 1888, Burg rentre dans le groupe paroissial de Menziken. Registres de paroisse dès 1815. — Voir Merz : Die Ritter von Rinach, dans Arg. XX, XXI. — Merz : Burganlagen. — Merz : Gemeindewappen. — Nûscheler, dans Arg. XXVI. [O. M.]

BURG. Nom allemand de La Bourg. Voir ce nom. BURG (en français Chatel) (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS). Vge et Com. politique. 1318 Castrum, Castel ; 1339 Chastel. Armoiries : d'azur à un château d'argent. Variante : d'argent à un château au naturel sur une terrasse de sinople. Burg était habité à l'époque romaine ; on a découvert à la Combette les restes d'une villa, et au Sud et à l'Ouest du village, des murs, tuiles, vases et monnaies ; durant l'hiver 1920-1921, la construction de la nouvelle route Morat-Burg-Salvagny mit à jour à 1 m. 20 de profondeur six fers à cheval et des pièces de chars, remontant probablement à la bataille de Morat. Burg dépendit de tout temps de la paroisse de Morat. Les langues y étaient mêlées au XVIe s. encore ; dès le XVIIe s., l'allemand prima et le français disparut au XVIIIe s. Burg paraît avoir une école propre dès 1680 ; un bâtiment scolaire fut édifié en 1684 en commun avec Altavilla et Lurtigen. Le château de Burg fut construit en 1673 par le capitaine Favrot et appartint dans la suite aux Manuel de Berne, aux Mandroz, à la ville de Morat, aux Meyer, de Diesbach et Herren et fut acheté en 1892 par les 22 communes protestantes du district du Lac et sert d'orphelinat depuis le printemps 1893. Le gouvernement de Fribourg percevait le péage à Burg, les Imhof, de Berne, les Lingelinzehnten, les de Diesbach, de Rougemont et les Herrenschwand la dîme sur les céréales, le tabac et la vigne (rachetées le 7 oct. 1835). Sur le plateau de Burg- Salvagny, le 22 juin 1476, les Confédérés commencèrent la bataille de Morat par l'attaque de la Haie verte, qui, selon Wattelet, s'étendait du château d'Oberburg vers le Sud. Le premier chroniqueur fribourgeois indigène, Nicod de Chastel, Dom Nicod de Muret, 1423-1465,

BURG

BURGENER

recteur de l'église de la Vierge à Fribourg, devait être originaire de Burg. Population : 1558 : Ober Burg, 5 feux, Nieder Burg 12, ensemble environ 95 habitants ; 1888, 230 ; 1910, 225. — Voir Engelhard : Darstellung des Bezirks Murten. — H. Wattelet : Die Schlacht bel Murten, dans FG I, 11. — H. Merz : Die Landschulen des alten Murtenbiets, dans Murtenbieter 1922. — A. Biichi : Die Chroniken und Chronisten von Freiburg im Uechtland. [C. M.]

BURG, BURGHÙGEL (G. Glaris). Colline au Nord- Est de Glaris sur laquelle existe une chapelle, dédiée à saint Michel, et mentionnée pour la première fois en 1288. Suivant la tradition, les martyrs Félix et Régule y auraient habité avant de continuer leur chemin zur Zurich. Jusqu'au XVIe s., il y eut aussi un béguinage.

— Voir UG I, 84. — Spâlti : Gesch. Glaris 4, 56. [Nz.] BURG, von. Famille bourgeoise éteinte de la ville

de Soleure Un Rudolf est mentionné en 1295. Plusieurs membres de cette famille, de Bettlach, Selzach et Biberist, paraissent auxXVeetXVIes. dans les registres de la bourgeoisie de Soleure comme bourgeois externes de cette ville. Quelques-uns d'entre eux, en venant s'y établir, devinrent bourgeois internes, ainsi Gratzmann, de Bettlach, 1563, mais leur descendance était éteinte avant 1681. Armoiries : d'argent au château d'azur posé sur trois coupeaux du même. — Uli, de Bettlach, bourgeois externe, grand conseiller 1478, Jungrat 1501. Une famille von Burg, encore existante et très répandue dans la ville et la partie supérieure du canton de Soleure, tire son nom des terres situées sous la « Burg », à Bettlach. — Une famille zuricoise de même nom est mentionnée au XVe s. ; elle est sans rapports avec les précédentes. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch. — Sol. Wochenblatt 1827. [v. V.]

r BURG (AUF) (C. Schaffhouse, D. Stein. V.DGS). Église et ancien castel romain, dont les fondements du mur d'enceinte ont été reconstruits. En 799 un Wurmheri fait don de Burg au couvent de Saint-Gall ; le 1er octobre 1005, le roi Henri II fait don de Burch au couvent nouvellement fondé de Saint-Georges à Stein ; Burg apparaît dès lors comme un fief des barons de Hohenklingen. En 1468 il est attribué à Einsiedeln par le duc Sigismond d'Autriche et l'église incorporée à cette abbaye. Bien que l'église ait passé à la religion réformée en 1524, l'abbaye d'Einsiedeln a continué jusqu'en 1836 d'y exercer les droits de patronage et de collation, qui passèrent ensuite au canton de Schaffhouse. Depuis 1919 la paroisse de Burg est séparée de l'État. L'église, dont le chœur a des fresques du XIIIe s., était dédiée à saint Georges ; elle avait son sceau à elle. — Voir UStG 147.

— US n° 2. — ASA 1876, p. 672, 655, 726. — SVB 17.

— ASA 1884, p. 356 ; 1886, p. 262. — TB 31. — Meyer : Die Burgen und aller en Schlôsser am Untersee. — Bàchtold : Die Geschichte des Kirchengutes im Kl. Schaffhausen. — Werner : Die fînanziellen Verhàltnisse der Pfarrei Burg. [Rippmann.]

BURGACKER. Voir Aarhof.

BURG/ESCHI (C. Soleure, D. Bucheggberg-Kriegstetten. V. DGS). Hameau près duquel se trouvaient le château des von Stein. Voir art. iEscm. [L. S.]

BURGAU (G. Saint-Gall, D. Unter Toggenburg, Gom. Flawil. W.DGS). Petit village. En 964, Purchouva ; en 1363, Burgow. Le droit de juridiction appartenait aux Gielen de Glattbourg, qui le vendirent en 1486 à l'abbaye de Saint-Gall ; cette dernière l'incorpora au bailliage de Schwarzenbach. Le château, sur la Glatt, bâti peut-être en 1079 par l'abbé Ulrich III contre les gens libres du Toggenbourg, plus tard en possession des Gielen, fut pris en 1403 par les Appenzellois qui l'occupèrent assez longtemps. Il existait en 1469 et fut détruit depuis. En 1560 eut lieu avec le consentement de l'abbé Diethelm, le partage des terres communes entre les paysans, et en 1661 un accord avec l'abbé Gallus concernant les corvées. Burgau fut rattaché en 1803 à la commune de Flawil. — Voir St. Galler Nbl. 1907, p. 79.

— Gmiir : Rechtsquellen II, p. 69-106. [Bt.] BURGAUER. Ancienne famille bourgeoise de la

ville de Schaffhouse. Armoiries : d'azur à une tour d'argent couverte de gueules sur trois monts de sinople.

— Benedict, de Saint-Gall, * 1er août 1494, prêtre,

recteur ecclésiastique de Marbach 1515, curé de Saint- Laurent à Saint-Gall 1519, prit part en 1523 avec Vadian à la seconde dispute de Zurich où il se rattacha à la Réforme. Il se lia d'amitié avec Zwingli sans adopter complètement sa conception de la sainte Cène, fut déposé de ses fonctions en 1527, accompagna Zwingli à la dispute de Berne 1528, fut appelé la même année à Schaffhouse comme prédicateur, mais fut déposé en 1536 pour avoir préféré la théorie luthérienne de la sainte Cène. Pasteur à Saint-Margreten dans le Rheintal saint-gallois, à Tuttlingen 1537, à Lindau dès 1541, à Isny 1545, où il mourut le 10 janvier 1576. — Voir G.-L. Hartmann : Beitràge zur Lebens geschichte aller Geistlichen, die Biirger der Stadt St. Gallen waren (mns. à la bibliothèque de la ville de Saint-Gall). — [Bt.] —

2. Benedikt II, fils du n° 1, * 24 février 1533, magister artium 1554, Dr med. 1556, bourgeois de Schaffhouse 1558, médecin de la ville 1561, juge matrimonial 1586, longtemps membre du Conseil scolaire ; f 10 déc. 1589. — 3. Johannes I, fils du n° 2, 7 janvier 1574- 30 novembre 1611, médecin de la ville 1607. — 4. Johannes II, fils du n° 3, * 21 septembre 1600, médecin de la ville 1627, rendit de grands services pendant la peste en 1629, t lui-même de la peste 28 mai 1635. — 5. Hans-Ludwig, * 20 avril 1628, trésorier de la ville 1657, juge 1658, membre du Grand Conseil 1661, intendant de l'hôpital 1667, prévôt de corporation 1671, juge matrimonial 1673, bailli de Schleitheim 1677, f 15 février 1680. — 6. Hans-Martin, fils du n° 5, * 13 janvier 1653, membre du Grand Conseil 1682, trésorier de la ville 1686, juge baillival 1704, prévôt de corporation 1708, bailli de Buchberg et Rùdlingen 1710, député en Italie, f 12 février 1714. — 7. Johann-Ludwig. 17 janvier 1747-14 juin 1801, médecin de la ville 1779. — 8. Johann-Georg, * 5 décembre 1763 membre du Conseil 1791, prévôt de corporation 1799 f 4 avril 1832. — Il y eut à Schaffhouse une autre fa mille Burgauer, encore plus ancienne, dont deux mem bres, Hans et Otmar, furent anoblis en 1443 par l'empereur Frédéric III. — Voir LL. — Imthurn-Harder : Chronik der Stadt Schaffhausen. — Rueger : Chronik. — Reg. généalog. de la ville de Schaffhouse. [W.-K.]

BURGDORF. Nom allemand de Berthoud. Voir ce nom.

BURGENER. Familles des cantons du Valais et de Berne.

A.Canton du Valais. Famille valaisanne qui, suivant Furrer, viendrait de Borgo dans le val d'Anzasca, où un notaire Burginus apparaît en 1291.

Selon d'autres historiens, elle serait originaire de Burgen sur Tôrbel. Elle est mentionnée à Tôrbel au XIVe s., à Saas au XVe s., d'où elle descendit au siècle suivant à Grâchen, Viège, Sierre, Anniviers et Glis. Elle a fourni nombre d'ecclésiastiques et de fonctionnaires. Armoiries : d'azur au soleil rayonnant d'or, accompagné en chef de deux étoiles à six rais du même.

— ] 1. Jean-Pierre, de Saas, curé de Vissoie 1534, chanoine de Sion 1559. — 2. Pierre, de Grund, jésuite, 1758 professeur au collège de Brigue. —

3. P. Laurent, de Balen, 1810-1880, capucin, connu par ses ouvrages d'histoire, notamment par l'Helvetia sancta, 3 vol. — Branche de Sierre : — Jean, Pierre et Antoine, députés à la Diète du Valais de 1517 à 1540. — Branche de Viège : de Rivaz la classe dans la noblesse du pays ; elle remonte à — 4. Jean, 1600-1667, notaire et châtelain de Vionnaz et du Bouveret. Il acquit le droit de bourgeoisie à Viège en 1643. — 5. Jean- Barthelémy, 1605-1671, gouverneur de Saint-Maurice 1657, colonel au-dessous de la Morge 1668. — 6. Jean- Jodoc, 1657-1721, gouverneur de Saint-Maurice 1683 major au régiment de Courten en France 1690 ; colonel du Haut- Valais 1693, grand baillif 1707-1721, délégué du Valais au renouvellement de l'alliance avec la France

BUKGER

BURG1

Jean-Jodoc Burgener.

D'après un tableau à l'huile

(auteur et date inconnus).

1715. — 7. François-Joseph, fils du n° 6, 1697-1767, grand châtelain de Viège 1718, gouverneur de Monthey 1726-1727, colonel du Haut-Valais 1731, grand baillif 1742-1761. — 8. Jean-François-Antoine, fils du n° 7,

1750-1802, grand banneret deViège 1774, grand châtelain 1783, gouverneur de Monthey 1782. — 9. Joseph-Théodule, fils du n° 8, 1782-1852, grand châtelain de Viège 1818, député à la Diète et conseiller d'État 1837, président de ce corps 1840.

Chevalier des SS. Maurice et Lazare 1835. — 10.

Adolphe, fils du n° 9, 1811-1894, député, président et préfet de Viège 1847-1892. — 11. Jodoc, fils du n° 10, 1842-1903, juge cantonal, préfet de district, député. — 12.

Adolphe, fils du n° 10, 1844-1901, avocat, bourgmestre de Viège et député.

— 13. Emmanuel, fils du n°10, 1845-1908, médecin,

président de Viège et député. — 14. Joseph, fils du n°12, * 1872, avocat, membre du Conseil d'État depuis 1905, qu'il présida à plusieurs reprises, chef des départements militaire et de l'instruction publique, lieutenant-colonel. — Voir LL. — Gremaud II. — de Rivaz : Nobiliaire

Valaisan. — de Rivaz :

Topographie VIII. — Abschied: Val. I.— Bl^GI.

— Furrer : Statistik II. — Ritz : États du clergé. — Généalogie de famille. [Ta.]

B. Canton de Berne.

Famille de Zweisimmen.

— 1. Christian, 1770- 1836, notaire et greffier à Zweisimmen, auteur d'une chronique manuscrite. — 2. Christian, 1801-1841, fils du n<> 1, notaire à Zweisimmen, greffier à Interlaken, fit de la peinture et des lettres, rédigea avec son père la Kleine und Grosse Chronik, conservée en copies, tableau saisissant de la fin des bailliages. Le

fils dessina les châteaux de Spiez, Stràttligen, Thoune et Uttigen pour Die Schweiz in ihren Ritterburgen, publié par G. Schwab. — Voir H. Imobersteg : Das Simmenthal. — D. Gempeler-Schletti : Heimatkunde des Simmenthals. — von Mulinen : Beitrâge I. [J.]

BURGER. Nom de famille des cantons d'Argovie, de Berne, de Glaris et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. Famille venue du Bôtzberg et établie à Burg (Argovie) vers le milieu du XVIe s. Armoiries : d'azur à une tour d'argent ouverte de sable sur trois monts de sinople. Ses descendants, extrêmement nombreux, se trouvent répandus aujourd'hui à Berne, Lucerne, Zurich, Bâle, Teufen, ainsi qu'en Allemagne et aux États-Unis. Plusieurs ont exercé des métiers d'art, ainsi — Johannes, un des graveurs les plus remarquables du XIXe s., * 31 mai 1829, étudia à Munich, Dresde, Florence et Rome, fixé à Munich dès 1859. Il perfectionna entre autres la technique de la gravure en couleurs et créa par ce procédé des œuvres magistrales, entre autres d'après les originaux de Raphaël, Titien, Angelika Kauffmann, etc. t 2 mai 1912. — Voir sur lui et les autres artistes du même nom SKL I et IV. — Merz : Der Burgeren ze Burg Stamm- und Wappenbuch. — Joh. Burger : Lebenserinnerungen. [O. M.j

B.Canton de Berne. Famille deLaufon dès le XVIe s.,

François-Joseph Burgener.

D'après urf tableau À l'huile.

fixée aussi à Rôschenz et Zwingen depuis l'occupation française. Elle a donné deux facteurs d'orgues : Johann, 1791-1851, et Fridolin, 1793-1859. — Otto, de Rôschenz, * 1864, député au Grand Conseil 1910, au Conseil national 1922. [W. Herzog.]

C. Canton de Glaris. Famille glaronnaise catholique, éteinte, originaire de Saint-Johann dans le Toggenbourg, établie à Schànnis, puis à Nàfels avec Wolfgang, * 1675. — 1. Johann-Maximus, fils du prénommé * à Schànnis 21 octobre 1718, devint capitaine de la garde, bailli ecclésiastique, conseiller, banneret du pays 1778, f 1er août 1780, bourgeois de Nâfels. — 2. Kaspar- Joseph- Anton- Andréas, fils du n° 1, 1er décembre 1747-27 septembre 1839, fut sous-banneret 1771 et 1774, trésorier sous la République Helvétique, principal adversaire de la nouvelle constitution et chef des gens de Nâfels dans les troubles de 1836-1837. — 3. Karl- Franz-Wolfgang, * 15 février 1756, bailli du Gaster 1786-1789, porte-bannière, conseiller, landammann 1816-1818 et 1821-1823. — La famille s'éteignit en 1873 dans le canton de Glaris. — Voir AS VIII, p. 111, 121, 129. — ASHR IV, 895. [J.-J. Kubly-MOller et Nabholz.]

D. Canton d'Uri. Famille éteinte d'Uri. — Walter, Rudolf et Konrad étaient le 28 mars 1290 parmi les fondateurs de la paroisse de Spiringen. — Welte II tomba 1422 à Arbedo. — Ulrich fut grand sautier 1450. — Voir les obituaires de Spiringen et Schattdorf. — Gfr. 3, p. 232 ; 43. — Hist. Nbl. von Uri 1909, 1914. — Wymann : Schlachtjahrzeit von Uri. [Jos.M., A.]

BURGER, Heinrich-Jakob, Lithographe, * 5 janvier 1849 à Heilbronn, t 19 décembre 1917 à Zurich, fut directeur artistique de l'institut polygraphique 1896- 1905,privat-docent d'arts graphiques à l'École polytechnique fédérale 1894, inventeur du papier granulé autographique. — Voir ZWChr. 1918. — SKL. [W. U.]

BURGERWALD (C. Fribourg, D. Sarine et Singine. V. DGS). Vaste forêt située sur les territoires des communes de Saint-Sylvestre, Bonnefontaine, Oberried, Zénauvaz et Montévraz. Elle fut vraisemblablement donnée à la ville de Fribourg par la Handfeste de 1248. Lors du partage des biens entre la ville et l'État de Fribourg prévu par l'Acte de Dotation du 8 octobre 1803, la forêt échut à la commune de Fribourg qui la vendit en 1869 à la Soc. générale des Eaux et Forêts. En 1883, l'État de Fribourg s'en rendit acquéreur. En 1840, l'exploitation d'une carrière de gypse dans le Burgerwald fit découvrir une source de gaz inflammable. — Voir Dellion : Dictionnaire IX, 192. — Kuenlin : Dictionnaire. — Bull. off. du Grand Conseil de Fribourg 1881, 1883. — Étr. frib. 1876. — Arch. d'État Fribourg. [G. CORPATAUX.]

BURGGRAF. Famille éteinte, bourgeoise de Elgg (Zurich). Armoiries : de gueules à un chevron d'argent accompagné de trois anneaux du même. C'était probablement une branche illégitime des seigneurs de Landenberg-Greifensee. — 1. Hermann, bailli et juge à Elgg 1380. — 2. Hans, patron de l'église de Uster, t 1383 (?). — Voir AHS 1899. — K. Hauser : Gesch. der Gem. Elgg. — Archives communales de Elgg. — Obituaire d'Elgg. [F. H.]

BURGHŒLZLI (C, D. et Corn. Zurich. V. DGS). Colline boisée, située à la limite orientale de la ville de Zurich ; elle était, selon une vieille tradition, l'emplacement d'un château dit de « Biberlin ». On y a trouvé en 1832 quatre tombeaux de la période de Hallstatt, découverte qui provoqua la fondation de la Société des Antiquaires de Zurich. C'est au Burghôlzli que s'élève depuis 1870 la maison de santé de même nom. — Voir MA GZ I, 1. — Vôgelin : Das alte Zurich II, 474. [D. F.]

BÙRGI. Familles des cantons de Berne, Fribourg, Lucerne, Saint-Gall, Schwyz, Soleure et Unterwald, dont le nom forme en quelque sorte un diminutif de Burg-hart.

A. Canton de Berne. Ancienne famille d'Aarberg et de Lyss, bourgeoise de Berne en 1898. Armoiries : de gueules à un croissant d'or accompagné de trois étoiles d'argent sur trois monts de sinople. — 1. Friedrich, 1838-1909, architecte et entrepreneur, construisit beaucoup de routes et de chemins de fer dans le canton de Berne, conseiller communal à Berne et membre du

lillIUil

BURGISTELN

Grand Conseil 1878-1890, du Conseil national 1896- 1908. — 2. Emil, lils du n° 1, * 1872, médecin, professeur à l'Université de Berne, directeur de l'Institut médico-chimique et pharmaceutique à l'hôpital de l'Isle, auteur de poésies et de nombreuses publications scientifiques. — Voir DSC. [K.-R.]

B. Canton de Fribourg. Burgi, Burgy. Familles du canton de Fribourg, bourgeoises de Cordast, Givisiez, Grand Guschelmuth, Guin, Monterschu et Noréaz ; deux Hans Burgi furent reçus dans la bourgeoisie de Fribourg en 1493. [R^emy.]

G. Canton de Lucerne. Familles de Munster, Entlebuch et du Seetal, bourgeoises de Lucerne dès 1386, puis en 1530, 1565, etc. — 1. Matthaeus, du Grand Conseil 1423, bailli à Ruswil 1439. — 2. Hans-Albrecht, fut reçu dans l'ordre des frères mineurs pour services rendus en diverses batailles aux chevaliers de Saint-Jean. — Cysat : Collectanea, 111. — 3. Onuphrius, médecin, étudia à Rome 1603-1610, médecin de la ville, du Grand Conseil 1633, bailli de Kriens 1635, t 27 août 1660. — [P.-x. w.] — 4. Moritz, jésuite, de Lucerne, professeur au gymnase et lycée des jésuites à Lucerne, président de diverses congrégations, prit part comme aumônier à la bataille de Villmergen 1656, f à Lucerne 3 mars 1660. — Voir Fleischlin : Lateinische Kongregationen, p. 21. — Gfr. 19, 243. — 5. Onuphrius, jésuite, frère du n° 4, * 1614, fit ses études au collège de suites d'Innsbruck, entra en 1638 à la mission du Japon, se rendit de là au Tonkin où il devint supérieur de la mission 1648 ; chassé du pays en 1663, il mourut à Jacatara le 18 janvier 1664, sur le point d'être nommé provincial du Japon. — Huonder : Deutsche Jesuitenmissionâre des 17. und 18. Jahrh. [J. T.J

D. Canton de Saint-Gall. — Jost, de Lichtensteig, mathématicien et constructeur d'instruments astronomiques, * 28 février 1552, horloger de la cour à Cassel 1579, entra au service de l'empereur Rodolphe II en 1604, habita longtemps Prague, connut Kepler, revint à Cassel en 1631 et y mourut le 31 janvier 1632. Il inventa le cercle proportionnel et les logarithmes en même temps que John Napier. Sa statue, par Kissling, fut érigée à Lichtenstein 1906. — Voir Wolf : Biographien zur Kulturgesch. der Schweiz, p. 57. — ADB. — A. von Drach : Jost Burgi, dans Jahrbuch der kunsthistorischen Sammlungen 15. — SKL I, IV. [Bt.]

E. Canton de Schwyz. Familles d'Arth et des Hôfe, mentionnées la première fois à Einsiedeln en 1447. — Werni et Jost tombèrent à Marignan 1515. — ■ 22 personnes du nom périrent dans l'éboulement de Goldau le 2 septembre 1806. — Martin, bâtit en 1816 le premier hôtel de Rigi-Kulm. — Voir Ringholz : Gesch. des Stiftes Einsiedeln. — Gfr. — MHVS. — Dettling : Schwyzer Chronik. [R-r.]

F. Canton de Soleure. Famille bourgeoise éteinte de Soleure. Armoiries : d'azur au chef d'or à une ancre d'argent et de sable brochant tenue par deux mains habillées de gueules aux revers d 'argent issant de deux nuages du même. — 1. Uli, du Grand Conseil 1504, Jungrat 1510. — 2. Aegid, prêtre 1560, curé à Zuchwil 1561, Selzach 1562, chapelain à Soleure 1565, curé de Hâgendorf et Beinwil 1567, Flumental 1575, chanoine de Schônenwerd 1579, chantre, t 1586. — La famille s'éteignit avant 1681. — Voir Haffner : Geschlechterbuch. — Bestallungsbuch. — P. Alex. Schmid: Kirchensàtze. [v.V.]

G. Canton d'Unter-wald. Famille de l'Obwald, paroissienne de Lungern et Giswil, mentionnée dès 1443. • — Heini tomba à Marignan 1515. — Joachim, de Giswil, membre du Conseil 1563 (?). — Voir Manuels du Conseil et de justice d'Obwald. — Obituaire de Sarnen. ■ — Kuchler : Genealogische Notizen. — Durrer : Einheit Unterwaldens. [Al. T.]

H. Canton de Zurich. BûRGl. Famille de Wâdenswil, mentionnée dès 1550. — 1. David, d'Adetswil-Bâretswil, * 1801, juge de district, puis conseiller d'État radical en 1832. Il fut un adversaire de la nomination du Dr Strauss, et proposa au Grand Conseil, le 18 mars 1839, la suppression de l'Université de Zurich. Il se retira du Conseil d'État la même année. — 2. Johann-Heinrich, 1827-1895, fils du n° 1, ingénieur à Saint-Gall 1851, jusqu'en 1885 ingénieur en chef, puis

membre du Conseil d'administration de l'Union des chemins de fer suisses. — SB 1895, p. 86. — St. Gai- 1er Nbl. 1896, p. 29. [H. Brunner.]

BÙRGIN. Famille de Bâle-Campagne mentionnée déjà.en 1388 à Bubendorf et au XVIe s. à Rothenfluh.

BURGIN. Vieille famille autochtone de la Com. de Buchthalen (Schaffhouse), bourgeoise de la ville de Schaffhouse. — Bernhard, de Wilden, * 18 janvier 1545, devient bourgeois de la ville en 1595. — 1. Joua nn-Jakob I, * 7 octobre 1757, chirurgien, membre du Conseil 1782, juge baillival 1786, curateur de la bibliothèque 1788, prévôt de corporation 1799, conseiller communal 1800, juge au tribunal de la ville 1803, membre du Grand Conseil 1814, médecin de l'hôpital 1815, f 1er a°ût 1826. — 2. Gustav, * 18 novembre 1821, pasteur à Bùsingen (Bade), à Hemmental 1864- 1898, longtemps inspecteur des écoles pour le district de Schaffhouse, f 14 février 1906. — Voir Reg. généal. de la ville de Schaffhouse. — LL. — TRG1907. [W.-K.]

BURGISSER. Familles de Lucerne et Hochdorf. —

1. Andréas, en religion Leodegar, abbé de Saint-Gall, * 1er avril 1640 à Lucerne, étudia|à Saint-Gall 1653, profès 1657, doyen 1683,

succéda le 10 janvier 1696 à l'abbé Côlestin I Sfondrati élevé au cardinalat.

Son administration fut presque entièrement remplie par la « guerre des croix » de 1697 et les troubles du Toggenbourg qui conduisirent à la guerre de Villmergen de 1712. Quand Wil eut capitulé le 28 mai 1712 et que Zurich et Berne envahirent ses États, il s'enfuit avec les conventuels à Neu-Ravensburg. Il rejeta la paix favorable de Rorschach du 22 mars 1714.

Sa mort, survenue le 28 novembre 1717, permit la reprise des négociations interrompues depuis 1716. La paix de Baden, 15 juin 1718, rendit à l'abbaye ses droits sur l'Alte Landschaft et le Toggenbourg. — Voir von Arx : Gesch. des Kantons St. Gallen III, p. 370-496. — Schiess : Gesch. der Stadt St. Gallen, p. 134. — Nàf : Chronik, p. 251, 532, 900 (dates inexactes). — Archives du chapitre. — [J. M.] —

2. Leodegar, de Hochdorf, 1695-31 août 1765, provincial de la province franciscaine de Strasbourg 30 août 1744-1747, définiteur perpétuel 1750, père gardien à Lucerne 1752, professeur de philosophie et de théologie ; controversiste connu. — Voir LL. — LLH. — v. Mulinen : Helvetia sacra II, 31. [J. T.]

BURGISTEIN (G. Berne, D. Seftigen. V. DGS). Vge de la paroisse de Thurnen, ancienne seigneurie, fondée par Jordan de Thoune, ministérial des Kibourg, qui acquit par échange avec le couvent d'Interlaken, en 1260, des possessions dans la haute vallée de la Gurbe (FRB, p. 517). Il bâtit le château de Burgistein dont il prit le nom. A l'extinction de sa famille, fin du XIVe s., la seigneurie passa dans son ensemble en indivis à plusieurs seigneurs qui l'administrèrent à tour, entre autres : les de Muhleren et les de Graffenried. Magdalena de Muhleren apporta en 1484 toute la seigneurie à son époux Jakob de Wattenwyl, avoyer de Berne 1512. Son fils Reinhard y ajouta la moitié de la seigneurie de Seftigen et les deux tiers de celle de Gurzelen ; le domaine ainsi augmenté resta dans la famille des de Wattenwyl, passa en 1714 par Juliana à son époux Emmanuel de Graffenried, dont la famille la détint jusqu'à la chute de l'ancien régime. Burgistein n'était pas un fief mais un bien propre auquel était rattachée la basse juridiction ; la haute juridiction appartenait à Berne selon l'accord de 1542. Le château, siège de la famille du nom, fut brûlé par les Bernois le 13 mai 1340, sous Jordan III, pour le punir de ses actes d'hostilité durant la guerre de Laupen. Jordan aurait été

Leodegar Bùrgisser.

D'après une gravure sur cuivre. .

BURGISTEIN

BURGKNECHT

alors tué par une flèche de l'archer bernois Ryfli. Rebâti, le château changea de possesseur avec la seigneurie, mais appartient encore aujourd'hui aux von Graffenried ; il a conservé son aspect du XVIe s. — Voir FRB. — - L.-S. von Tscharner : Herren von Burgistein. — E. von Rodt : Bernische Burgen. ■ — G. Burgener : Burgistein, dans Die Schweiz in ihren Bitterburgen. — von Mulinen : Beitrdge (Mittelland). — LL. — MGS III. — Archives du château de Burgistein. — Archives d'État Berne. — A. v. Fischer und Eden : Bern. Schlôsser. — H. Tiïrler : Das Bùrgerhaus in der Schweiz XI. [Victor de Graffenried.]

BURGISTEIN. Famille éteinte de chevaliers. Armoiries : taillé d'argent au cerf issant de gueules, et de sable. Les Burgistein étaient ministériaux des Kibourg au XIIIe s. déjà. Originaires des environs de Thoune, plusieurs membres de la famille suivirent leurs seigneurs vers Soleure et Berthoud. D'abord ennemis de Berne, ils en devinrent plus tard combourgeois. — 1. Jordan I de Thoune, cité de 1236 à 1271, acquit par échange avec le couvent d'Interlaken le territoire de la future seigneurie de Burgistein. — 2. Jordan III, acheta des biens à Uetendorf 1312, fut au service du duc Léopold d'Autriche et ennemi de Berne dans la guerre de Laupen, f avant 1344. — 3. Konrad I, connu de 1302 à 1349, frère du n° 2, partagea ses terres en 1344 avec son neveu et eut pour sa part Thierachern, Wahlen, Wattenwil, Strâttlingen, Schoren, Buchholz, Allmendingen et Scherzlingen. Arbitre en 1345 entre Peter vom Thurn et Berne ; obtint d'Albert d'Autriche la garde d'Unspunnen, Balm, Unterseen et Oberhofen. —

4. Jordan IV, fils du n° 2, avoué de Sachseln 1319, écuyer 1341. Il obtint avec son frère Konrad II et son beau-frère Petermann von Wichtrach, dans le partage de 1344, Riggisberg, Reutigen, Zwieselberg et des biens à Thoune ; dans un second partage avec Konrad II, en 1345, Seftigen, Poleren, Schônegg, Kaufdorf et la Walalp. Bourgeois de Soleure, f entre 1352 et 1363. —

5. Konrad II, fils du n° 2, reçut en 1345 des dîmes à Lohnstorf et Wichtrach, habitait Berne en 1350, f avant 1361. — 6. Agnes, fille du n° 2, apporta à son époux Petermann von Wichtrach la seigneurie de Riggisberg et d'autres terres des Burgistein. — 7. Hartmann, fils du n° 3, bourgeois de Thoune 1358, reçut Thierachern et Wahlen avec son avouerie, de Rodolphe d'Autriche, t entre 1386 et 1388. — 8. Anastasia, fille du n° 3, abbesse de Kônigsfelden 1392, f 1409. — 9. Konrad III ou Cunzmann, bourgeois de Thoune 1371, de Berne 1375, chevalier 1386, du Petit Conseil 1391, t 1396 ou 1397. — 10. Kraft, fils du n° 7, f en été 1383 à la défense de Friesenberg prise par les Bernois. — Voir MGS III, page 159. [E. B.]

BURGKNECHT, BOURGKNECHT, BORQUIN»

BURQUINET. Famille patricienne de Fribourg, originaire d'Arconciel.

Armoiries : tranché, au 1er d'argent à une rose de sable et au 2d de sable à une étoile d'argent. La famille fut admise dans la bourgeoisie de Fribourg avant la première peste connue sous le nom de Peste noire ou de grande peste, donc avant 1348-1349 ; elle serait ainsi la plus ancienne des familles bourgeoises existantes de Fribourg. Le premier membre connu de la famille est Antoine Burquinet, qui fut inscrit au livre de bourgeoisie en 1376. Il était marchand de draps et fit partie du Conseil des Soixante en 1415. f après 1428. — 1. Richard, fils du précédent, du Conseil des Deux-Cents 1415, inspecteur des draps 1436, lieutenant de Banneret 1440, banneret 1442, conseiller 1447, déposé et emprisonné avec tout le Conseil par le duc Albert d'Autriche en 1449. Sa femme, Alice Aigre, veuve en 1452, institua pour héritier l'Hôpital des pauvres de Fribourg en 1454. — 2. Pierre, frère du n° 1, reconnu bourgeois de Fribourg 1436, teinturier. Du Conseil des Soixante 1460. — 3. Claude,

dhbs II

du Conseil des Deux-Cents 1465. — 4. Jean, du Conseil des Deux-Cents 1487, des Soixante 1512. f 1512. — 5. Willi, teinturier, fils du n° 2, receveur des cens de la ville 1460, du Conseil des Deux-Cents 1465, des Soixante 1468, du Conseil des Secrets 1470. f 1512. — 6. Henri, curé d'Épendes 1472. — 7. Jacques, fils du n° 5, du Conseil des Soixante 1487, des Secrets 1487, bailli de Montagny 1502-1505, d'Estavayer 1505-1508, 1511- 1514, de Pont 1509, 1514-1518. f 1518. — 8. Pierre, vicaire de Cugy 1498, curé de Villars-sur-Glâne 1511, recteur de Notre-Dame à Fribourg 1517, chanoine de Saint-Nicolas 1520, vice-doyen de Fribourg 1521. délégué à Rome par le chapitre, curé de Môtier 1529. f après 1535. — 9. Claude, fils du n° 7, du Conseil des Deux- Cents 1551 ; tué au siège d'Orléans 1562. — 10. Jean, fils du n° 7, secrétaire de l'Hôpital 1538, du Conseil des Deux-Cents 1543, des Soixante 1558. t 1562. — 11. Ulric, maître d'école allemand à Fribourg 1578, percepteur de l'ohmgelt 1581, du Conseil des Deux-Cents 1581, des Soixante 1595. f 1607. — 12. Pierre, chanoine de Saint-Nicolas, f de la peste 1616 — 13. Nicolas, religieux de l'Ordre des Cordeliers 1580. — 14. Rodolphe, du Conseil des Deux-Cents 1574, bailli de Châtel-Saint- Denis 1584, des Soixante 1595. t 1598. — 15. Jacques, du Conseil des Deux-Cents 1607. f 1618. — 16. Jean, fils du n° 15, * 13 octobre 1569, du Conseil des Deux- Cents 1605, bailli de Planfayon 1614, des Soixante 1616, aubergiste aux Tanneurs 1611, banneret 1626, bailli de Vaulruz 1629, du Conseil Secret 1635. f 17 avril 1667. 17. Christophe, * 1623, du Conseil des Deux-Cents 1650. — 18. Blaise, religieux augustin, vicaire provincial et prieur de Constance 1616. — - 19.Fulgence, religieux augustin, prédicateur au couvent de Fribourg 1623, sous-prieur 1625, prieur 1630. f 3 mars 1651. — 20. Waltheg, fils du n° 17, * 6 février 1645, religieux augustin sous le nom d'ALBERT, prieur du couvent de Fribourg 1702. — 21. Jean, fils du n° 17, * 1652, du Conseil des Deux-Cents 1673, des Soixante 1708, maître de la Grande Confrérie 1695, bailli de Surpierre 1705, directeur de l'Hôpital de Saint-Jacques 1712, du Conseil Secret 1717. f 1720. — 22. Catherine, fille du n° 21,

* 25 août 1681, entra au couvent des Dominicaines, à Estavayer, sous-prieure 1756, maîtresse des novices 1757. t 1759. — 23. Charles, fils du n° 21, * 23 janvier 1688, entra chez les Capucins sous le nom de Generosus 1713 f 1760. — 24. Jean-Augustin, fils du n° 21, * 25 décembre 1689, directeur de l'Hôpital de Saint-Jacques

1720, du Conseil des Deux-Cents 1729, bailli de Vaulruz 1736, percepteur de l'ohmgelt 1759, maître du poids et bailli de Wallenbuch 1764. f 1770. — 25. Jean-Pierre,

* 11 octobre 1617, du Conseil des Deux-Cents 1641, percepteur de l'ohmgelt 1649, receveur des cens 1655, hôte et péager de la Singine 1665. — - 26. François- Joseph-Wilhelm, * 20 mai 1684, du Conseil des Deux- Cents 1707, maître de la fabrique de Saint-Nicolas 1721, propriétaire du domaine et des bains de Bonn, f 30 juin

1721. — 27. Joseph-Balthasar, * 24 mars 1709, du Conseil des Deux-Cents 1749, bailli de Vuippens 1755, des Soixante 1757, banneret 1762. f 4 décembre 1762. — 28 Jacques-Nicolas, * 27 janvier 1732, vicaire à Barberêche 1757, coadjuteur à Saint-Nicolas. — 29. Laurent,* 27 mars 1742, du Conseil des Deux-Cents 1763, du Con seil Secret 1774, des Soixante 1773, conseiller 1796, secrétaire du Conseil 1771, bailli de Châtel- Saint-Denis 1776, banneret 1781, bailli de Planfayon 1785 ; l'un des représentants de la ville de Fribourg à la conférence de Morat 1782, arrêté et détenu aux cordeliers,

puis transféré le 3 mai Laurent Bourgknecht.

1799 au château de Chil- D'après un tableau à l'huile.

AttII 1023

BÙRGLEN

BURGLEN

Ion avec d'autres prévenus politiques, f 6 mars 1809. — 30.Pierre-Louis-Auguste, * 16 avril 1803, préfet de la Singine 1863, avocat à Romont, juge cantonal 1872. t 11 oct. 1873. — 31.

Pierre -Louis -Joseph-Emmanuel, fds du n° 30, à Romont, le 25 déc. 1846. t à Fribourg le 2 avril 1923, chancelier de l'État de Fribourg 1872, député au Grand Conseil 1876, avocat, conseiller communal, syndic de la ville de Fribourg 1895-1903, juge cantonal 1911.— 32. Léopold, frère du n° 31, * à Romont le 2 août 1850, t à Fribourg le 27 août 1906, pharmacien, membre du Conseil général de Fribourg. — La famille Burgknecht compte des alliances avec les Bugniet, Praroman, Chausser, Gœtz, Lôwenstein, Zurkinden, Kessler Liecht, Werro, Kàmmerling, Raemy, Chollet, Gottrau, Muller, Gady, Zurthannen, Ammann,

Fryod, Castella, Auffenberg, Wuilleret, Fegely, Reyff, etc., etc. — Voir Nicolas Peissard : La famille de Bourgknecht. — La Liberté, avril 1923 [R^smy.]

BURGLEN (C. Berne, D. Nidau, Com. ^Egerten.

V.DGS). Paroisse. En 817, Burgulione; en 1228, Burgvilun ; en 1247, Burgelon- diminutif de burg = château. Trouvailles romaines dans la plaine à l'Ouest de Bûrglen, sur l'emplacement appelé l'île, où, jusqu'au moyen âge, l'Aar avait formé une île. On y a aussi trouvé des tessons celtiques. Burglen n'a que l'église et le presbytère, mais la paroisse embrasse les villages de Brùgg, d'yEgerten, de Schwadernau, de Studen, de Worben, de Merzlingen et de Jens. Le comte Rodolphe I de Neuchâtel-Nidau, en avait le droit de patronage qu'il tenait en fief de l'évêque de Lausanne ; il en fit don au couvent de Gottstatt qu'il avait fondé ; le couvent fit desservir l'église par ses conventuels. Burglen était l'église-mère de la chapelle de Nidau, qui n'en fut séparée qu'en 1482 comme église paroissiale. En 1621, la tour de l'église de Burglen s'écroula à la suite d'un tremblement de terre. — Voir Jahn : Kt. Bern. — Le même : Chronik. — v. Mulinen : Beitrâge V. [W. B.]

BURGLEN (C. Berne, D. Oberhasle, Com. Meiringen). Village disparu dont il est difficile de déterminer exactement l'emplacement ; il était probablement situé sur le Hasliberg. î\ était un fief mâle des seigneurs de Ringgenberg et plus tard du couvent d'Interlaken. En 1372 les habitants de Burglen furent reçus bourgeois de Hasle. — Voir Jahn : Chronik, p. 262. [E. B.]

BÙRGLEN. Nom allemand de Bourguillon. Voir ce nom.

BÙRGLEN (C. Thurgovie, D. Weinfelden. V.DGS). Château et bourg. Vers 850 Burgelun, Purgilun. Château familial des seigneurs de Burglen, autour duquel se développa la petite ville, propriété du seigneur. Armoiries (des seigneurs de Burglen) : d'azur au lion d'or. En 1407, Burglen fut vainement assiégée par les Saint- Gallois et les Appenzellois. L'année suivante, après la mort d'Albrecht von Burglen, dernier du nom, château, bourg et droits seigneuriaux passèrent à des parents par alliance, les seigneurs von Klingenberg et Eberhard von Sax. En 1447 Diebold von Sax devint seul possesseur de la seigneurie. En 1550 Ulrich-Philipp von Sax et Hohensax vendit château, bourg et droits seigneuriaux pour 17 000 fi. à Ulrich von Breitenlandenberg, résidant à Altenklingen. Celui-ci les revendit à son tour

en 1579 pour 63 000 fl., avec l'assentiment des cantons souverains, à la ville de Saint-Gall, qui les conserva jusqu'en 1798. En 1478 le bourg comptait 50 foyers.

Le château de Burglen (Thurgovie). D'après une lithographie de J.-F. Wagner.

Ecclésiastiquement Burglen dépendait de la paroisse de Sulgen. Les rapports entre les deux localités furent réglés en 1386, sous l'évêque Henri III de Constance, par une convention entre les chevaliers de Burglen et le chapitre de Bischofszell, qui avait le droit de collation pour la cure de Sulgen. En 1528, le bourg, où 18 maisons venaient d'être détruites par un incendie, accepta la Réforme. En 1580 la chapelle du château fut fermée au culte catholique par la ville de Saint-Gall, qui racheta le droit de collation pour 9150 fl. ; elle fut ouverte au culte protestant en 1588 par le bailli saint-gallois. De 1617 à 1676, le pasteur de Neukirch sur la Thur y célébra le service divin tous les dimanches et jours de fête. En 1678, Saint-Gall nomma pour le château de Burglen un pasteur particulier, autorisé à prêcher également à Andwil, qui était desservi jusqu'alors par Sommeri. On agrandit en même temps la chapelle. Ce n'est qu'en 1740 que Burglen devint ecclésiastiquement indépendant de Sulgen et eut aussi, dès lors, son propre cimetière. La ville de Saint-Gall abandonna en 1808 son droit de collation au gouvernement thurgovien. L'église fut restaurée en 1864 et, l'année suivante, le clocher du transept remplacé par une tour. Registres de naissances dès 1660, de mariages dès 1650, de décès dès 1740. — Voir Sulzberger : Gesch. der thurg. evang. Kirchgemeinden. — Butler : Die Freiherren v. Burglen. [Sch.]

BÙRGLEN (C. Uri. V. DGS). Vge, Com. politique et paroisse. En 857, Burgilla; en 1244, Burgilun ; en 1291, Burgelon. On y a fait des trouvailles datant de l'âge du bronze. Le nom de Burglen vient probablement d'un petit château (Burg) ou de fortifications munies de tours. Le Meierturm, où habitaient autrefois les maires de Burglen, existe encore ; outre celle-là, il y en avait encore trois autres tours, placées de telle sorte qu'on peut en conclure qu'elles faisaient partie d'une fortification barrant le Schâchental. Jusqu'en 1426 Burglen était décimable à l'abbaye du Fraumùnster à Zurich. Jusqu'en 1850 la commune fut divisée en deux parties: Burglen ob dem Gràblein et unter dem Grdblein. La première partie formait à elle seule une des dix communautés du pays d'Uri ; la seconde partie en formait une avec Schattdorf et Erstfeld, en deçà de la Reuss. L'église paroissiale de Saint-Pierre, dès 1326

BURGLEN

BÛRGLEN

de Saint-Pierre et de Saint-Paul, est l'église-mère pour le Schâchental et Schattdorf. L'édifice actuel, en style baroque, date de 1681-1684 ; la tour romane

et de Saint-Sébastien, à côté de l'église, bâtie, d'après la tradition, sur l'emplacement de la maison de Guillaume Tell ; une statue de l'ancienne fontaine de Tell,

Maison natale de Guillaume Tell à Bilrglen selon la tradition. D'après une gravure sur acier de C. Huber vers 1860.

de la seconde moitié du XIIIe s. L'église a pour annexes : 1. la chapelle de la Sainte- Vierge dans le Riedertal ; 2. la chapelle de la Sainte- Vierge à Loreto près de Brigg, inaugurée en 1661 ; 3. la chapelle de Tell

La chapelle de Tell à Bûrglen en 1841. D'après une lithographie de Braunschweig.

qu'on y a transférée en 1891, rappelle son souvenir. Cette chapelle, érigée en 1582, porte d'anciennes inscriptions en vers ; l'intérieur est orné de peintures murales ayant trait à l'histoire de Tell. L'emplacement servant aux exécutions pour le canton d'Uri, le Kahlenbergli, était situé sur le territoire de Burglen. De 1893 à 1906 on a déposé dans le Meierturm la collection archéologique de la Société d'histoire du canton d'Uri. Population : 1811, 1030 hab. ; 1900, 1656 ; 1920, 1905. Registres de paroisse dès 1683. — Voir Gfr. 20, 41-44, 47, 76. — Hist. Nbl. Uri 1910, 1912, 1914 et 1918. — MA GZ 1884. — ZSST 1903. — ASA 1906. — K. Gisler : Geschichtliches... aus Uri. — Le même : Das Urner Bauernhaus, dans Heimatschutz V, 1910. [Karl Gisler.]

BÛRGLEN, von. Familles des cantons de Thurgovie et d'Unterwald.

A. Canton de Thurgovie. Famille mentionnée de 1176 à 1407. Armoiries : d'azur au lion d'or. — 1. Eberhard I, 1176-1209 ; il était du nombre des fonctionnaires de la cour épiscopale qui ne résidaient pas à Constance. — 2. Berchtold, 1209-1244, fils du n° 1, chevalier, remplit les mêmes fonctions. — 3. Arnold I, frère du n° 2, 1224-1248, membre du chapitre de la cathédrale de Strasbourg. — 4. Eberhard III, 1291- 1306 ; lors des contestations du roi Rodolphe de Habsbourg et plus tard du roi Albrecht avec l'abbé Wilhelm de Saint-Gall, il prit le parti de ce dernier et en eut beaucoup à souffrir. — 5. Eberhard IV, 1310-1325, fils du n° 4, accompagna le roi Henri VII dans son expédition en Italie et fut choisi par lui comme membre de la Commission chargée d'examiner les droits des Habsbourg-Autriche sur les cantons primitifs. Le 29 juin 1312, l'empereur le nomma bailli en Thurgovie et à Zurich. — 6. Eberhard V, 1324-1347, et — 7. Arnold IV, 1326-1343, fils du n° 5. L'empereur Louis engagea en 1331 à Eberhard les propriétés impériales à Rorschach,

bIjb(;lkk

BUR(i()NI)ES

à Tùbach et à Muolen ; à Arnold en 1334 la somme de 12 marcs d'argent par an, produit de l'impôt des vallées d'Appenzell, de Hundwil et des districts non encore engagés du bailliage de Saint-Gall. — 8. Eberhabd VI, 1344-1400 et — 9. Albrecht, mentionné dès 1357, t 1408 le dernier de sa race ; tous deux n'eurent pas d'enfants et vendirent une partie de leurs propriétés et léguèrent l'autre à leurs cousins von Klingenberg. Après la mort d'Albrecht, qui avait aussi souffert des troubles causés par les guerres d'Appenzell, la majeure partie de l'héritage échut à Caspar von Klingenberg, notamment la moitié de la seigneurie de Bùrglen, dont l'autre moitié était déjà devenue la propriété des barons de Sax. — Voir Butler : Die Freiherren von Biirglen, dans TB, p. 53-113. [Bt.]

B. Canton d'Unterwald. VON BOrglen, BOrgler. Famille éteinte d'Obwald, paroissienne de Lungern. — Heinrich et Werner, témoins en 1376 et en 1387. Peter et Hans tombèrent à Bellinzone en 1422. — Heinrich, landammann 1478, 1482, 1486. Délégué à la Diète et à des conférences. En 1483, il eut une querelle avec l'évêque Jost de Silenen qui l'avait accusé de faire le métier d'empoisonneur ; toutefois l'évêque fut obligé de se rétracter en justice. — Voir Kùchler : Geneal. Notizen. — P. Martin Kiem : Entwicklungsgeschichte... von Unterwalden. — Obituaires de Sarnen. [Al. T.]

BURGLER. Famille des cantons de Schwyz et d'Uri.

A. Canton de Schwyz. Ancienne famille de la vallée de la Muota, domiciliée surtout dans la commune d'Illgau. Armoiries : d'azur au mont à six coupeaux d'argent. — 1. Hans, bailli d'Uznach 1546. — 2. Melchior, bailli de Locarno 1564. Plusieurs membres de la famille furent prêtres, ainsi — 3. Melchior, * 1783, curé d'Illgau 1814, du Muotatal de 1819 à sa mort en 1854, doyen. — 4. Meinrad, * 1798, vicaire et custode à Schwyz, plus tard chanoine et administrateur. — Voir LL. — Meyer von Knonau : Schwyz, p. 165. [R-r.]

B. Canton d'Uri. Johann, 1472-1487, secrétaire d'État, délégué à la Diète et le premier maître d'école d'Uri cité comme tel, à Altdorf. — Voir Gfr. 33, 61. — Abegg : Pâdag. Blàtter. — Hist. Nbl. von Uri 1915 et 1919... [E. w.]

BURGLI, Famille éteinte d'Uri, mentionnée de 1300 environ à 1400. — Kuonrad, f en 1386 à Sempach. — Voir Obituaire de Spiringen. — Gfr. 8, p. 64 ; 22. — Wymann : Schlachtjahrzeit von Uri. [J. M., A.]

BURGMEIER. Famille de Hubersdorf (Soleure), bourgeoise d'Aarau 1873. — Josef-Max, * 31 janvier 1881, peintre à Aarau. — Voir SKL. [O. M.]

BURGONDES (Burgunder, Burgundiones). Peuple germanique originaire peut-être de l'île de Bornholm (Baltique), Borgundarholm, dont son nom serait dérivé. Ce nom qu'on rapproche de l'ancien indou brhat = grand, et du gaulois bregant, signifierait : pays montagneux, et les Burgondes seraient les montagnards. Sans abandonner complètement ni leur patrie ni les pays qu'ils habitèrent, ils parcoururent par étapes vers 200 ap. J.-G. la Poméranie, la Silésie, la Lusace, le haut et le moyen Main où ils furent signales vers 250 ap. J.-C. Ils contribuèrent certainement à lapousséealémannique.Le Pfahl forma longtemps la frontière entre Burgondes et Alémannes, toujours plus ennemis. Les premiers firent plusieurs incursions en Rhétie où ils disputèrent les sources salines de Schwàbisch-Hall aux Alémannes vers 370. Par contre, ils vécurent dès l'origine en bonnes relations avec les Romains, leur fournirent des troupes, mais excitèrent leur méfiance par leur marche constante vers le Rhin.

Une partie d'entre eux franchirent le fleuve en 40& avec d'autres tribus germaniques, les Alains et les Vandales, pour s'établir sur la rive gauche. Mayence et Worms tombèrent en leur pouvoir. Ils obligèrent Constantin III, 407-411, à une sorte de fédération, l'empereur leur cédant les régions occupées, eux s'engageant à défendre la frontière rhénane et à lui fournir des troupes. Après le bref interrègne de l'usurpateur Jovinus, 411-413, reconnu par les Burgondes de la rive gauche, le peuple entier conclut une nouvelle alliance avec Honorius en 413 ; tout au

moins resta-t-il dans ses foyers, avec Worms pour capitale. Les Burgondes adoptèrent le christianisme orthodoxe en 415 ; ils durent probablement cette conversion à la politique de leur roi Gundicarius (Gundahar, Gunther). Pour des raisons inconnues, ils envahirent en 435 la Belgique, mais furent battus par Aétius et affreusement décimés lorsque ce dernier rompit la paix conclue en hâte (origine de la légende des Nibelungen). Le roi et 20 000 de ses guerriers trouvèrent la mort. Les Burgondes de la rive droite semblent avoir moins souffert. Aétius ayant besoin des Barbares pour des raisons militaires, mais ne pouvant tolérer des tribus révoltées à la frontière, il obligea en 443 les propriétaires fonciers gallo-romains de la Sapaudia (Savoie) à céder une partie de leurs terres aux guerriers burgondes, probablement dans la région genevoise d'abord et à proximité des passages alpins. Genève fut au début le centre d'établissements burgondes. Cette occupation n'était certainement pas dirigée contre les Alémannes, la Suisse entière étant encore solidement placée sous la domination romaine. Des Burgondes combattirent en 451 contre Attila sous le commandement d'Aétius. A la mort de ce dernier, ils intervinrent activement dans la politique romaine, parfois d'entente avec les Wisigoths. Sous le premier roi d'une autre dynastie que Gundahar : Gundiok (Gundowech), ces derniers convertirent un grand nombre de Burgondes à l'arianisme.

Le royaume des Burgondes prit au début une grande extension, grâce à l'appui de Rome ; Lyon en devint capitale entre 460 et 470 ; au N., il atteignit la Maxima Sequanorum où ils s 'opposaient aux Alémannes. Gundiok conclut avec les Romains un accord par lequel ils lui cédaient ce territoire (463). Ce qui forme la Suisse occidentale actuelle passa à ce moment sous la domination burgonde. A Gundiok succéda Chilpéric I (f 480), dont la fille, Clotilde, épousa le roi des Francs Clovis. Sous le règne de ce dernier commença la décadence de l'indépendance burgonde, notamment par suite de la sympathie du clergé burgonde pour les Francs orthodoxes. Gondebaud (Gundobad), le plus connu des rois burgondes, succéda a Chilpéric I; noble, mais débonnaire et faible, très versé dans les questions théologiques et quoique arien lui-même, il fit de grandes avances au clergé orthodoxe dans son pays, du vivant de sa femme catholique. Lors de la déroute des Alémannes en 496, il occupa, de concert avec Clovis, les parties de la Maxima Sequanorum encore occupée par ces derniers et agrandit beaucoup son royaume à l'Est et au Nord. Il détint peut-être quelque temps une grande partie de la Suisse orientale, d'accord sans doute avec les Alémannes, qui cherchaient auprès des Burgondes et des Ostrogoths un appui contre les Francs. Ce fut l'apogée de la libre Burgondie. Ses relations avec les autres peuples susdits furent cause de son envahissement, en 500, par Clovis et Godegisel, frère de Gondebaud. Grâce au secours fourni par les Wisigoths, Gondebaud recouvra Lyon et Genève qu'il avait perdues. Après avoir quelque temps pratiqué une heureuse politique de négociateur entre les Francs et les Wisigoths, en accord avec les Ostrogoths, il se rallia de nouveau aux Francs dans l'espoir d'étendre son royaume vers l'embouchure du Rhône. En 507, les Burgondes étaient aux côtés des Francs dans leur lutte suprême contre les Wisigoths. Les longs combats que leur valut cette lutte leur coûtèrent tant d'hommes et les déconsidérèrent tant que Gondebaud ne laissa à Sigismond, son successeur en 514, qu'un royaume dans une situation extrêmement précaire.

Sous ce dernier, en 515, la communauté du couvent d'Agaune (Saint-Maurice) fut rénovée et consacrée ; le célèbre concile burgonde d'Epaone eut lieu en 517, consacrant le triomphe de l'orthodoxie en Burgondie qui perdit ainsi en fait son indépendance religieuse et politique. Selon les listes épiscopales des participants au concile, le pays des Burgondes s'étendait d'Avignon le long du Rhône jusque vers l'embouchure de l'Isère, de là presque en droite ligne à la Loire près de Cosne, puis selon un grand arc tourné au Nord, à travers l'Ajoie jusqu'au Grimsel ; enfin le long des Alpes valaisannes et françaises jusqu'à Avignon. Malgré les grandes donations de Sigismond, l'Église le

BURGONDES

BURGONDES

trahit ; elle se rapprocha toujours plus des Francs, suscitant l'inimitié de Théodoric, roi des Ostrogoths, pour le roi à cause de sa soumission à l'empereur d'Orient. Tandis qu'il faisait amende honorable à Agaune, il fut surpris en 522 par trois fils de Glovis : Chlodomer, Childebert et Chlotachar, qui prenaient les devants sur Théodoric. Trahi par son frère Godomar, Sigismond fut battu, fait prisonnier et mis à mort avec sa famille. Une attaque des Ostrogoths contre les Francs per-

Sapaudia, ca 450 von den // Burgundern besiedelt

Mllmahliche /lusdehnung der — — burgundischen Besiedelung = = £ Norden des Genfersees T j= ^ u. ins Wallis 463. — — d

Spateres Heich der .«...

Burgunder um 500.

Carte du territoire occupé par les Burgondes aux V° et Vie siècles.

mit à Godomar de reprendre possession du royaume de ses pères quand il eut vaincu Chlodomer, roi des Francs, près de Vézéronce, en 524. Il chercha à raffermir son pouvoir et à attirer des colons dans le pays, mais Chlotachar et Childebert, rois des Francs, le battirent complètement à Autun en 532. Après une existence d'à peine un siècle, la Burgondie perdit son indépendance en 534.

Les renseignements sur l'histoire intérieure des Burgondes, avant leur établissement en Gaule, sont fort rares. Des restes de leur civilisation dans le Rhin moyen, il résulte que sous l'influence des Romains ils avaient déjà un certain luxe ; les objets étaient en partie importés, en partie dus à la production indigène. Les tombes de guerriers sont nombreuses et confirment la littérature qui célèbre l'ardeur belliqueuse de ce peuple. Ce dernier avait à sa tête des phylarques, c'est-à-dire des rois élus par le peuple ; Gundahar fut aussi désigné

ainsi quand il fut sur territoire romain. La royauté dut être instituée peu après 413. Le roi commandait les troupes à la guerre et avait le droit de représentation vis-à-vis de l'étranger. Les décisions importantes, comme le passage au christianisme, étaient l'objet d'un plébiscite. Sur le Rhin, les Burgondes entrèrent comme fédérés au service de l'empire romain ; ils furent ainsi rattachés à la politique impériale, tout en conservant leurs droits et leur constitution. On ignore si des partages de terres avaient déjà eu lieu.

Les Burgondes de la rive droite conservèrent longtemps leur constitution républicaine et furent absorbés plus tard par les Francs. Aussi nombreux environ que ceux de la rive gauche, ils comptaient 5000 guerriers.

Nous sommes mieux renseignés sur la situation politique des Burgondes depuis leur établissement dans le bassin du Rhône. Au début, ils formaient une agglomération avec Genève pour capitale, puis Lyon vers 460 ; à Genève, Vienne, Valence résidèrent parfois des vice-rois. Leur pays comprenait, lors de sa plus grande extension, 35 civitates. La population était formée de Burgondes et de Romains, dont les rapports étaient juridiquement définis. Les mariages entre eux n'étant pas défendus, les races se mélangèrent rapidement. Militairement, les Burgondes étaient soumis à l'empereur ; leur roi était un lieutenant militaire et civil de celui-ci. La langue officielle devint bientôt le latin ; on compta les années d'après les consulats et on adopta le système monétaire romain. Quand les Burgondes entrèrent en Sapaudia, le partage des terres ne leur fut pas très favorable ; ils reçurent le tiers du pays ; plus tard, à la suite des services rendus à l'empire, ils obtinrent de nouveaux territoires : la moitié du pays en principe leur appartint en propre. Les forêts et pâtures restèrent indivises. Toutefois le partage des terres ne fut pas régulier. Pour des raisons militaires, il était impossible de trop disséminer les guerriers. Le roi reçut les biens privés de l'empereur et ceux de la couronne. L'agriculture était pratiquée par les esclaves et les colons ; ces derniers, surtout Romains, ne firent que changer de maîtres en faisant partie du royaume burgonde. L'invasion ne troubla pas l'organisme économique romain.

Les Burgondes se divisaient en classes : les hommes libres (subdivisés en optimates ou nobles, libres de classe moyenne, libres de classe inférieure), les affranchis, les colons et les esclaves ; l'échelle du Wergeld témoigne de cette division qui existait aussi pour les Romains. Le roi était le chef de l'État (domnus, dominus rex, rez gloriosissimus) . Gundowech, Gundioc, le premier roi, qui n'était pas de la famille des Gibichung comme Gundahar, fut certainement élu par le peuple. Il en fut de même pour ses successeurs, lors même que le droit d'héritier fût admis par l'ancien droit germanique. Le roi détenait les droits régaliens ; il disposait de l'armée, du droit de représentation, de la justice suprême,

BUKGONDES

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Objets de provenance burgonde (échelle ll3-l/$).

Boucles de ceinture en argent trouvées à : 1. Granges. — 2. Rosenbiibl. — 3. Rubigen. — i. et 5. Tolochenaz. — 6. Fétigny. — Boucles de ceinture en bronze ouvrage du VII-VIII" siècle trouvées à : 7. Martigny. — 8. Daillens. — 9. Échallens. — 10. Tolochenaz — il. Lavigny. — 12. Tronche-Belon. — 13. Grêt de Kiondans. — 14. Montgirl'i. — 15. Arnex. — 16. Scramasax trouvé à Fétigny. — 17. Fibule en or, ouvragée, trouvée à Kaiseraugst. — Céramique burgonde trouvée : 18 et 19 à Bel-Air. — 20 à Charnay.

BURGONDES

BURGONDES

du pouvoir de légiférer et de réglementer (partagé avec les grands de l'empire), de disposer des finances et de la police, et de la suprématie religieuse. La royauté ne fut jamais absolue. La position des vice-rois est beaucoup plus difficile à définir. Ils avaient aussi le titre de rex et administraient avec plus ou moins d'autonomie des régions nettement définies. Ils semblent n'avoir dépendu du pouvoir suprême que pour la politique extérieure, et même pas toujours. Les emplois de cour étaient le plus souvent entre les mains des Romains ; nous connaissons des premiers ministres, domestici (intendants), majores domus (hauts-chambellans), cancellarii (chanceliers), et dans les rôles subalternes, des huissiers ou Wittiskalke. On trouvait également à la cour des gens sans emploi défini, à la disposition du roi.

Le pays était divisé en comtés ( Gau), ayant à leur tête des comtes (comités) souvent romains. La loi Gombette en mentionne 31. Ils exerçaient le pouvoir judiciaire en matière pénale, leur signature rendait le verdict exécutoire, même celui de leur adjoint, le judex deputatus. Ils disposaient en outre de la police, levaient des impôts et des troupes dans leur comté. Les Wittiskalke percevaient directement par contre les amendes et confiscations échues à l'État. L'administration romaine fut peu modifiée. Les défenseurs (appariteurs) conservèrent leurs fonctions et exercèrent probablement la juridiction civile dans la population romaine.

Le roi était aussi chef suprême de l'armée. Il la conduisait à la guerre ou se faisait remplacer par ses fils. Chaque comte commandait les troupes de son comté. Les Burgondes surveillant les passages des Alpes, les barrières fermant ceux-ci (clusurae) étaient aussi soumises au contrôle du haut commandement. L'incursion subite de Mummo par le Mont Genèvre en 509 montre que la garde ne fut pas toujours bien montée. Les grandes villes : Vienne, Avignon, Autun, Genève, étaient fortifiées. La cavalerie devait être fort bonne, l'élevage des chevaux étant réputé dès la fin du IVe s.

Le droit de battre monnaie procurait au roi de gros revenus. Le principal atelier se trouvait à Lyon, d'autres à Genève et Valence suivant le système romain. Il nous est parvenu peu de monnaies burgondes ; une petite pièce de bronze, de Gondebaud, porte au droit une tête (probablement celle de l'empereur Anastase) et au revers le monogramme du roi GVB et les lettres LD qui doivent désigner Lyon, lieu où la frappe se fit dès la première domination romaine.

Les rois étaient très larges envers l'église. La maison royale de Gundioc était arienne dès 457, quoique la majorité du peuple restât attachée au catholicisme adopté en 415. Nous savons peu de chose de l'église arienne. Le roi consacrait les évêques ; des assemblées de l'église arienne avaient lieu chaque année à Genève. Les églises privées ariennes durent être nombreuses. Le pouvoir spirituel dépendait entièrement du temporel. Deux archevêchés catholiques, Vienne et Lyon seulement, étaient entièrement en Burgondie ; beaucoup d'évêques étaient sous l'autorité d'archevêques étrangers de sorte que l'influence du pouvoir royal était très faible sur eux. Les conciles catholiques se réunissaient sans l'approbation du roi. Un des représentants caractéristiques de l'épiscopat catholique fut Avitus, de Vienne, dont la politique intrigante prépara, sous les dehors d'une profonde dévotion, de grandes difficultés aux rois ariens. Le roi Sigismond revint au catholicisme, mais reconnut l'égalité des droits à l'église de ses pères.

Les fouilles n'ont permis qu'une faible reconstitution de la civilisation burgonde. L'influence romaine fut immédiatement si grande qu'elle l'absorba partiellement. La langue burgonde ne nous est connue que par un petit nombre de noms propres, dont l'origine n'est pas même toujours certaine. Le peuple chanta certainement encore dans notre pays les exploits de ses héros, mais si les chants sur la mort du roi Gundahar formèrent le noyau des Nibelungen, ils se rapportent certainement à la période antérieure à l'établissement en Sapaudia. Il est certain que les rois favorisaient la littérature latine, mais ne firent rien pour l'empêcher de dégénérer (voir par exemple l'élégant poète de cour Avitus). Nous sommes aussi mal renseignés en architecture. Les construc-

tions purement burgondes, même encore dans notre pays, durent être en bois. Dès l'instant où la pierre fut utilisée, on fit appel à des architectes romains, en conservant peut-être le style burgonde. Les monuments susceptibles d'être datés exactement manquent complètement.

Les documents exhumés du sol, les tombes en particulier, présentent plus de caractère. Toutefois, aucun cimetière n'a été assez fouillé pour pouvoir être daté avec précision. Il serait pourtant du plus haut intérêt de parvenir à situer indiscutablement entre 450 et 550 l'une des nombreuses nécropoles de la Suisse occidentale. Celles qui ont été étudiées jusqu'ici proviennent pour la plupart de la Burgondie mérovingienne et carolingienne jusqu'au IXe s., et présentent tant de traces de l'influence mérovingienne qu'il est impossible d'en discerner la civilisation burgonde. Même des caractères alémanniques doivent se retrouver dans certaines de ces tombes. En outre le mélange des populations fait que certains tombeaux doivent appartenir à l'époque romaine tardive, entre 450 et 550. Nous ne savons pas si les deux races enterraient leurs morts séparément ou plutôt dans des cimetières communs. Les plus connus de ces derniers sont ceux de Saint-Sulpice, Fétigny, Elisried, Granges et Bel-Air près de Lausanne. Parmi le grand nombre de ceux mentionnés par la carte de Barrière- Flavy, 1901, le plus au Sud en Suisse est à Fully, le plus au Nord à Bassecourt, le plus oriental à Hohberg près de Lùsslingen dans les environs de Soleure, le plus occidental à Cartigny. Les tombes sont le plus souvent formées de dalles, mais parfois les morts reposent dans la terre nue, ou dans un cercueil de bois. Beaucoup de tombeaux ne contiennent aucun mobilier. Il est impossible de dire ce qui dans les tombeaux est d'influence romaine, car les Romains utilisaient aussi les sarcophages et tombeaux de dalles. Les plus anciens vestiges burgondes doivent être recherchés en Savoie ou en Suisse occidentale, car la civitas Genevensium est la région que les Burgondes occupèrent la première.

Leurs armes et ustensiles sont un peu mieux connus. Parmi les premières, il faut citer l'épée (spala) ayant jusqu'à 92 cm. de long, le scramasaxe (semispata), le couteau, le poignard (rarement), la lance (peu fréquente, mais déjà comme arme de jet), l'épieu (très rare, et seulement pour la chasse), un couteau particulier à virole et un autre à cran d'arrêt, prototype peutêtre de la hallebarde, la hache demi-ronde à col étroit. Le casque, le bouclier et la pique (ango) sont inconnus. Comme bijoux existaient les colliers ornés de pierres précieuses, de cailloux de couleur polis ou de perles de verre ou d'émail etc. Les teintes mates sont générales et les différencient ainsi des objets francs. On trouve encore de simples anneaux et bracelets sans décor, des boucles d'oreilles à pendentifs courts, des fibules ornées de pierres ; l'une de celles-ci, trouvée à Granges, est typique. Les boucles de ceinture sont nombreuses. On s'est habitué à considérer comme proprement burgondes les plus grandes, damasquinées d'argent, mais il faut remarquer à ce sujet que la technique de l'incrustation d'argent n'est généralement connue dans notre pays qu'au VIIe s. Les boucles de bronze sont une autre spécialité burgonde ; elles sont plus petites et leurs dessins, ajourés, représentent souvent Daniel dans la fosse aux lions, témoignage d'une civilisation chrétienne. Souvent elles portent une inscription en latin barbare Parfois elles sont aussi ornées de griffons ou d'animaux fabuleux en forme de serpents qui rappellent peut-être l'origine Scandinave des Burgondes. Nous possédons parmi les autres objets de toilette des poches de ceinture ornées de roues en bronze et contenant les objets indispensables à la vie de chaque jour. La verrerie et les pièces de céramique sont rares. Les vases en argile caractéristiques des Burgondes ont la forme d'une sphère creuse surmontée d'un entonnoir. Il serait intéressant de savoir si cette forme ne se rattache pas à un certain type de l'âge du bronze. Les vases en verre sont rares ; ceux de bronze manquent presque complètement.

Les données anthropologiques purement burgondes sont presque nulles (voir DGS V, p. 198). Si l'on con-

:tfiO

BURGRAIN

BURKHALTRR

sidère que la race ne devait déjà plus être pure quand les Burgondes s'établirent chez nous, et encore en nombre relativement réduit, il est permis d'admettre que leur influence sur la race indigène dut être bien faible. Quoi qu'il en soit, les dolichocéphales de grande taille, blonds aux yeux bleus, ne sont pas très rares en Savoie, dans le canton de Vaud et en Suisse occidentale ; lesquels sont d'origine burgonde, lesquels alémanniques ou francs, il ne sera possible de le dire que lorsque les crânes de nos nécropoles auront eux-mêmes été identifiés ; et même alors les causes d'incertitude seront nombreuses.

Bibliographie. A. Jahn : Die Gesch. der Burgundionen und Burgundiens bis zum Ende der 1. Dynastie. — L. Schmidt : Gesch. der deutschen Stâmme I, 357. — Hoops : Reallexikon der germanischen Altertûmer I, 358. — W. Œchsli : Zur Niederlassung der Burgunder und Alamannen in der Schweiz, dans JSG 33. — Hugo de Claparède : Les Burgondes jusqu'en 443. — Lex Burgundionum, dans FBB I, 89-134, avec nombreuses références. — Barri ère-Flavy : Les arts industriels des peuples barbares de la Gaule. — M. Besson : L'art barbare dans l'ancien diocèse de Lausanne. — P.-E. Martin: Études critiques sur la Suisse à l'époque mérovingienne 584-715. [E. Tatarinoff.]

BURGRAIN (C. Lucerne, D. Willisau, Corn. Alberswil. V. DGS). Hameau. Le moulin de Burgrain est déjà mentionné en 1303. En 1871, on fonda sur le domaine qui en dépendait, un établissement pour les pauvres. Au commencement du XIVe s., la chapelle de Saint- Biaise était une annexe du couvent de Disentis auquel les comtes de Kibourg en avaient probablement fait don. Peu avant 1315, elle échut au couvent de Kônigsfelden, plus tard, avec la collation, aux seigneurs de Griinenberg, en 1384 au couvent de Saint-Urbain, en 1848 à Lucerne. Au XVe s., elle devint église paroissiale, desservie par un ecclésiastique. La chapelle actuelle fut construite en 1682 par le couvent de Saint- Urbain. — Voir S. Kaufmann : Die Andacht zum hl. Blasius... zu Burgrain. — Gfr. 16, 25, 36. — Habsburg. Urbar. [S. Kaufmann.]

BURGSTOCK. Voir Clanx.

BURGUND, Otto von (Othon de Bourgogne), comte palatin, 3me fils de l'empereur Frédéric Ier Barberousse. Il détenait, au nom de l'empire, l'avouerie de la vallée de Glaris, probablement depuis l'extinction des comtes de Lenzbourg. Il appose son sceau le 30 août 1196 à un document fixant la frontière entre Uri et Glaris. — Voir UG I. [Nz.]

BURI, BURRI. Familles des cantons de Berne, Lucerne, Schwyz, Soleure et Zurich.

A. Canton de Berne. I. Famille du district de Schwarzenbourg, mentionnée déjà au XIVe s. — II. Famille mentionnée à Bangerten, dès 1717, répandue en outre dans le Seeland, l'Emmental, rOberland,fretc. — 1. Ulrich, de Binggenberg, 1841-1912, instituteur à Matten près d'Interlaken et à Binggenberg, auteur de Binggenberg, Beitrag

zur Heimatkunde. — Bern.

Schulbl. 1912.— [R.M.-W].

— 2. Friedrich, de Bangerten, * 1860, président du tribunal à Fraubrunnen 1888-1915, conseiller national 1905-1919. — [k.-r.] — 3. Max, artiste peintre, * 24 juin 1866 à Berthoud, étudia à Bâle, Munich et Paris. Bentré définitivement en Suisse en 1898, il s'établit d'abord à Lucerne, puis à Brienz. f d'accident en 1915 à Interlaken. Interprète de la vie et des types populaires de l'Oberland bernois ; apprécié, tant à l'étranger Max Buri en 1912. qu'en Suisse, comme un

D'après un autoportrait. des meilleurs peintres du

groupe qui se rattachait à Hodler. Un grand nombre de ses œuvres se trouvent dans les collections publiques de Berne, Bâle, Zurich, Saint-Gall, etc. — Voir SKL. — - Graber : Max Buri. — Schweizerische Kûnstler der Gegenwart 1918. [R. Kieser.]

Une famille Burri, de Guggisberg s'est fixée à Mex (Vaud) vers 1730, et a donné — François-Louis, 1838- 1897, peintre de paysages, maître de dessin à l'école de Morges. — SKL. [M. R.]

B. Canton de Lucerne. — 1. Johann-Melchior, en religion P. Theoring, * 1684, f 8 janvier 1753 à Zoug, de Malters, entra en 1703 dans l'ordre des capucins, fut gardien à Schupfheim, Olten, Zoug, Appcnzell, Wil, Rapperswil, Arth et Bremgarten. — LL. — LLH.

— Chronica Provincia Helv. O. Cap., p. 422. [J. T.l

C. Canton de Schwyz. BûRi, Puri. Famille éteinte de Schwyz. — ■ Joos, bailli en Thurgovie en 1510. — Melchior, bailli dans le Val Maggia en 1629. — Voir LL. [R-r.l

D. Canton de Soleure. Ancienne famille éteinte, bourgeoise de la ville de Soleure. — Urs, bouclier, bourgeois en 1577. — Konrad, bourgeois en 1588. Tous deux étaient originaires d'Œnsingen, où la famille existe encore. Armoiries : d'azur au singe assis d'or tenant dans sa dextre un lis d'or sur une terrasse de sinople. — 1. Konrad, 1592-1635, fils d'Urs susmentionné, chanoine à Soleure en 1623. — 2. Peter, 1604-1669, fils de Conrad susmentionné, grand conseiller, bailli dans le Val Maggia en 1656. — 3. Josef-Friedrich, 1667- 1751, curé et doyen à Aulendorf 1710, à la Visitation de Soleure 1711, à Oberdorf en 1713, docteur en théologie, jubilaire. D'autres membres de la famille furent également ecclésiastiques. — Voir LLH. — Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Bûrgergeschlechter.

— P. Alex. Schmid : Kirchensàtze. [v. V.]

E. Canton de Zurich. Burri. I. Ancienne famille de Hôngg, mentionnée déjà en 1357. — II. Ancienne famille de la commune de Weisslingen, mentionnée déjà en 1463. — III. Famille de la ville de Winterthour, bourgeoise dès 1590. [J. Frick.]

BURICHET. Familles de Moudon et de Lausanne qui a donné plusieurs notaires et ecclésiastiques au XVe et au XVIe s. [M. R.]

BURIER (C. Vaud, D. Vevey). Buri en 1175. Ancien prieuré bénédictin dépendant dès le XIIe s. de l'abbaye de Saint-Michel en Cluse (Savoie) et où, en 1219, l'évêque de Lausanne conclut avec le comte Thomas de Savoie un traité par lequel il cédait à ce dernier la souveraineté immédiate sur la ville de Moudon. A la conquête bernoise, les rentes du prieuré furent attribuées à l'entretien des lépreux de la maladière du même lieu. — DHV. [M. R.]

BURIGNON (C. Vaud, D. Vevey). Clos de vin réputé, qui fut constitué au XIIe s. par les moines cisterciens de Hautcrêt, devint en 1537 la propriété de l'État de Berne, en 1798 de l'État de Vaud qui le vendit en 1803 à la ville de Lausanne, son possesseur actuel. — DHV. [M. R.]

BÙRKE. Familles d'Appenzell et de Saint-Gall.

A. Canton d'Appenzell. BûRKE, BûRKl, famille des Rhodes Intérieures. — 1. Franz, capitaine de la Rhode d'Oberegg 1742. — 2. Johannes, mêmes fonctions 1770. [R. Sch.-B.]

B. Canton de Saint-Gall. — 1. Jakob-Engelberg- Adolf, * 18 septembre 1840 à Saint-Gall, dès 1886 membre, puis dès 1901 président du Directoire commercial, député au Grand Conseil 1882-1902, membre du tribunal de district 1875-1884, appartint pendant un certain temps au Conseil de l'Instruction publique de Saint-Gall. Il fut le premier catholique reçu bourgeois de Saint-Gall. t 9 avril 1910. — 2. Karl, fils du n° 1, * 13 décembre 1873, Dr jur., membre du Conseil de l'Instruction publique 1919, recteur de l'Académie de commerce 1920. [Bt.]

BURKHALTER. Famille répandue dans le canton de Berne. Le nom dérive d'un nom de lieu Burkhalte = Burg-halde. — 1. Joseph, * 1787 à Graswil près de Seeberg ; d'abord tisserand, il s'instruisit par lui-même et acquit une certaine réputation comme mystique et comme philosophe. Ami de Jeremias Gotthelf avec le-

BURKHARD

BURKHARD

quel il entretint une correspondance suivie. Juge de district 1840, grand conseiller 1841-1846, t le 30 septembre 1866. — SBB V. — 2. Carl, * le 10 juillet 1880 à Ami près de Biglen, instituteur à Fahrni 1901, à Steffisbourg 1904, écrivain. — Schweiz. Schriftsteller- Lex. [K.-R. et R. M.-W.]

BURKHARD. Abbés de Sainï-Gall. — 1. Burkhard Ier, 958-971. Il était fils d'un comte Ulrich (V) de 1'Allgàu, qui s'était distingué dans les combats contre les Hongrois; ayant été fait prisonnier, Ulrich n'était revenu qu'au bout de trois ans. Pendant ce temps, son épouse Wendelgard s'était retirée dans un ermitage près de celui de Wiborada, non loin du couvent de Saint-Gall, et avait pris le voile. Le jour anniversaire de la perte de son mari, elle distribuait des aumônes à Buchhorn, lorsque le comte s'approcha parmi les pauvres rassemblés et se fit reconnaître ; là-dessus l'évêque dispensa Wendelgard de son vœu. Son fils Burkhard, que la mère avait voué à Saint-Gall, fut élu abbé malgré sa santé délicate ; très bienfaisant et aimé, il prit conseil d'Ekkehard Ier, participa à l'expédition de l'empereur Otto Ier en 963, devint infirme par suite d'un accident, se retira en 971 et mourut le 9 août 975. — Schiess : Die Stadt St. Gallen I, p. 408. — MVG XVI. — 2. Burkhardt II, 1001-1022, neveu d'Ekkehard Ier. Il répara les bâtiments du couvent qui étaient en décadence, accrut les propriétés du couvent et agrandit la bibliothèque, raffermit la discipline du couvent, prit part à l'expédition de Henri II en Italie et y mourut le 17 juillet 1022. — Voir MVG. [Bt.]

BURKHARD, Baron DE Weissenrourg-Krenkingen, 30me abbé d'Einsiedeln, en 1418, f le 21 décembre 1438. Il descendait de la branche cadette des barons de Krenkingen, qui résidaient à Weissenbourg. Déjà avant 1396, il vint à Einsiedeln où il remplit les fonctions de prieur de Saint-Gerold dans le Walsertal.

II fut élu abbé en 1418 et se montra fort zélé à faire exécuter diverses constructions. C'est sous son administration que la charge de bailli-protecteur du couvent fut transférée des Habsbourg aux Schwyzois. Il établit aussi un livre contenant la copie des documents du couvent les plus importants; ce livre existe encore actuellement. On a en outre de lui un missel et un ostensoir avec reliques, en cuivre doré. Armoiries: coupé, au 1 d'argent à trois pals de gueules et au 2 d'azur. — Voir Bingholz : Gesch. des Stiftes Einsiedeln, p. 336 et suiv. [R-r.]

BURKHARD, Ducs de Souabe. — 1. Burkhard, fils, croit-on, d'Adalbert Ier, landgrave en Thurgovie. En 911, il fut reconnu par le peuple comme duc de Souabe, malgré l'opposition faite par l'évêque Salomon

III de Constance, mais lors d'une Diète, tenue la même année, il fut tué au sein d'un violent tumulte. Ses fils Burkhard et Adalrich furent expulsés, son frère Adalbert tué et ses parents privés de leur fortune. — 2. Burkhard Ier, fils du précédent, duc de Souabe (peutêtre aussi comte en Thurgovie), 917-926 ; il jouit toujours d'une grande estime, mais les couvents de Saint- Gall, de Rheinau et de Reichenau lui firent de l'opposition. En 919, il remporta à Winterthour une victoire sur Rodolphe II de Bourgogne. L'année suivante, il prit parti contre Henri Ier, roi d'Allemagne, qui entra en Alémannie à la tête d'une armée et le décida ainsi à reconnaître son autorité. En 922, il fit la paix avec la Bourgogne et donna à Rodolphe sa fille, la célèbre reine Berthe, pour femme, t près d'Ivrée en 926, lors d'une expédition dans la Haute-Italie, au moment où, dans sa patrie, les Hongrois avaient assailli le couvent de Saint- Gall. — Voir Pupikofer : Gesch. des Thurgaus I, 207. — 3. Burkhard II, probablement fils du n° 2, 954-973, époux de Hadwig de Bavière, qui se retira au Hohentwiel après la mort de son époux (voir Scheffel : Ekkehard). Tous deux fondèrent le couvent du Hohentwiel qui fut transféré à Stein sur le Rhin par le roi Henri II. A la tête des Souabes, Burkhard combattit dans la bataille du Lech contre les Hongrois ; en 961, il se battit dans les Alpes avec les Sarrasins et assista en 962 à Rome au couronnement de l'empereur Otto Ier, t en 973, l'avant-dernier de sa race. — Voir Pupikofer : Gesch. des Thurgaus I. — Thurg. Beitràge 56, 1916. —

Dàndliker : Zurich I, 59. — P. Stàlin: Gesch. Wiirltembergs I, 185. — ADB. [Th. G.]

BURKHARD, BURKHARDT, BURCKHARDT.

Familles des cantons d'Argovie, de Bâle, de Berne, de Lucerne, de Schaffhouse et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. En 1256 un Burchardus est avoyer de Bremgarten. Au XIIIe s., une famille Burkhard vivait à Zofingue ; Ullmann qui serait, dit-on, le premier avoyer de Zofingue (1207), appartient probablement à cette famille. Parmi les ecclésiastiques de l'Argovie, ce nom se rencontre souvent comme prénom. — Burkhard, nommé de Zofingue d'après son lieu d'origine, chanoine à Constance 1252. En 1266, il fait don aux religieuses de sa maison, devenue plus tard le couvent de Zofingue à Constance ; plus tard, il porte le titre d'archidiacre épiscopal de Bourgogne. Ensuite, il fut chanoine à Zofingue. — Burkhard, doyen, témoin en 1273 comme doyen de Dietwil, chanoine à Zofingue en 1274. En 1281, on le désigne sous le nom de Burkhard de Tutwile, chanoine à Zofingue, patron d'église à Bipp 1285, doyen de l'église de Zofingue 1286, arbitre dans les affaires du couvent de Saint-Urbain, mentionné en 1299 comme étant aussi chanoine à Soleure, résidant toutefois à Zofingue. — Voir Archives Zofingue. ■ — Gfr. - — Merz : Urkunden des ... Arch. Zof. — Zimmerlin : Jahrzeitbuch des Stifts Zof. — Schauenberg-Ott : Stammregister. — Bechtsquellen des Kts. Aargau V. — Une ancienne famille Burkhard, domiciliée dans le Freiamt, serait venue, dit-on, de la partie supérieure du lac de Zurich à l'époque de la Réformation. — Hans, d'Auw, peintre d'église et de paysages, * le 22 mars 1850 ; il fit des tableaux pour les églises d'Auw, de Beinwil, de Mûri, etc., f le 6 juin 1910 à Rome. — Voir SKL. [Gr.]

B. Canton de Bâle. — Burckhardt. Vieille famille, très considérée, de la ville de Bâle. Armoiries : d'or à la

marque de maison de sable à la bordure de sable. Elle remonte à Christoph, négociant en draps et en soies, de Obermunstertal (Forêt-Noire), * 1490, qui vint s'établir à Bâle en 1518 et fut reçu bourgeois en 1523, t 1578. Les Burckhardt furent bientôt représentés dans toutes les autorités de la cité, où leur influence devint prépondérante. Jusqu'à la révolution de 1798, six d'entre eux revêtirent la charge de bourgmestre, trois celle de Oberstzunftmeister ; en 1667, sur les quatre premières magistratures, trois étaient entre leurs mains, et la quatrième place fut laissée vacante pour qu'elle ne revînt pas encore à la même famille. Depuis 1654, année où fut institué le « Collège des Treize », jusqu'à 1798, un cinquième des places de « treizeniers » fut toujours occupé par des Burckhardt ; ils jouèrent également un grand rôle dans les autorités judiciaires, dans les commandements militaires et dans l'Université. On comprend ainsi que le mouvement démocratique de 1691 fût principalement dirigé contre le « régime de famille » représenté par les Burckhardt. Leur participation aux hautes charges et leur influence diminuèrent au cours du XVIIIe s. ; mais le XIXe s. vit encore quatre Burckhardt à la tête de la cité. Dans l'énumératioii qui suit, on a distingué les cinq branches qui se sont maintenues jusqu'au XIXe s.

I. Branche de Hieronymus (remontant à Hieronymus Burckhardt-Heydenring, 1547-1619, intendant de l'Ordre teutonique, membre du Grand Conseil). — 1. Johann-Jakob, fils du précédent, 1577-1629, avoyer du Petit-Bâle, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzunftmeister 1625, fut un des médiateurs dans les négociations de Lindau (1622) entre l'Autriche et les Grisons. — 2. Hans-Balthasar, frère du n° 1, 1587-1666, capitaine au service de la maison de Baden-Durlach et commandant de la forteresse de Rôteln, puis avoyer du Petit-Bâle, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, bailli de Mendrisio, bailli de Munchenstein. - — 3. Andréas, neveu des n°8 1 et 2, 1604-1667, capitaine au service du Danemark, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzunftmeister 1663, bourgmestre 1667. — 4. Andréas, fils du n° 3, 1652-1731, membre du Petit Conseil et du

BURKHAR1)

BURKHARD

Hans-Baltbasar Burckhardt (n° 5) en 1717. D'après une gravure sur cuivre de J.-G. Seiller

(dessinée par J.-J. Meyer).

Conseil secret, Oberstzunftmeister 1705, bourgmestre 1722. — 5. Hans-Balthasar, neveu du n° 3, 1642- 1722, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzunftmeister 1690, bourgmestre 1705, négociateur de la paix d'Aarau après la seconde guerre de Villmergen 1712. — 6.

Hieronymus, fds du n° 5, 1680-1737, Dr théol., professeur, premier pasteur de la cathédrale et antistes de l'église bâloise. — 7. Hans-Bernhard, 1645- 1740, capitaine au service de France, premier colonel de la milice bâloise, commissaire fédéral des guerres, avoyer du Petit- Bâle, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, bailli de Munchenstein, châtelain de Prattelen. — 8. Peter, arrière-petit-fils du n° 5, 1742-1817, fabricant de soieries, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzunftmeister 1789, bourgmestre 1790-1798 et 1811, président de l'Assemblée nationale bâloise 1798, landammann de la Suisse 1812, membre du Grand-Orient de France, Grand- Maître des loges maçonniques suisses. — 9. Johann- Budolf, « zum Kirschgarten », 1750-1813. Accusé d'avoir, comme capitaine de chasseurs, facilité aux Autrichiens le passage sur territoire suisse, lors de leur attaque de la tête de pont d'Huningue tenue par les Français (1799), il fut condamné à la prison, mais réussit à s'enfuir ; il entra comme colonel à la suite du régiment Boverea, au service anglais, et fit avec lui les campagnes de 1805. — 10. Johann-Ludwig, fils du n° 9, 1784-1817, fit depuis 1809, pour le compte de la Société africaine de Londres, sous le nom de « cheik Ibrahim », de grands voyages d'exploration en Syrie, Arabie, Egypte et Nubie. — 11. Johannes, neveu du n° 10, 1798-1855, fit comme capitaine au service de France la campagne d'Espagne de 1823, lieutenant-colonel et

commandant de la garnison de Bâle pendant les troubles de 1830, plus tard colonel, commandant des écoles militaires de Thoune et, dans la guerre du Sonderbund, de la deuxième division de l'armée fédérale.

II. Branche de Theodor (remontant à Theodor Burckhardt-Oberriet, 1549-1623, marchand de soieries, membre du Petit Conseil et du Conseil secret). - — 1. Christoph, petit-neveu du précédent, 1631-1705, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzunftmeister 1683, un des principaux défenseurs du système oligarchique ; avec sa femme, il recourut à des moyens peu recommandâmes pour influencer les élections et s'attira par là en 1695 la haine des bourgeois de Bâle. Parmi ses descendants à la 4e génération — 2. Emanuel, 1744-1820, d'abord capitaine au service de France, officier instructeur au service de Naples 1787, lieutenant-général 1799, commandant militaire de l'Apulie 1801, vice-roi de Sicile 1802, généralissime des troupes du royaume des Deux-Siciles 1815. — 3. Johann- Budolf, frère du n° 2, 1764-1841, général de la Bépublique helvétique 1799. — 4. Jakob, 1785-1858,

Johann-Ludwig Burckhardt

(n» 10). D'après un dessin de

H. Sait.

j*^*fc* •

ÉsdL

Dr théol., antistès de l'église bâloise. — 5. Jakoh, fils du n° 4, 1818-1898, professeur à l'université de Bâle, historien réputé pour ses ouvrages sur l'histoire de l'art et de la civilisation, dont les plus connus sont le Cicérone, Die Kultur der Renaissance, Die Zeit Konstantins des Grossen, Weltgeschichtliche Betrachlungen, Griechische Kulturgesch., etc. — Voir H . Trog: J. B. — Otto Markwart :

J. B. Persônlichkeit und Jugendjahre. — 6. Johann-Jakob, 1718-1796, capitaine en France, puis colonel de la milice bâloise, membre du Petit Conseil et du Conseil secret. — 7. Emanuel, arrière-petit-fils du n° 6, 1819-1867, D' jur., juge à la cour d'assises et à la cour d'appel, membre du Petit Conseil et du tribunal, auteur d'un projet de loi fédérale sur les lettres de change. - — 8. Leonhard, 1729-1817, fabricant d'indiennes, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, président du Directoire commercial. — 9. Johann - Jakob, petit-fils du n° 8, 1809-1888, Dr jur., juge à la cour d'assises et à la cour d'appel, président du tribunal de police, membre du Petit Conseil de ville, député à la Diète, bourgmestre 1849-1858. — 10. Johann-Jakob, fils du n° 9, 1836-1890, Dr jur., d'abord procureur général et juge à la Cour d'appel, puis conseiller d'État et directeur de l'Instruction publique. — 11. Karl, neveu du n° 9, 1830-1892, Dr jur., secrétaire du Conseil, dernier bourgmestre de Bâle 1873-1875, puis conseiller d'État 1875-1889, et conseiller national. — 12. Karl, petit-fils du n° 8, 1795-1850, Dr jur., président du tribunal civil, député à la Diète, bourgmestre 1832. — 13. Karl-Felix, fils du n° 12, 1824-1885, Dr jur., président de la Chambre matrimoniale, bourgmestre 1862- 1873, puis président de la Cour d'appel et de la Société académique. — 14. Christoph, 1805-1835, Dr jur. et professeur, membre du

Emanuel Burckhardt

(n» 2). D'après une eau-forte

(auteur et date inconnus.)

Petit Conseil à la Diète. — neveu du n° 1901, Dr jur.

et député 15. Karl, 14, 1831juge à la

Cour d'assises et à la Cour d'appel, président de la Chambre matrimoniale, membre du Petit Conseil et conseiller d'État. — 16. Karl-Christoph B.- Schatzmann, fils du n° 15, 1862-1915, Dr jur., d'abord président du tribunal civil, puis professeur de droit romain, conseiller d'État et conseiller national 1911-1915.

— J3J1916.— 17. Adolf, 1834-1886, Dr jur., président du tribunal civil, président de la Chambre pupillaire, lieutenant-colonel de cavalerie. ■ quier, Dr jur. h. c.

Jakob Burckhardt (no 5).

D'après une photographie.

Adolf, 1826-1904, banmembre du Grand Conseil et juge à la Cour d'appel, délégué de la Suisse à la Conférence monétaire internationale de 1881. — 19. Friedrich, 1830-1913, Dr phil. et Dr med. h. c, recteur du Gymnase, professeur de pédagogie, membre du Grand Conseil. — 20. Hans, neveu du n° 19, 1858-1918, Dr jur., greffier du tribunal civil, conseiller d'État, directeur de la Banque hypothécaire. — 21. Albert B.- Finsler, 1854-1911. Dr jur. et Dr phil. h. c, d'abord professeur au gymnase, puis conservateur du Musée his-

BURKHARD

BURKI

torique, professeur, conseiller d'État. — BJ 1912. — 22. Theophil B.-Biedermaim, 1840-1914, Dr phil., professeur au gymnase, savant réputé, spécialiste de l'histoire de la Réformation et de la topographie romaine des environs de Bâle. — 23. Albrecht, 1853- 1921, Dr med., professeur d'hygiène, membre du Grand Conseil.

III. Branche de Hans-Budolf, remontant à Hans- Rudolf Burckhardt-Rudin, marchand de soieries 1558- 1617, membre du tribunal de la ville. — 1. Hans- Rudolf, fils du précédent, 1585-1657, d'abord professeur de morale, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, secrétaire de la ville, Oberstzunftmeister 1656.

— 2. Theodor, frère du n° 1, 1596-1691, marchand de soieries, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, député et premier juge des causes matrimoniales. — 3. Johann-Jakob, fds du n° 1, 1614-1690, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, Oberstzuuftmeister 1666, bourgmestre 1684, plusieurs fois ambassadeur auprès de Louis XIV, médiateur dans les querelles religieuses de Claris 1683. — 4. Christoph, 1661-1713, avoyer du tribunal du Grand-Bâle, premier juge des causes matrimoniales, membre du Petit Conseil et du Conseil secret.

IV. Branche de Samuel, remontant à Samuel Burckhardt-Iselin, marchand de soieries 1561-1640,

membre du Petit Conseil éteinte au début du XIXe s.

— 1. Bonifacius, fils du précédent, 1594-1660, marchand de soieries, membre du Petit Conseil, avoyer du tribunal du Grand-Bâle, directeur des travaux publics et premier juge des causes matrimoniales. — 2. Lu- KAS, fils du n° 1, 1639-1705, avoyer du tribunal du Grand-Bâle, membre du Petit Conseil, bourgmestre

V. Branche de Daniel, remontant à Daniel Burckhardt-Ryff, marchand de soieries, 1564-1633, membre du tribunal de la ville. — 1. Daniel, petit-fils du précédent, 1630-1707, membre du Petit Conseil et du Conseil secret, avoyer de Liestal, bailli de Lugano, bailli de Waldenbourg, avoyer du Grand-Bâle. — 2. Daniel, arrière-arrière-petit- fils du n° 1, 1752-1819, fabricant de rubans de soie, membre du Grand Conseil et de la Constituante de 1798, connu comme collectionneur d'œuvres d'art, artiste lui-même, un des fondateurs de la Kûnstlergesellschaft de Bâle. — Voir Stammbaum der Familie B. — Zach. Hemminger : Hist. Entwurf des Burckhardischen Stammbaums . —

AGS. — ADB. [A. BURCKHARDT.]

C. Canton de Berne. Famille très répandue, mentionnée en 1570 à Schwarzhàusern près d'Aarwangen. — Jakob, peintre, 1808-1867, de Hasle près de Berthoud ; il fit ses études à Munich et à Rome et accompagna Louis Agassiz dans ses grands voyages en Amérique, t en 1867 dans les environs de Boston. Outre les esquisses qu'il fit pour Agassiz, il a laissé des tableaux à l'huile, qui sont la propriété de particuliers à Berthoud et à Neuchâtel. — Voir SBB 1. [K.-R.]

D. Canton de Lucerne. Famille du Seetal, connue dès le XIIIe s. — Hans, ancien sous-bailli à Hitzkirch en 1529. — Jakob, Dr med., médecin du duc Guillaume de Bavière en 1596, f en 1618 à Munich. — Voir Urk.

— Akten. [P.-X.W.]

E. Canton de Schaffhouse. Burckard, Burckart, Burkart. Famille éteinte, peu importante, bourgeoise de la ville de Schaffhouse, qui apparaît entre 1310 et 1746. — Voir US. — Riieger : Chronik. — Reg. généal. de Schaffhouse. [W.-K.]

F. Canton de Zurich. Burkhard. Vieille famille zuricoise, mentionnée déjà en 1380 à Kilchberg et à Wollishofen, répandue actuellement sur les deux rives du lac de Zurich et aussi bourgeoise de cette ville. — [J. Frick.]

— 1. Werner B.-Streuli, * 1842 à Mànnedorf, f 25 janvier 1910 à Zurich. Ingénieur de la ville 1882-1891, directeur des services de l'éclairage et des eaux de Zurich 1892-1893, puis ingénieur-conseil et constructeur d'installations hydrauliques (Lugano 1893, Locarno 1894). Bourgeois d'honneur de Zurich. — ZWChr.

Bourgeois de Zurich. Famille mentionnée dans les registres d'impôts en 1362. Dans la suite, plusieurs

familles Burkhard, bourgeoises de Zurich, sont mentionnées dans cette ville sans qu'il soit possible de les rattacher les unes aux autres. Une de ces familles était dans la seconde moitié du XVIIe s. copropriétaire de la seigneurie de Maur. Armoiries : de gueules à un château à deux tours d'argent sur trois monts de sinople, ou d'azur à une tour d'argent couverte de gueules. Elles se rapportent à une famille qui revêtit la charge de gardien de la tour de Wellenberg — I.Heinrich, douzenier de la corporation zum Weggen 1489 et 1501 ; membre du Conseil de guerre 1507, bailli de Regensberg 1509, du Conseil, t 1515 à Marignan. — 2. Fridli, peintre verrier, travailla pour le Conseil, f 1572. — 3. Heinrich, 1606-1678, douzenier de la corporation zum Meisen, bailli de Regensberg 1638, prévôt 1644 ; du Conseil 1646, bailli de Horgen 1648, Hardherr 1652, ammann de Kùsnacht 1656. — 4. Hans-Konrad, 1613-1681, pasteur à Maschwanden 1636, diacre 1651 et dès 1668 pasteur à Zurich ; préposé à l'assistance 1671, directeur d'école 1675. A publié des ouvrages d'édification. — 5. Diethelm B.-Abegg, * 1869, agriculteur, président de la Société des industries laitières du Nord de la Suisse. Député au Grand Conseil 1917, au Conseil national 1922. — Voir LL. — LLH. — Keller-Escher : Promptuarium genealogicum.

— SKL. — Wirz : Etat. [H. Brunner.] BURCKHARDT, Heinrich. * 1861 à Schweinfurth

(Bavière), f2 nov. 1914 à Munich. Professeur de mathématiques à l'université de Zurich 1897-1908, corédacteur de la Enzyklop. mathem. Wissensch. Auteur d'importants ouvrages de mathématiques. — Vierteljahrschrift der Nat. Ges. Zurich 1914, p. 565. [H. Brunner.] BURKHART. Premier abbé élu par les moines de St. Johann dans la vallée de la Thour (Saint-Gall) ; il administra le couvent de 1152 à sa mort 1178. A publié des écrits théologiques qui furent la cause de violentes querelles avec les abbés de Schaffhouse et d'Engelberg. — Voir St. GallerNbl. 1896, p. 5. — UStG III.

— Arch. du couvent de Saint-Gall. [Bt.] BÙRKI. Familles des cantons de Berne, Soleure. Le

nom, identique à Bûrke, est, tout comme Bùrkli et Biirgi, un diminutif du prénom ahà.Burghart,Burkhart.

A. Canton de Berne. Famille très répandue, mentionnée en 1590 à Oberdiessbach. Armoiries : d'azur au château crénelé d'argent. — 1. Johannes, 1739-1814, riche industriel, capitaine, bourgeois de Berne le 2 févr. 1793. Son fils —2. Samuel, 17 octobre 1780-4 avril 1836, du Grand Conseil 1816, préfet du Simmenthal 1816-1822, du Petit Conseil 1822-1831, conseiller d'État 1831-1832, du Grand Conseil 1832-1833. — 3. Friedrich, fils du n° 2, 28 mai 1819-3 juillet 1880, banquier, du Grand Conseil 1850-1862, conseiller municipal, possédait une riche collection d'antiquités artistiques bernoises que ses neveux vendirent aux enchères à Bâle en juin 1881. — Bûrgerhaus XI, 33. — Rahn : Kunst und Wanderstudien, p. 298. [H. T.]

B. Canton de Soleure. — Joseph, * le 3 septembre 1813 à Biberist, avocat à Soleure, président du tribunal de Soleure-Lebern 1841, greffier de Soleure 1846-1851, député au Grand Conseil, qu'il présida à plusieurs reprises, député à la Diète depuis 1847, commissaire fédéral à Lucerne jusqu'à la fin de la même année, conseiller aux États 1848-1856, rédacteur de la Solothurner Zeitung 1856, président du tribunal cantonal jusqu'à la même année, de même aussi de 1871 à 1878, rédacteur du Code pénal cantonal en 1869. C'est à lui que Soleure doit son droit pénal, f Ie 25 mai 1878. - — Voir Soniitagsblatt des Bund 1878. [K.-R.J

BÙRKI, Barnahas, Abbé d'Engelberg, *vers 1474 à Altstâtten (Rheintal). Le chroniqueur Stumpf, qui le connaissait personnellement, le nomme Barnabas Stcyger. Il entra au couvent d'Engelberg en 1487, fit des études à Paris et acquit le titre de maître ès-arts, de docteur de l'Écriture-Sainte, de professeur de philosophie et de théologie. Pendant son absence, il fut élu abbé d'Engelberg en 1505. Comme tel, il releva la situation du couvent qui était tombé en décadence et joua aussi un rôle, lors de la Réformation, comme soutien du parti conservateur. En 1526, à la dispute de Baden, il fut le premier des quatre présidents, f le 26 décembre

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