‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 178 sur 425 · BYRON · texte numérisé non relu

BYRON

Buus et y enlevèrent beaucoup de bétail, pour se venger de ce que les Confédérés avaient passé sur le territoire de Bâle pour marcher sur Dornach. L'Autriche dut payer une indemnité. Le village fut épargné pendant la guerre de Trente ans. Buus a donné son nom à une famille aujourd'hui éteinte de Bheinfelden, ainsi qu'à une famille bâloise, celle des Buser, répandue aujourd'hui encore dans le canton. — Voir Archives de Liestal ; Urbar 1534. — W. Merz : Burgen des Sisgaus I, p. 229.

— BJ 1913. — K. Gauss : Beformierte Baselbieler-Kirchen unter katholischem Patronate, dans BJ VIII. — G. Roth : Die farnsburgischen Urbarien von 1372. — Bruckner : Merkwiirdigkeiten, p. 2384. — L. Freivogel : Die Landschaft Basel in der zweiten Hdlfte des 18. Jahrhunderts, p. 24. — BZ 3. — K. Horner : Begesten und Akten zur Geschichte des Schwabenkrieges, n09 236, 240. fK. Gauss.1

BUWENBURG, Konrad von, apparaît en 1282 comme moine du couvent d'Einsiedeln dont il était le chantre. On a conservé de lui six chants dans la Manessischen Liederhandschrift. f après 1314. — Voir Dierauer I. [R-r.]

BUWER, Hans. Monnayeur. Voir Pur.

BUWIX, Heinrich, ministérial de l'évêque Hartmann de Coire. Du château de famille il ne reste que des vieilles tours près de Trins, appelées Bovix ou Bowis Dans la lutte entre l'évêque Hartmann et le baron Ulrich Brun de Rhazuns, 1394-1396, il se tint aux côtés de ce dernier, quoiqu'il eût reçu en hypothèque de l'évêque le château d'Aspermont. Après la lutte et à la suite d'un arbitrage, l'évêque racheta l'hypothèque le 4 avril 1397. Dès lors, les Buwix ne sont plus mentionnés. — Voir J. G. Mayer : Gesch. des Bistums Chur I, p. 404 et 405. — Rôder et Tscharner : Der Kant. Graubûnden, p. 107. [L. J.]

■ BUXGAUDIA. Voir Buchsgau.

BUXTORF. Famille venue de Camen (Westphalie)

et devenue bourgeoise de Bâle en 1590. Elle descend de — 1. JOHANNES I, 1565-1629, un des créateurs de l'étude des langues orientales, professeur d'hébreu à l'université de Bâle 1590-1629.

Ces fonctions se transmirent dans la famille de père en fils, puis d'oncle à neveu, sans interruption jusqu'en 1732, par

— 2. JOHANNES II, fils

du n° 1, 1630-1664. — 3. Johann-Jakob, fils du n° 2, 1664-1704, et —(4.

Johannes III, neveu du n° 3, 1704-1732. Le trésor d'ouvrages de littérature hébraïque réunis par ces savants fut acquis en 1705 par la bibliothèque de l'université. — 5. Andréas, petit-fils du n° 4, 1740-1815, premier prévôt des corporations 1786, bourgmestre 1796, président de la municipalité en 1798. — 6. Karl, 1807-1870, auteur de nombreux travaux sur l'histoire bâloise. — Voir AGS I. — Athenae Bauricae 1778. — K. R. Hagenbach : Die theologische Schulc Basels. [C. Ro.]

BUYRSER (BUISER, BUYRSET ou BURSET), Hermann, bénéficiaire d'une prébende de chanoine et d'un doyenné à l'église principale de Coire, t 1454. Les candidats et les successeurs engagèrent un long procès devant la rote à Rome. — Wirz : Begesten I, II. [L. J.] BUZZI, BUZZO, de BUZIIS. Nom de famille de Lugano, Mendrisio, Comano, etc. Armoiries des Buzzi de Mendrisio : d'argent à un château à deux donjons, ouvert et ajouré du champ, accompagné en chef d'une étoile d'or. Armoiries des Buzzi de Comano : d'azur à un château d'argent accompagné en chef d'une étoile d'or.

— 1. Johannes de Buzis, prévôt de Mendrisio 1447. Nicolas V lui confia la paroisse de Riva San Vitale; men-

fW"\

yÊk ËBÊêL

- * Tm- ■*■

Andréas Buxtorf. D'après une lithographie de A. Merian.

tionné encore 1474. ■ — 2. Jacobus, prévôt de Mendrisio 1466-1476, auquel il renonça en faveur de son neveu, Johannes-Marïa, pour la paroisse de Riva San Vitale. — 3. Guidino Buzzo, de Aquila, délégué de la vallée de Blenio pour ratifier la convention qui terminait le litige avec les Bentivoglio (avril 1457). — 4. Gabriel de Buzis, chanoine de Bellinzone, renonça à sa charge en 1458. — 5. Cristoforo, mentionné en 1514 comme archiprêtre de Riva San Vitale. — 6. Costantino, chanoine de Balerna, 1552 curé de Chiasso-Boffalora, t 1577. — 7. Antonio Buzzo, doreur, travailla avec Carlo Torriano dans la chapelle de la Sainte- Vierge au dôme de Côme, 1689. — 8. Donato, de Mendrisio ou Balerna ; député de Mendrisio pour défendre les intérêts du bailliage dans la convention entre les XII cantons souverains et le roi d'Espagne 1563 ; fut chargé en 1570 du transport de 1200 sacs de blé accordés par le duc de Savoie. Vivait encore en 1574. — Voir AHS 1914 et 1918. — Wirz : Begesten. — von Mulinen : Helvetia Sacra. — Periodico d. Società Storica Comense XI. — BStor. 1892 et 1902. — Torriani : Storia ecclesiastica di Mendrisio. [C. T.]

BUZZI-CANTONE, Giovanni-Battista, * 1825, t à Berlin 1898, révolutionnaire italien, originaire de Gerra sur le lac de Côme. Il s'établit au Tessin après 1849 et y acquit le droit de cité. Professeur à l'école secondaire de Curio et de 1861 à 1877 au gymnase cantonal de Lugano, codirecteur de VEducatore délia Svizzera italiana 1889-1896, auteur de nouvelles poétiques et d'un volume de fables. — Alfredo, fils du précédent, * 3 août 1854 à Curio, f 31 octobre 1892 à Lugano, médecin à Carlazzo, Castelletto Ticino (Italie)" à Morcote et Lugano. Fut rédacteur du Bollettino r medico délia Svizzera ita- \ liana. — Fausto, frère du précédent, médecin, * 1858 à Curio, f 6 janvier 1907. Pendant trois ans médecin de Krupp à Essen et assistant du docteur Schweninger, médecin de Bismark, appelé en 1890 par ce dernier à collaborer à la rédaction de ses mémoires, premier médecin de l'hôpital de la charité de Berlin, représentant officiel de la Suisse au congrès international de la lèpre à Berlin 1897, député au^Grand Conseil tessinois de 1905 à sa mort. Auteur de publications médicales. — BStor. 1887, 1888, 1890, Guida del Malcantone . liana, 1892 et 1898.

Fausto Buzzi-Cantone.

D'après une photographie-

1897. — Tamburini-Galli :

Educatore délia Svizzera Ita-

ICT.]. •

BYLAND, Charles, de Veltheim (C. Argovie), *en 1880 à Montreux, f le 16 mai 1915 à Berne, héraldiste. Dès 1910, il collabora aux AHS et légua à la Société suisse d'héraldique une collection d'armoiries communales contenant 1100 numéros environ. — Voir AHS. [K.-R.]

BYRON, Georacs-Psoël-Gordon, poète anglais, 1788-1824. En mai 1816, il se rendit par Bâle à Genève en passant par Liestal, Soleure, Berne, Morat, Avenches et Lausanne. A Genève, il fit la connaissance de la famille Eynard et à Coppet, dans les salons de MmedeStaël, celle de Charles-Victor de Bonstetten. Avec Shelley, il s'établit à Cologny. Du 23 juin au 1er juillet il fit une promenade sur le lac Léman et visita Chillon ; de cette visite naquit le poème The Prisoner of Chillon. C'est à Genève que fut composé aussi le troisième chant du pèlerinage de Child Harold, dont les stances 62 à 109 se rapportent à la" Suisse. Byron fit du 17 au 29 sept. 1816 un voyage dans l'Oberland bernois, dont le récit se trouve dans son Journal et dans le t. II des Becollections of a Long Life de Hobhouse. Sur la Wengernalp, la colline^Byron rappelle encore son nom. Le

BYS

BYSS

fruit de ces voyages fut le drame de Manfred qui se passe dans l'Oberland bernois au château de Manfred (on a cru y reconnaître le château d'Unspunnen), puis sur la Jungfrau, dans le chalet d'un pâtre. Les visiteurs anglais dégoûtèrent Byron de son séjour en Suisse ; dans une lettre à Moore, du 19 juillet 1821, il prononce un jugement sévère sur eux et sur les Suisses. Le 6 octobre 1816, il quitta Genève pour se rendre en Italie par le Simplon. — Voir Th. Moore : The Life ... of Lord Byron. — Otto Schmidt : Rousseau und Byron. — M. Eimer : Byron's Beziehungen zu den Gebieten deutscher Kultur, dans AngliaSQ, etEnglische Studienà5. — Hélène Richter : Englische Studien 51. — G. Fatio : Milton et Byron à la villa Diodati dans Nos Anciens et leurs œuvres 1912, p. 30. [G.Sch.l

BYS, Amand, de Soleure, cistercien, intendant du grenier, prieur de Saint-Urbain 1639, f 1659 confesseur à Gunterstal. — Voir Gfr. 16, 4. fP.-X. W.]

BYSE. Famille vaudoise. Voir Bise.

BYSS, BISO. Vieille famille éteinte de la ville de Soleure, devenue bourgeoise en 1368 avec Heinzmann byso, de Bûren surl'Aar.

Elle paraît de bonne heure dans les conseils et compte parmi ses membres un grand nombre d'artistes. Elle s'éteignit en 1836 avec Ludwig Byss.

Armoiries : d'or à la croix pattée, au pied terminé par trois griffes d'aigle de sable. — 1. Ulrich, 1408-1484, bailli de Falkenstein 1450, avoyer 1456, délégué pour la conclusion des alliances'avec Berne 1464 et Mulhouse 1466, commandant des troupes dans le Sundgau et devant Waldshut 1468, délégué à la Diète de Stans 1481. — 2. Urs, 1455-1513, fils du n° 1, membre du Conseil 1490, bailli de Falkenstein 1492, banneret 1494, bailli de Bucheggberg 1496, avoyer 1504. — 3. Franz, f 1523, frère du n° 2, chanoine à Soleure 1490. — 4. Christoph, fils du n° 2, grand conseiller 1533 et 1537, Jungrat 1525-1543, bailli de Kriegstetten 1529, de Falkenstein 1530, Altrat 1550. — 5. Urs, f 1577, fils du n° 4, grand conseiller 1550, bailli de Bechbourg, Jungrat 1552, Altrat 1560, intendant des bâtiments 1565, bailli de Kriegstetten 1567, de Locarno 1568. — 6. Franz, 1548-1639, capitaine en France, grand conseiller 1582, Jungrat 1586, intendant des bâtiments 1594, Altrat 1609, bailli de Bucheggberg 1611. — 7. Wolfgang, f 1631, fils du n° 5, grand conseiller 1582, bailli de Gilgenberg 1587, Jungrat 1616, intendant des greniers 1619. — 8. Christof, f 1612, frère du n° 7, grand conseiller 1575, capitaine en France, bailli de Gilgenberg 1600. — 9. Anton, f 1609, frère du n° 7, grand conseiller 1581, grand sautier 1588, bailli de Thierstein 1593. — 10. Urs, 1583-1625, fils du n° 6, fit le voyage de Jérusalem, chevalier du Saint-Sépulcre 1608, grand conseiller 1617. — 11. Urs, 1585-1620, fils du n» 9, peintreverrier, membre de la Confrérie de Saint-Luc 1608. ■ — 12. Meinrad, 1602-1659, grand conseiller 1633, Jungrat 1636, intendant des bâtiments et bourgmestre, bailli du Lebern 1643, Altrat 1650.— 13. Anton, 1603-1661, fils du n° 9, demi-frère du n° 11, grand conseiller 1633, grand sautier, bailli de Dorneck 1659, orfèvre. — 14. Christof, 1604-1673, frère du n° 10, grand conseiller 1629, bailli de Flumenthal 1635, Jungrat 1639, bourgmestre 1643, bailli de Lebern 1645, Wegherr 1647, Altrat 1651, bailli de Kriegstetten 1654, trésorier de la ville, capitaine en France 1657, banneret 1660, bailli de Buchegg, délégué de Soleure à Baden, à Lucerne 1661, à Paris 1662 pour la conclusion de l'alliance avec la France, aux négociations de Winigen 1665. — 15. .1. Wilhelm, 1611-1696, fils du n° 7, grand conseiller 1657, potier d'étain, membre de la Confrérie de Saint- Luc 1641.— 16. Anna-Maria, 1613-1694, fille du n° 10,

en religion S. Justina, O. Cap. profès 1631, prieure au couvent de Nomini Jesu, 1676. — 17. Johann-jakob, * 1630, t avant 1684, maître de la Confrérie de Saint- Luc 1652, grand conseiller 1654, bailli de Gilgenberg 1673, orfèvre. — 18. Johann-Franz, 1630-1679, fils du n°13,maîtrede la Confrérie de Saint-Luc 1664, sculpteur.

— 19. J.-Christof, 1631-1688, fils du n» 14, en religion P. Georg, cistercien au couvent de Saint-Urbain, prieur, administrateur pour son couvent à Herderen, Liebenfels et Schweighausen. — 20. Dominik, 1634-1685, prêtre 1661, chapelain à Soleure 1669, chanoine de Schônenwerd 1679. — 21. Urs, 1634-1675, fils du n" 13, prêtre, curé de Obergôsgen 1659, chanoine de Schônenwerd 1666.

— 22. Johann-Franz, 1636-1670, orfèvre, membre de la Confrérie de Saint-Luc 1662. — 23. Johann, 1638-1704, fils du n° 14, grand conseiller 1658, officier en France au régiment des gardes suisses 1661, bailli de Bechbourg 1668, commandant de Dorneck 1675, Jungrat i 686, major de la ville 1689, bailli de Flumenthal 1690, Altrat 1697, bourgmestre 1695, bailli de Lebern 1697, Kriegstetten 1700, Bucheggberg 1704. — 24. Johann - Ludwig, 1639-1705, membre de la Confrérie de Saint- Luc 1664, orfèvre. — 25. Urs-Josef, 1648-1705, grand conseiller 1681, capitaine à Venise 1688, lieutenantcolonel 1691, colonel en Morée 1692. — 26. Johann- Jakob, 1657-1719, fils du n° 17, grand conseiller 1684, avoyer d'Olten 1706, Jungrat 1709, délégué de Soieure dans les bailliages tessinois 1714, intendant des bâtiments 1717. — 27. J.-Ludwig, 1659-1733, fils du n» 12, prêtre 1683, chanoine de Schônenwerd 1693, senior. — 28. Maria-Elisabeth, 1659-1745, fille du n° 15, en religion S. Maria-Rosa, O. Cap. profès 1675, prieure du couvent de Nomini Jesu 1706. — 29. Johann-Christof-Viktor, 1660-1717, grand conseiller 1686, Jungrat 1692, Thûringenvogt 1693, bourgmestre 1703, Altrat 1705, délégué dans les bailliages tessinois 1708, intendant des bâtiments 1710. — 30. Johann-Rudolf, 1660-1738, artiste-peintre à Prague 1694, à Vienne 1704, à Rome 1707, en Hollande et en Angleterre, à Mayence et à Bamberg 1713, à Wurzbourg 1729. — 31. Franz-Joseph, * 1667, fils de Franz- Joseph, peintre. — 32. Johann-Leonhard, 1680- 1757, peintre. — 33. Johann-Viktor-Josef, 1688-1748, fils du n° 26, grand conseiller 1711, avoyer d'Olten 1721, Jungrat 1740, bourgmestre 1745, bailli du Lebern 1748. — 34. Johann-Ludwig, 1690-1762, fils du n» 24, officier en France 1710, capitaine au service de Sardaigne 1733, commandant de bataillon 1742, major 1744, grand conseiller 1743, chevalier de l'ordre de Saint-Maurice et Lazare. ■ — 35. Johann-Baptist-Viktor, 1705-1786, entra au service de France, cadet au cinquième régiment 1723, enseigne 1727, lieutenant 1728, aide-major 1735, capitaine-lieutenant 1740, grand conseiller 1743, chevalier de Saint-Louis 1745, Jungrat 1747, major de la ville, bailli de Flumenthal 1748, directeur de la régie des sels 1763, bailli de Kriegstetten 1778, trésorier pour les fortifications, Altrat 1779. — 36. Anna-Elisa-Franziska, 1731-1804, en religion S. Maria-Câcilia, O.S.Fr. profès 1748, prieure 1789 au couvent de Saint-Joseph. — 37. Franz- Leonz-Gereon-Hieronymus, 1736-1805, grand conseiller 1761, Jungrat 1763, bailli de Flumenthal 1767, délégué dans les bailliages tessinois 1771, bourgmestre 1774, bailli du Lebern 1776, de Kriegstetten 1782, Altrat 1793, trésorier de la ville, banneret. — 38. Johann-Ludwig-Anton, 1740-1821, fils du n° 34, enseigne au service de Sardaigne 1758, grand conseiller 1770, sous-lieutenant en France aux gardes suisses, capitaine de grenadiers 1791, chevalier de Saint -Louis, maréchal de camp 1817. — Voir LL. — LLH. — Franz Haffner : Geschlechterbuch. — P. Protas Wirz : Biirgergeschlechter. — P. Alex. Schmid : Kirchensdtze. — SKL. — Bestallungsbuch. [v. V.]

GA

CABBIO

CA = CASA. Préfixe à signification patronymique qui se rencontre dans beaucoup de noms de famille grisons, surtout dans l'Oberland. Il se rattache à la période de colonisation du pays. La métairie, curtis, en romanche cuort, était de règle dans le haut moyen âge. La famille qui l'habitait prenait le nom de son chef, auquel il ajoutait le préfixe Ca, abréviation de Casa = maison. Dans la région de Brigels on trouve notamment : Ca- Peter (Capeder), Ca-Paul, Ca-sura, Ca-sutt, Ca-nal. Ca est aussi précédé ou remplacé par de : de Ca-Niclai (1372), de Ca-flisch (1391), Decahansjôri (famille du Domleschg) = de Ca-Hans-Jôri, Depuoz, Deflorin, etc. On eut aussi la forme latine domus : de domo Muratoris, de domo Anthoni (selon un document de 1325). Le terrier de Katzis de 1514 donne des formes à influence germanique : Ga-Ragutt, Ga-Rudolf, Ga-Joos, Ga-Janin, de Ga-Sarn, de Gatolg, de Ga-disch, de Ga-menisch, de Ga-zêscl, etc. Les noms de famille commençant par Ca n'ont cependant pas tous la même origine : Caminada ne vient pas de Ca et minada (nourriture) ; Casparis se rattache à Casper, etc. — Voir Moosberger : Die biindnerische Allmende dans BM 1922, p. 98. — J.-C. Muoth : Die bûndnerischen Geschlechtsnamen, dans Kantonsschulprogramm 1891-1892. — BM 1914, p. 256. [L. J.] CABALZAR. Ancienne famille grisonne de la Ligue grise supérieure, originaire, semblet-il, de Vérone, où elle se serait appelée de Gallo. Au XIIIe s., elle habitait la Mesolcina et portait le nom de Andergia, selon un quartier du village de Mesocco. Armoiries : d'or à un coq de sable becqué et armé de gueules (variantes). — Simon, Enverard et Andréas de Andergia étaient en 1301 vassaux des Sax-Monsax (Mohr : Codex diplomaticus II, 239).

Ils suivirent Gaspar von Sax-Monsax et son épouse Elisabeth von Rhàzuns en 1370 en Oberland. — Hans Balzar, à Valendas, reprit le 23 avril 1379 divers biens en fiefs héréditaires. Ses descendants conservèrent son nom : Balzar (Balthazar). — Ses fils Caspar et Heinrich vendirent le 27 juillet 1387 la plupart de leurs biens cisalpins à Ulrich Brun, seigneur de Rhâzuns. Ils ont peut-être pris part en 1390 à la guerre provoquée par la succession des Belmont en Lugnez, entre les von Sax et l'évêque Hartmann de Coire, et ce dut être alors que les von Sax leur permirent d'édifier une maison forte près de la chapelle Saint- Victor vers Igels. Igels fut longtemps le siège de la famille appelée dès lors Cabalzar (voir l'art. Ca). La famille fournit durant deux siècles, 1526-1723, des bannerets au Lugnez et joua un grand rôle dans toute la Ligue grise supérieure. La religion la divisa en deux branches, puis elle eut des représentants à Laax, Alvaneu et dans d'autres parties du canton. L'empereur Joseph II anoblit le 25 septembre 1766 les frères Jakor-Balthasar, Johann- Jakob et Joseph, d'Alvaneu. — 1. Caspar, scella nombre d'actes entre 1494 et 1520 ; il était avoué de toutes les églises du Lugnez. — 2. Martin, l'ancien, fils du n° 1, banneret de 1526 à sa mort 1565, dernier avoué épiscopal du Lugnez, conduisit à bonne fin vers 1530 la liquidation des biens seigneuriaux de l'évêque dans cette région, dont il fut par la suite souvent landammann ; juge de la Ligue grise 1537, 1544, 1553 et 1562, capitaine de la Valteline 1555, souvent ambassadeur, arbitre en affaires communales ou privées, chef des catholiques de la Ligue grise dans leurs relations secrètes avec les

V cantons. — 2. Christian, Dr théol., curé à Brigels 1624-1625, à Fellers 1625-1630, premier pénitentiaire de la cathédrale à Coire, scholasticus 1637 ; il rétablit l'ancien autel de Saint-Conrad dans la cathédrale, t 1662. — 3. Joachim, secrétaire d'État 1621, juge de la Ligue grise 1626, capitaine des gens de Disentis en Valteline 1625. — 4. Luzius, 1681-1755, pasteur à Canicul, Hinterrhein, Bondo, Seewis-Prât, Flond, Trans et Casaccia, collaborateur à la traduction de la Bible de l'Oberland. — 5. Joachim, de la branche catholique d'Alvaneu, devint officier en France, colonel 1742, brigadier 1747, chevalier de Saint-Louis, fit plusieurs campagnes comme chef de régiment, f 1775. — 6. Luzius, 1738-1819, pasteur à Tamins, Zillis et Duvin, collabora à la réorganisation ecclésiastique de 1807. — 7. Jakob, d'Alvaschein, Dr théol., pasteur à Mons 1760, Fellers 1763-1806, constitua un fonds de 4000 fi. en faveur des Cabalzar. — Voir Répertoires des Com. d'Igels, Vrin, Oberkastels, Lumbrein, Laax. — Archives de la paroisse de Pleif. — Mohr : Begesten von Disentis: — L. Joos : Die Herrschaft Valendas. — J. Robbi : Urk. Begesten des Staatsarchivs... Graubiinden 1301-1397. — Girard : Hist. des Officiers suisses I. — Die Weltgeistlichen Graubûndens. — LL. [P. N. von Salis et J. R. Truog.]

CABANIS. Famille originaire deVézenobre en Languedoc. — François-David, 1727-1794, * à Nyon, bourgeois de Genève 1753, du Conseil des Deux-Cents 1775, chirurgien célèbre. En 1773, il imagina un appareil pour permettre la déglutition artificielle. — Voir Galiffe et Gautier : Armoriai. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Gautier : Médecine. [C. R.]

CABANIS, de (en ail. VON den HOtten). Vieille famille valaisanne, connue à Gampel au XIVe s. Elle se divisa en plusieurs branches au XVe s. ■ les de Cabanis Peter Willen, qui restèrent à Gampel, Ersmatt et Steg, et prirent au XVIe s. le nom allemand de Zen Gaffinen ; ils existent encore à Steg. Les Gafner, de Saint-Beatenberg, sont leurs descendants. — 1. Pierre de Cabanis ou von Gaffinen, de Loèche, grand-baiilif du Valais en 1486. — 2. Etienne, probablement fils du n° 1, chanoine de Sion 1481, grand-chantre i486, curé de Conthey 1486, t doyen de Sion 1499. — 3. Gilig Gafiner, major de Loèche en 1511. La famille a donné plusieurs gouverneurs à Monthey, ainsi Pierre zen Gafinen 1539 ; Etienne de Cabanis, 1540-1542 ; Chrétien zen Gafinen 1558 ; Jean zen Gafinen 1564, 1571. — Voir Furrer : Statistique. — BWG I. — de Rivaz : Topographie. — Gremaud VIII — Buchmiiller : St. Beatenberg, 230. — Voir aussi Zen Gaffinen. [Ta. et G. B.-B.]

CABANTOUX. Famille du Dauphiné venue à Genève au XVIIIe s., reçue à la bourgeoisie en 1791 ; plusieurs de ses membres furent orfèvres et fondeurs. - — SKL. [H. Da.]

CABBIO (C. Tessin, D.Mendrisio. V. DGS). Com. et paroisse de la pieve de Balerna, mentionnée pour la première fois en 1188. L'église cathédrale de Côme y avait des biens en 1299. Cabbio se rattachait à la paroisse de Balerna, mais dès 1593 il eut un desservant alternativement avec Muggio. Il se détacha de Balerna pour constituer une paroisse autonome au commencement du XIXe s. L'église est de Simone CantonL De 1840 à 1867 Cabbio fut chef-lieu du cercle. Population : 1643, 628 hab. (avec Muggio et Casima) ; 1845, 460 ; 1900, 355 ; 1910, 347 ; 1920, 352. Registres de baptêmes dès 1584 (lacunes de 1605 à 1701), de mariages dès 1592, de décès dès 1608. Patrie de la famille des architectes Can-

CABRIOÏ,

CADENAZZO (CADENATIUMï

toni. — BStor. 1901 et 1904.— Monti : Atti. - Stuckelberg : Cicérone im Tessin. [C. T.]

CABRIOL, Pierre, * 1568, dont le père fut reçu bourgeois de Genève en 1572, était d'une famille de Villars en Piémont. Nommé sergent en 1593 dans la compagnie du capitaine Voisin, il parvint au Conseil dos Deux-Cents, l'année suivante, mais fut tué en 1602 à l'Escalade. Sa postérité s'éteignit avec son fils. — Voir Louis Dufour-Vernes : Les défenseurs de Genève à l'Escalade, p. 62, dans MDG VIII. — Galiffe : Le Refuge italien à Genève. [H.Da.l

CABROL. Famille originaire de Nîmes, réfugiée à la fin du XVIIe siècle à Rolle où elle acquit la bourgeoisie en 1723 A donné à cette ville plusieurs magistrats. Une famille du même nom, originaire de Graissessac (Languedoc), venue de Lyon, se fixa à Lausanne en 1688, mais n'y fit pas souche. [M. R.]

CACCIA/,Vieiile famille de Morcote ; selon la tradition, elle aurait survécu à la peste de 1422. Armoiries : d'azur à un chasseur coiffé d'or, vêtu de sinople et de gueules, tenant sur un poing un faucon de sable, et monté sur un cheval d'argent, bardé de sable, ce dernier suivi d'un chien du même, à la Champagne de sinople. —

I Antonio, de Morcote, précepteur à la cour de Russie. Il écrivit :

II castello di Morcote ; Viagqio in Crimea La Russia, Europa e America. — 2. LUIGI, frère du n° 1, architecte, laissa des œuvres importantes en Dalmatie, Istrie, à Gorizia et surtout à Trieste. — 3. Antonio, fils du n° 2, f 18 février 1893, vécut tantôt à Lugano, tantôt à Trieste. Écrivit : Cesare Borgia ; Napoleone III ; Ademaro. Il légua à la ville de Lugano son palais de la Malpensata avec les œuvres d'art qu'il contenait et les œuvres d'art de son palais de Trieste. Il est ainsi le fondateur du Musée de beaux-arts Caccia de Lugano. — Voir AHS 1914 et 1916. — Corti : Le famiglie patrizie ticinesi. — BStor. 1884 et 1893. • — Vegezzi : Esposizione Storica. [C. T.]

CACHEMAILLE. Famille vaudoise fixée à Baulmes dès 1340. A donné plusieurs magistrats et fonctionnaires vaudois. [M. R.l

CACHEUX, Armand, * 1868. Peintre et graveur sur bois, professeur à l'École des Arts et Métiers de Genève, doyen de la Section des Arts industriels. Études à Genève avec Barthélémy Menn et Hugues Bovy, puis à Paris. Oeuvres figurant dans divers musées, Genève entre autres. — SKL. [C. R.l

CAD AN I EL, François. Lieutenant-colonel, l'un des capitaines et commandants pour le service du roi de France à Porrentruy pendant la guerre de Trente ans, 1636, 1639. — Bott : Représentation diplomat. V. [G.A.l

CADASTRE. On distingue, suivant leurs buts, différentes sortes de cadastres. Les principaux sont : 1° Le cadastre fiscal, destiné à servir de base à l'impôt foncier. Il s'appuie, en particulier, dans les cantons de langue française, sur la mensuration des terrains. 2° Le cadastre foncier, qui sert de base aux transferts immobiliers, a été rendu obligatoire en Suisse avec l'introduction du Code civil suisse. Voir art. Registre foncier et Mensuration cadastrale. 3° Le cadastre des bâtiments, qui est une description des bâtiments avec indication de leur valeur d'assurance. 4° On a encore ici et là : le cadastre hydrographique, sur les cours d'eau publics et privés, et le cadastre des terrains à améliorer. [Baltensperger.]

CADDOLO (C. Tessin, D. Lugano). Terre aujourd'hui disparue, mentionnée au XIIe s. Le monastère de Saint-Ambroise de Milan y avait la juridiction et des biens. L'évêque de Côme contesta les droits du monastère. Le litige fut soumis au pape Urbain III et ensuite à Grégoire VIII, qui le trancha en faveur de Milan en 1187. — Baroffio : Memorie storiche. [C. T.]

CADÉE, CADDÉE (LIGUE). Nom français de la Ligue grisonne de la Maison-Dieu, en latin : Foedus Cathédrale, Foedus Domus Dei, en italien : La Liga Cadé, en romanche : Chiadè, Ligia délia Casa de Diu. Il ne doit pas être confondu avec Cadî, terme employé pour dési-

gner l'Oberland grison. — Voir l'art. Ligues Grisonnes [C. Jecklin.]

CADEMARIO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse de la pieve d'Agno. Anciennes formes du nom : Cademerio, 1163 ; Cadelmario, 1197 ; Gammée et Cammeo. On y découvrit une lampe funéraire de l'époque romaine, des monnaies gauloises et romaines de l'époque des Antonins. Déjà en 1163 le monastère de Saint-Abbondio de Côme y était propriétaire de biens et de droits de dîmes. Cademario formait une commune au XIIIe s., et dans la première moitié du XVe s. devait fournir 44 soldats au duc de Milan. Au spirituel, Cademario dépendait de la paroisse d'Agno. En 1444 un chapelain avait la cure de Cademario et de Bosco et fonctionnait dans la vieille chapelle de Saint-Ambroise. En 1626, Cademario fut constitué en paroisse autonome avec Bosco, qui s'en détacha en 1789 pour former une nouvelle paroisse. L'église paroissiale actuelle de Santa- Maria remonte à la première moitié du XVIIe s. et fut consacrée en 1833. La confrérie du Bosaire remonte à 1600, celles du Saint-Sacrement et de la Doctrine chrétienne à 1672. La chapelle de Saint-Ambroise est du XIIIe s., peut-être même du XIIe ; elle fut agrandie au XVe. En 1906, on découvrit dans l'abside des fresques du XIIIe s. et, dans la nef, du XVe s. En 1915, cette chapelle fut déclarée monument historique. La chapelle de Saint-Roch, mentionnée au XVIe s. et aujourd'hui désaffectée, était utilisée avant la construction de l'église paroissiale. La chapelle de San Bernardo est déjà mentionnée au XVIe s. Cademario fut ravagé par la peste en 1584. Population : 1591, environ 300 hab. (avec Bosco) ; 1626, 425 (avec Bosco) ; 1845, 313 ; 1900, 347 ; 1910, 354; 1920, 393. Registres de paroisse dès 1659.

— Maspoli : La pieve d'Agno. — Hidber: Schw. Urkunden-Register. — Brentani : Lugano e il Ceresio. — Monitore ecclesiastico di Lugano, 1921. — Simona : Note di arte antica. — Monti : Atti. — BStor. 1890 et 1915. rC. Trezzini.1

CADEMPINO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. déjà mentionnée en 844. Anciennes formes : Cadampino, 1187 ; Candulpino, Cadopino, Gadampino (XVe s.). On y découvrit des objets préhistoriques. On raconte qu'en 1003 l'empereur Henri II conclut la paix avec Arduin à Cadempino. L'année suivante, le même empereur signait à Cadempino l'acte de confirmation à l'abbaye de San Pietro in cielo d'oro de Pavie des biens que la fameuse abbaye possédait un peu partout. Le monastère de Saint-Ambroise de Milan possédait en 844 à Cadempino des biens-fonds et des serfs. Au XIIe s. l'évêque de Côme contesta la juridiction du monastère. Le litige fut soumis aux papes Urbain III (1185-1187) et Grégoire VIII (1187) ; ce dernier reconnut les droits du monastère. La cathédrale de Corne y posséda aussi des biens. Au commencement du XVe s., Cadempino devait fournir 9 soldats au duc de Milan. En 1426 et 1484 la peste ravagea Cadempino. Le même fléau aurait détruit, selon la tradition, la population du village entre 1580 et 1590. Ecclésiastiquement Cadempino fait partie de la paroisse de Lamone. L'église, surtout le clocher, conserve encore des traces de style lombard ; elle a une fresque du XVe s. Population : 1870, 197 hab. ; 1900,254; 1910, 266; 1920, 286. — Voir Baroffio : Memorie storiche. — Arch. SG 1887. — BStor. 1884 et 1890. — Periodico délia Soc. Storica comense II. — Stuckelberg : Cicérone im Tessin. — Hidber : Schw. Urkunden-Register. [C. Trezzini.]

CADENATI, de. Famille du Lugnez (Grisons), bourgeoise de Coire en 1623 par Hans-Luzi. — 1. Herkules, prévôt de corporation 1733-1758. — 2. Johann- Luzius, greffier du tribunal 1757, premier prévôt de corporation 1773-1779, du Petit Conseil de la ville 1782, juge et bailli de la ville 1798, fut déporté à Salins 1799.

— 3. Ulrich (Bisch) Cadenat (Cadonat), de Waltensbourg, podestà de Plurs 1649. — Voir Sprecher : Amtsleute der bundnerischen Untertanenlande, dans JHGG 1890. — LL. — Archives de Coire. [M. V.]

CADENAZZO (CADENATIUM) (C. Tessin, D.

Bellinzone. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennement le chapitre de Bellinzone y possédait des biens ; en 1438 il en cédait une partie aux habitants de Cadenazzo sous

CADERAS

Page 1