CHAMPÉRY
de Valangin. — 46. Samuel, fils du n° 45, 1690-1736, procureur de Valangin 1712, maire de Valangin 1720, conseiller d'État 1725, procureur général 1730. — Voir Biogr. neuchâteloise. — E. Quartier-la-Tente : Familles bourg, de Neuchâtel. — MN 1904, p. 127. — LL. [L. M.]
CHAMOIS, CHAMŒX, CHAMEY. Famille originaire de Chaumont (Savoie), florissante à Genève aux XVe et XVIe s. Armes : de sinople au chamois d'or passant sur un glacier ou des rochers d'argent. — 1. François, f 1556, gentilhomme, remplit diverses charges publiques dès 1527. Déposé comme suspect après 1540, il se justifia et fut syndic en 1551. — Voir Galiffe : Not.gên.U, iiO. [C. R.]
CHAMOREL. Famille vaudoise, citée à Ollon dès 1345. A donné entre autres : — 1. Charles « Chamorel- Garnier », * 1868 à Lausanne, architecte réputé, constructeur du Lausanne- Palace, de la maison Bonnard, à Lausanne, et de nombreux hôtels et villas. — 2. Gabriel, frère du n° 1, * 1870 à Lausanne, pasteur au Pâquier 1893, à Ollon 1897, à Lausanne dès 1903 ; professeur de théologie pratique à l'université de Lausanne depuis 1917, auteur de différents écrits de controverse.
— 3. Louis, * 1879 à la Posse, président de la Fédération vaudoise des syndicats d'élevage de l'espèce bovine, conseiller national depuis 1919. [M. R.]
CHAMOSON (C. Valais, D. Conthey. V.DGS). Vge et paroisse. Anciennes formes : Scamosun, Chamosun. Situé dans le comté du Valais, Chamoson formant avec Ardon une seigneurie épiscopale se trouvait enclavé dans la châtellenie de Conthey, appartenant à la Savoie. La guerre de 1260 entre Pierre de Savoie et l'évêque Henri de Rarogne, dans laquelle fut détruit le château du Crest au Nord de Chamoson, enleva ce village à l'église de Sion. La Savoie le rendit en 1268, mais par le traité de 1394, qui fixait pour limite orientale entre le Valais épiscopal et le Valais savoyard la Morge de Conthey, il fut englobé dans les possessions de la Savoie et y resta jusqu'à la victoire de la Planta en 1475. Les évêques y étaient représentés par des majors, charge qu'ils s'adjugèrent de 1475 à 1798. Comme auparavant, Chamoson formait avec Ardon une majorie qui relevait au civil du gouverneur de Saint-Maurice, et au militaire de la bannière de Monthey. Les deux villages avaient cependant une certaine autonomie, et des procureurs pour veiller à leur administration. Après la Révolution, Chamoson se racheta des diverses redevances qui pesaient sur lui, et fut rattaché au district de Conthey. Au spirituel, il fut détaché d'Ardon en 1832 et forma dès lors une paroisse. Une chapelle Saint- André y existait au XIVe s. ; l'église actuelle a été construite en 1775. Chamoson souffrit de la peste en 1573 et en 1631, ainsi que de fréquentes inondations de la Lozence.
— Voir Gremaud. — De Rivaz : Topographie. — Rameau : Les châteaux du Valais. — Grenat : Hist. du Valais. — Furrer : Hist. du Valais. — Arch. locales. [Ta.]
CHAMOSON, de. Famille noble valaisanne, dont les membres occupèrent la charge de major de Chamoson au XIIIe s., et de vidomme d'Ardon au XIVe s. Armoiries : écartelé d'or et de gueules. — 1. Guillaume, baron, témoin de l'évêque Conon au traité de la Morge en 1179. — 2. Pierre, 1204, major de Chamoson, témoin au traité de la Morge 1224. — 3. Gautier, f 1324, chevalier, posséda les charges de major et de vidomme, qui passèrent à son frère — 4. Synfred. — 5. Jean, frère des n08 3 et 4, doyen de Sion 1282-1302. Avec eux s'éteignit la famille. — Une branche fixée à Viège au XIIIe s. s'éteignit au siècle suivant. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — Rameau : Les châteaux du Valais. — Furrer : Hist. du Valais. [Ta.]
CHAMP-DU-MOULIN (C. Neuchâtel, D. et Corn. Boudry. V. DGS). Hameau dans les gorges de l'Areuse où J.-J. Rousseau fit plusieurs séjours en 1764. Il habitait une ancienne poudrière, construite en 1722, qui fut achetée à la fin du XIXe s. par Louis Perrier, le futur conseiller fédéral. Perrier transforma la maison et y installa ses collections. Ses héritiers vendirent le tout à l'industriel Jules Bloch qui en fit cadeau à l'État de Neuchâtel en 1917. — Voir Aug. Dubois : J.-J. Rousseau au Champ du Moulin, dans MN 1897. — Le même: Les gorges de l'Areuse et le Creux-du-Van. [L. M.]
CHAMP-FAHY (C. Berne, D. et Com. Neuveville. V. DGS). Hameau de quelques maisons et métairies sur la route de Neuveville à Lignières. Orphelinat fondé en 1839 et station météorologique. 34 hab. en 1900. [H. J.]
CHAMP-OLIVIER (C. Fribourg, D. Lac, Com. Morat. V. DGS). Bains très fréquentés autrefois, qui tirent leur nom du bourgmestre Pierre Olivey (1559- 1562) ; en dialecte Champ'livey, Champ levé ou Champ Noé. On avait rapproché, à tort autrefois, ce nom de celui d'Olivier de la Marche, capitaine de la garde de Charles-le-Téméraire, et cru qu'il désignait l'emplacement où se trouvait sa tente lors du siège de Morat. Les sources, contenant du carbonate et du sulfate de chaux, du carbonate de soude et de l'oxyde de fer, étaient très efficaces contre la goutte, le rhumatisme et les maladies de la peau ; elles sont complètement taries depuis 90 ans environ. Le Champ Olivier et le Zigerligut avoisinant ont appartenu anciennement à la Société des carabiniers et vignerons. — Voir Engelhard : Darstellung des Bez. Murten, p. 141. — H. Wattelet : Aus dem alten Murtenbiet, dans F G VIII, 41. — Kuenlin : DietioTiîîdîvc FC M 1
CHAMPAGNE (C. Genève, Rive gauche. M.'dGS). La Champagne, la campania, comprenait un territoire assez étendu sur la rive gauche du Rhône, défriché très anciennement. Cette région formait primitivement une mestralie dépendant du comte de Genevois sur laquelle le prieuré de Saint-Victor possédait des droits étendus. Les villages compris au XIVe s. dans la Champagne étaient ceux de Chancy, Épeisses, Passeiry, Avully, Cartigny, La Petite Grave, Challoux, Laconnex, Avusy, Athenaz, Sézegnin enfin Malagny et Lajoux actuellement sur France. — Voir art. Cartigny. — MDG. — Arch. de Genève : T et D. [L. B.]
CHAMPAGNE (C. Vaud, D. Grandson. V. DGS). Campania en 885. Com. et Vge où l'on a trouvé des débris romains et des tombes burgondes. Le seigneur Vodelgise le reçut de l'empereur Charles-le-Gros en 885 et le donna trois ans plus tard à l'évêque de Lausanne. Une chapelle en dépendait alors, qui devint l'église paroissiale de la B. Marie, dès avant 1140. Au XIVe s. elle tomba à l'état de filiale de l'église paroissiale d'Onnens. Au point de vue civil, Champagne dépendait de Montagny-le-Corboz, et depuis 1536 du gouvernement bernois. — DHV. [M. R.]
CHAMPAGNE, Charles de, écuyer, châtelain et maire de Valangin 1492, 1493, 1497, receveur 1505, puis maire et receveur de Neuchâtel 1513, 1514. [L. M.J
CHAMPAGNE, Louis de, comte de La Suze, militaire français, maréchal, que sa qualité de protestant obligea à quitter la France. Il vint à Berne, où on lui confia en 1622 la direction des bastions élevés par la ville et en 1623 le commandement des troupes massées en Argovie à l'occasion des troubles des Grisons. Il reçut la bourgeoisie de Berne ; t 1636. — Voir LL. — Rott : Représ, diplom. IV. — Tillier : Gesch. v. Bern IV. [K.-R.]
CHAMPAGNY. Voir Gempenach.
CHAMPEL (C. Genève, Rive gauche, Com. Plainpalais. V. DGS). Le plateau de Champel, cité pour la première fois en 1267, faisait partie de l'ancien territoire des Franchises. Le hameau proprement dit occupait l'emplacement de la presqu'île du Bout-du-Monde, hors du territoire des Franchises. Champel a été connu surtout comme heu d'exécution des criminels; ses fourches patibulaires s'élevaient sur l'emplacement du n° 6, chemin actuel de Beau-Séjour. Michel Servet y fut brûlé en 1553 ; un monument expiatoire lui fut élevé en cet endroit en 1903. Champel relevait au moyen âge de Saint- Victor et possédait deux chapelles, celle de Saint- Paul (emplacement n° 11 actuel de l'avenue de Champel) et un oratoire pour les malfaiteurs près du gibet. Depuis la fin du XVIIIe s., cette région s'est couverte de villas. — Voir L. Blondel : Les Faubourgs de Genève au XVe s. — Doumergue : Calvin III. [L. Blondel.]
CHAMPÉRY (C. Valais, D. Monthey. V. DGS). Com. et paroisse. Champéry faisait partie autrefois de la communauté et paroisse du Val d'IUiez, dont il suivit les destinées (voir cet art.). Il s'en sépara en 1839 pour former une commune et en 1857 pour^devenir^une pa-