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CHALON

en 1395. — 3. Ebal ou Iblet, seigneur de Montjoret, de Bossonens et de Chàtel-Saint-Denis, conseiller du comte de Savoie 1390. — 4. Guillaume, chancelier de Savoie 1405, évêque de Lausanne du 13 août 1406 à sa mort. 20 mars 1431. Il acheva la construction du château épiscopal de Lausanne 1406, ordonna la première visite connue du diocèse (1416), fonda le collège des Innocents à Lausanne (1431). — 5. Amédée, frère du n° 4, châtelain de Chillon 1392, et plus tard vicaire administrateur de l'évêché de Lausanne pour son frère. — ■ 6. Charles, comte de Challant, seigneur de Villarzel, d'Attalens et de Bilfens acheta en 1549 la seigneurie de Montreux et du Châtelard, que ses fils revendirent en 1571, avec la maison de Belles-Truches, à la ville de Vevey. — Schmitt : Mémoires sur le diocèse de Lausanne II. — Reymond : Dignitaires. — [Ta. et M. R.] — 7. René, comte de Challant, seigneur de Valangin, * dans le Val d'Aoste en 1503 ou commencement 1504, f à Ambronay le 11 juillet 1565. Il était fils de Philibert, bailli et lieutenant général du duché d'Aoste de 1509 à 1517, qui avait épousé en 1502 Louise, fdle de Claude, dernier seigneur de Valangin de la maison d'Arberg. René de Challant devint seigneur de Valangin à la mort de sa mère en 1519 ; en 1523, il prêta hommage aux cantons, qui occupaients alors Neuchâtel, pour la moitié de cette terre, et à l'évêque de Bâle pour l'autre moitié. Mais il passa toute son existence au service de la Savoie, dont il devint maréchal en 1527, charge qu'il fut le dernier à revêtir. En avril 1529, il faisait partie d'vne ambassade envoyée à Berne dans le but de détacher cette ville de sa combourgeoisie avec Genève. La même année, il était nommé lieutenant-général de Savoie, et dirigea dès lors toute; les questions diplomatiques avec les cantons suisses au sujet de Genève, assista aux conférences de Payerne 1529, 1530, de Thonon 1534. En 1536, il commandait les troupes savoyardes lors de l'invasion du Pays de Vaud par les Bernois. René de Challant laissa deux fdles, Philiberte et Isabelle, qui se disputèrent la seigneurie de Valangin. La première avait épousé Joseph, comte de Torniel, et la seconde Jean- Frédéric de Madrutz, comte d'Avy. Ni l'une ni l'autre n'entra en possession ce Valangin qui, après maintes contestations, fut acquis par Marie de Bourbon, comtesse de Neuchâtel, en 1592. (Voir les art. Avy, Torniel, Valangin.) — Voir Matile : Hist. de la seigneurie de Valangin. — Chambrier : Hist. de Neuchâtel. — MN 1904, p. 243. — Gautier : Hist. de Genève. — Arch. d'État Neuchâtel et Genève. [L. M.]

CHALLEMEL-LACOUR, Paul-Armand. Avant de devenir ministre des Affaires étrangères de France, puis président du Sénat, il fut appelé le 21 juillet 1856 à enseigner la langue et la littérature françaises à l'École polytechnique fédérale de Zurich, où il demeura jusqu'à l'automne de 1859. Le 12 février 1879, il fut nommé ambassadeur en Suisse, poste qu'il occupa jusqu'en mars 1880. — Voir Œchsli : Gesch. der Grundung des Eidg. Polytechnikums I, 267. [E. B.]

CHALLET (CHALLET-VENEL),Jean-./arr/ues,

d'une famille de Cottens , (Vaud), reçue à l'habitation à Genève en 1732, 1814-1893. Député au Grand Conseil dès 1854, conseiller d'État dès 1858, conseiller national dès 1857, conseiller fédéral 1864-1872. Il appartint d'abord à l'ancien parti démocratique (conservateurs et radicaux ralliés opposés à la politique de James Fazy), puis devint radicaW En 1863, il assista M. Kern dans ses négociations en vue de la conclusion d'une convention commerciale avec la France. Challet ne fit plus partie du Conseil fédéral à la suite 'du rejet du pro-

Jean-Jacques Challet.

D après une photographie.

jet de revision de la Constitution fédérale. C'est pendant qu'il dirigeait le Département des Postes que furent conclues avec la Russie et plusieurs autres pays les conventions qui préparèrent la création de l'Union postale universelle. — Voir Le Genevois, 1893. — JG 1893. — Sordet : Dict. des fam. genevoises. [Th. Foex.] CHALLOUZ (C. Genève, Rive gauche). Village près de Cartigny non loin de Vally. N'existait plus en 1500. — Voir arch. de Genève : Grosses de Saint- Victor ; note manuscrite de L. Dufour. [Th. F.]

CHALON. Famille noble de la Franche-Comté, issue des comtes de Bourgogne de la maison de Mâcon. Elle a joué un rôle important dans l'histoire de la principauté de Neuchâtel et possédé, aux XIIIe et XVe s., plusieurs seigneuries dans le pays de Vaud. En 1288, Rodolphe IV ou Rollin, comte de Neuchâtel, résigna son comté en mains de Rodolphe de Habsbourg, qui en investit Jean de Chalon-Arlay. Rollin reprit ensuite Neuchâtel en fief de ce dernier. La suzeraineté de la maison de Chalon devait avoir des conséquences inattendues au XVIIIe s. A l'extinction de la maison de Neuchâtel, les Chalon avaient revendiqué leurs droits de suzeraineté et le nouveau comte de Neuchâtel, Conrad de Fribourg, dut venir leur prêter hommage en 1397. La maison de Fribourg s'éteignit avec Jean, en février 1458. Neuchâtel fut alors l'objet de compétitions entre l'héritier testamentaire de Jean, Rodolphe de Hochberg, et Louis de Chalon-Orange. Le premier l'emporta, mais les Chalon ne renoncèrent jamais à leurs prétentions sur Neuchâtel. Ils eotimaient que le comté devait faire retour au suzerain depuis l'extinction de la dernière maison régnante de Fribourg. Le dernier mâle de la maison de Chalon, Philibert, mourut en 1530 après avoir institué pour héritier son neveu René de Nassau. Les droits sur Neuchâtel passèrent également à cette famille ; ils furent revendiqués encore en 1697 au traité de Riswick par Guillaume III d'Angleterre. A sa mort, ils passèrent à Frédéric Ier, roi de Prusse, du chef de sa mère, Louise de Nassau. Lorsque mourut la duchesse de Nemours en 1707, plusieurs des prétendants à la principauté de Neuchâtel se réclamèrent des droits de la maison de Chalon. C'étaient le prince Hippolyte de Nassau-Sieg-en. Madame de Martines née Damond, la marquise de Mailly, le marquis d'Allègre, le duc de Wurtemberg-Montbéliard et enfin le roi de Prusse à qui fut dévolue la principauté de Neuchâtel. L'armoirie des Chalon était de gueules à la bande d'or. En 1707, elle fut reprise par le roi de Prusse comme prince de Neuchâtel, qui porta en cette qualité : écartelé de Chalon et de Neuchâtel ; sur le tout de Prusse. - — Voir Boyve : Annales, année 1707. — Chambrier :

Hist. de Neuchâtel. ■ — Ch. Godefroy de Tribolet : Hist. de Neuchâtel et Va- — Traité sommaire des droits de S. M.

— Cartulaire de Hugues de Chalon, publ. par Prost et Bougenot.

En 1237, Jean I de Chalon obtint, dans un échange avec le duc de Bourgogne, la seigneurie des Clées au pays de Vaud. Il la conserva jusqu'en 1260. Au XVe s., les Chalon possédèrent de nombreuses terres en Suisse : en 1407, Jean da Chalon-Arlay reçut en fief delà Savoie, la châtellenie et mandement de Cerlier, que sa fille Marie apporta en dot à Jean de Fribourg-Neuchâtel en 1416. — Louis de Chalon-Orange hérita de sa bellesœur, Marguerite de Montbéliard, femme de Humbert de Villersexel (f 1410) les seigneuries qu'elle possédait dans le pays de Vaud. Après maintes contestations, il entra en possession partielle en 1414 et en possession complète en 1424. Ces seigneuries étaient celles d'Orbe, d'Échallens et Bottens, de Grandson, Montagny et Belmont. Louis de Chalon mourut en 1463, et ses fils Guillaume et Hugues se disputèrent ses biens, dont tous ceux sis au pays de Vaud tombèrent aux mains des Confédérés lors des guerres de Bourgogne. — Voir de Gingins : Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon et de la maison de Chalon dans le pays de Vaud. — Art. Anet, Cerlier, et dans le DHV les art. consacrés aux villages précités. [L. M. et M. R.J

langin, p. 359.

le roi de Prusse.

GHALON

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