BEAUX-ARTS (LES
de France auprès du comte Michel de Gruyère, protecteur de Jean-Amédée. Il perdit peu après ses domaines, chargé de dettes. — 3. Antoine, gouverneur du château de Chillon 1513-1536. — Voir DHV. — MDR XI et XXVIII. — Montet : Dictionnaire. [M. R.]
BEAUHARNAIS, Hortense de. * à Paris 1783, épousa Louis, frère de Napoléon, en 1802. Reine de Hollande 1806-1810. A la chute de l'empereur, elle se réfugia en Suisse et acheta en 1817 le château d'Arenenberg -où elle mourut en 1837. Voir Arenenberg. [Sch.]
BEAUJON. Famille d'Auvernier (Neuchâtel), mentionnée dès le XVe s., reçue à la bourgeoisie de Neuchâtel en 1723. Armoiries : d'azur à l'avant-bras posé en pal tenant trois roses de gueules tigées de sinople et pointées d'or. — Voir Quartier-la-Tente : Les familles bourgeoises de Neuchâtel. [L. M.]
BÈAULIEU (C. Vaud, D. Lausanne). Nom d'une propriété au-dessus de Lausanne constituée vers 1750 par le colonel Berset qui y commença une somptueuse maison de plaisance, achevée par ses successeurs. C'est là qu'habitèrent successivement l'abbé Raynal, le banquier Necker et sa fille Mme de Staël, le duc de Bellune et le duc Eug. de Wurtemberg ; que mourut en 1794 Mme Necker (Suzanne Curchod) Le château et la majeure partie du domaine sont aujourd'hui la propriété de la commune de Lausanne. Le domaine a été transformé en place publique. — DHV. [M. R.]
BEAULIEU, Eustorg de. * au début du XVIe s. à Beaulieu en Limousin (France), organiste 1529, puis ecclésiastique, fut gagné au protestantisme à Lyon. II vécut dès lors à Genève, à Thierrens (probablement comme pasteur), puis à Bienne et enfin à Bâle où il mourut le 8 janvier 1552. Il se distingua comme musicien et a laissé des chansons à plusieurs parties ; a traduit quelques psaumes et les épîtres de Paul. C'est le plus ancien chansonnier protestant connu. — Voir G. Becker : Eustorg de Beaulieu, poète et musicien. — H. Bordier : Chansonnier huguenot. — France protestante. [G. -A. B.] BEAUMONT. Voir BoNMONT.
BEAU MONT, de Le nom de cette famille est Bouthillier de Beaumont, dont on a fait Bouthillier dit Beaumont et Beaumont tout court. Originaire de L'Albenc en Dauphiné, fut admise à la bourgeoisie genevoise en 1711 ; actuellement existante. — Armoiries:
d'azur à la fasce d'or accompagnée en chef de trois losanges du même, et en pointe d'une montagne d'argent accompagnée d'un soleil d'or à dextre.
— • 1. Jacques-André, 1715-1795, ministre 1739, ministre à l'Hôpital 1751, pasteur à Genève 1758-1768. — 2. Etienne 1718-1758, avocat 1744, juriste distingué, il renonça au barreau pour cause de santé et donna des cours de droit naturel et de morale dont il a publié des résumés sous les titres : Principes de la philosophie morale ; Esquisses de leçons de droit naturel et de morale. — 3. Jacob, 1720- 1784, du Conseil des Deux-Cents 1764, officier au service étranger, puis major de la milice de Genève, fut chargé en 1760 d'introduire les manœuvres et l'exercice à la prussienne que les victoires du grand Frédéric avaient mis en relief. — 4. Jacob, 1783-1870, lieutenant-colonel des milices, du Conseil représentatif. — Au XIXe s., cette famille a donné une série de peintres distingués dont les biographies figurent dans le SKL: — -5. Gabriel, 1811-1877. — 6. Jean-Louis-Auguste, 1842- 1899. — 7. Pauline, 1846-1904. — 8. Gustave, * en 1851. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 36 — A GS II, 787. — Heyer : L'Eglise de Genève. — SKL. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [H. Da/|
BEAUMONT, Albanis, * 1753 à Bissy près de Champéry, f le 27 novembre 1811 à Sixt. Il publia à Genève en 1787, avec la collaboration de Lory père, son Vojiage pittoresque aux Alpes pennines, et de 1802 à 1806, sa célèbre Description des Alpes grecques et ■cottiennes. — Voir Henri Mettrier : Albanis Beaumont, son "oyaqe pittoresque aux Alpes pennines. [E. B.]
BEAUREGARD (C. Valais, D. Sierre, Corn. Chan-
dolin. V. DGS). Château à l'entrée du val d'Anniviers, appelé aussi Périgard. On fait remonter sa construction au XIe s., mais il est possible aussi qu'il ait été bâti plus tard par les seigneurs d'Anniviers. Il a subi deux sièges sous les de Rarogne. En 1384, Amédée VII de Savoie, le comte rouge, le prit sur Pierre de Rarogne, puis en 1416 les Valaisans l'assiégèrent. L'année suivante, la garnison se rendit et le château fut livré aux flammes. On en voit encore les ruines. — Furrer : Hist. du Valais. — Gremaud V. — - Rameau : Vallais historique. — Chronique de Savoie . — Justinger : Chronik. [Ta.]
BEAUSOBRE, de. Famille vaudoise, originaire de Gascogne, remontant à : — 1. Arnaut, réfugié à Genève en 1576, marchand en 1587 à Morges, où il mourut en 1610. — 2. Jean, fils du n° 1, pasteur à L'Isle 1615-1633. — 3 et 4.
Jean-Gabriel et Jaques, neveux du n° 2, pasteurs à Morges et à Bursins — 5. Jean, 1666-1722, d'une branche retournée à Niort en France, puis émigrée en Allemagne ; il revint au catholicisme et fut colonel au service de France. — 6. Charles-Louis.
1690-1753, de la même branche, pasteur à Berlin et membre de l'Académie des sciences. — 7. Jean-Jaques, 1704-1783, fils du n° 5, servit le roi de France qui le créa comte en janvier 1740, et lieutenant général en 1759. Il fut aussi gouverneur de Gueldre. — 8. Armand, 1842- 1894, ministre à Morges, écrivain. Armoiries : d'azur à deux chevrons croisés d'argent, à trois étoiles d'argent en chef et un croissant du même en pointe. — Voir France protestante. — Dumont : Généalogies. — Montet : Dictionnaire. [M. R.]
BEAUTEVILLE. Pierre de Buisson de Beau-' te ville, dit le chevalier de Beauteville, * 1703, f après 1790. Lieutenant-général des armées du roi, il fut ambassadeur de France en Suisse de 1763 à 1775, et en 1766 servit de médiateur à Genève entre le parti des bourgeois et celui des aristocrates qui étaient en désaccord au sujet des droits du Petit Conseil et du Conseil général. — Voir H. Fazy : Constitutions de la République de Genève, dans MDG 26. — Ludovic Lalanne : Dict . historique de la France. — AS I, VIII, 2. [M. L. G.] BÉAUTRY. Famille éteinte, bourgeoise d'Estavayer-le-Lac. — ■ 1. Louis, gouverneur 1576. ■ — 2. Jacques, gouverneur 1586. — 3. Gabriel, gouverneur 1646. — Voir Grangier : Annales d'Estavayer. [H. V.]
BEAUX-ARTS EN SUISSE (LES). Dans l'histoire de la civilisation en Suisse, les beaux-arts ont joué jusqu'à nos jours un rôle relativement modeste. Ils reçurent peu d'encouragement de la part des autorités, et les conditions politiques et économiques ne permettaient pas aux particuliers de se montrer aussi munificents qu'en Italie, en France et en Allemagne. C'est en vertu de l'arrêté du 22 décembre 1887 que la Confédération commença à jouer un rôle de mécène dans ce domaine. Un crédit annuel de fr. 100 000 (en 1921 : 120 000) fut dès lors affecté aux beaux-arts; il doit servir avant tout à organiser périodiquement des expositions nationales des beaux-arts et à acheter des œuvres de peintres suisses. Ce crédit est à la disposition du Département fédéral de l'Intérieur et de la Commission fédérale des beaux-arts, composée de neuf membres. La Confédération peut en outre faire exécuter des monuments publics d'un caractère historique et national, ou en subventionner l'exécution. L'ordonnance du 3 août 1915 étendit ces dispositions en permettant d'accorder des bourses à des artistes de mérite. Ces bourses sont de fr. 2000 chacune au maximum et ne peuvent dépasser au total fr. 20 000. Les expositions nationales des beaux-arts, dont le jury est en partie nommé par la Confédération, ont lieu chaque fois dans des localités différentes. Les achats d'œuvres d'art au moyen des crédits de la Confédération se font soit par la Commission des beaux-arts, soit par les sections de la Société suisse des beaux-arts qui reçoivent l'exposition itinérante (Turnus) de cette société. Les musées qui organisent de temps à autre de grandes expositions d'art peuvent également y faire des