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CASTELLI

bataille de Sadovva et de Kôniggrâtz, se distingua au combat de Blumenau. Chevalier de l'Ordre de Léopold, colonel 1879, obtint sa retraite en 1883 et se retira à Fribourg. Promu général-major, soit général de brigade, par l'empereur en 1890, il accompagna, trois ans plus tard, l'archiduchesse Elisabeth d'Autriche à Madrid et fut décoré de la grand'croix de l'Ordre d'Isabellela-Catholique. — 14. Jkan-Nicolas-André, * à Gruyères le 2 décembre 1739, t à Fribourg le 7 mars 1807, fit ses études supérieures à Paris où il prit son doctorat en droit. Notaire 1760, avocat, châtelain de la Part-Dieu, banneret de Gruyères, fut l'un des chefs de l'insurrection de 1781 . Condamné à mort par sentence du 12 juillet 1781, il se réfugia en Savoie, puis à Paris où il se mit à la tète du club helvétique ; rentra dans son pays en 1798. Juge et sous-préfet de Gruyères sous la République helvétique, greffier du tribunal du district de la Gruyère sous l'Acte de Médiation. — 15. FÉLIX, arrière-petit- fils du précédent, * le 10 janvier 1836, t à Fribourg le 30 mars 1901, médecin du grand Hôpital bourgeois de Fribourg pendant plus de trente ans, s'engagea dans les ambulances françaises en 1870. Médecin de division avec le grade de lieutenant-colonel, membre de plusieurs sociétés savantes ; fonda avec Wicky la première petite fabrique d'engrais chimiques en l'Auge à Fribourg, puis, en 1871, celle de Pérolles. A laissé de nombreuses publications. — 16. Hilaire, frère du n° 8, * à Gruyères le 24 janvier 1697, prieur de la Chartreuse de Liège 1740, visiteur de la province, définiteur dans les chapitres généraux, f 4 mars 1765. — 17. François-Ignace, 1709-1797, a laissé de nombreux manuscrits, entre autres la Chronique scandaleuse publiée par Max de Diesbach en 1898. — 18. Gaston, * 1» 83, professeur au collège Saint-Michel 19l9, adjoint aux Archives cantonales de Fribourg, prof, à l'École de commerce des jeunes filles, privat-docent, puis professeur d'histoire à l'université de Fribourg 1921. A publié entre autres l'édition française de l'Hist. suisse de L. Sutter, et VHist. du C. de Fribourg, 1922, ainsi que de nombreux articles dans des revues suisses. — Voir Archives cantonales fribourg. : Généalogie Castella par Louis de Castella, Chronique Blanc, Fonds Gremaud, Livre d'or des élèves du pensionnat de Fribourg. — Lutz : Nekrolog denkwûrdiger Schweizer. — Mans Brugger : Fluchtlinge und Verbannte aus dem Freiburgischen 1781-1798 (Sonntagsblalt des «Bund» mars 1911). — Étr. fribourgeoises 1876, 1886, 1897, i902.— ASHF IV, VI, VII. [R^my.1

CASTELLACIO, CASTELLAZZO (C. Grisons, D. Moesa, Cercle Bregaglia, Com. Soglio). Restes d'un château, qui était en 1222 propriété du couvent de Churwalden. On trouve au XIVe s. une famille du nom de Castellacio. [A. M.]

CASTELLANZA, CASTELLANCIA, CASTEL- LARIA, CASTELLATIO, CASTELLANIA, CAS- LANIA, CASSANIA. Termes que l'on rencontre dans les documents du moyen âge. Ils avaient plusieurs significations, dont la plus usuelle au Nord de l'Italie et dans les régions tessinoises du moins était l'ensemble des territoires relevant de la juridiction d'un châtelain. Après la disparition du régime féodal le terme Castellanza resta souvent pour indiquer l'ensemble des territoires de l'ancienne juridiction, qui formèrent facilement une seule communauté administrative et religieuse, sinon politique. — Du Gange : Glossarium. [C. T.)

CASTELLARIO, de (du Chatelard ou de Acere). Famille du nom de GROSSI connue sous le nom de Castellario à cause du château du Chatelard dans la vallée d'Aoste. Elle vint en Valais au milieu du XIIIe s. et. acquit les seigneuries de Bovernier et d'Isérables, puis les métralies de Liddes (XVe s.), de Leytron et de Fully (XVIe s.). Ses membres possédèrent des biens dans la .ehâtellenie de Granges, à Saillon, Martigny, Saint-Maurice, etc., et devinrent coseigneurs de Saint-Triphon et des Ormonts. — Rodolphe, évêque d'Aoste et archevêque de Tarentaise, céda ses seigneuries d'Isérables et de Bovernier à ses neveux — Pierre du Chatelard, doyen de Sion, qui lui succéda à l'archevêché de Tarentaise, et Guillaume. -- Pierre, châtelain de Conthey pour la Savoie en 1422, ambassadeur d'Amédée VIII. — Antoine, établi à Saint-Maurice, puis à Martigny, fut la

souche des sautiers de Fully. — Cette famille s'éteignit au XVIIe s. — Voir de Rivaz : Topographie. — Gremaud. — Millioud : Le Vieux-Bex I. — Archives locales.

— Archives de Preux d'Anchettes fTa-l CASTELLI. Nom de famille (C. Grisons et Tessin).

A. Canton des Grisons. Castelli de San Nazaro. Famille noble, originaire de Côme. Durant les querelles entre Côme et la Valteline, des rameaux de cette famille vinrent se fixer à Morbegno, Traona et en d'autres lieux. L'un des rameaux s'intitulait Castelli d'Arcegno, l'autre Castelli de S. Nazaro. Ce nom provient d'une église dédiée à saint Nazar, que cette famille fonda entre Dosso Visconte et Cermeledo. Au XVIIe s., un rameau s'établit à Sagens (Oberland grison). — 1. Joseph-Ludwig, de Sagens et Morbegno, bailli de Maienfeld 1679. — 2. Joseph-Ludwig, fils du n° 1, capitaine-général de la Valteline 1719, podestat de Plurs 1727, landammann de la Gruob 1733, chevalier de l'Ordre de Malte. — 3. Peter-Anton, fils du n° 1, podestat de Morbegno 1727, président de la Ligue grise 1718, 1719 et 1724. Dans l'affaire de Sagens, il fut un partisan très zélé du curé Jagmett et un violent adversaire de la foi nouvelle. Par l'accord de septembre 1701, il fut imposé pour une somme de 4000 fl. — 4. Ludwig, fils du n° 2, podestat de Plurs 1727, landammann de la Gruob 1733, bailli de Maienfeld 1739. — 5. Gallus, fils du n° 3, embrassa la foi nouvelle. Son père le poursuivit pour cette raison devant le tribunal de la Haute Ligue grise et exigea la restitution de la fortune maternelle en possession de laquelle Gallus était déjà entré.

— Avec Wilhelm, qui transféra son domicile de Morbegno à Bergame pour soustraire la fortune aux héritiers grisons, la famille disparaît des III Ligues. — Voir LL. — F. Jecklin : Materialien I, p. 619. — Mns. et imprimés concernant le procès C. à la Bibl. de Coire. [L. J.]

B. Canton du Tessin. Castelli ou Castello. Famille de Melide et de Lugano. Les Castelli de Bissone, d'après Brentani, appartiendraient aux Castelli de Melide ; nous croyons qu'il s'agit d'une autre famille. Suivant BStor. 1909, les Castelli de Melide seraient originaires de Menaggio (lac de Côme). Une branche s'établit au XVIIe s. en Pologne. Armoiries : un château surmonté d'une aigle. — ■ 1. Arasmino de Castello. de Bissone, sculpteur, mentionné déjà en 1461. En 1484 il travaillait au dôme de Milan. — 2. Tomaso del Castello, de Bissone, architecte et probablement ingénieur militaire, mentionné de 1555 à 1558 : cette année-là, il était à Rome. Il est probablement identique à Tomaso Castelli, architecte de la famille princière Ostrogski en Pologne. — 3. Gian-Battista, sculpteur, de Lugano ; il travaillait au XVIe s. à Gênes, où il fit la plus grande partie des statues de la chapelle Lercari de la cathédrale. — ■ 4. Giov.-Domenico, architecte et sculpteur, de Bissone. Vers 1600, il travaillait pour la famille Visconti à Milan. Il fut le père de Francesco Castelli connu sous le nom de Boromino (voir art. Boromini). — 5.-6. Gian-Antonio et Pietro, frères, stucateurs, de Melide. Au commencement du XVIIe s., ils travaillèrent ensemble dans l'abbaye de Wettingen et à Altdorf En 1608, ils rentraient au pays. Gian-Antonio est le même que Antonio qui décora l'église de la cour à Neubourg en Bavière avec son parent Michèle Castelli (1616-1618) et travailla en 1612 à la résidence royale de Charlottengang et en 1614 à la chapelle de la cour à Munich. Un Antonio, fixé en 1623-1625 à Cracovie, décora la chapelle Zbaraski dans l'église des dominicains de cette ville. — 7. Matteo, architecte et sculpteur, de Melide, travailla de 1601 à 1612 à Rome. Probablement identique à Matteo qui en 1614 était architecte du roi Sigismond III de Pologne ; il vécut à Varsovie où il travailla à l'agrandissement et à la décoration du château royal et à d'autres palais ; en 1620, il était à Cracovie. En 1626, il fit bâtir à Melide la chapelle votive du Crucifix, f 1658. — 8. Francesco, architecte et sculpteur, de Melide, appelé aussi par erreur Cancellari. Il travaillait à Rome vers le milieu du XVIe s. et, selon ALBK, il est identique à Francesco, qui en 1552 faisait des stucs dans la villa du pape Jules III. En 1580, il travailla à la sala délie quattro porte dans le palais des doges à Venise. En 1616, il était encore à Rome. — 9. Battista,

CASTELLION

CASTELMUR

sculpteur, de Melide. En 1627-1635, il travailla à Monte Cavallo à Rome, ensuite avec Carlo Fancetti dans l'église de S. Anastasia, où il fit les décorations des fenêtres et des armoiries pontificales. — 10. Stefano, stucateur, de Melide, vécut et travailla vers le milieu du XVIIe s. à Rome. — 11 Andréa, stucateur et sculpteur, de Melide. En 1631, il travaillait à Rome, puis se fixa en Pologne.

— 12. Zaccaria, maître-constructeur, dit de Lugano, mais originaire de Bissone ; parent du n° 2. En 1593, il portait le surnom polonais Sprawny (habile), qu'il reçut probablement pour ses travaux exécutés à Lemberg, où il vivait encore au début du XVIIe s. En 1633, il était à Cracovie. Son fils Ladislas y exerça la chirurgie et fut reçu citoyen de Cracovie. — 13. Bernardo (Castello Bromino de) de Bissone, architecte, vécut ordinairement à Rome. En 1694-1697, il travailla avec Bernardo Falcone au colosse d'Arona (statue de Charles Borromée). — 14. Quirino, sculpteur sur bois, de Lugano, travailla vers le milieu du XVIIe s. à Turin.

— 15. Luigi, de Melide, appartint à la fin du XVIIIe siècle au parti des briganti ; membre du Conseil militaire sous la République helvétique. Tué à Lugano lors de la révolte du 29 avril 1799. — 16. Giûseppe,

de Melide, * 31 mai 1827 à Melide, f à Lugano 18 mars 1900, étudia à Milan et à Côme ; prêtre 1851 et professeur de philosophie au Séminaire de S. Abbondio à Côme 1871-1885. Vicaire général de Mgr. Lachat, 1885 ; à la mort de ce dernier, il fut administrateur intérimaire des paroisses tessinoises, chanoine de Lugano 1889. En 1872, l'évêque de Côme l'avait nommé promoteur des causes pieuses et examinateur prosynodal ; en 1889, il reçut les mêmes charges dans le diocèse de Lugano. — 17. Giacomo- Adeodato, de Melide. * 3 novembre 1828, t 20 février 1862, frère du n° 16.

Vice-recteur du collège d'Ascona, curé de Gandria, chanoine de Lugano, fondateur et pendant quelques années rédacteur du Credente Cattolico de Lugano. — 18. Carlo, avocat, frère du n° 17, * 24 mai 1835, 1 5 décembre 1900 à Melide, procureur général, juge du tribunal d'appel, conseiller d'État 1885-1890, député au Grand Conseil de 1897 à 1900, pendant plusieurs années du Piusverein, section tessinoise. — Voir AHS 1918. — ■ ALBK. — SKL. — BStor. 1883, 1885, 1899, 1908, 1909, 1921. — Archivio Storico lombardo XII. — ASG 1917. — Borrani : Ticino Sacro. — L'Avvenire 1893. — Bianchi : Artisti ticinesi. [C. Trezzini.]

CASTELLION (CASTALION, CHATILLON),

Sebastien, philologue et théologien, * 1515 à Saint- Martin du Fresne (Savoie).

Par l'entremise de Calvin, il devint régent d'une école de Genève. Il se brouilla ensuite avec Calvin, par suite de divergences théologiques, et en 1544 se transporta à Bâle, où il fut nommé, mais seulement en 1552, professeur de grec à l'université.

Apôtre de la tolérance, il fut, jusqu'à sa mort, en butte aux persécutions des théologiens de Genève, particulièrement de Calvin et de Théodore Sébastien Castolliori. D'ap» une de Bèze, et incessamment grav. sur cuivre (coll. Maillart». contraint de se défendre

Ginseppe Castelli.

D'après une photographie.

contre leurs violentes attaques. Comme théologien Castellion plaçait l'essence du christianisme non point dans la foi, mais dans l'amour, et sur cette base combattait la doctrine calviniste de la prédestination. t à Bâle 1563. — Voir Basler Nbl. 1897, p. 7. — ADB. — Athenae Rauricae II. — J. J. Herzog : Realencyclopàdie. — Ferdinand Buisson : Sébastien Castellion. [C. Ro.]

CASTELMUR (CASTROMURO, CASTELLO IVIURO, PORTA) (C. Grisons, D. Maloja, Cercle Bregaglia. V. DGS). Château très ancien, situé entre Stampa et Promontogno. Avec Saillon en Valais et Bellinzone, c'était bien la plus belle fortification de la Suisse destinée à fermer une vallée. Il ne reste que peu de vestiges des fortifications qui ont dû avoir une grande étendue. La partie la plus importante consiste en une tour carrée située sur le point culminant du rocher. Les murailles de ce qu'on nommait la Porta bordaient, en remontant la vallée, le premier gradin de la paroi créée par la nature et barrant la vallée. L'ancienne route passait par cet endroit, qui pouvait être fermé à l'Est et à l'Ouest par une porte. On ne possède aucun renseignement sur les constructeurs de ces fortifications, ni sur la date à assigner à celles-ci. Les premiers historiens ont identifié cet ouvrage de défense avec le Murum mentionné dans J' Itinerarium Antonini, du IVe s. Cela avec d'autant plus de raison qu'on y a trouvé des tuiles romaines ces dernières années. Il est donc hors de doute que les Romains déjà avaient reconnu l'importance de cette gorge et y avaient construit des fortifications. Pour la première fois, la Porta Be.rgalliae est mentionnée dans le terrier impérial de Louis-le-Débonnaire (814-840). Elle est citée ensuite dans un document du Xe s. par lequel l'empereur Othon III (983-1002) confirma le don du Bregaglia fait par ses prédécesseurs Olhon Ier et Othon II à l'évêché de Coire. Un document du 17 août 1219 désigne le château de Castelmur comme la frontière entre l'évêché de Coire et le territoire de la ville de Côme. En 1268, les habitants du Bregaglia pillèrent les étables des gens de Chiavenna et de Plurs; en revanche, ces derniers s'emparèrent du château de Castelmur et l'occupèrent jusqu'en 1272. On admet que la destruction du château a eu lieu en 1453. — Voir Cod. dipl. I, p. 106, 125, 134, II, p. 29. — Nûscheler: Die Letzinen in der Scliweiz dans ZT 1897. [A. Mooser.]

CASTELMUR, von. Famille de ministériaux de l'évêché de Coire, d'origine noble. Armoiries : de gueules à une muraille d'argent crénelée et ouverte. La famille porte le nom d'une forteresse du val Bregaglia, qu'elle tenait en fief de l'évêché. Gaudenz y était établi en 1186. La famille se divisa de bonne heure en deux branches principales :

les Scolaren (écoliers) et les Manus.

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