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CHAMPION

GHAMPVENT

roisse. Au militaire, son contingent faisait partie de la bannière du gouvernement de Monthey. En 1715, les censitaires de Champéry se rachetèrent de la main morte moyennant paiement d'une somme donnée à FÉtat du Valais, successeurs des anciens seigneurs. Une chapelle existait à Champéry dès le XIVe s., vouée à saint Théodule et desservie par le prieur d'Illiez ou son vicaire. En 1723, elle fut transformée en rectorat et un nouvel édifice construit en 1725. Il fut remplacé en 1898 par l'église actuelle. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — de Claparède : Le Val d'Illiez.

— Abbé Clément : Mns. — Arch. locales. [Ta.] CHAMPION (en ail. Gampelen) (C. Berne, D. Cer-

lier. V. DGS). Com. politique et paroisse au bord du Grand Marais, non loin de l'ancienne route romaine qui traversait le marais en diagonale de la Broyé au pont de la Thièle, et si reconnaissable encore par places que le peuple l'appelle d's Moll ou Maull (moles). Gampelen, dérivant d'un diminutif de campus, champ, est d'origine romaine ; 1179, Champion ; 1225, Gamplunch ; 1228, Champlun ; 1377, Gamplon ; 1581, Champellen. Champion passa avec Cerlier des comtes de Neuchâtel-Nidau à la Savoie, puis à Berne en 1474. L'église de Champion, dédiée à saint Martin, est peut-être d'époque franque ; elle était à la collation des comtes de Neuchâtel. Champion, église-mère de celle d'Anet devint en 1474 la filiale de celle-ci. Son église brûla en 1513, et fut rebâtie jusqu'à la tour, ajoutée en 1559. La paroisse redevint indépendante à la Réforme, mais en 1541, Chules devait être rattaché à Cerlier et Champion à Anet, ce qui n'eut cependant pas lieu. La cure date de 1577 ; elle fut rénovée en 1671 et en 1766. L'église, transformée en 1675, contient un vitrail de 1621 et une belle chaire en style Renaissance. 16 maisons brûlèrent le 25 avril 1737. Un petit manoir avec tour et un portail de 1598 avec les armoiries Stùrler et Darm appartenait aux familles Wyttenbach, Jenner, etc., une autre maison de campagne fut construite par François-Louis Steiger (f 1673) dont la veuve Anne- Catherine de Jeoffrey aurait exercé la profession médicale d'après l'inscription gravée sur son tombeau dans l'église. Le village d'Entscherz, au pied du Jolimont, qui faisait partie de la paroisse, n'existe plus aujourd'hui. Les archives de l'église conservent un calice gothique, divers documents et les registres de baptêmes, de mariages et du consistoire, les premiers depuis 1573, le dernier depuis 1585. — Voir von Mulinen : Beitrâge VI. — Arch. d'État Berne. [E. B.]

CHAMPION. Famille noble originaire de Maurienne, qui a donné de nombreux fonctionnaires et dignitaires ecclésiastiques au Pays de Vaud sous le régime de Savoie. Armoiries : de gueules à un chevalier équipé d'argent, tenant une hache levée, et monté sur un cheval. — 1. Antoine, commissaire des fiefs de Savoie, seigneur de Lignerolles et de Ballaigues en 1360. — 2. Antoine, fils du n° 1, achète en 1377, avec son frère Jacques, la seigneurie de Vaulruz ; juge impérial de Lausanne 1370, bailli de Lausanne 1417-1418.

— 3. Jacques, fils du n° 1, Dr en droit, chancelier de Savoie, bailli du Chablais 1399-1403. — 4. Jean, fils du n° 2, châtelain de Morges 1380. — 5. Jean, seigneur de Vaulruz et de la Bâtie au pays de Gex, bailli de Lausanne 1430-1435 et 1448-1450. — 6. Antoine, petit-fils du n° 3, chancelier de Savoie, président du Sénat de Chambéry, ambassadeur du duc auprès des Ligues suisses, entra dans les ordres en 1481 après la mort de sa femme. Il devint évêque de Mondovi, en 1485, puis en 1490, de Genève, où il entra en compétition avec Charles de Seyssel, élu par le chapitre. Il l'emporta après deux ans de luttes. — Gautier : Hist. de Genève. — Fleury : Hist. de l'église de Genève. — 7. Jean, seigneur de Vaulruz, acquit la seigneurie de Cheseaux par son mariage en 1500 avec Perronette de Gruyère.

— 8. François, fils du n° 7, vendit en 1538 la seigneurie de Vaulruz, en 1547 celles de Corsier, Maracon et Cheseaux, et en 1550 celles de la Bâtie et de Montle-Grand. La famille s'éteignit, ruinée, avec son fils JAC- QUES. [M. R. et C. R.J

Une autre famille Champion, originaire de Saint- Laurent du Pont (Isère) acquit la bourgeoisie de Payerne

en 1810. Elle a donné Théodore, 1823-1900, professeur et directeur du collège de Payerne. [A. Burmeister.J

CHAMPMARTIN (C. Vaud, D. Avenches. V.DGS). Première montion en 1382. Commune faisant partie dès le XIVe s. de la seigneurie de Cudrefin, rattachée directement en 1536 aux possessions bernoises. École fondée en 1681 et fermée en 1890. [M. R.]

CHAMPOZ (C. Berne, D. Moutier. V. DGS). Commune. Champo en 1365 et 1450. Vestiges de constructions romaines ; la tradition populaire y fait passer la route romaine qui allait de Pierre-Pertuis dans la vallée de Moutier par le vallon du Petit-Champoz. Champoz dépendait du couvent, puis chapitre et prévôté de Moutier- Grandval. La prévôté ayant conclu un traité de combourgeoisie avec la ville de Berne en 1486, la plupart de ses villages, dont Champoz, furent brûlés par les Impériaux en juin 1499. Champoz fit partie, jusqu'à la Réforme, de l'église succursale de Chalières, puis jusqu'en 1730, de la paroisse de Moutier, année où il fut rattaché à la paroisse de Bévilard. Sur le chemin de Champoz à Moutier, se trouve le hameau du Petit-Champoz où vivait au milieu du XIXe s. le fameux herboriste Moser. — Voir Trouillat : Monuments. — Daucourt : Dict. [P.-O. B.]

CHAMPRENAUD. Voir Chanrenaud.

CHAMPS DÉCUMATES. Voir DÉCUMATES, Champs.

CHAMPTAUROZ (C Vaud, D. Payerne. V. DGS). Chantuoro en 1228 ; Chantouroz en 1453; Chanteurre au XVe s. Ce village est fort ancien. Son nom signifierait en langue celte : château blanc, et indiquerait une antique position fortifiée. On ne le mentionne qu'à partir du XIIIe s. Son église dédiée à Notre-Dame, était dépendante du prieuré de Lutry. Celui-ci possédait aussi le village lui-même qui paraît avoir été détaché de la seigneurie de Saint-Martin du Chêne. Le prieuré de Lutry entretenait à Champtauroz des mayors dont l'office devint héréditaire et se perpétua sous le régime bernois. — DHV. [M. R.]

CHAMPVENT (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Com. et paroisse avec un beau château du XIIIe s. Canvent en 1011 ; Chanvento 1029 ; Champvent, ou du moins son église dédiée à Notre-Dame, est mentionné pour la première fois en 1011. Il faisait partie de la seigneurie de Grandson et devint, vers 1235, l'apanage d'Henri de Grandson qui construisit le château dont dépendirent désormais les terres de Champvent, Villarssous-Champvent, Mathod, Suscévaz, Essert, Orges, Vugelles-la-Mothe, Vuitebœuf, Sainte-Croix et Bullet. La famille de Grandson-Champvent s'éteignit vers 1339 La seigneurie passa ensuite par héritage à Louis, comte de Neuchâtel, puis à sa troisième femme, Marguerite de Vufflens, qui se remaria en 1377 avec un gentilhomme bourguignon, Jacques de Vergy Elle fut possédée par la famille de ce dernier, puis passa en partie aux Diesbach et aux Masset. Les Doxat, d'Yverdon, acquirent peu à peu, au XVIIe s., tout le domaine de Champvent. Ils le possèdent encore aujourd'hui. Les archives du château ont été brûlées en 1802 par les Bourla-Papay. Registres de baptêmes dès 1640, de mariages dès 1687, de décès dès 1728. — DHV. — Bourgeois : Au pied du Jura . [M. R.]

CHAMPVENT, de. Famille féodale vaudoise, issue d'Ebal IV, sire de Grandson et de la Sarra, f après 1235. Armoiries :

paie d'argent et d'azur de six pièces au chef d'argent chargé d'une aigle éployée de sable. — 1. Henri, 1235- 1266, constructeur du château de Champvent. — 2. Guillaume, fils du n° 1, chanoine de Lausanne 1240, de Genève 1267, évêque de Lausanne dès le 21 juillet 1273, présida à la consécration de la cathédrale de Lausanne en 1275. Il combattit en 1282-1284 la commune naissante de la ville de Lausanne, et mourut le 21 mars 1301 au lendemain d'une nouvelle révolte des citoyens de cette ville — 3. Otton, frère du n° 2, chanoine de Lausanne et châtelain de Saint-Prex, évêque de Lausanne du 31 juillet 1309 au

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