‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 172 sur 425 · BURNET · texte numérisé non relu

BURNET

BURRUS

que. Il entreprit de nombreux voyages dans le bassin méditerranéen pour constituer son herbier qui, en 1917, comptait plus de 210 000 numéros ; il en fit don à la ville de Genève. Parmi ses nombreux travaux botaniques, il faut citer sa Flore des Alpes maritimes, dont il a écrit les quatre premiers volumes. — JG, 6 sept. 1920.

— 3. Ernest, * 1833, architecte à Vevey, constructeur de plusieurs hôtels à Vevey, Montreux, Bex, peintre de paysage, professeur d'architecture à Lausanne 1865- 1868. — 4. Adolphe, * 1872, fils du n° 3, architecte, a dirigé la restauration du chœur de l'église de Vevey, celle de l'hôtel de ville de Vevey et du château de Villars, a travaillé à la restauration du château de Chillon. — 5. Mme Burnat- Provins, peintre et décorateur, professeur d'histoire de l'art et écrivain distingué, — Voir Henri Malo : Marguerite Burnat- Provins. — SKL.

— 6. Jean, * 1872, fils du n° 2, ampélographe, viticulteur, auteur de nombreux ouvrages sur la culture de la vigne. [M. R.]

BURNET. Famille originaire de Burtigny (Vaud), dont plusieurs branches sont devenues genevoises à diverses époques. — Edouard - Louis, pharmacien, historien, a publié diverses études de chronologie dans RHV, MDGet AGS.— D'autres familles Burnet à Genève sont venues de Savoie. [E.-L.B.l

BURNET, Gilrert, 1643-1715, historien angloécossais, évêque de Salisbury 1689, voyagea en Suisse en 1685. Dans ses Some Letters containing an Account of what seemed most remarkable in Switzerland, Italy, etc., Rotterdam 1686, il décrit Genève, Berne, Zurich et les Grisons. Grâce à son intervention, les autorités religieuses de Genève n'obligèrent pas le clergé à accepter la rigide Formula consensus. Dans ses lettres et dans le tome III de son histoire de la Réformation, il loue l'hospitalité accordée par la Suisse aux réfugiés protestants sous le règne de Marie Tudor. [G. Sch.] BURNIER. Famille vaudoise, originaire de Rossinières, où elle est connue en 1370, et qui a essaimé à Lutry (1453), à Bière (1542), dans le Valais (1558), ainsi qu'à une date plus récente à Genève et dans d'autres lieux. Armes : de gueules à trois coupeaux de sinople, surmontés d'une flèche d'or en pal à trois barbeaux, pointée d'argent et accostée de deux étoiles d'or (Rossinières, Valais). D'argent à un rencontre de taureau au naturel (Lutry, Bière).

I. Branche de Rossinières. — 1. Mermet Brunyer, censier du comte de Gruyère en 1370. — 2. François, métrai de Rossinières 1549-1557. — ■ 3. Jean-Rodolphe, pasteur à Rossinières 1692-1707, qui eut de gros démêlés avec ses paroissiens.

II. Branche de Lutry. — 1. Jean-Rodolphe, 1758- 1833, notaire, prit part en 1791 au banquet révolutionnaire des Jordils, membre de l'Assemblée provisoire de 1798, juge cantonal, député en 1803, syndic de Lutry. — ■ 2. Jean-Samuel, 1763-1840, frère du n° 1, avocat, juge d'appel. — 3. Louis, 1795-1873, pasteur, l'un des fondateurs de l'Église libre, fondateur et directeur de l'école supérieure déjeunes filles de Morges, auteur d'ouvrages de droit, de pédagogie et d'histoire ecclésiastique. — 4. Frédéric, 1818-1879, député, lieutenantcolonel, professeur de mathématiques au collège de Morges et à l'Académie de Lausanne, auteur de plusieurs ouvrages. — 5. Victor, 1837-1910, colonel du génie, ingénieur. — 6. Henri, 1857-1896, médecin, directeur du sanatorium de Leysin, fondateur d'un dispensaire pour enfants. — 7. Charles, * 20 mai 1860, professeur de littérature française à l'université 1903- 1917, municipal et directeur des écoles de la ville de Lausanne 1914-1917, directeur de la Gazette de Laus. dès 1917, député, chevalier de la Légion d'honneur. [M.R.]

III. De la branche de Rossinières s'est détaché un rameau valaisan qui a donné — 1. Jean-Étienne, de Sion, chancelier épiscopal, f grand chantre de la cathédrale 1743. — 2. Pierre, 1836-1898, de Saint-Maurice, chanoine de l'abbaye, professeur de rhétorique, inspecteur scolaire, président de la société valaisanne d'émulation 1890, f curé de Vérossaz. [Ta.]

BÙRON (C. Lucerne, D. Sursee. V. DGS). Vge, Com. et paroisse, ancienne possession des von Arburg 1130-1466. (Voir GHS et Arg. XXIX, 1-204). Armoiries : de gueules à la bande d'argent.

Le château et la seigneurie passèrent par Anflise von Arburg à son époux Hermann von Rùssegg, puis par cession du 28 février 1455 à Lucerne qui y acquit en 1457 le château d'Ursula von Bùttikon, et en fit un bailliage avec Triengen, Winikon, Schlierbach, Etzelwil, Wetzwil, Wellnau, Diebolzwil, Zil, Wil, Kulmerau et Marchstein. Les droits et coutumes furent codifiés à la fin du XVe s. Le château fut attaqué à fin juillet 1416 par les habitants de Sempach et de Ruswil partisans de Lucerne, qui rencontrèrent une vigoureuse résistance. L'un des assaillants fut tué et les autres incendièrent quelques maisons du village. Le propriétaire, Rudolf von Arburg, conclut un arrangement avec Lucerne qui paya les dégâts ; les fauteurs durent payer 200 florins d'amende à la ville et indemniser le dommage. Encore habité en 1540, le château était en ruine en 1560; il fut plus tard rasé et l'on bâtit, en 1913, l'école communale sur son emplacement. L'église,

Le château de Buron. D'après un dessin de Jos. Zelger de 1853.

du commencement du XVIe s., passa en 1620 au chapitre de chanoines de Munster. La collation, d'abord fief héréditaire des d'Arbourg, passa en 1455 à Lucerne et en 1876 à la paroisse. L'église fut rebâtie en 1640 et restaurée en 1886. Un mystère delà Passion du Christ fut joué à Bûron les 2, 9 et 16 mai 1773. Registres de paroisse dès 1615. — Voir Cysat : Collectanea 152. — Urk.— Gfr. (Index). — Seg. I, 694. — Attenhofer : Die Burg Biiron. [P.-X. W.]

BÙRON, von (BOrren). Famille bourgeoise de Lucerne, mentionnée de 1300 à 1576. Armoiries : d'argent à un coussin de gueules. — 1. Johann, du Conseil 1352, député au tribunal de Hagenau 1378. — 2. Johann II, du Conseil 1408, administrateur du couvent des franciscains, ammann de Lucerne 1416, bailli de Rotenbourg 1417, juge et bailli de Willisau 1418, f 1422 à Arbedo. — 3. Paul, fils du n° 2, du Petit Conseil 1426, bailli de Willisau 1433, d'Entlebuch 1434, de Munster 1436, avoyer 1437, bailli de Habsbourg 1440, banneret devant Farnsbourg 1444, t le 11 juin 1447. — Voir Actes, recès du Conseil. — Gfr. [P.-X. W.]

BURRACH. Voir BURCH.

BURREN. Ancienne famille de Rueggisberg, canton de Berne, bourgeoise de Kôniz, et de Berne depuis 1902. — Fritz (Friedrich), * 14 juillet 1860 à Rueggisberg, instituteur à Kôniz 1878-1880, à l'école modèle du séminaire du Muristalden à Berne 1881, rédacteur des Emmentaler Nachrichten 1884-1890, rédacteur en chef du Berner Tagblatt 1890-1908, du Conseil général de Berne 1900-1908, du Grand Conseil 1904-1908 qu'il présida 1907-1908, conseiller d'État dès 1908, conseiller national dès 1914. , [K.-R. et E. B.]

BURRI. Voir Buri.

BURRUS. Famille d'industriels d'origine alsacienne, établie depuis le premier quart du XIXe s. à Boncourt, dont elle est devenue bourgeoise. — François-Joseph, 1892-1915, fondateur d'une importante

BURSELLA

BUSENO

manufacture de tabacs, député au Grand Conseil de Berne. [G. A.J

BURSELLA, Johann, doyen des deux Engadines lors de la Réforme, archidiacre 1523, curé de Camogask. Il fut l'un des soutiens de l'ancienne confession, provoqua l'exil temporaire du réformateur grison Gallizius et participa à la dispute d'Ilanz 1526. — Voir Mayer : Gesch. des Bistums Chur I et II. [L. S.]

BURSIAN, Konrad. Philologue et archéologue, de Leipzig, * 14 novembre 1830 à Mutzschen (Saxe), professeur à l'université de Zurich 1864-1869, puis à Jéna, enfin à Munich 1874, | 21 septembre 1883. De son séjour à Zurich datent, entre autres ouvrages : Avenlicum Helvetiorum et Dus Mosaïkbild von Orbe, tous deux dans MAGZ XVI. — Voir Biogr. Jahrbuch fur Altertumskunde VI. [D. F.]

BURSINEL (C. Vaud, D. Rolle. V. DGS). Brucines, 1139. Village de la seigneurie de Mont-le- Vieux qui avait en 1131 une chapelle Saint-Hilaire, dépendante de l'église de Bursins, et qui devint au XIIe s. paroissiale, sous la dépendance du couvent de Romainmôtier. Après la Réforme, l'église de Bursinel redevint filiale de Bursins ; elle dépend maintenant de Rolle. Une famille de nobles de Bursinel apparaît en 1210, et s'éteignit au XIVe s. Au XVIe s., le château passa aux mains de la famille de Sacconay. C'est là qu'en 1530 fut constituée la Ligue des gentilshommes de la Cuiller contre Genève et que naquit le général Jean de Sacconay (1646- 1729). Bernard-Ferdinand de Wattenwyl, époux d'une Sacconay, en fut le dernier seigneur. — DHV. [M. R.]

BURSINS (C.Vaud, D. Rolle. V. DGS). Bruzinges,

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Le Temple de Bursins. D'après un dessin de E. D. Turrian.

1011 ; Brucins, XIe s. Localité où l'on a découvert en 1898 un cimetière burgonde, et qui fut donnée en 1011 avec son église Saint-Martin par le roi de Bourgogne au couvent de Romainmôtier. Celui-ci posséda ce village jusqu'à la Réformation, y construisit vers 1280 une maison forte qui fut le prétexte de beaucoup de diffi-

cultés avec les seigneurs voisins de Mont et de Prangins. Il y eut tout d'abord à Bursins un prieuré rural autonome, mais qui fut uni en 1329 à Romainmôtier. En 1536, la commune acquit la majeure partie des biens du prieuré. L'église actuelle date en partie du XIe s. ; elle a été remaniée au XVe et au XVIe s. Bursins avait en outre un château du Rosay, propriété des Senarclens. Registre d'état-civil dès 1629. — DHV. — Albert Nsef : Bursins, dans RHV 1902. [M. R.]

BURTIGNY (C. Vaud, D. Rolle. V. DGS). Britiniaco, 1144. On a trouvé à Burtigny des pierres à écuelles auxquelles s'attachent des légendes plutôt récentes, une fonderie de l'âge du bronze. Le village était au XIIe s. dans la seigneurie de Prangins ; il fut rattaché en 1208 à la seigneurie d'Aubonne. L'église Saint-Pierre dépendit dès le XIIe s. du couvent de Bonmont. Le temple roman existe encore. Le seigneur de Mont-le- Vieux y avait des droits, qu'il vendit en 1276 au couvent de Romainmôtier. Après 1536, Burtigny dépendit directement de Berne. Le village a été incendié deux fois au XIXe s. Registres d'état-civil dès 1656 (lacunes de 1672 à 1693 et de 1700 à 1708). [M. R.]

BURWEIN, en romanche Burvagn (C. Grisons, D. Albula, Com. Conters. V. DGS). Hameau. 1370, Prauwein ; 1488-1613, Pravegn, Bruwen, Bruwein, Bruveun, Bruwen. Un chemin remplacé aujourd'hui par une route y passait au moyen âge, allant à Tiefencastel ; il fut déplacé au fond de la gorge en 1733, mais l'ancien tracé fut repris en 1777. La route date de 1838- 1839. Une trouvaille faite en 1786 près du hameau et qui lui donna quelque célébrité atteste l'existence d'un certain trafic antérieur même à l'époque romaine. Elle se composait de deux chaudrons de cuivre placés l'un dans l'autre, contenant des bracelets d'or et d'argent, du minerai de Grèce, de petits sifflets, un petit chaudron d'argent et de nombreuses monnaies massaliotes dont une vingtaine sont conservées dans les musées de Zurich et Coire. — Voir Neuer Sammler 1806, p. 450. — P.-C. Planta : Ueber antiquarische Funde im Kanton Graubûnden, dans Freie Rdtier 1869, n08 291-299. — MA GZ XV, p. 1-37. — ASA 1892, p. 55 ; 1894, p. 330. — J.-J. Dedual : Burwein im Oberhalbstein. [F. P.]

BURZI, Ettore. Peintre d'origine italienne, naturalisé suisse de la commune de Ghirone (Blenio), * 16 janvier 1872. Il travailla à Venise, Florence, Lugano, exposa en Italie, à Munich (1904 et 1909) et dans d'autres pays étrangers. Son œuvre principale est le cycle de huit tableaux canzoni veneziane. Le SKL et le DSC l'appellent à tort Burri. [C. T.]

BUSANTON. Voir BOURSE FRANÇAISE.

BUSCA, de Personico. Nom de graveurs sur bois au XVIIIe s., qui laissèrent des travaux à Personico et surtout les cadres des grands tableaux de l'église de Quinto. Un peintre de ce nom laissa des tableaux à l'huile dans les églises de Personico et de Bodio. — SKL. — Bianchi : Artisti ticinesi. — P. Angelico Cattaneo : I Leponti. [C. T.]

BUSCARLET. Famille originaire de Milhau dans l'Aveyron (France), dont une branche s'établit à Genève dans la première moitié du XVIIIe s. — Antoine, 1808-1877, major dans la milice, démissionna lors de la révolution de 1846, juge au tribunal de commerce 1866-1868. [R. B.]

BUSCH. Famille grisonne représentée à Davos depuis le XVe s. et dont une branche s'est établie à Maienfeld. — Simon, podestat de Trahona, dans la Valteline, 1779. [L. S.]

BUSENO (C. Grisons, D. Moesa. V. DGS). Com. et paroisse, formée des hameaux de Fontana, Aurel, Molino, San Carlo et Giova, ce dernier depuis 1897. Anciennes formes du nom : Borliono, Borgliono. La paroisse date de 1486; auparavant le village faisait partie de celle du val Calanca, l'église était à Santa-Maria, celle de Buseno date de 1482-1483. Un procès éclata en 1547 avec les habitants de Santa-Maria à cause de l'inauguration du nouveau cimetière. Buseno dut continuer ses dons à l'église-mère. Il obtint en 1548 le droit d'élire son curé, que nommait le chapitre de San Vittore. L'autonomie politique complète ne date que de 1866 après le partage des forêts et pâturages de la commu-

BUSER

BUSINGEN (AFFAIRES DE)

nauté de la vallée. Registres de paroisse dès 1H54-

1655. [B.PUORGER.J

BUSER. Famille de Bâle-Campagne, surtout de la partie Nord du canton, originaire du village de Buus selon l'ancienne forme du nom : von Bus. Deux frères, Rudolf et Heinrich, à Rheinfelden, donnèrent aux chevaliers de Saint-Jean de ce lieu leurs biens à Buus et les reprirent en fief héréditaire le 10 juin 1288. — Gunrat, était le 2 juillet 1311 du Conseil de Rheinfelden. La famille von Bus se trouve en 1321 à Rickenbach et en 1324 à Gelterkinden. Le nom de Buser se rencontra dès le commencement du XIVe s. dans les villages environnant les terres des von Buus, surtout dans les bailliages de Farnsbourg et Hombourg. — 1. Jakob, de Buckten, 3 octobre 1602-19 novembre 1660, fut aubergiste du Soleil et envoya les 1er et 2 juin 1653 des messages de village en village pour pousser à l'expédition contre Olten ; ayant pris part à celle contre Mellingen, il fut condamné à perdre les deux oreilles, puis gracié. — Voir Heusler : Der Bauernkrieg von 1653 in der Landschaft Basel. — • 2. Jolmnn-Jakob,

* 5 avril 1768 à Sissach, f 5 mai 1844, fut aubergiste, puis marchand de vin, maître de poste entre Sissach et Aarau, et employé à la régie du sel 1790. Son activité politique commença en 1798 avec l'entrée des armées révolutionnaires françaises. Aubergiste de la Liberté à Sissach, il prit part à toutes les entreprises contre le gouvernement bâlois, souvent comme chef, et participa en particulier à l'action contre le château de Farnsbourg. Sous l'Acte de Médiation, il s'éleva contre les dîmes et les impôts, ce qui lui valut d'être arrêté. Devenu plus populaire encore, il fut élu au Grand Conseil, plus tard au tribunal matrimonial. Durant les troubles séparatistes de 1830, il fut poursuivi par le gouvernement de Bâle et vécut en fugitif dans les cantons de Soleure, Argovie, Lucerne et Berne, puis se rendit en Alsace, à Mulhouse et Saint-Louis. Quand la campagne eut obtenu son autonomie, il revint dans sa patrie se mêler à la vie politique. Chef des expéditions de Reigoldswil et Gelterkinden, il fut surnommé le général, et composa en son propre honneur une chanson guerrière. Doyen d'âge de la Constituante de Bâle-Campagne de 1832. — ■ Voir Denkwùrdigkeiten aus General Busers politischem Lebenslaufe. — Scenen aus der Lebensgeschichte des Gênerais Buser, dans Distelikalender 1840. — Gallerie des Suisses célèbres II. — ■ 3. Benjamin, * 27 novembre 1841 à Bâle, f 16 mars 1886, fut pasteur à Arisdorf (Bâle-Campagne) 1864, à Riehen 1875, Dr h. c. de l'université de Bâle 1879, privat-docent 1886 ; il publia : Die Beziehungen der Mediceer zu Frankreich wàhrend der Jahre 1434-1494 ; Lorenzo di Medici als italienischer Staatsmann. — Voir Basellandschaftliche Zeitung 1886, n° 33. — 4. Jakob, *3 juillet 1847 à Gelterkinden, f 19 juin 1914, député au Grand Conseil 1875-1881, 1890-1914, qu'il présida sept fois. Il déclina son élection au gouvernement le 18 mai 1878 pour fonder la Caisse d'épargne et de prêts de Sissach dont il fut élu administrateur en 1879. Membre du tribunal cantonal 1881, président du tribunal de Sissach 1887-1910, député à la Constituante 1887, conseiller national 1870-1913, membre du Conseil d'administration des C. F. F., du Conseil de la Banque nationale et censeur de la Banque cantonale soleuroise ; du Conseil des États 1913 ; colonel d'artillerie 1898, chef de cette arme à l'état-major du IVe corps d'armée 1900, directeur du parc d'artillerie au grand DHBS il — 24

Johann-Jakob Buser.

D'après une lithographie de

Fr. Hasler.

état-major. Président de la Société cantonale de tir, il dirigea les fêtes des deux Bâle ; membre du Comité central de la Société suisse des carabiniers 1893-1911, directeur de la Banque populaire de Bâle-Campagne issue de la Caisse d'épargne et de prêts de Sissach 1900. — Voir Tagblatt der Landschaft Basel 1914. — 5. Hans, 1872-1914. maître au séminaire de Kreuzlingen, historien, collaborateur aux Basler Nbl. — • [O. Gass.]

— 6. Friedrich, dessinateur et graveur à Aarau, 1797- 10 avril 1833, étudia à Munich, Nuremberg et Paris. Il fit surtout des portraits au trait, celui entre autres du poète Johann Gaudenz von Salis-Seewis, des illustrations de l'œuvre de Goethe pour la collection de gravures de Fleischer, enfin de grands tableaux de genre. — Voir Arg. XXX. — SKL IV. [O. M.]

BUSI ou BUSSI, Santino, stucateur et peintre, de Bissone, * 1663, f 1737 à Vienne. Disciple de son père pour la peinture, il travailla comme stucateur dans plusieurs palais de Milan. Le prince Eugène l'appela à Vienne. En 1714, il reçut le titre de stucateur de la cour ; en 1715, il s'engagea avec Castelli à faire les stucs du grand escalier de Saint-Florian, et en 1729 travaillait à l'abbaye de Klosterneuburg. On trouve de ses œuvres dans les églises des Bénédictins et de Sainte-Dorothée à Vienne, dans la Haute-Autriche, en Bohême, en Moravie, à Breslau, etc. — Antonio- Gaietano, frère du précédent. Il acheva, après la mort de son frère, les stucs de l'aile neuve de l'abbaye de Klosterneuburg, et travailla en 1730 à l'agrandissement du presbytère de l'église de Saint-Pierre. - SKL. - ALBK.

— Oldelli : Dizionario. — ■ Vegezzi : Esposizione storica. — Bianchi : Artisti Ticinesi. — BStor. 1885. [C. T.]

BÙSIN, Peider, de Silvaplana, * 1632, pasteur de Silvaplana de 1653 à sa mort le 28 octobre 1685. Ses écrits en vers et en prose, en partie manuscrits et inédits, rédigés en plusieurs langues, sont importants pour la langue romanche de l'époque. Plusieurs d'entre eux existent en manuscrits à la bibliothèque cantonale de Coire. [J.-R. T.]

BUSINGEN (AFFAIRES DE). — I. Affaire Imthurn. Le vge de Bùsingen, situé sur le Rhin à 5 km. en amont de la ville de Schaffhouse, faisait jadis partie du landgraviat autrichien de Nellenbourg, et son église relevait du couvent d'Allerheiligen, il forme aujourd'hui, comme on sait, une enclave badoise en territoire schaffhousois. Cette particularité territoriale a son origine dans l'affaire dite de Biisingen, qui remonte à la fin du XVIIe s. La famille patricienne schaffhousoise des Imthurn tenait en fief de l'Autriche depuis 1535 la charge de bailli de Bùsingen. Or, en 1694, le bailli Eberhard Imthurn, accusé d'outrage à la religion réformée, fut enlevé et emmené de force à Schaffhouse par des membres de sa famille, puis condamné par le Conseil à l'emprisonnement à vie. La ville de Schaffhouse, à cette époque, détenait la haute juridiction sur Biisingen et les villages du Reiath, l'Autriche la lui ayant hypothéquée en 1651. Mais l'empereur Léopold Ier, comme landgrave de Nellenbourg, exigea l'élargissement de son vassal, qu'il prétendait avoir été arrêté et enlevé en violation des droits féodaux et territoriaux de Biisingen. La ville refusant- de lui donner satisfaction et soutenant que Imthurn, comme bourgeois de Schaffhouse, relevait de sa juridiction, il s'ensuivit un très grave conflit, dont la Diète fédérale eut à s'occuper. Finalement l'Autriche mit à exécution ses menaces de représailles en retirant à Schaffhouse les droits de souveraineté qu'elle lui avait hypothéqués, infligeant ainsi un grave dommage à la ville, qui, en 1699, se décida enfin, mais trop tard, à relâcher le prisonnier. Ce n'est qu'en 1723, après de longs efforts, qu'elle parvint à recouvrer par voie d'achat la haute juridiction sur le territoire qu'elle avait auparavant détenu en gage. Biisingen, toutefois, à cause de l'affaire Imthurn, en demeurait excepté. Le canton de Schaffhouse, malgré de nombreuses tentatives subséquentes^ ne put jamais rentrer en sa possession.

II. Guerre de Bùsingen. Au cours de l'insurrection badoise des années 1848-1849, le 21 juillet 1849, 170 hommes de troupes hessoises se firent conduire de Constance, sur un vapeur badois, jusqu'à la localité

Avril 1923

BUSINGKB

BUSS

badoise de Bùsingen, pour y désarmer la population H y arrêter les suspects.

Le Rhin, sur ce parcours, est en partie suisse, il y avait là une violation évidente, et dont le major commandant les troupes hessoises se rendait parfaitement compte, du territoire et de la neutralité helvétiques. Deux bataillons des troupes suisses occupant les frontières encerclèrent aussitôt l'enclave de Bùsingen. Le Conseil fédéral nomma un commissaire chargé de négocier, leva 24 000 hommes et tint toutes choses prêtes pour le cas où le conflit prendrait une tournure grave. Le 28 juillet, le major hessois transmit des explications qui faisaient réparation à la Suisse, en déclarant « que l'occupation de l'enclave de Bùsingen s'était faite à l'insu et sans l'ordre du haut commandement des troupes impériales, et seulement à la requête des autorités badoises, pour y procéder comme dans toutes les autres localités au désarmement, sans aucune intention de violer un territoire neutre ; que le fait ne devait pas être considéré comme une atteinte à la neutralité de la Suisse, ni comme préjugeant en rien la question de savoir si le gouvernement badois était en droit de se servir du Rhin, là où il est suisse sur ses deux rives, comme d'un passage et d'une voie militaire commune ; qu'au contraire le haut commandement des troupes impériales avait déjà auparavant donné l'ordre de ne jamais empiéter d'aucune façon sur le territoire suisse, et qu'il s'engageait solennellement à s'en tenir à l'avenir à ce principe. • Le même jour on tomba d'accord pour décider que le corps hessois quitterait l'enclave de Bùsingen, armé, mais encadré et surveillé par des troupes suisses, pour se rendre par le territoire schaffhousois sur le sol badois (à Gailingen). Ainsi fut fait le 30 juillet 1849. En même temps le vapeur badois, monté par des officiers suisses et arborant le pavillon fédéral, était ramené au lac de Constance. Ainsi fut résolu, à l'amiable et avant qu'il méritât réellement son nom de « guerre de Bùsingen », ce conflit touchant la neutralité suisse. — Voir Schweizer : Gesch. der schweiz. Neutralitàt. — Feuille fédérale 1849. — ■ Schaffhauser Tagblatt du 21 février 1917. [H. Werner.]

BUSINGER(BUOSINGER,BUOSIGER). Vieille famille autochtone de Nidwald, bourgeoise de Stans, et au XVe s. de Dallenwil. Armoiries : de gueules à une arbalète d'argent accostée de deux étoiles d'or. — 1. Jenni, un des fondateurs de la messe du matin à Stans 1396. — 2. Ulrich Posinger, de Stans, témoin au traité conclu à Bellinzone en 1426 entre le duc de Milan et les cantons de Lucerne, Uri et Nidwald. — 3. Kaspar, grand sautier, bailli de Riviera 1592, de Blenio 1594. — 4. Melchior, bailli dans le Freiamt 1599. — 5. Viktor-Maria, médecin, banneret 1764, vice-landammann 1782, landammann 1783, f 10 novembre 1793. Son fils — 6. Josef-Maria, * 1764, chapelain à Stans 1788. Partisan fougueux des idées nouvelles, il fut nommé en 1798 archiviste d'État à Aarau par le gouvernement de la République helvétique, puis, après l'invasion des petits cantons, curé de Stans à la demande du Directoire. Comme tel, il contribua à la création de l'orphelinat Pestalozzi. Mais son activité rencontra une résistance invincible dans le peuple et dans le clergé, de sorte qu'il dut résigner ses fonctions en 1803. Par la suite, ayant reçu de la reine Louise de Prusse une prébende de chanoine honoraire de Grossglogau, il se consacra entièrement à ses études historiques ; t 25 avril 1836. Ses principales œuvres sont : Kleiner Versuch einer besonderen Gesch. des Freystaats Unterwalden, 1827-1828 ; Die Stadt Luzern und ihre Urngebungen, 1811 ; et une Biographie des seligen Bruders Niklaus von Flûe, 1825. — 7. P. Joseph, fils du n° 5, * 1766, entra 1785 au couvent d'Engelberg, dont il fut longtemps prieur, f 28 déc. 1831. — 8. Franz, cousin du n° 5, banneret 1794, sous-préfet helvétique du canton des Waldstâtten 1798, trésorier 1813, vice-landammann 1815, landammann en second 1822, en charge 1825, 1829, 1833, 1837 et 1844, f 30 janvier 1850. —

9. ALOIS, fils du précédent, * 16 septembre 1793, prêtre 1816, maître d'école et organiste à Stans, curé de Riemenstalden 1847-1851, chapelain à Brunnen 1851-1867, historien remarquable. Parmi ses œuvres, sa monographie historique et topographique sur le canton d'Unterwald, a seule été imprimée dans le recueil des Gemâlde der Schweiz, en 1836. Ses nombreux manuscrits, particulièrement précieux pour l'histoire de son temps, se trouvent à la Bibliothèque bourgeoise de Lucerne. —

10. Ferdinand, petit-fils du n° 8, * 1839, ingénieur, conseiller d'État 1883, vice-landammann 1890, landammann 1891 et depuis lors tous les deux ans jusqu'à sa mort, le 22 juin 1909. [R. Durrer.]

BUSINGER, Lucas-Caspar, * 1832 à Bâle, \ 1910, directeur de la maison d'éducation de Neu yËgeri 1855- 1861, curé à Arlesheim 1861-1871, régent du Séminaire diocésain à Soleure 1871-1876, recteur du collège de Schwyz 1876-1877, aumônier de l'hôpital de Soleure 1878-1885, rédacteur de la Schweiz. Kirchenzeitung, professeur et directeur spirituel à l'institut de Menzingen 1885-1891. Auteur d'une vie de Jésus qui eut 23 éd. et de petits écrits religieux. — Voir Schweiz. Kirchenzeitung 1910, n°» 36-39. [A. Buchi.]

BUSS. Familles des cantons de Berne, Glaris et Lucerne.

A. Canton de Berne. Famille venue en 1800 de Tubingue — 1. Johann-Christoph, relieur, instituteur et directeur de musique, collaborateur de Pestalozzi à Berthoud 1800 et à Yverdon 1804, devint bourgeois de Kirchberg près Berthoud 1807. — 2. Karl-Emil, petit-fils du précédent, Dr méd., * 6 mars 1849 à Grindelwald, t 1er juin 1878 à Bâle, fit la guerre franco-allemande de 1870-1871 comme volontaire dans les troupes sanitaires ; connu pour ses recherches en matière médicale. Son travail de doctorat provoqua l'emploi général de l'acide salicylique contre la fièvre. —

[K.-R.] Famille devenue bourgeoise

Voir SBB I.

B. Canton de Glaris. —

de Kirchberg (Berne) en 1807, et plus tard de Glaris. — Ernst, Dr théol., * 15 févr. 1843 à Tenniken (Bâle-Campagne), pasteur à La Lenk 1870-1875, à Zofingue 1875 - 1879, à Saint-Léonard de Bâle 1879-1880, à Glaris 1880- 1912, membre du Conseil d'église du canton de Glaris 1883-1912, président de la Société suisse des pasteurs 1884-1885, de la conférence des églises réformées suisses 1901-1902, quelque temps de la Société suisse des aumôniers militaires. Il publia en 1886 avec d'autres ecclésiastiques glaronnais la « Bible de Glaris » (15 éditions, 400 000 ex.). Il

provoqua en juin 1884 à Weimar la fondation de Y Allgemeiner evangelisch-protestantischer Missionsverein comprenant de nombreuses sections en Suisse et en Allemagne, qu'il dirigea de Glaris 1884-1893. Les universités de Heidelberg et Iéna lui décernèrent en 1886 le titre de Dr théol. h. c. Il fit et écrivit beaucoup pour l'école, l'assistance, l'utilité publique et les arts. A publié entre autres : Das Burgerhaus im Kt. Glarus ; Wanderstudien aus der Schweiz ; Der Bergsturz von Elm ; Glarnerland und Walensee ; Die religiôsen u. weltlichen Festgebràuche im Kt. Glarus. [Nz.]

C. Canton de Lucerne. Familles de Sursee, XVe s. ; Kriens, vers 1500 ; Lucerne, 1555. — Jakob, de Kriens, curé dans l'Entlebuch 1521, chanoine de Lucerne 1535, prévôt de Saint-Léodegard 1539, chanoine de Beromunster 1540, f 14 février 1557. — Voir LL. — Riedweg : Gesch. des Stiftes Beromùnster, p. 420, 502. — Archiv fur schweiz. Reformations geschichte II, 262. — Gfr. [P.-X. W. et J. T.]

Ernst Buss.

D'après une photographie.

BUSSARI)

BUSSNANG (BARONS I)K)

BU8SAR*>fJëaJî-FraflpQis-Marce/Iifl, professeur

de droit, avocat et homme politique fribourgeois * à Épagny 11 mars 1800, f4 avril 1853 à Fribourg. Il étudia dans cette ville et à Fribourg-en-B. où il obtint le

grade de docteur en droit civil et droit canon 1825.

Avocat en 1827, il obtint la même année la chaire de droit à Fribourg qu'il occupa jusqu'à sa mort.

Membre de l'Assemblée constituante de Fribourg 1830, député à la Diète 1832-1836 et 1848. Député au Grand Conseil. Il collabora activement à l'œuvre législative du régime radical. Il a laissé des Éléments de droit naturel, 1836, et des commentaires mns des coutumiers. Poète à ses heures, il est l'auteur, entre autres, de l'hymne fribourgeois, Les bords de la libre Sarine, dont J. Vogt composa la musique, et de plusieurs chansons patoi-

J.-F.-M. Bussard. D'après un

dessin de Joseph-Auguste

Dietrich.

ses, dont la plus populaire est la ballade Djan de la Bollietta. — Voir Étr. frib. 1885. — J. Reichlein : La Gruyère illustrée. — La Liberté, 11 juin 1907. [Aug. Sch.]

BUSSE, Otto, * 1867 à Glûhlitz (Prusse), prof. ord. d'anatomie pathologique et directeur de l'institut pathologique à l'université de Zurich de 1911 à sa mort, 3 février 1922. Il publia de nombreux travaux d'anatomie pathologique. — Voir NZZ 1922, n° 186. [G. W.]

BUSSELMANN, Hans, bourgeois de Zurich, mercenaire au service de l'archiduc Sigismond en 1479, prit part en 1487 à la guerre de Rovereto. Lors du soulèvement à propos de Waldmann, il fut arrêté le 21 mai 1489 et enfermé au Wellenberg. D'après des renseignements de Baden, il aurait provoqué le deuxième soulèvement des paysans. — Voir Dok. Waldmann I-II. — Edlibach : Chronik, édition Usteri, 261. — ZT 1885, p. 3. — Archives d'Innsbruck : Raitbuch 1479-1481, 1487. [F.H.l

BÙSSERACH (C. Soleure, D. Dorneck-Thierstein. V. DGS). Gom., Vge et paroisse. Ancienne forme : Bûsserich. On y a trouvé une station paléolithique dans la grotte de Thierstein, et des monnaies romaines. Le village a été brûlé et saccagé par les Autrichiens en 1445 et en juin 1499 lors de la guerre de Souabe. L'église était autrefois dans le chapitre de Leimen et desservie par un religieux de Mariastein. — LL. — Eggenschwiler : Territoriale Entwicklung d. Kt. Sol. [h. S.]

BUSSET. Famille des Ormonts (Vaud) dès 1402. A donné — Emile, 1846-1917, professeur au collège Galliard à Lausanne, alpiniste, auteur d'un guide des Ormonts. — Livre d'or. [M. R.]

BUSSI, Giovan-Battista, souvent appelé II Campione. Lapicida et maître-constructeur de Campione, t 1622 à Prague. Il reçut la bourgeoisie de cette ville en 1589 et jusqu'en 1620 fut prévôt de corporation. Inspecteur des travaux de la ville 1619, après la bataille du Weissenberg 1620, il devint chef de bureau des constructions du château de Prague. Depuis 1617, il travaillait aux portes occidentale et méridionale de l'église de Saint-Thomas. — SKL. — ALBK. [C. T.]

BUSSIGNY (C. Vaud, D. Morges, V. DGS). Village cité dès 1358 et dépendant de celui de Saint-Germain où était l'église paroissiale et qu'il a complètement supplanté. La seigneurie de Saint-Germain et Bussigny mouvait de l'évêque de Lausanne qui l'avait inféodée à une branche des Grandson, et avait en outre cédé des droits particuliers à la. ville inférieure de Lausanne, aux Russin et aux Ayma. Au XVIIIe s., les Polier de Lausanne se titraient de seigneurs de Saint-Germain. — DHV. [M. R.]

BUSS IGN Y (C. Vaud, D. Oron. V. D GS). Village de l'ancienne seigneurie d'Oron, cité dès le XVe siècle. — DHV. [M. R.]

BUSSKIRCH (G. Saint-Gall, D. Lac, Gom. Joua. V. DGS). Petit village et paroisse avec Kempraten. Fussinchirichun en 854. Il fit partie du comté, puis du domaine de Rapperswil. Des actes de 1209 et 1217 attribuent la collation de l'église au couvent de Pfâfers et l'avouerie au comte dès 1257 (?), au couvent de Ruti dès 1286. L'évêque de Constance incorpora en 1351 l'église au couvent de Pfâfers ; transformé et muni d'une tour, l'édifice fut inauguré en 1484. La paroisse comprenait à l'origine aussi Rapperswil, détaché en 1253, et ses filiales, l'ancienne chapelle des lépreux de St. Nikolaus an der Fluh et celles encore existantes de Kempraten, de Wyden, et depuis 1369 l'église de St. Dionys àWurmsbach qui dépend actuellement de la commune de Jona. En 1803 le village fut rattaché à la Gom. de Jona. — Voir Nùscheler : Gotteshâuser . — Wegelin : Begesten von Pfâfers. — Rickenmann : Begesten und Gesch. von Bapperswil. — St. Galler Nbl. 1908, n° 9. [Bt.]

BUSSNANG (C. Thurgovie, D. Weinfelden. V. DGS). Com. et paroisse. 822 Pussinwanc ; 865 Pussinanch ; 886 Pusanhanc ; 920 Pussunwang ; 1178 Bussenanc = champ de Busso. L'abbaye de Saint-Gall y acquit de bonne heure de nombreuses terres ; on y mentionne dès 886 une église dédiée à saint Gall. En 1123, à l'occasion d'une reconstruction, cette église fut consacrée à saint Jean-Baptiste. En 1343 les barons de Bussnang fondèrent une chapelle avec bénéfice en l'honneur de saint Nicolas. Les barons de Bussnang avaient la juridiction sur le village. Après leur extinction celui-ci passa à des patriciens de Constance, Bertold Vogt (1435) et Kornfeil, puis auxFuggerd'Augsbourg, enfin, en 1614, à la ville de Zurich, en la possession de laquelle il resta. A l'origine, la paroisse de Bussnang comprenait aussi les paroisses, devenues par la suite indépendantes, de Weinfelden, Wertbiihl, Welfensberg, Wuppenau, (Schônholzers) - Wilen et Leutmerken. Le droit de collation passa en 1464 à la Commanderie de Tobel, puis, après la suppression de cette dernière, au gouvernement thurgovien, enfin, en 1830, à la commune. Bussnang adhéra à la Réforme, et pendant un certain temps on n'y célébra plus le culte catholique. Son rétablissement en 1596 provoqua dans la commune des troubles qui furent sévèrement réprimés par les Confédérés et qui aboutirent en même temps à la déposition du Commandeur Arbogast d'Andlau. La paix de 1713 mit fin aux dissensions confessionnelles. L'église fut agrandie en 1787. Les registres de la paroisse protestante datent : naissances de 1654, mariages de 1688, décès de 1653; de la paroisse catholique : naissances de 1670, mariages de 1676, décès de 1675. — Voir Pupikofer : Gesch. der Kirchgem. Bussnang. [Sch.] (BARONS DE). Famille mentionnée de 1150 à 1471. Elle possédait Bussnang (de Bussinwang = pré de Busso), Leutmerken, Weinfelden et environs, et joua toujours un certain rôle politique, principalement par les nombreux membres qu'elle compta dans le clergé, et par ses relations étroites et continues avec le chapitre épiscopal de Constance et l'abbaye de Saint-Gall. Armoiries : chevronné d'or et d'azur de 4 pièces. — 1. Albrecht I, 1150-1180, officier de la cour de l'évêque de Constance. — 2. Berchtold I, frère du n° 1, apparaît 1159 comme chanoine de la cathédrale de Constance ; fut évêque de Constance de 1174 jusqu'à sa mort, 22 mai 1183. — 3. Heinrich, ancêtre des barons de Griessenberg (voir cet article). — 4. Konrad I, abbé de Saint-Gall de 1226 à sa mort, 20 décembre 1239, une des plus brillantes figures de cette longue série d'abbés. Jusqu'alors prieur, le nouvel élu reçut aussitôt du roi Henri les droits régaliens et réorganisa les finances du couvent. Il profita de l'affreux meurtre qui avait souillé la famille des comtes de Toggenbourg pour acquérir du père du meurtrier le vieux Toggenbourg et la ville de Wil, qu'il conserva après de longues luttes, où il fut soutenu par l'empereur Frédéric II et la noblesse du pays, contre le fratricide

BUSSNANG

BUSSWIL

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