‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 171 sur 425 · BURLAMAQUI · texte numérisé non relu

BURLAMAQUI

quelle fut interdite quelque temps par le gouvernement central de Berne. Ami de Lavater. — Voir ASHR. — SKL IV. — 16. Georg-Konrad, 2 juin 1787-4 mars 1873, officier d'ordonnance dans l'état-major du général de Wattenwyl pendant l'occupation des frontières de 1809, capitaine de cavalerie 1820-1831, membre du Conseil de ville 1821-1831, président de la ville 1831, membre du Grand Conseil 1823-1831, fabricant de soieries bien connu. — Voir AS G I, p. 354. — S. Zurlinden : Zurich 1814-1914, I (avec portrait). — - 17. Johann-Georg, * 20 novembre 1793, f 28 mai 1851 à Schinznach (Argovie), frère du n° 16, lieutenant-colonel 1824, membre du Conseil militaire 1830-1831, cbef des troupes fédérales d'intervention à Liestal 1831, administrateur du fonds de guerre fédéral 1837-1840, membre du Grand Conseil 1829-1842, membre du Comité de la foi 1839, membre du petit Conseil de ville. Il fut un des créateurs du théâtre de Zurich, fondé en 1834 par une société d'actionnaires, un de ses administrateurs et président de la Société du théâtre. Président du comité central de la Société suisse de musique. Musicographe estimé. — Voir S. Zurlinden : Zurich 1814-1914 I. — Paul Lang : Karl Biirkli. — Reinhold Riiegg : Blâtter zur Feier des fiinfzigjàhrigen Jubildums des Zurcher Stadttheaters . — Eugen Mùller : Fine Glanzzeit des Zurcher Stadttheaters. — W. Wettstein : Die Régénération des Kantons Zurich. — 18. Friedrich-Paul- David, dit Fritz, 14 juillet 1818-20 octobre 1896, petitfils du n° 15, rédacteur 1852-1877, de la Freitagszeitung qu'il imprimait et dans laquelle il prenait vivement à partie le pamphlétaire Locher. Orientaliste éminent, il fit cadeau de sa précieuse collection d'ouvrages à la Bibliothèque de la ville. — NZZ 1896, n° 294. — AS G VII, p. 213. — 19. Leopold, 15 octobre 1818- 1898, fils du n° 17, peintre portraitiste estimé, élève de Ludwig Vogel, se perfectionna chez Léon Cogniet, Winterhalter et Rud. Koller. — SKL. — 20. Adolf, 1er février 1819-30 septembre 1894, fils du n° 16, chef d'arme de l'artillerie 1855-1860, président de la Commission de l'artillerie, écrivain militaire remarquable,

lieutenant-colonel 1859, fabricant de soieries, président de la Société technique, promoteur de la législation sur les fabriques, membre du Grand Conseil 1858-1869, viceprésident de la Commission scolaire de la ville 1874-1889.— NZZ 1894, n°3280, 282. — ASG VII, p. 295. — ASMZ 1894, p. 346. — 21. Karl, * 31 juillet 1823, frère du n° 19, un des premiers champions du socialisme en Suisse. Tanneur de son métier, il apprit à connaître à Paris en 1846, au cours de ses voyages professionnels, le système socialiste de Fourier, qu'il chercha à mettre en pratique en 1855 en partant pour le Texas, à la tête d'une phalange suisse, pour y fonder un phalanstère. Ayant échoué dans cette entreprise, qui lui fit perdre 60 000 fr., sans qu'il y eût particulièrement de sa faute, il rentra à Zurich en 1858 après avoir couru mainte aventure dans l'Amérique centrale. Il se consacra alors à la Société coopérative de consommation fondée par lui en 1851, également pour la mise en pratique du fouriérisme, et qui lui doit ses premiers statuts. Mais il s'en retira déjà en 1861, la société ayant obliqué vers le capitalisme sous l'influence d'un de ses fondateurs l'ex - communiste Treichler devenu entre temps conseiller d'État; ce qui fournit à Bûrkli, devenu de son côté aubergiste, l'occasion de mener une campagne contre son ancien compagnon en utilisant le pseudonyme de Chiridonius Bittersiiss adopté jadis par Treichler. Comme député et publiciste, Biirkli préconisa par la suite la réforme militaire, la création d'une

Karl Burk.li.

D'après une photographie.

banque cantonale, la révision de la constitution, etc. Chef, au début, de l'opposition démocratique contre le système Escher, il se sépara en 1878, avec le parti ouvrier, des démocrates. Membre du Grand Conseil 1852- 1855, 1869-1878, 1882-1899, du grand Conseil de ville 1893-1901. Il faut mentionner également les recherches auxquelles il se livra sur l'histoire suisse : Der wahre Winkelried; Die Taktik der alten Urschweizer 1886; Der Ursprung der Eidg. aus der Markgenossenschaft und die Schlacht am Morgarten 1891. Touchant l'emplacement à choisir pour le monument de Morgarten, son opinion, exprimée dans le Zuger Nbl. de 1895, fut décisive, f 20 octobre 1901 à Rossau, près Mettmenstetten. — Voir ZWChr. 1901, rp . 353 (avec portrait). — S. Zurlinden : Zurich 1814-1914 II (avec portrait). — Paul Lang : Karl Biirkli. — 22. Konrad, 15 juin 1827-22 février 1893, frère du n° 20, membre du Grand Conseil 1869-1878, prit les mesures d'organisation qui permirent aux commerçants et aux industriels de faire face à la crise économique des années 1870. Créateur de la bourse de Zurich, un des initiateurs de l'Exposition nationale de Zurich, s'intéressa activement au développement de la gymnastique. — Voir Chronicon helveticum

1893. — Schweiz. Turnzeitung 36. — 23. Arnold, 2 févr. 1833-6 mai

1894, frère du n° 22, ingénieur aux chemins de fer du Nord-Est 1853- 1855, adjoint à l'ingénieur en chef de la Cle de l'Union Suisse 1858; ingénieur de la ville de Zurich 1880-1882, comme tel, il construisit le pont de la gare, créa l'approvisionnement de la ville en eau, le réseau des égouts. Entré en 1882 au service des communes de Zurich, Riesbach et Enge pour la construction des quais du lac, il travailla jusqu'à 1887 à cette entreprise que commémorent les noms de Quai Biirkli et Place Biirkli, chef du service du feu de la ville de Zurich 1878-1892, membre du Grand Conseil 1883-1892, conseiller national 1888- 1892, président de la Société zuricoise, puis de la Société suisse des ingénieurs et architectes, Dr méd. h. c. 1883.

— Voir M. Sutermeister : Quai Bûrkli. — Nbl. des Waisenhauses von Zurich, 1905 (avec portrait). [D. F.]

BURKY, BURCKI. Famille du canton de Fribourg.

— Jean, reçu bourgeois de Fribourg en 1375. — Hans, d'Éverdes, en 1547. — Nicolas, capitaine, banneret 1594. La branche patricienne de cette famille s'éteignit dans la personne de Jean-Pierre, f22fév. 1755. [R-emy.]

BURLAMAQUI, BURLAMACCHI, BURLA- MACHI. Famille noble originaire de Lucques (Italie), établie à Genève dès la fin du XVIe s., éteinte. Armoiries : d'or à la croix d'azur. Sous l'impulsion du réformateur Pierre Martyr (Vermiglio), les Burlamaqui furent gagnés aux idées nouvelles, et quand vinrent les persécutions, ils s'exilèrent. Deux branches s'établirent à Genève après un séjour en France : la branche aînée, admise à l'habitation en 1591, à la bourgeoisie en 1631, et la branche cadette arrivée à Genève en 1585, bourgeoise en 1651.

Branche aînée. — 1. Fabrice, * 1563, f 1598, se réfugia à Genève en 1591, négociant en soie. — 2. Fabrice, * 7 mai 1626, f 17 avril 1693, petit- fils du n° 1, théologien et homme de lettres remarquable. Bayle l'appelle le Photius du XVIIe s. Il étudia à Genève, puis à Leyde et desservit l'église italienne de Genève de 1653 à 1659 ; il fut alors appelé à Grenoble et y resta jusqu'en 1665. A publié sous l'anonymat : Catéchisme sur les controverses avec l'Église romaine, 1668 ; Synopsis theologica, 1678 ; Considérations servant de réponse au cardinal Spinola, 1680. — 3. Jean-Louis, 1661-1728,

Arnold Bûrkli.

D'après une photographie.

BURLI

BURNAT

Jean-Jacques Burlamaqui.

D'après un portrait de la

collection Maillart.

fils du n° 2, du Conseil des Deux-Cents 1688, châtelain du mandement de Peney 1694, du Petit Conseil 1717, secrétaire d'État de 1721 à sa mort. — 4. Jean-Jncqucs, fils du n° 3, 1694-1748, jurisconsulte, professeur

de droit, puis homme d'État. De brillantes études ^désignèrent à l'attention de ses maîtres qui lui décernèrent en 1720 le titre de professeur honoraire de droit à l'Académie. Il voyagea en France, en Hollande et en Angleterre. A Groningue, il se lia étroitement avec Barbeyrac. De retour à Genève, Burlamaqui professa avec autorité et attira de nombreux étudiants étrangers à ses cours. En 1739, il prit pour suppléant Pierre Lullin, qui lui succéda l'année suivante. Membre du Petit Conseil 1740. Il fit partie de la Commission du Conseil des Soixante chargée de rédiger une réponse au roi d'Angleterre à propos de l'affaire de Marsay-Lefort. Burlamaqui fut un protecteur des arts ; il avait réuni une collection de tableaux et d'estampes considérée comme l'une des plus belles de Genève. Avec ses deux fils, morts sans postérité, son nom s'éteignit à Genève. Auteur de : Principes du droit naturel ; Principes du droit politique ; Principes du droit de la nature et des gens...

Branche cadette. — 1. Michel, * 1532 à Lucques, f 1590 à Saint-Denis. Il s'exila en France en 1566, fut blessé à la Saint-Barthélémy, et se retira à Genève en 1585 où il s'occupa du négoce de la soie. — 2. Renée, * 25 mars 1568 à Montargis, f 6 septembre 1641 au Petit-Saconnex, épousa en 1586 César Balbani, et en 1623 Théodore-Agrippa d'Aubigné. L'on possède d'elle quelques lettres et des mémoires qui ont été utilisés en partie. — La famille s'éteignit en 1652 avec Nicolas, petit-fils du n° 1. — Voir Ch. Eynard : Lucques et les Burlamacchi. — Le même : Notice sur la vie de Renée Burlamacchi. — Gai : Not. gen. — Borgeaud : L'Académie de Calvin. — Galiffe : Le Refuge italien. — Heyer : L'Église de Genève. — Arch. d'État Genève^ [André Corbaz.]

BURLI. Familles des cantons d'Argovie et de Lucerne.

A. Canton d'Argovie. Famille de Baden (POrli, PeOrli), reçue bourgeoise en 1620 ; branche mâle éteinte en 1889. Armoiries : d'azur à un jeune paysan d'argent aux bas de gueules, au chapeau de sable, tenant une faucille d'argent et des épis d'or, sur trois monts de sinople. — Friedrich, * 28 mai 1813, étudia à Heidelberg et Munich, secrétaire du Conseil à Aarau 1840, fut fort malmené par les paysans à Wohlenswil lors des troubles révolutionnaires de 1841 ; prit part à l'expédition des francs-tireurs et fut emprisonné à Lucerne. Devenu avocat et ammann de Baden, il fut longtemps membre du Grand Conseil, qu'il présida deux fois, membre du Conseil des États 1859-1860, du Conseil national 1866-1872, chef du parti radical, f 2 juillet 1889. — Voir Freie Presse, juillet 1889. — NZZ, 5 juillet 1889. — Une autre famille Biirli, de Klingnau, est établie depuis des années à Baden. [O. Z.]

B. Canton de Lucerne. Diverses familles, surtout du district de Willisau. — Hentzmann, bourgeois de Lucerne 1375. — Voir J. Biirli : Stammbuch... der Familie Bûrli. [P.-X. W.]

BU RM AN N. Famille originaire de Cologne, émigrée en Hollande vers le XVIIe s. et qui a donné à ce pays deux botanistes éminents et un philologue. Un de leurs descendants a été naturalisé neuchâtelois en 1833, Com. de La Chaux-du-Milieu. — 1. James, 1851-1919, pharmacien au Locle, puis à La Chaux-de-Fonds, fondateur de l'Institut La Glaire en 1891. — 2. Gustave-

James, * 1882 au Loclî, fils du précédent, chimistebiologiste, a publié plusieurs travaux scientifiques dans la Revue médicale de la Suisse romande, la Revue suisse de médecine, le Bulletin de la Société chimique de France, etc. [j. B.]

BURNAND. Famille vaudoise originaire de la Chavannaz, près de Moudon. Armes : parti d'or et de gueules, à deux roses de sinople issant d'un mont à trois coupeaux de même, surmonté d'un bras armé d'argent, à l'épée flamboyante garnie d'or à dextre. A donné : — 1. Balthasar, banneret de Moudon en 1654 ; d'autres membres de la famille ont exercé cette magistrature et d'autres à Moudon. — 2. Sébastien- François, 1651-1709, capitaine au service de France, tué à Malplaquet. — 3. Daniel, 1653-1699, frère du n° 2, capitaine des milices, seigneur de Gossens et de Donneloye. — 4. Benjamin, recteur de Warnford en Angleterre en 1655. — 5. Denys-Guérard, 1709-1765, capitaine au service de Hollande, puis au Royal américain. — 6. Abram-Daniel, 1716-1799, major de ville, du conseil des 12 de Moudon. — 7. Samuel-Benjamin, 1722-1804, colonel du régiment suisse de May. — 8. Françoise-Louise, 1751-1814, épouse de Jean- Isaac Wulliamoz, écrivain connue sous le nom de Mme de Pont-Wulliamoz. — 9. Pierre-David, 1761- 1826, seigneur de Sépey. — 10. Henri, 1775-1832, colonel au service de Hollande. — 11. David, 1777- 1812, officier au service de France, fait prisonnier à la Bérésina et mort pour avoir eu les pieds gelés. — 12. Charles, 1791-1868, préfet de Moudon 1832-1845, syndic de Moudon 1845-1868. — 13. Edouard, 1814- 1892, fils du n° 12, colonel fédéral d'artillerie, fondateur de la fabrique d'armes de Neuhausen. — 14. Charles, 1821-1900, frère du précédent, notaire, député, conseiller national. — 15. Eugène, * 30 août 1850 à Moudon, f 5 février 1921 à Paris, peintre. Son père le vouait à l'architecture et le fit entrer à l'École polytechnique de Zurich, mais Burnand se tourna vers la peinture. Il étudia à Genève avec B. Menn, puis à l'École des Beaux- Arts de Paris. Il exposa à Paris dès 1875. Ses tableaux les plus réputés sont la Pompe du village, la Descente du troupeau, le Paysan, la Fuite de Charles-le-Téméraire, la Prière sacerdotale, le Labour dans le Jorat. Il a illustré Mireille, les Contes de Daudet, les Paraboles, les Fioretti de saint François d'Assise. Avec A. Baud- Bovy et F. Furet, il exécuta le Panorama du Mdnnlichen. Burnand était correspondant de l'Académie des Beaux-Arts de Paris et chevalier de la légion d'honneur. — PS 1905. — SKL. — 16. Auguste, 1857-1919, pasteur aux Granges-de-Sainte- Croix, puis à Montet-Cudrefin, fonctionnaire fédéral à Berne, auteur de la généalogie de sa famille. — 17. Daniel, peintre, fils du n° 15 * 2 décembre 1888 à Paris, étudia à Paris, puis fut l'élève de son père avec qui il travailla. Exposa dès 1908 à Paris, f 1918, — 18. David, peintre, frère jumeau du n° 17. Expose depuis 1909 à Paris. — SKL. — Une branche anglaise a donné sir Francis Burnand, 1836-1917, caricaturiste au Punch, auteur dramatique. — Voir Rec. généal. vaudoises I. [M. B..]

BURNAT, anciennement BRUNAT. Famille vaudoise fixée à Froideville en 1308, et qui depuis a essaimé à Saint-Cierges, à Moudon en 1595, et enfin à Vevey en 1677. A donné de nombreux pasteurs et en outre — 1. Henri, syndic de Vevey 1832-1837. — 2. Emile, 1828-1920, fut d'abord ingénieur à Mulhouse dans la maison Dollfus, Mieg & Cle. En 1868, il se retira à Nant-sur- Vevey et s'adonna à la botani-

Eugène Burnand.

D'après une photographie.

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