BEAUX-ARTS (LES
BECCAKIA
acquisitions sur le compte de la Confédération. Cependant les d'uvres acquises avec les crédits fédéraux restent propriété de la Confédération. — Voir Verzeichnis der beweglichen Kunstwerke der Eidgenossenschaft,
Parmi les ouvrages d'art entrepris directement pour le compte de la Confédération, citons ceux destinés à orner quelques-uns de ses édifices publics, comme les peintures des salles des conseils au palais fédéral, ainsi que le groupe du serment du (irutli dans l'escalier du même bâtiment
Il ne faut pas oublier le rôle que joue la Confédération dans la conservation des monuments historiques et des antiquités nationales. En outre, par l'ordonnance du 25 novembre 1919, elle a prévu l'encouragement des arts appliqués ; un crédit a été voté à cet effet et une Commission nommée. A côté de la Commission fédérale des beaux-arts, la Commission de la Fondation (lot tfried Keller déploie son activité dans le même domaine. Cette fondation a pour origine un legs de Mme Lydia Welti-Escher, de Zurich, à la Confédération (1890); les revenus doivent être employés à l'acquisition d'œuvres anciennes d'art plastique, et à la création de nouvelles œuvres d'art.
Les musées de la Confédération sont le Musée National à Zurich et le musée Vêla, à Ligornetto. En outre, des collections d'estampes existent à l'Ecole polytechnique de Zurich et à la Bibliothèque nationale, à Berne Dans les principales localités de la Suisse existent aussi des musées des beaux-arts, des sociétés ou des écoles d'art. En voici la liste :
i I. Musées : Aarau, Musée cantonal des Beaux-Arts, ouvert en 1896. — Bâle, Musée des Beaux-Arts, fondé en 1601. — Berne, Musée des Beaux-Arts, fondé en 1773-1775. — Bienne, Musée Schwab, ouvert en 1873. — - La Chaux-de-Fonds, Musée des Beaux-Arts, fondé en 1864. — Coire, Collection de tableaux du Musée Rhétique. commencée en 1900. — Fribourg, Collection artistique au Musée cantonal d'histoire, fondée en 1852 ; Musée Marcello. — Genève, Musée Rath, ouvert en 1826 ; Musée de l'Ariana ; Musée d'Art et d'Histoire. — Claris, Collection de tableaux de la Société des Arts, commencée en 1870. — Lausanne, Musée cantonal des Beaux-Arts, ouvert en 1841. — Le Locle, Musée des Beaux-Arts, fondé en 1876. — Lugano, Musée des Beaux-Arts, ouvert en 1912. — Lucerne, Collection de tableaux de la Société des Arts au Musée cantonal d'Arts et d'Histoire, fondée en 1867. — Neuchâtel, Musée des Beaux-Arts, fondé en 1816. — Ollen, Musée Disteli, ouvert en 1910. — Saint- Gall, Musée des Beaux-Arts, ouvert en 1877. — Saint- Moritz, Musée Segantini, fondé en 1908. — Schafflwuse, Collection de la Société des Arts au Imthurneum, fondée en 1848. — Soleure, Section des Beaux-Arts au Musée de la ville. — Vevey, Musée des Beaux- Arts. — Winfierthour, Collection delà Société des Arts. — Zofingue. Section des Beaux-Arts au Musée. — Zurich, Collection de la Société des Beaux- Arts au Kunsthaus, commencée en 1847.
II. Sociétés suisses des Beaux-Arts. Suisse : Union des Musées suisses des Beaux-Arts, fondée à Bâle en 1908. — Société suisse pour la conservation des monuments historiques, fondée en 1880 à Zofingue. — Société suisse des Beaux-Arts, fondée en 1806 à Zofingue. — Société suisse des peintres, sculpteurs et architectes, fondée en 1865 à Berne ; elle a pour organe la revue Art suisse, édite des Estampes originales et compte des sections à Aarau, Bàle, Berne, Fribourg, Genève, Lucerne, Neuchâtel, Lugano, Lausanne, Saint-Gall, Sierre, Zurich, Florence, Munich et Paris. — Association suisse des artistes « Sécession », fondée à Lucerne en 1906. — Vereinigung der Schweizerischen Graphiker « Walze », fondée à Munich en 1903. — Société suisse des femmes peintres et sculpteurs, fondée en 1902 à Genève, avec sections à Berne, Genève, Lausanne et Neuchâtel. — Association des artistes suisses à Paris, fondée en 1904. — Moderner Bund, fondé à Weggis en 1911. — Aarau, Aargauischer Kunstverein (1860). — Bâle, Basler Kunstverein (1812) ; Freiwilliger Museumsverein (1850); Verein fur populàre Kunstpflege (1906). — Berne, Bernischer Kantonalkunstverein (1854) ; Bernische
Kunstgesellschaft (1813). — Bienne, Kunstverein von Biel (1891). — La Chaux-de-Fonds, Société fies Amis des Arts (1864). — Coire, Bùndner Kunstverein (190(1).
— Fribourg, Société fribourgeoise des Amis des Beaux- Arts (1867). — Genève, Cercle des Arts et des Lettres (1897) ; Société auxiliaire du Musée de Genève (1897) ; Association des Artistes genevois (1913). — Claris, Kunstverein (1870). — Lausanne, Société vaudoise des Beaux-Arts (1862). — Le Locle, Société des A.mis des Arts. — Lugano, Società Ticinese per le Belle Arti (1889). — Lucerne, Kunstgesellschaft. — Neuchâtel, Société des Amis des Arts (1842). — Ollen, Kunstverein (1914) — Saint-Gall, Kunstverein (1827). — Schaffhouse, Kunstverein (1848). — Soleure, Kunstverein (1850). — Vevey, Société des Beaux-Arts (1868). — Winterthur, Kunstverein (1848) ; Galerieverein (1913).
— Zurich, Zùrcher Kunstgesellschaft, fondée en 1787 sous le nom de Samstags Gesellschaft ; Schweizerischer Werkbund (1913) ; Kunstvereinigung Zurich (1897). (Voir les rapports de ces sociétés.)
III. Ecoles d'art : Aarau, Kantonales Gewerbemuseum. — Bâle, Allgemeine Gewerbeschule. — Berne, Gewerbeschule der Stadt Bern. — Bienne, Technicum (1891). — La Chaux-de-Fonds, Ecole d'Art (1886). — Fribourg, Technicum (1903). — Genève, Ecole municipale des Beaux-Arts (1748). — Le Locle, Ecole d'art industriel (1890). — Lucerne, Kunstgewerbeschule des Kts Luzern (1876). — Lugano, La scuola d'arti décorative (1831). — Saint-Gall, Gewerbeschule der Stadt (1860) ; Gewerbemuseum mit Industrie-Zeichnungsschule. — - Vevey, Ecole des arts et métiers (1914). — Zurich, Kunstgewerbeschule der Stadt Zurich. — Voir les rapports de ces sociétés, et, d'une façon générale, le Jahrbuch fur Kunst und Kunstpflege in der Schweiz. — Voir aussi les articles Architecture, Peinture et Sculpture, ainsi que les chapitres consacrés aux beauxarts dans les articles des cantons. [H. Tr.]
BEBEL, Johann, imprimeur, originaire des pays latins (Welschland), ce qui lui valut le surnom de Welschhans, bourgeois de Bâle en 1524, où il s'était fixé comme imprimeur peu de temps auparavant. Ses principales impressions sont : le Nouveau Testament en grec, 1524; la Bible en hébreu, 1534-1535: les œuvres de Galien, 1536-1538 ; les œuvres d'Aristote, 1550. La date de sa mort est inconnue. — Voir Chr. Bernoulli und Paul Heitz : Basler Biichermarken, p. XXVI. [C. Ro.]
BEBIE (autrefois Baby). Ancienne famille zuricoise de Bertschikon près de Gossau, mentionnée déjà en 1387, répandue actuellement dans la plupart des communes du district d'Hinwil et dans quelques-unes du district de Meilen. [J. Ff.ick.]
BEC. Famille originaire de Bâle, reçue à la bourgeoisie de Genève en 1463. — Louis, conseiller 1507, du Conseil des Cinquante 1513. — Jaques, conseiller 1508. — Voir Covelle : LB. — Gautier et Galiffe : Armoriai. [M. L. G.]
BECCARIA. Très ancienne famille noble répandue dans les Grisons et le Tessin ; selon la tradition elle serait originaire de Pavie.
A. Canton des Grisons. Armoiries : Parti d'or à une aigle couronnée de gueules et d'or à deux fasces de gueules.
1. Johannes, quitta Tresivo, alors siège de la famille, en 1430, et construisit un château-fort à Rogna. —
2. ANTONlUS.son fils, chevalier, acquit le château de Masegra au-dessus de Sondrio et tous les biens des nobles dei Capitanei. Il était un chef des Guelfes et de ce fait fut disgracié par le duc Philippe-Marie de Milan. Lors de la guerre entre Milan et Venise 1447, il aida cependant à défendre la
vallée en attendant le secours. — 3. Ferrando, vendit en 1593 les châteaux des Beccaria à Masegra et de nombreux biens à la famille von Salis. — Voir LL. — P. Nie. von Salis-Soglio : Die Familie von Salis, 16, 28 et 139. — SKL. — F. -S. Quadrio : Dissertazioni critico-storiche. — ..O. J^eonhardi : Wanderungen durch Graubùnden,
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BECH
BEGI1BURG (NEU)
B. Canton du Tessin. Famille de Villa Coidrerio qui a droit de patronage de l'église de la Nativité à Villa. Les Armoiries portent : parti à une aigle et fascé de. . — 1. Giovanni, 1508- 1580, réformateur protestant, * à Locarno, étudia à Rome et ouvrit une école à Locarno en 1536 ou 1539. Après un voyage en France, où Beccaria entra en relation avec les réformateurs français, il prêcha ouvertement, dès 1540, la nouvelle doctrine, secondé par le P. Benedetto, de Locarno, et protégé par le bailli Joachim Bàldi, de Glaris (1542-1544), puis par le P Cornelio de Nicosia (1546), par Leonardo Bodetto, et Guarnerio Castiglione, de Milan. Il se mit en relations avec Bullinger et dès 1546 avec Pellican. En 1548 ses disciples abandonnent la messe et ne respectent pas les jours d'abstinence. Le 5 août 1549 eut lieu une dispute publique entre Beccaria et ses partisans d'une part, et l'archiprêtre Muralto, de Locarno, celui de Lugano, Morosini, et les frères Andréa et Gerolamo Camuzio, de Lugano, et d'autres, d'autre part. Elle aboutit à l'arrestation du réformateur, qui fut relâché devant la foule tumultueuse. Beccaria se retira en 1549 à Misox, et dans un voyage à l'intérieur de la Suisse, intéressa les gouvernements de Zurich et de Berne aux affaires de la Réforme à Locarno. Il rentra dans cette ville, dont il fut expulsé en 1553 et alla s'établir à Roveredo, puis à Misox, où il ouvrit une école et fit des prosélytes. A la suite de l'arbitrage de Glaris et d'Appenzell, les réformés de Locarno abandonnèrent leur ville pour s'établir à Zurich. Beccaria quitta alors Misox et accompagna les exilés (mai 1555) ; à Zurich, il devint le pasteur de leur communauté, formée avec l'assentiment du gouvernement zuricois. Mais des dissentiments éclatèrent entre Bullinger et lui, et Ochino lui fut substitué. Tombé dans le besoin, Beccaria quitta Zurich pour la vallée de Misox ; il en fut chassé en 1561 sur les instances des trois petits cantons, mais y revint en 1570 continuer son école et entretenir des relations avec Locarno. — 2. Carlo, de Villa Coidrerio, architecte, * 1642, f à Rome 1712, où il fut très estimé de Lorenzo Bernini et préposé par lui à la direction de ses travaux de construction. — Voir AHS 1916. — Baroffio : Memorie. — Nessi : Memorie storiche di Locarno fino al 1660. — F Meyer : Die evangelische Gemeinde in Locarno. — Franscini : La Svizzera italiana. — BStor. 1881, 1885. — SKL.
— ALBK. — Oidelli : Dizionario. — Bianchi : Artisti Ticinesi. — Reinhardt : Die Nuntiatur von Giovanni Francesco Bonhomini. — Ch.-J. Kind : Die Beform in den Bistûmern Ckur und Como, 117. — F Schiess : Bullingers Korrespondenz mit den Bùndnem, I-III. [C. Trkzzini.]
BECH, Philipp, * vers 1521 à Fribourg-en-Brisgau, professeur de grec et de logique à Bâle en 1553, entra en 1558, après avoir obtenu le grade de licencié en médecine, dans le colle gium medicum. Editeur du Montants. f à Bâle 1560. — Voir Alb. Burckhardt : Gesch.der med. Fa Imitât zu Basel. [C. Ro.]
BECHBURG. Famille de comtes et de barons et famille d'écuyers. — Armoiries : tiercé en fasce de gueules, d'argent et de sable. — 1. Konrad de Pehpurc fit don, vers 1100, à Saint-Alban à Bâle de domaines situés à Rudolfshausen (Buchsgau), Hârkingen et Kienberg. — 2. Rudolf, qui hérita des comtes de Frobourg vers 1200 le landgraviat du Buchsgau comme arrière-fief, fut la souche des comtes de Falkenstein. — 3. Konrad, son frère, fondateur de la lignée des barons de Bechburg qui vécurent de 1201 à 1386. Plusieurs d'entre eux embrassèrent la carrière ecclésiastique. — 4. Henmann, le dernier de sa race, joua un rôle en vue dans la guerre de Kibourg, mais non toujours très glorieux ; il tomba à Sempach.
— 5. Bexedikta, religieuse à l'abbaye du Fraumunster à Zurich en 1398, abbesse en 1404. — Une famille de gentilshommes de Bechburg exista de 1308 à 1371 à Soleure. — Voir F. Eggenschwiler : Zur Gesch. der Freiherren von Bechburg. — GHS I. — ASJ 1910-1 1. p. 695. rp. e.]
BECHBURG (ALT) (C. Soleure, D. Balstal, Corn. Holderbank. V. DGS). Ruine de château à 2 km. de Langenbruck. Il fut construit au XIe s. par les comtes de Bechburg et se composait de deux bâtisses indépendantes, à l'Est la Vorburg qui passa au commencement du XIIIe s. aux comtes de Bechburg-Falkenstein et plus tard, avec le château de Falkenstein dans la Cluse, à l'évêché de Bâle ; à l'Ouest l'ancien château qu'Agnès de Bechburg apporta vers le milieu du XIIIe s. en dot à Ludwig von Froburg Heinrich IV von Ifenthal acquit la Vorburg en 1325, du comte Rudolf von Falkenstein, puis en 1336 le
Château d'AIt Bechburg vers 1810. D'après une lithographie de J.-F. Wagner.
propre château de Johann von Froburg, petit -fils d'Agnès von Froburg. Margreth von Ifenthal, petite-fille d'Heinrich IV, vendit les deux bâtiments, le premier comme fief, le second comme alleu à Soleure. Dès lors, le château tomba en ruines et brûla en 1713. Il n'en reste que quelques murailles. — Voir F. Eggenschwiler : Zur Geschichte der Freiherren von Bechburg I. [F. E.]
BECHBURG (NEU) (C. Soleure, D. Balsthal, Corn. Œnsingen. V. DGS). Château mentionné en 1313 comme propriété du comte Volmar von Froburg. Par héritage, ce château et la seigneurie d'Œnsingen et de Bienken passèrent en 1366 à Rodolphe de Nidau, et en 1375, par l'intermédiaire de sa sœur Verena, à Sigmund de Thierstein qui hypothéqua en 1379 Bipp, Wiedlisbach cl Erlinsburg à sa belle-sœur, Anna de Nidau, veuve de Hartmann III de Kibourg. Cette dernière céda son hypothèque en 1385 à l'Autriche. Neu Bechburg passa ensuite, avec Fridau, à Egon de Kibourg, à Konrad von Laufen, et en 1411 à Berne et Soleure et en 1463, à Soleure seule. Il servit de résidence au bailli de Bechburg jusqu'en 1798, et fut déclaré propriété nationale, le 24 avril de cette année-là, par le gouvernement helvétique. En 1835, le château, considérable-
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