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CHAM

CHALOIM, Jean de, doyen du chapitre de Langres, fut nommé le 20 mars 1325, par le pape, évêque de Bâle pour succéder à Gérard de Vuippens. Il avait alors 25 ans. Mais le chapitre de Bâle avait élu au siège épiscopal Hartung Mùnch, archidiacre. La guerre éclata entre les deux prélats, au cours de laquelle la ville de Bâle prit parti pour Mùnch et fut mise à l'interdit. En 1328, Mùnch fit sa soumission, et la même année Jean de Chalon fut nommé évêque de Langres. Il conserva l'évêché de Bâle avec le titre d'administrateur, f 20 juin 1335. — Vautrey : Évêques de Bâle. — Wackernagel : Gesch. Basel. [L. M.].

CHALON. Famille d'origine savoyarde dont quelques membres s'établirent dans la campagne genevoise, puis en ville où — 1. Jean-Nicolas, 1742-1812, fils de Pierre, reçu habitant en 1732, graveur et peintre habile fut président du Comité de dessin à la Société des Arts en 1795. — 2. Jean-Jacques, dit John, surnommé l'Aîné, 1778-1854, peintre. Anglais par la naturalisation de son père, il fit toute sa carrière à Londres. Il visita cependant Genève et la Suisse, d'où il ramenait des études de paysages et de costumes et où il se ha à des artistes genevois comme Agasse. — 3. Alfred-Edouard, 1780-1860, frère du précédent, peintre de genre, portraitiste pratiquant l'aquarelle, la miniature, etc. Il fut peintre de portraits de la reine d'Angleterre et membre de l'Académie royale. — Voir S KL. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [C. R.]

CHALOUZ. Nom d'une famille notable originaire de Longeray près La Cluse (Ain), possessionnée dans le Pays de Gex. — ■ Pierre, reçu bourgeois de Genève en 1583 était, ainsi que son fils, coseigneur de la seigneurie de Graisy au Pays de Gex. — Voir aussi à

CHALLOUZ. [H. Da.]

CHALUET (LE) (C. Berne, D. Moutier, Com. Court. V. DGS). Schalue en 1349. Vallon dont les anabaptistes, chassés par Berne et recueillis par les princes-évêques de Bâle, furent sans nul doute les colons à l'époque des dissensions religieuses qui ont suivi immédiatement la Réformation, soit au milieu du XVIe s. Il y eut entre autres anabaptistes des Gerber, des Bichsel, des Wahli, des Widmer, des Winteregg. Jusqu'en 1878, la communauté anabaptiste eut son pasteur ; le dernier fut M. Nussbaum, fermier du Gibel. Aujourd'hui (1922), il n'y a plus qu'une famille d'anabaptiste. L'école, allemande jusqu'en 1913, est devenue française et l'est restée. Il doit y avoir eu, dans le haut du Chaluet, près du Binz, des exploitations de minerai de fer et des fours catalans. Les scories que l'on trouve encore à ras de sol, ainsi que les restes de charbon de bois, le prouvent surabondamment. [P.-O. B.]

CHALUMEAU. Famille réfugiée, genevoise et vaudoise, originaire de Corbigny (Nivernais). Armoiries : d'azur à deux chalumeaux d'or passés en sautoir, accompagnés de trois étoiles d'or et d'un croissant du même en pointe. — 1.

Simon, reçu habitant de Genève le 4 avril 1703, s'établit à Allaman, dont il acquit la bourgeoisie en 1705.

— 2. Nicolas, * à Allaman 1711, f à Naunhof (Saxeélect.) 1772, major des cuirassiers de Brenckenhoff. A fait la campagne de Pologne 1735, celle contre les Turcs 1737- 1739, celle de Bohême 1741, prit part à la guerre de Sept ans. — 3. Charles, * à Genève 1823, t 1886. Homme politique qui lutta avec A. Carteret contre l'évêque G. Mermillod lors du Kulturkampf. Député au Grand Conseil, vice-président de ce corps 1874, conseiller national 1875, conseiller d'État de 1875 à 1879, président du Grand Conseil en 1881, t chancelier de la République de Genève. — 4. François, 1828-1890, frère du précédent, pasteur, membre du Consistoire, privat-docent de grec à l'université. Polémiste religieux du parti libéral au moment du Kulturkampf. — 5. Lucien, * 1867, professeur d'histoire à l'École secondaire et supérieure des jeunes filles. Auteur de plusieurs publications d'anthropologie : Influence de la taille humaine sur la formation des classes sociales ; Les races et là population suisse. — Arch. de Genève. [H. Denkinger.]

CHAM (C. Zoug. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'argent à un ours levé en pied de gueules. On connaît deux stations de palafittes sur le territoire de Cham, l'une au Bachgraben (entre Zoug et Cham), l'autre, la plus importante, près de St. Andréas (ASA 1920, p.

155, 236). On a découvert aussi des vestiges de l'époque celtique. Si l'on ne connaît rien des époques romaine et alémannique, la contrée cependant a dû être habitée et cultivée puisque sous les Carolingiens elle témoigne d'un certain degré de culture. Lorsque saint Meinrad chercha un ermitage, il vint en 835 de Babinchova (Benken) à Cham, mais trouva l'endroit trop peuplé et se retira sur PEtzelberg. — Le 16 avril 858, Louis-le-Germanique fit don à l'abbaye du Fraumùnster à Zurich de son domaine de Cham, avec l'église du lieu. L'abbesse Judenta en inféoda, le 16 janvier 1235, l'abbé d'Engelberg (Gfr. 14, 240), et le 19 juin 1244, elle donna le droit de collation de Cham, en échange, à l'évêque de Constance, Henri. Ce droit passa le 21 décembre 1271 au chapitre des chanoines de Zurich, en possession duquel il resta deux siècles. En 1408, la ville de Zoug acquit de Peter Moos, pour 700 fl., les hameaux et fermes de Enikon, Bibersee, Niedercham, Rumentikon et la Stàdlli (St. Andréas) sur le territoire actuel de Cham. Le roi Sigismond accorda à Zoug, le 5 mai 1415, la haute juridiction sur la ville de Zoug et sur les sujets autrichiens de Cham ; il déclara en outre que les biens autrichiens à Zoug et à Cham formaient un fief impérial (Gfr. 70, 21). Le 23 août 1477, la ville de Zoug acquit des chanoines de Zurich le Hof et les hameaux de Cham (MAGZ VIII, 96, 222), qui formèrent jusqu'en 1798, de même que Hùnenberg, Risch, Walchwil et Steinhausen, un bailliage de Zoug. Les habitants possédaient, en dehors du bailli, leur propre justice civile. On ne possède aucun renseignement sur les débuts de la paroisse et la construction de la première chapelle ou église. Les revenus du curé furent fixés le 2 mai 1247 par le pape. Dans la suite, trois chapellenies furent créées : à St. Andréas (1348), à St. Wolfgang sur la Todtenhalde (1479) et à Cham même en 1692. L'ancienne église se trouvait du côté Sud de la tour, qui fut reconstruite en 1493-1497. En 1500, l'église paroissiale de Saint-Jacques fut consacrée à nouveau, avec le cimetière et la chapelle de l'ossuaire. L'édifice actuel a été commencé en 1784 et inauguré en 1796. Au moment de la Réformation, le curé de Cham. Jodocus Mùller, était un ami de Zwingli, et son jeune vicaire, Bernhardin (Benz ?) paraît avoir prêché avec zèle les idées nouvelles ; mais il fut réduit au silence par les insultes et les menaces de son entourage. L'obituaire de l'église remonte jusqu'au XVIe s. Le château de St. Andréas est intimement lié à l'histoire de Cham. A la commune de Cham appartiennent : les hameaux de Lindencham et de Friesencham qui, jusqu'au XVIe s., formèrent la corporation de Niedercham ; de Nieder-

wil, appelé autrefois Wiprechtswil, qui appartenait en 1045 aux comtes de Lenzbourg et forma une paroisse jusqu'en 1348, puis passa au couvent de Cappel ; ceux d'Oberwil et de Bibersee qui passèrent en 1272 des sires de Schnabelberg à la commanderie de Hitzkirch ; enfin Hagedorn et le couvent de femmes de Frauental. Cham s'est particulièrement développé depuis la fondation en 1866 de la Anglo Swiss Condensed Milk Company (fusionnée en 1915 avec la maison Nestlé à Charles Chalumeau. D'après un Vevey). Population : 1830, pastel de M"» A. Staiger. 1004 hab. ; 1864, 1616;

GHAM

CHAMBLON

1910, 3478 ; 1920, 4060. Registres de baptêmes dès 1609, de mariages et de décès dès 1610. — Voir Stadlin : Topogr. des Kts Zug. II. — Bonifaz Staub : Schloss, Capelle u. Caplanei St. Andréas, dans Gfr. 5, 22. — Le même : Urk. von 8S8, dans Gfr. 10, 159. — Le même : Der Kt. Zug, 2e éd., p. 65. — Nùscheler : Gotteshâuser, dans Gfr. 40. — Ant. Weber : Schloss, Kap. und Pfrùnde St. Andréas, dans Zuger Kal. 1910. — Zuger Kalender 1879. [w.-J. Meyer.J

CHAM, von. Famille bourgeoise et patricienne éteinte, de Zurich. On ignore si elle est apparentée avec une famille noble du même nom, habitant aussi Zurich dont elle était probablement bourgeoise; et qui tenait son nom du bourg de Cham sur le lac de Zoug. Il faut aussi la distinguer des Cham de Wollerau, dont Cuoni et Heini devinrent bourgeois de Zurich 1429. Armoiries : a) d'azur à un craquelin d'or posé en bande et accompagné de deux roses du même (1439) ; b) d'or à une patte d'ours de sable mouvant de la pointe (1474) ; c) d'or à une étoile de gueules et à deux pointes de gueules chargées d'une étoile d'or mouvantes du flanc dextre (1476). — 1. Hans (Jenni, Johannes), boulanger, devint bourgeois de Zurich le 29 août 1401, arbitre en 1420. — 2. Jakob, fils probable du n° 1, fut de 1429 à 1444 greffier du Conseil, soit soussecrétaire de la ville, f mai 1444. — 3. Konrad, frère du n° 2, boulanger, prévôt de la corporation zum Weggen 1438, bailli de Kusnacht, Zollikon et Stadelhofen 1439, de Horgen, Ruschlikon et Thalwil 1441, membre du Conseil 1444-1451, bailli d'Andelfingen-Ossingen 1445-1450, prévôt de corporation 1452-1454, bailli de Maschwanden 1452, receveur de St. Verena 1446- 1453, administrateur du couvent des cordeliers à Zurich 1450. — 4. Rudolf, frère du Jn° 2, greffier du tribunal 1442, secrétaire de la ville et député à l'empereur à Vienne pour obtenir son appui contre les Confédérés 1443. Il représenta Zurich en mars

1444 aux négociations de paix de Baden en Argovie, et fut dépêché en

1445 à Nuremberg près de l'empereur pour rechercher l'aide de l'empire ; il devint bourgmestre au Conseil delà Saint-Jean 1454. f 1469. — 5. Konrad, le puîné ou le jeune, frère du n° 2, sous-greffier 1444, secrétaire de la ville 1447 et 1454-1483, fut administrateur de la confrérie du Nesseltal et peutêtre d'autres institutions

en 1456 (voir n° 3), f le 1 1 juil. 1484.— 6. Jakob, fils du n° 3, chanoine d'Embrach et de Zurich, prébendier de St. Laurenz à Bulach et Lufingen, prévôt d'Embrach du 9 mai 1470 au 12 mai 1473, chapelain du duc Galeazzo-Maria Sforza de Milan 1471, prévôt de St. Félix et Régula à Zurich, du 12 mai 1473 à l'automne 1494, docteur en lois 1491, protonotaire apostolique, f 30 septembre 1496. — Voir R. Hoppeler : Kollegiatstift St. Peter in Embrach, dans MAGZ XXIX, p. 57. — 7. Johannes, frère du n° 6, fut confirmé le 31 mai 1483 par le pape comme chanoine et prévôt d'Embrach. Maître des sept arts, il dirigea durant trente ans les affaires d'Embrach ; il surpassa tous les chanoines par son luxe et sa vie fastueuse. Il se plaça lui-même en curatelle et revint entre le 20 décembre 1512 et le 26 avril 1513 comme prévôt, f au chapitre en novembre 1517 comme simple chanoine. — Voir Hoppeler, p. 61. — Zw. 1921, p. 52. — 8. Jakob, neveu du n° 7, chanoine d'Embrach 24 avril 1511, prévôt au même lieu avant le 26 avril 1513, f 12 janvier 1518. — Voir Hoppeler,

Rudolf von Cham.

D'après une gravure en taille

noire de Seb. Walch.

Bernhard von Cham.

D'après une gravure en taille

noire de Seb. Walch.

p. 71. — 9. Bernhard, frère du n° 8, du Conseil des dix-huit au Rûden 1529, du Conseil 1532, trésorier 1533, bailli impérial 1533-1539, bailli de Kibourg 1542, du Conseil des constables 1548, bailli de Kusnacht et trésorier 1549, bailli de Wadenswil 1550, constable et bailli de Wallisellen 1558, bourgmestre 15 juin 1560, député à l'empereur Maximilien II à la Diète d'Augsbourg 1564. L'empereur augmenta son blason par lettre datée d'Augsbourg, f 25 avril 1571. — Voir G. von Wyss : Vortrag vor der Gesellschaft der Bôcke 1881.

— 10. Hans-Bernhard, fils du n° 9, du Conseil des dix-huit en 1556, du Conseil 1566, bailli de Wollishofen 1566, de Gruningen 1571, f 12 février 1573 dernier de la famille.

— Voir Keller-Escher :

Promptuarium. — Zûrcher Stadtbûcher III, p. XII.

— Dok.Waldmann. — Zûrcher Steuerb. I. — LL. [F. Hegi.] CHAMBERLHAC. Famille noble du Périgord, dont

deux représentants ont joué un rôle important dans le Valais au XIVe s. — ■ 1. Philippe, chapelain de Benoît XII, fut nommé évêque de Sion le 28 mai 1338. Il a été connu longtemps dans l'histoire sous le nom de Philippe de Gascogne. En 1342, il devint évêque de Nice, puis fut transféré à l'archevêché de Nicosie dans l'île de Chypre. — 2. Hélie, frère du précédent, curé de Savignac, revêtit la charge de grand vicaire du diocèse de Sion de 1338 à 1341. — Gremaud IV. — Furrer : Statistique. [T«.]

CHAMBÉSY (C. Genève, Rive droite, Com. Pregny. V. DGS). Autrefois Sambesie. Cette localité, citée au XIIIe s., payait des dîmes au Chapitre de Saint-Pierre, et au XVIIIe s. faisait partie du domaine seigneurial de Tournay. On croit qu'elle était le berceau d'une famille noble de ce nom, dont Hugues, vivant en 1277. [C.R.]

CHAMBET (C.Genève, Rive gauche. V. DGS). Nom géographique et patronymique de la région de Corsinge (Genève). Ruisseau qui, avec celui du Paradis, forme la Seymaz. Famille ayant donné plusieurs magistrats à Genève aux XVe et XVIe s. — -Voir Armoriai genevois.

— Sordet : Dict. des familles genevoises . [C. R.] CHAMBLANDES (C. Vaud, D. Lausanne, Com.

Pully. V. DGS). Territoire appelé primitivement Champ Blandas. Il relevait du chapitre de Lausanne au moyen âge et comprend en particulier les campagnes de Chamblandes et de Pierra Portay dans lesquelles on a mis à jour à plusieurs reprises, de 1828 à 1910, des sépultures qui permettent de considérer l'emplacement comme l'un des plus importants cimetières néolithiques de la Suisse.

— Voir Morel-Fatio : Les sépultures de Chamblandes. — A. Naef : La nécropole néolithique de Chamblandes. — A. Schenk : Les sépultures et les populations préhistoriques de Chamblandes. [M. R.]

OHAMBLIOUX (C. Fribourg, D. Sarine, Com. Granges-Paccot. V. DGS). Hameau. Ancienne formes : Chambiou, Chamblo, Tschamblot. Il fut le théâtre de plusieurs combats et escarmouches entre Bernois et Fribourgeois en 1448. — Kuenlin : Dictionnaire. — P. de Zurich : Les fiefs Tierstein. [Rjemy.1

CHAMBLON (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Vge et commune sur une colline, autrefois complètement entouré par l'eau du lac, et au pied de laquelle on a trouvé des restes d'habitations lacustres. Le nom de Chamblon est connu dès le XIIe s. Le village de Chamblon dépendit autrefois de la seigneurie de Montagny- Le-Corboz ; plus tard il devint une seigneurie des Manuel, puis des Zehender, et passa en 1675 à Jean- François Weiss et en 1711 à un Arnaud. En 1762, un château y fut construit par un Courlandais, le baron de Brackel. — DHV. [M. R. et V.-H. B.]

GHAMBON

GHAMBRIER

CHAMBON (C. Vaud, D. Aigle, Corn. Roche). Hameau entre Roche et Ghessel, mentionné dès 1287. C'était alors un fief du Saint-Bernard. Il grandit en importance au XIV0 s., devint commune, mais perdit sa population au XVIIe s. eL fut linalement incorporé à la commune de Roche. — DUV. [M. R.J

CHAMBRE ADMINISTRATIVE. Nom donné sous la République helvétique à l'autorité chargée, dans chaque canton, de L'administration intérieure et de l'exécution des lois sur les finances, le commerce, l'agriculture, etc. Elit; se composait d'un président et de quatre assesseurs, nommés par le corps électoral, et qui se renouvelaient toutes les années à raison d'un par an. [M. R.]

CHAMBRE DE RÉGIE. Sous la République helvétique, la Chambre de régie était, une autorité composée uniquement de bourgeois, et dont la mission était d'administrer les biens communaux.- — DHV. [M. R.]

CHAMBRIER. Nom de famille des cantons de Genève, Neuchâtel et Valais.

A. Canton de Genève. Nom de deux familles qui ont marqué dans l'histoire de Genève. L'une, originaire de Valleyri en Genevois, se distingua au XIVe s. — Voir Galiffe : Not. gén. I, 435. — L'autre, venue de Ghésery (Vaud) au XVIII1' s., donna: Pierre-André, 1748- 1818, maître orfèvre très habile qui fit quelques petites découvertes utiles pour le travail des métaux. Du Conseil des Deux-Cents 1792, membre de l'Assemblée Nationale 1793 ; il fut condamné au bannissement par le second tribunal révolutionnaire 1794 ; syndic en 1796. — Voir Sordet : Dict. des fam. genev. — SKL. [C. R.]

B. Canton de Neuchâtel. Ghambrier, Le Chambrier. Famille originaire de Traves et de Montherot (Haute-Saône), fixée à Neuchâtel vers le milieu du XVe s. Elle portait à ce moment le nom de Girardin, auquel fut substitué celui de Chambrier, du nom de la fonction de valet de chambre couturier, que les premiers membres de la famille exercèrent auprès des comtes de Neuchâtel. Frédéric Ier, roi de Prusse, confirma en

1709 la noblesse de la famille, dont les membres étaient qualifiés nobles au XVIe s. Armoiries : d'or à deux chevrons entrelacés, l'un renversé, de sable, à la fasce du même brochant sur le tout. La famille de Chambrier a donné de nombreux magistrats à la ville et au pays de Neuchâtel. Dès le XVIe s., elle a été constamment représentée au Tribunal des Trois États de Neuchâtel et de ceux de Valangin.

I. Branche aînée. — 1. Jean Girardin, f 1505, coutuier de Rodolphe de Hochberg, comte de Neuchâtel ; conseiller de Neuchâtel. — 2. Pierre Chambrier, fils du n° 1, f 1545, châtelain et receveur de Boudry 1509, du Landeron 1522, de Neuchâtel 1523, maire de Neuchâtel 1526, conseiller d'État, lieutenant du gouverneur. — 3. Benoit, fils du n° 2, f 1571, chanoine de Neuchâtel. Après la Réformation, il devint châtelain et receveur de Neuchâtel 1545, conseiller d'État, membre de la députation envoyée à Berne, Lucerne, Fribourg et Soleure pour le renouvellement des traités de combourgeoisie 1556, lieutenant du gouverneur. Il acquit en 1537 le lief noble de Gruyères, qu'il céda l'année suivante à son père. De ce fait, toute la famille se trouva agrégée à la noblesse. — 4. Pierre, fils du n° 2, colonel au service de France, secrétaire d'État de Neuchâtel 1552. — 5. Pierre, fils du n° 3, t 1609, conseiller d'État 1571, procureur général 1577, receveur des Quatre-Mairies 1579, receveur général des Finances 1586, colonel des Iroupes de Neuchâtel et Valangin pour la garde des i' "ii Gères en 1587 et 1589, lieutenant du gouverneur 1594. — 6. Benoit, 1578-1637, fils du n° 5, receveur 1610, maire de la Côte 1618. — 7. Pierre, fils du n° 6, 1604-1668, maire de Cortaillod 1630, de Rochefort 1638, procureur général 1645, conseiller d'État et maire de Neuchâtel 1653, intendant, et inspecteur delà monnaie. - 8. Jacob, fils du n» 6, 1609-1691, maire de Cortaillod 1645. — 9. Abraham, fils du n° 7, 1626-1699, du Petit Conseil de Neuchâtel 1656, lieutenant de ville 1660, maître-bourgeois 1663, 1668, maire de Valangin 1668,

conseiller d'État 1673, membre de la députation envoyée à Berne, Lucerne, Fribourg et Soleure pour le renouvellement des traités de combourgeoisie 1693. — 10. Samuel, fils du n° 7, 1641-1719, maire de la Chaux des Taillères 1670, conseiller d'État et procureur général 1694, chancelier 1705, président des Trois États de Neuchâtel 1709, et de ceux de Valangin 1712. — 11. Benoit, fils du n» 9, 1655-1719, du Petit Conseil de Neuchâtel 1686, procureur de ville 1686, maire de Valangin 1688. capitaine du château de Valangin 1709, conseiller d'État extraordinaire 1709, ordinaire 1711. — 12. Pierre, 1659-1744, receveur 1678, trésorier général 1700, conseiller d'État 1708, président des Trois États de Neuchâtel à plusieurs reprises dès 1710, de ceux de Valangin en 1732 et 1733. — 13. Frédéric, frère du n° 12, 1663-1746, du Petit Conseil de Neuchâtel 1694, maître-bourgeois 1701, 1706, lieutenant de ville 1704, intendant et commissaire général des troupes 1708, commandant et châtelain du Landeron 1708, conseiller d'État 1709. — 14. David-François, frère des n°s 12 et 13, 1675-1729, gentilhomme de la Chambre du duc de Saxe-Barby, capitaine au service de Savoie 1704, lieutenant-colonel des milices neuchâteloises 1708. II commanda en 1712 le premier détachement de 400 h., puis les deux détachements envoyés au secours de Berne lors de la guerre de Villmergen. Il reçut une coupe de la part de Berne pour services rendus. — 15. JOSUÉ, fils du n° 12, 1686-1763, seigneur de la Roque de Travanet et de Saint-Pierre de Trévisy, coseigneur de Vestric (Languedoc), trésorier général 1727, conseiller d'État 1727, chambellan du roi de Prusse 1731, ^président de la Chambre des biens d'église 1753, président des Trois-États de Neuchâtel 1761 et 1762, et de ceux de Valangin 1755-1757, 1759- 1762. — 16. Frédéric, 1688-1760, du Petit Conseil 1719, président de la maison des orphelins 1747, maîtrebourgeois de Neuchâtel 1725, 1731 et 1737, banneret 1741. — 17. Charles-Louis, fils du n° 13, 1690-1770, seigneur d'OIeyres (Vaud), entra en 1709 au service des États-Généraux, lieutenant-colonel 1745. Blessé au siège de Tournai (1745), il quitta le service en 1747 avec rang de colonel. — 18. Pierre, frère du n° 16, 1695- 1774, maire des Brenets 1719, de Colombier 1724, conseiller d'État 1736. — 19. Samuel, fils du n" 10, 170ï- 1755, du Petit Conseil 1732, maître-bourgeois 1738, 1745 et 1753, inspecteur des bâtiments 1738, lieutenant de ville 1744. Chargé en 1742 de dépouiller les manuels du Conseil de ville, il dressa jusqu'en 1755 un Recueil de tons les principaur arrêts du Conseil de 1579 à 1736 ; un Rôle des bourgeois de la ville ; un Rôle alphabétique des familles qui ont le droit de bourgeoisie... en 1749. — 20. Philippe, frère du n° 17, 1701-1756, officier au service des États-Généraux. En 1742, il reçut le commandement de la colonie hollandaise de Surinam et y fut nommé ingénieur en chef avec rang de lieutenant colonel. Commandant en chef des milices de la bourgeoisie de Neuchâtel 1751. — 21. Charles, fils du n° 15, 1728-1769, conseiller de Légation du roi de Prusse 1748, conseiller d'Étal 1751. Frédéric II lui conféra le titre de baron en 1751. — 22. Jean-Pierre, frère du n» 21, 1731-1808, colonel au service des États - Généraux. A publié : Relation... de tout ce qui s'est passé à Neuchâtel depuis la naissance des troubles actuels... — 23.

Jean-Pierre, fils du n° 17, seigneur d'Olevres.

1753-1822, chambellan du roi de Prussa 1780, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Prusse près la Cour de Sardaigne

1780, puis près la Confé- Jeao-Pierre de Ghambrier

dération helvétique 1805. ea 1814. D après uu portrait à En 1806, il fut chargé par ' l'huile (auteur inconnu).

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