‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 168 sur 425 · IP · texte numérisé non relu

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Balthasar Bundi.

D'après le National- Kalender

de 1871.

BUNGE, Gustav von. * 1844 à Dorpat. 1874- 1885 privat-docent pour la physiologie à Dorpat, 1882 Dr médecin à Leipzig, dès 1886 professeur de chimie physiologique à Bâle. f 1920. Auteur d'une série d'écrits sur la question de l'alcool, de manuels de chimie physiologique et pathologique, de physiologie de l'homme et de chimie organique. — Voir Alb. Burckhardt : Gesch. der med. Fak. zu Basel, p. 455. [C. Bo.]

BUNGENER, Félix. Littérateur et théologien, * à Marseille le 29 septembre 1814 d'une famille d'origine allemande, naturalisé genevois 1840, f à, Genève en juin 1874. Dans cette ville il fut pasteur, puis professeur au collège classique ; destitué après la révolution de 1847, il donna des cours de littérature, prêcha et écrivit. Il a laissé un grand nombre de mns. et a beaucoup publié. — Voir la liste de ses œuvres dans Montet : Dictionnaire. — Heyer : Église de Genève. — JG 16 juin 1874. [P. C]

BUNGIER. — 1. Zacharias, potier d'étain, probablement d'Arbon, devint bourgeois de Saint-Gall en 1599, où il mourut en 1618. — 2. Zacharias, fils du n° 1, 1602-1666, également potier d'étain, prévôt de la corporation des forgerons. — 3. Zacharias, fils du n° 2, architecte, 1648-1730, occupa plusieurs emplois publics ; comme directeur des travaux publics, il contribua beaucoup à l'embellissement des édifices, surtout en y adaptant .des fenêtres en saillie. — Voir S KL. [Bt.]

BÙNISHOFEN, von. Famille de chevaliers, intendants de l'abbaye de Saint-Gall depuis 1267, dont le château se trouvait im Burgstall (Com. Meilen). Armoiries : fascé d'argent et de gueules de cinq pièces. — 1. Heinrich, 1277-1284, religieux, patron de l'église de Wattwil (Toggenbourg), chanoine à Constance, chanoine à Bischofszell. — 2. Walther, chevalier, 1265-1281. — 3. Ulrich, bourgeois de Saint-Gall 1278, appose son sceau sur un acte en 1301 comme ministérial de l'abbé de Saint-Gall. — Voir UZ. — UStG. — Zeller-Werdmùller : Zûrcher Burgen. — Mon. Germ. Necrol. I. — Vôgelin : Das alte Zurich I, 387. — ZStB I. [F. H.]

BUNSCHENBACH. Voir Weissenbourg.

BUNSEN, Christian-Karl-Josias, baron de, savant et diplomate, * le 25 août 1791, f le 28 novembre 1860. Accrédité auprès de la Confédération par Frédéric- Guillaume III, roi de Prusse, le 4 octobre 1839, il fut rappelé le 9 décembre 1841 par Frédéric-Guillaume IV, après avoir été déjà employé ailleurs dès le printemps de 1841. — Voir ADB. — AS II. — Arch. fédérales : Preussische Correspondes 1833-1848, vol. 2163. — A. Pfister : Aus den Berichten des preuss. Gesandten Chr. K. J. Bunsen, dans PJ XXV. — Le même : Aus den Berichten der preussischen Gesandten in der Schweiz 1842-1846, dans Nbl. d. lit. Ges. Bern 1913. [A. B.]

BUNTENER. Voir POntener.

BÙNTER. Ancienne famille du Nidwald, bourgeoise de Dallenwil (avant 1408) et de Wolfenschiessen (avant 1518). Cependant son lieu d'origine paraît être Beckenried, où l'on trouve déjà en 1371 un Rudolf Bùnter. Elle a presque toujours été représentée au Conseil. Armoiries : de sinople au cerf passant au naturel. — Josef-Maria, homme populaire et influent, fut de 1848à 1851 le premier représentant de Nidwald au Conseil des États et appartint de 1850 à 1883 au Conseil d'État ; pendant 30 ans, il exerça les fonctions de procureur général, quoiqu'il n'eut reçu aucune éducation, f ba 28 avril 1892. [B. Durrer.]

BUNTI. Ancienne famille, éteinte, du Nidwald, bourgeoise de Dallenwil, où elle apparaît en 1408. Armoiries : de gueules à une croix de saint Antoine d'argent posée sur trois monts de sinople et accompagnée de deux étoiles d'or. — 1. Hans, de Dallenwil, commissaire à Bellinzone 1524, trésorier 1536, landammann 1537, 1539, 1542, 1546, 1550, 1555, 1560, f 20 mars 1563. Il habita aussi Stans et y fonda en 1560 l'ossuaire supérieur. — 2. Johann-Laurenz, établi à Stans, trésorier 1706-1717, vice-landammann 1723, landammann 1725, 1730, 1734, f 16 mars 1736. Historien local, chroniqueur et généalogiste, on lui doit les généalogies officielles. Après son fils, le banneret Felix-Laurenz, la famille tomba si bas que le petit-fils, dernier de sa race, était fossoyeur à Stans. [B. D.]

BUNTINER

BUOL

BUNTINER. VoirPONTINER.

BUNTRA, BÙNDTER, PÙNDTER, STEPHAN, peintre à Fribourg 1550-1552. — SKL. [r^emy.]

BUNZEN (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). Vge, Com. politique et paroisse. 1259, Bunzina ; 1321, Buntznach ; 1325, Bunzenach ; dérive probablement d'un fundus Pontiniacus = terrain de Pontinius. Armoiries: d'argent à un sapin de sinople. On y a trouvé une hache de l'âge de la pierre et d'autres de l'âge du bronze ; il dut y avoir là des palafittes. Peregrin von Villingen, chevalier, possédait avant 1273 des terres à Biinzen, qui passèrent ensuite aux couvents de Mûri et de Seldenau. En 1321, le baron Marquard von Russegg vendit à l'abbé de Mûri, Heinrich, son domaine de Bùnzen et toutes les fermes qui en dépendaient, avec le droit de collation pour l'église, et les droits de justice. En 1325, le pape Jean XXII incorpora l'église de Bùnzen au couvent de Mûri, qui fit dès lors desservir la paroisse (comprenant également Besenbùren, Waldhâusern et Unterniesenberg) par des prêtres itinérants. L'église construite en 1508 ne fut pourvue qu'en 1600 d'un chœur et d'un clocher. Elle avait été dépouillée de ses images au temps des guerres de Cappel (1529), la communauté ayant accepté la Réforme, mais elle rentra dans l'Église romaine en 1532. L'église fut rebâtie en 1621 et son clocher restauré en 1690 ; les remaniements plus récents datent de 1861. Avant 1661 quelques fermes de Bùnzen et de Besenbùren dépendaient de la paroisse de Boswil et, inversement, certaines fermes de Boswil de la paroisse de Bùnzen ; une nouvelle répartition mit fin à cet état de choses. En 1801, le curé P. Anselm Hediger fonda à Bùnzen une école. En 1840, des citoyens ayant à leur tête le juge de district Suter von Meienberg y constituèrent un comité, connu sous le nom de « Comité de Bùnzen », pour créer un mouvement de protestation contre le nouveau projet de constitution ; ses membres dirigèrent l'insurrection du 11. janvier 1841. Registres de paroisse dès 1733. — Voir B. Reber : Das Freiamt vor der Geschichte. — J. Nâf : Beitr. zur Gesch. des Freiamts. — Nùscheler : Gotteshâuser. — P. Frei : Chronik der Pfarrei B. — Mns. aux archives paroissiales. [G. WlEDERKEHR.]

BÙNZEN (COMITÉ DE). Le «Comité de Bùnzen » fut constitué en 1840 pour la défense des revendications des catholiques argoviens. En 1839, une révision de la Constitution avait été décidée, dans laquelle chaque parti cherchait à faire prédominer son point de vue. Les libéraux espéraient conserver leurs conquêtes et supprimer au Grand Conseil la « parité » qui donnait aux deux confessions une représentation égale dans cette autorité. Les conservateurs cherchaient à affranchir l'église et surtout les couvents de la tutelle détestée de l'État. Afin d'organiser la propagande parmi le peuple, et pendant la période électorale, les chefs catholiques se réunirent en un comité, dit de Bùnzen. Comme en 1835, le gouvernement dut prendre des mesures militaires et réprimer le soulèvement du Freiamt par la force. Le mouvement prit fin par la défaite des rebelles près de Villmergen et l'arrestation des membres du « Comité.de Bùnzen». — Dierauer V. ■ — ■ Feddersen. [H. R.]

BUNZLI. Ancienne famille d'Uster, mentionnée déjà en 1384 dans le village voisin de Hegnau, actuellement répandue dans la région. Ce nom devait être à l'origine un prénom; du ahd. Bin(i)zo (Fôrstemann I, 307). — Voir Bùhler : Pfarrbl. von Uster. [J. Frick.]

BÛNZLY, Franz, de Soleure, * le 16 juin 1811, avocat, ammann de Soleure 1844-1871, député au Grand Conseil 1846, membre du tribunal cantonal 1856, président de ce tribunal de 1856 à 1871, conseiller national 1857-1872, membre du Conseil d'administration du chemin de fer Central Suisse, f le 23 avril 1872. — 'Voir Solothurner Landbote 1872, n° 50. — Volksblatt vom Jura 1872, n° 51. — St. Ursenkal. 1874. [A. Lechner.]

BUOCHS (C. Nidwald. V. DGS). Vge, Com. politique et paroisse. Armoiries : coupé enté d'argent et d'azur. Le nom dérive peut-être de buocha = hêtre ; il n'est guère en rapport avec les nombreuses localités de Buchs. Étant donné les établissements romains dont on a retrouvé les traces sur les embranchements latéraux du lac des Quatre-Cantons, à Alpnach et

Kùssnacht, il est probable que les coteaux de Buochs, en pente douce et bien exposés, ont dû être également colonisés dès cette époque. Le droit de collation de l'église de Buochs, dont dépendait à l'origine toute la partie du canton qui s'étend sur la rive droite de l'ancien lit de l'Aa jusqu'à la frontière uranaise (Buochs, Ennetbùrgen, Beckenried et Emmetten), apparaît en 1157 et 1159 partagé entre Engelberg et Mûri. Il provenait évidemment de la maison des Seldenbùren, dynastes du Zurichgau, fondateurs de l'abbaye d'Engelberg et qui participèrent également à la fondation de celle de Mûri. Cette dernière, dès la consécration de son église en 1064, possédait des terres à Buochs, accrues à la fin du XIe s. par des donations des barons d'Altbùron, dont les héritiers, les barons de Balm, possédaient encore par la suite des biens allodiaux dans la contrée. Tout ce domaine dynastique semble remonter à Liuto, comte du Zurichgau au Xe s., en qui G. von Wyss a reconnu l'ancêtre de la maison de Seldenbûren- Regensberg. Déjà à la fin du XIIe s., ou en tout cas au XIIIe s., la part de Mûri au droit de collation, ainsi que tous ses domaines de Buochs, passèrent à Engelberg. Après l'extinction de la famille des chevaliers de Buochs, qui détenaient sans doute les fonctions d'intendants de l'abbaye, celle-ci fit administrer directement son domaine par un conventuel. Mais dès 1261, les paroissiens de Buochs apparaissent solidement organisés et formant avec ceux de Stans une Universitas, qui embrassait tout le territoire du Nidwald et prétendait à l'autonomie. Au cours des XIVe et XVe s., par suite de l'évolution politique et sociale, les droits féodaux de l'abbaye d'Engelberg furent successivement rachetés ou usurpés par ses vassaux. Par une convention de 1454, elle dut abandonner à la corporation paroissiale la nomination des curés et toutes les dîmes ecclésiastiques, pour se contenter d'un droit purement formel de présentation. Dans la suite, par la séparation des paroisses affiliées d'Emmetten (1454), Beckenried (1631) et Ennetbùrgen (1881), le territoire de la paroisse de Buochs se réduisit aux limites de la communie politique actuelle. Le village, avec son église, fut complètement réduit en cendres par les Français le 9 septembre 1798 ; il n'y reste aujourd'hui aucun bâtiment ancien. Registres de paroisse dès 1728. — Voir R. Durrer : Die Kunstdenkmàler Unterwaldens. — Le même: Einheit Unterwaldens, dans JSG XXXV. [R.D.] BUOCHS, von. Famille de chevaliers, dont les deux branches habitaient des châteaux, l'un proche du débarcadère de Buochs, au bord du lac, et démoli depuis peu, l'autre disparu au XVIIIe s., la Steinhaus, à la Hofstatt au-dessus du Buel, en amont de l'église. — 1. Wernher I, chevalier, 1210-1245 environ. — 2. Heinrich, chevalier, frère du n° 1, 1213-1240. — 3. Wernher II, chevalier, fils du n° 1, 1245-1252. — 4. Ulrich, fils du n° 3, f avant 1279, année où le berceau de cette branche, que Heinrich von Malters tenait des von Balm, passa à l'intendant de Stans. — 5. Johannes, chevalier, fils du n° 2, est mentionné de 1259 à 1275, f peu avant 1310, année dans laquelle son héritage fut racheté par le couvent d'Engelberg d'une donation de la reine veuve Elisabeth. Les chevaliers de Buochs semblent avoir été ministériaux d'Engelberg et devaient posséder à titre héréditaire les fonctions d'intendants de Buochs, qui furent remises à un conventuel à l'extinction de leur famille, en 1309. — Voir Durrer : Kunstdenkmàler Unterwaldens, p. 66. — ■ Gfr. (Index). — Œchsli : Origines. [R. D.]

BUOL(BUÔL- SCHAUENSTEIN). Une des principales familles de magistrats et d'optimates des Grisons, surtoutdela Ligue des X Juridictions. Elle descend sans doute des Walser établis à Davos dès le XIIIe s., et apparaît au milieu du XVe s. avec des paysans sujets des Montfort. La maison familiale à Davos serait celle de la Buolen Au, identique peut-être au Junkerboden. Armoiries : au XVIe s. et au commencement du XVIIe, une marque de maison ; plus tard parti d'azur et d'argent à

BUOL

BUOL

une vierge de l'un en l'autre tenant un rameau de jasmin en sa dextre. Les armoiries nobles de 1696 sont : écartelées aux 1 et 4 de sable à la bande d'argent, aux 2 et 3 de sable au cor d'argent, et sur le tout, l'armoirie primitive. — 1. Paul, 1481-1567, était selon Campell l'un des hommes les plus en vue du pays ; il prit part au colloque religieux d'Ilanz en 1526. Landammann de Davos et chef des X Juridictions dès 1527 à plusieurs reprises, souvent arbitre dans son canton, dut payer, ainsi que Sprecher, Beli, etc., une forte amende en 1550 après le soulèvement de Davos. Colonel et juge des troupes grisonnes au service français, il fut blessé à Morbegno 1531, devint podestat de ce village 1537. Marié deux fois, il eut 25 enfants dont 14 fondèrent autant de branches de la famille, établies dans les III Ligues auxquelles elles donnèrent des magistrats. Les Buol donnèrent, avec les Sprecher, à la Ligue des X Juridictions la plupart de ses landammann, et ils remplirent les fonctions de bannerets de Davos dès 1540 jusque bien avant dans le XVIIIe s., à une seule exception près. — 2. Salomon, fils du n° 1, fut plusieurs fois landammann de Davos dès 1604, et l'un des chefs du parti vénitien ; lieutenant-colonel au service français, il aurait été anobli par Henri IV en 1607. — Voir Girard : Hist. des officiers suisses. — 3. Conrad, fils du n° 2, pasteur à Davos, doyen des X Juridictions, fut l'un des membres les plus remuants du parti réformé, il s'exila en 1621 ; l'Autriche demanda son extradition; f 1622 sur le lac de Zurich, enterré à Meilen. — 4. Paul, frère du n° 3, 1584- 1642, servit Venise, puis son pays comme capitaine, chef des troupes des X Juridictions dans la guerre contre les V cantons, fit les campagnes d'Autriche, puis de la Valteline, capitaine 1622, puis colonel-lieutenant au régiment Briigger en France, titulaire du dit régiment 1637, se joignit à Jenatsch contre le duc de Rohan 1639, capitaine de la Valteline 1619. — 5. Meinrad, fils du n° 2, 1588-1658, landammann de Davos 1629 et chef de la

Ligue durant 14 ans. Sa réélection en 1643 provoqua la « sentence de Waser » de 1644 par laquelle Davos perdit sa primauté.

Capitaine de la Valteline 1643, landammann de la Ligue 1647, il se distingua par sa bravoure dans la guerre contre l'Autriche ; en 1621 lors de l'attaque de Brion, il aurait tué plus de 200 Autrichiens seul avec Jenatsch et trois des Sprecher. Député des III Ligues aux deux premières conférences d'Innsbruck 1629, à la capitulation milanaise 1639, à l'accord éventuel avec le Tyrol

1640, à celui de Feldkirch

1641, il participa encore 1642 au renouvellement

avec l'Autriche. D'abord franco-vénitien, il fut plus à proposer le rachat des les VIII Juridictions et

Meinrad Buol. D'après un portrait à l'huile (auteur inconnu).

de l'accord successoral l'un des chefs du parti tard l'un des premiers droits autrichiens sur orienta Jùrg Jenatsch vers le traité avec l'Autriche- Espagne. — 6. Hans- Anton, cousin du n° 5, 1600- 1662, colonel au service espagnol 1638, entra 1637 dans le Kettenbund contre les Français, fut durant 25 ans landammann de la juridiction de Churwalden (Parpan), landammann de la Ligue 1649, 1650 et 1657 ; podestat de Morbegno 1641-1643, de Trabiona 1643-1645, de Tirano 1657-1659 ; signataire de la sentence de Waser de 1644 ; il mena à bonne fin les négociations avec le Tyrol (accord de Feldkirch 4 juin 1649). L'empereur Ferdinand l'anoblit en 1649 avec le qualificatif von Strassberg ; il est l'ancêtre de la branche des barons et comtes von Buol-Schauenstein, la plus brillante de la famille. — 7. Paul, fils du n» 6, 1629-1677, landammann de la juridiction de Churwalden, landammann de la Ligue 1673, capitaine de la Valteline 1681, colonel

au service espagnol, député des III Ligues au roi Charles III d'Espagne et à l'empereur Léopold Ier ; ce dernier le créa baron d'empire en augmentant ses armoiries par diplôme du 27 février 1696. Il revint à la foi catholique en 1691 et acquit en 1692 la moitié du château de Rietberg au Domleschg dont sa famille prit le nom. — 8. Johann-Anton, fils du n° 7, * 1671, f 1717 dans un duel à Vienne ; était au service impérial, se créa son propre régiment 1708, quartier-maître général 1710, juge de la Ligue grise supérieure. — 9. Conradin, frère du n° 8, 1674-1708, au service de l'Empire, fut adjudant général du prince Eugène de Savoie et colonel. — 10. Rudolf-Anton, fils du n° 8, 1705-1765, premier conseiller de la Chambre des finances 1727, acquit pour lui et ses descendants la bourgeoisie tyrolienne, devint 1738 directeur de la seigneurie de Bregenz et commissaire immédiat des seigneuries du Vorarlberg, député auprès des cantons de Zurich, Berne et Lucerne, commissaire impérial aux états-généraux du Tyrol 1751, député impérial et ministre plénipotentiaire près des III Ligues 1761, renouvela 1762 la capitulation de Milan. — 11. Johann-Anton, frère du n° 10, 1710-1771, colonel au service de l'Empire, landammann de la Juridiction de Disentis, juge de la Ligue grise supérieure 1745, 1750, 1753 et 1763, hérita 1742 (?) de son aïeul maternel, le général comte Franz-Thomas von Schauenstein von Ehrenfels, dernier du nom, à la condition de joindre le nom et les armes des Schauenstein aux siens. Il acquit ainsi la seigneurie de Reichenau et Tamins. Au décès de son second fils Paul, cet héritage passa à — 12. Johann-Anton-Baptist, fils aîné du n° 10, 1729-1797, chanoine de la cathédrale de Coire, camérier et conseiller intime, député extraordinaire et ministre plénipotentiaire près des III Ligues ; vendit la seigneurie de Reichenau et Tamins en 1792 et acquit la seconde moitié du château de Rietberg. — 13. Kavl- Ruclolf, fils aîné du n» 12, * 1760, f 23 octobre 1833 à Saint - Gall. Dernier prince-évêque de Coire, il étudia à Feldkirch, Dillingen et Rome, chanoine 1779, chantre de la cathédrale 1781, prêtre 1784, prince-évêque le 22 janvier 1794, investi des régales impériales le 5 avril 1798. L'empereur François Ier d'Autriche le créa en 1810 prévôt mitre du Wisherad à Prague, prélat du royaude Bohême et archevêque de Lemberg ; il déclina ce dernier titre. A l'invasion des Français 1799- 1800, Buol s'enfuit à Méran, qui dépendait du diocèse de Coire, et entra en conflit avec la Bavière dont le Tyrol faisait partie depuis 1805, à cause de sa politique ecclésiastique inspirée de joséphisme et fut conduit à la frontière le 25 octobre 1807. Il continua de Coire sa lutte contre la main-mise sur son clergé tyrolien. Les brefs papaux du 3 septembre 1805 et du 28 juin 1809 incorporèrent provisoirement les parties tyroliennes de l'évèché au diocèse de Brixen, définitivement le 27 janv. 1816 ; Buol se soumit. La réunion des cathédrales de Coire et Saint- Gall provoqua de nouvelles luttes avec le gouvernement grison ; elle fut peu appréciée des deux côtés et ne dura que jusqu'à la mort de l'évêque. Il créa en 1808 le séminaire de prêtres de Saint-Luzi à Coire, et y joignit un gymnase catholique florissant pendant 20 ans. Il fut l'un des principaux chefs de l'église de Coire. — 14. Johann-Rudolf, frère cadet du n° 13, 1763-1834, chargé d'affaires impérial à la Haye 1790, envoyé à Bâle 1792, ministre directorial à la Diète de Ratisbonne 1794, ambassadeur à Dresde jusqu'à la paix de Lunéville, premier député présidial au parlement allemand ouvert

Karl-Rud. v. Buol. D'après un

portrait à l'huile au palais épis-

copal de Coire.

BUOM BERGER

BUONVICINI

le 5 novembre 1816 ; patriote allemand, il entra en conflit avec Metternich et fut rappelé en 1823, ministre d'État et de conférence de l'empereur François Ier; il devint le 18 janvier 1805 comte von Buol-Schauenstein zu Riethberg et Strassberg, etc. — 15. Karl-Ferdinand, 1797-1865, fds unique du n° 14, fut au service de l'Autriche de 1816 à 1859, envoyé à Carlsruhe, Stuttgart, Turin, Saint-Pétersbourg et Londres, où il travailla au rapprochement anglo-autrichien, successeur de Schwarzenberg 1852 comme ministre des affaires étrangères et de la maison royale et impériale ; il conclut un concordat avec Rome 1855, se retira en 1859. Avec lui s'éteignit sa lignée dans la branche masculine.

De la branche de Coire, — 16. Stephan, 1656-1737, bourgmestre de Coire 1699-1731, fut quinze fois président de la Ligue de la Maison-Dieu et prêta serment comme tel à l'alliance de 1712, bâtit la maison seigneuriale au Friedhofh Coire, musée rhétique actuel.

Les autres branches encore vivantes habitent la vallée de Davos et depuis quelque dizaines d'années l'Amérique. — Voir F. Jecklin et J.-C. Muoth : Aufzeichnung ùber die Verwaltung der VIII Gerichte ans der Zeit der Grafen von Montfort (Jahresberichl 1906). — M. Valàr : 6 Jahrhunderte Davoser Gesch.

— Le même : Die Beziehungen der III Bunde zu Tyrol 1632-1652 (Jahresbericht 1903). — Campell : Topographia et Historia Rhaetica. — LL. — LLH.

— Archives communales de Davos, Schanfigg, Churwalden, Alvaneu, etc. — Th. -F. Mohr : Regesten der Landschaft Schanfigg. — F. Sprecher von Bernegg : Kriege und Unruhen. — U. von Salis-Marschlins et F. von Juvalt : Denkwùrdigkeiten. — J.-G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur. — J. Mûller : Leichenrede fur Meinrad Buol 1658. - — J.-J. Fetz : Gesch. der kirchenpolitischen Wirren im Freistaat der III Bunde. — Le même : Gedenkblàtter an Karl Rudolf, ... letzten Fûrstbischof von Chur. — ADB. — A.-H. von Sprecher : Rhâtische Geschlechter. [P. N. von Salis.]

17. Johann, de Davos, * 1696. curé de Serneus 1723, de Sufers 1728, de Fuma 1731, de Davos Platz 1733, doyen de la Ligue des X Juridictions 1754-1764. t 1770. [J.-n. T.]

BUOMBERGER, Ferdinand, Dr jur., de Bûtschwil (Saint-Gall), * 12 décembre 1874, chef du bureau de statistique du canton de Fribourg, privat-docent à la Faculté de droit 1901, rédacteur en chef de V Ostschweiz à Saint-Gall 1904, delà Schaffhauser Zeitung de 1907 à 1913, de la Winterthurer Volkszeitung 1913-1919 et du Morgen depuis 1920. Secrétaire de l'Union suisse des ouvriers chrétiens-sociaux à Zurich 1905-1915. Auteur de publications statistiques, politiques, économiques, d'un volume de vers Am Webstuhl et compositeur de chansons populaires ( Munotglbcklein) . — Voir Keiters : Kathol. Lileraturkalender. [M. G.]

BUONARROTI, Philippe. Révolutionnaire toscan, * à Pise le 11 novembre 1761, t à Paris le 16 septembre 1837. De 1806 à 1813 il vécut à Genève, où il donnait des leçons d'italien et de mathématiques ; il s'y mêla à la vie maçonnique et au carbonarisme. Après la seconde restauration des Bourbons, il revint à Genève et s'y lia entre autres avec Andryane. Lorsqu'en 1823, la Sainte- Alliance exigea de la Suisse l'expulsion des révolutionnaires étrangers, Buonarroti fut compris dans ce nombre ; il quitta Genève le 16 mai. — Voir Correspondance secrète du Conseil d'État de Genève 1823, p. 144-155. — Paul Robiquet : Buonarroti et la secte des Égaux. — Ed. Chapuisat dans B/G 43, 1919, p. 249-261. [f O.K.] BUONAS (C. Zoug. V. DGS). Buochenas = promontoire planté de hêtres. Petit village et château dans la commune de Risch. La contrée était habitée au temps des palaflttes ; les trouvailles sont réunies au Musée de la pêche à Zoug. Un petit établissement romain dont les restes furent découverts en 1824, fut détruit vers 407 par les Alémannes. Au IXe s., les seigneurs de la région étaient les comtes de Lenzbourg ; leurs vassaux et ministériaux, les chevaliers von Buonas bâtirent le château au XIe s. probable-

ment. Buonas passa en 1252 aux von Hertenstein, en 1654 à la famille Schwytzer, à Wolfgang-Damian Bosshard et Landwing, de Zoug. Armoiries : tranché d'argent et de sable à une pointe d'or mouvante du flanc dextre, posée en barre brochant. Le château brûla en 1478, sa reconstruction fut entreprise en 1494. L'abbé de Wettingen résida quelques années au château avec une partie des conventuels après la suppression des couvents d'Argovie en 1841. Dans les dernières années, le château changea souvent de propriétaire. Karl Gonzenbach-Escher, de Zurich, qui l'acquit en 1871, bâtit à proximité immédiate le nouveau château, de style anglo-écossais. Selon Tschudy eut lieu le 17 févr. 1333 1e rude combat de Buonas, où Ramschwang, bailli de Ro-

Le château de Buonas. D'après une photographie.

tenbourg, battit les Lucernois. Une petite chapelle existait encore le 11 nov. 1553 sur le lieu de la rencontre, avec une croix funéraire en pierre, aujourd'hui murée dans la Germanskapelle de Buonas qui fut bâtie en 1613 et reconstruite en 1731. Un autre combat aurait eu lieu en 1352 à Buonas entre Autrichiens et Zuricois. — Voir Klingenberger Chronik, p. 84-86. — F. Stadlin : Topographie des Kts. Zug. — F. X. Schwytzer : Die ehemalige Gerichtsbarkeit und das Schloss Buonas, dans Gfr. 33. — Die Schweiz 1911. — Th. v. Liebenau : H. Holbein... nebst einer Geschichte d. Familie Hertenstein. [W.-J. Meyer.]

BUONAS, von. Voir Schwytzer von Buonas.

BUONVICINI. Famille originaire de Valsolda (Italie), établie à Lugano depuis le XVIIe s. — 1. Giacomo, * 1720 à Lugano, préfet national du canton de Lugano du 13 mai 1798 au 27 mars 1799, membre du gouvernement provisoire avril 1799, président de ce corps le 16 juillet suivant. Le 2 août 1800, il fut arrêté à Milan par Barca, ce qui donna lieu à des démarches diplomatiques auprès du gouvernement de cette ville. Vers la même époque, le général français l'accusa d'avoir été un des chefs de la contre-révolution de 1799, mais il fut libéré de cette accusation par le tribunal cantonal. Membre de la Commission pour l'organisation du canton de langue italienne 1801, administrateur du sel et membre de la Constituante 1802, de la Commission des Sept qui gouvernèrent le Tessin du 10 mars au 20-22 mai 1803. — 2. Pietro, * vers 1745 à Lugano, f 1795 à Turin, un des meilleurs architectes de son temps, construisit le couvent et l'église de Saint-Michel à Turin. —

BUOSIGER

FUREN

3. Francesco, chancelier baillival 1798, député au Grand Conseil 1803-1813, vota contre la cession du Sud du Tessin à Napoléon en 1811, membre de la Commission provisoire issue de la révolution de Giubiasco 1814. — BStor. 1897, 1921. ~- ASHR. — SKL. — Barofflo : Dell' Invasione francese. — Franscini-Peri : Storia délia Svizzera italiana. — Vegezzi : Esposizione storica. [C. Trezzini.]

BUOSIGER. Voir Businger.

BUR, HANS. Voir PUR.

BUR. Famille du canton de Lucerne, connue dès 1450 — Franz-Ludwig, secrétaire de bailliage, fut tué le 25 juillet 1712 dans le combat de Villmergen. — Fridolin, greffier du Conseil de guerre en 1682. [P.-X.W.]

BURACH. Voir Burch.

BURATTE, BURATTES (C. Berne, D. Porrentruy). Localité disparue qui n'alaissé de traces que dans les actes du XIVe et commencement du XVe s., ainsi que dans un finage du village de Bure, dont elle était voisine. Différents personnages de Buratte ont fait des donations en faveur de la chapelle de Saint-Nicolas de Buratte érigée dans l'église de Porrentruy. Dernière mention : 1404. Les historiens prétendent que Buratte a été détruit par Etienne de Hagenbach, au commencement des guerres de Bourgogne, mais aucun acte n'en apporte la preuve. — Voir Trouillat. ■ — Daucourt : Localités disparues. [G. A.]

BURCARD. Abbés de Saint - Maurice. Burcard I, archevêque de Lyon 985 et abbé de Saint- Maurice. — Burcard II, neveu du précédent, f 1046, archevêque de Lyon et abbé de Saint-Maurice. — Burcard III, abbé de Saint-Maurice de 1050 à sa mort en 1068. — Burcard IV, abbé de Saint-Maurice 1165. [Ta.]

BURCH (BURRACH). Famille d'Obwald, originaire de Schwàndi, Bamersberg et Kàgiswil, paroissienne de Giswil et Alpnach. Armoiries : de gueules à un triangle, surmonté d'une croix d'argent accompagné de deux fleurs de lys d'or.- — 1. Hans, représenta en 1539 les habitants de Schwàndi devant le tribunal, bailli de Locarno 1524-1526, vice-landammann 1540-1556, député à la Diète et à des conférences. — 2. Félix, juge 1560, du Conseil 1589, trésorier du pays 1592, bailli d'Engelberg 1598-1600, envoyé à Paris 1602, député à la Diète. — 3. Jakob, du Conseil 1654, architecte 1682, bailli du Val Maggia 1684, statthalter 1689, landammann 1695, 1699 et 1702, f 1704. — Voir Manuels du Conseil et du tribunal d'Obwald. — Obituaire de Sarnen. — P. M. Kiem : Entwicklungsgesch. Unterwaldens . — Kûchler : Chronik von Sarnen. — Durrer : Einheit Unterwaldens. [AI. Truttmann.]

BÛRCHEN. Voir BlRCHEN.

BURCHER, Joseph-Anton, * 1794 à Fiesch (Valais), prêtre 1816, curé de Loèche-les-Bains 1817-1821, de Munster 1821-1826, de Viège 1826-1839, chanoine titulaire de Sion 1832, vicaire-général de l'évêché de Sion 1839, curé de Sion 1840. t 19 mars 1848. [D. I.]

BURCKHARDT. Voir BURKHARD.

BURDALLET. Famille genevoise des communes réunies, établie à Carouge où Etienne fut notaire de 1777 à 1808. Son fils Jean-François, notaire également de 1808 à 1857. Quelques membres de cette famille furent députés, d'autres acquirent une certaine notoriété comme artistes, ainsi Joseph-François, 1781-1851, ingénieur et géomètre, ami de Rodolphe Tœpffer, dessinateur pratiquant l'eau-forte, la lithographie et l'autographie. — Voir Archives de Genève. — SKL. [C. R.]

BURDEL. Famille d'origine française (Lyonnais), dont Claude, l'aîné de la branche suisse, reçut pour lui et ses trois fils Jean, Xavier et Joseph la bourgeoisie de Fribourg le 13 juin 1771. Armoiries : d'or à une croix de gueules, chargée d'un croissant d'argent. [O. K.]

BURDET, Henri, 1860-1900, d'Ursins (Vaud), éducateur distingué, qui fut longtemps professeur de chant dans les écoles secondaires de Lausanne. [M. R.]

BURDI, Jacques, alias Kramer, fondeur et potier d'étain à Fribourg, fdans cette ville en 1561. Il fondit, pour l'État du Valais, des arquebuses en 1546, pour rÉtat de Fribourg, des canons en 1543, 1544 et 1561. En 1548, 1549 et dans les années suivantes, il fournit

des canaux, goulots, et autres accessoires pour les fontaines exécutées par le sculpteur Geiler. En 1554, il fondit pour l'église de Saint-Nicolas la cloche dite « seconde cloche des choralistes ». — Jean, probablement fils du précédent, fondeur de cloches, coula en 1562, pour l'église de Saint-Nicolas, la cloche dite de « prime » ou de Gambach. — SKL. — Effmann : Dics Glocken der Stadt Freiburg, dans F G V. — FA 1892, 1893. — Arch. d'État Fribourg. [Jeanne Niquille.]

BURE (C. Berne, D. Porrentruy. V. DGS). Vge et Com. Anciennes formes : Bures, 1139 ; Burn, 1236 ; Burs, 1281 ; Burris, 1461. On y voyait entre autres un dolmen où se tenaient anciennement les plaids de l'avouerie de Bure. Il est actuellement placé à l'entrée de la cure. Dès l'époque la plus reculée, la seigneurie d'Ajoie comprenait deux avoueries ou grandes mairies : celles d'Aile et de Bure. Cette dernière appartenait au XIIe s. aux comtes de Ferrette ; en 1236, elle passa à Thierry III de Montbéliard, qui la reprit en fief del'évêque de Bâle en 1280. L'année suivante, l'évêque Henri d'Isny acquit pour 180 marcs les droits auxquels les comtes de Ferrette pouvaient encore prétendre surl'avouerie. En 1282, à la mort de Thierry III, Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, revendique la propriété de l'avouerie de Bure, mais l'évêque fait appel à l'empereur, Rodolphe de Habsbourg, qui assiège Renaud dans Porrentruy. Le 17 avril 1283, ce dernier reconnaît les droits de l'évêque sur Bure. Le rôle des franchises de la mairie de Bure date de 1360 environ ; il fut confirmé en 1382 et en 1461. Bure passa en 1386, avec le reste de l'Ajoie, au comte Etienne de Montbéliard, mais fit retour à l'évêché en 1461. Le village est mentionné pour la première fois en 1139 ; à cette date les églises de Bâle et de Saint-Ursanne, ainsi que l'abbaye de Bellelay y avaient des terres. Pendant la guerre de Trente ans, Bure vit passer le premier détachement des Suédois qui devaient s'emparer de Porrentruy (mars 1634). Pendant la guerre du Palatinat, il fut occupé par 372 soldats français. L'église paroissiale, détachée de celle de Saint- Dizier (France) le 7 août 1698, est placée sous l'invocation de saint Amand. Les collateurs étaient jusqu'à la Révolution : l'abbé de Murbach, la communauté de Bure et la famille Vallat, alternativement. Population : 1764, 642 hab. ; 1850, 798 ; 1900, 607 ; 1910, 653 ; 1920, 628. Registres de paroisse dès 1804. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices I. — Quiquerez : Topographie. — A. Daucourt : Dict. des paroisses. [G. A.]

BURE (NOBLES DE). Quelques personnages de cette famille sont cités au moyen âge : Wilhelm en 1229, les frères Werner et Conon en 1310. Symonin figure en 1406 dans l'acte de fondation de l'hôpital de Porrentruy dont il est un des bienfaiteurs. [G. A.l

BUREN (C.Berne. V.DGS). Ville et chef-lieu du district du même nom, ancienne seigneurie et bailliage. Armoiries : de gueules à une patte d'ours d'argent issant du flanc senestre. En 1185, Burro, Buiro ; 1236, Buron — aux habitations. Récemment on y a trouvé des tombeaux de l'époque de la Tène. On a trouvé des pierres à écuelles sur le Burenberg et une hache néolithique en quarzite (ASA 1883, 1913). Bùren faisait partie de l'ancienne seigneurie de Strassberg ; l'abbaye de Saint-Jean, le couvent de Fraubrunnen, les chevaliers de Saint-Jean àMunchenbuchsee.las couvents de Frienisberg et Gottstatt y avaient aussi des biens aux XIIe et XIIIe s. Berchtold von Strassberg, f 1270, fit don à la ville d'une charte de franchises sur le modèle de celle que Berchtold IV de Zâhringen avait remise à Fribourg. Une part de la seigneurie de Bùren fut vendue en 1320 à l'évêque de Bâle qui la remit en fief aux comtes de Neuchâtel-Nidau, puis Imer de Strassberg, rentré en possession après 1339, hypothéqua Bùren à Soleure en 1345. Bùren passa, en 13,64, à l'héritier d'Imer, le comte Rodolphe de Nidau, qui fut tué en 1375, au siège de Bùren par Enguerrand de Coucy. Par sa sœur, la comtesse Anne de Kibourg, Bùren fut vendu à l'Autriche, en 1381 . Les Bernois s'en emparèrent en 1388 et partagèrent en 1393 la seigneurie de Bùren avec So-

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