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CHAPUIS

articles politiques. On a de lui une pièce de vers : II fallait ça ou le Barbier optimiste, 1849, ainsi que des chansons qui furent publiées notamment dans les Poésies genevoises. — Voir Marc Monnier : Genève et ses poètes. — 2. Jean-Étienne, dit John, 1801-1835, cousin du n° 1, statuaire, étudia à l'École des Beaux- Arts à Paris et dans l'atelier de J. Pradier. En 1826, il se rendit à Naples où il exposa ses premières œuvres : La jeune Grecque pleurant sur le tombeau de Byron, 1827; Daphnis et Chloé, 1826. Retourné à Paris, le gouvernement français lui confia l'exécution du bas-relief de l'une des quatre faces de l'Arc de triomphe de l'Étoile, La prise d'Alexandrie par Kléber. Il fit encore David triomphant de Goliath qui, en 1835.

obtint un grand succès à l'Exposition de Paris et orne aujourd'hui la promenade des Bastions à 1838. — Nos Anciens et Jean-Jacques, fils du

Jean-Étienne Chaponnière.

D'après un dessin de Joseph

Hornung (coll. Maillart).

Genève. — Voir BU, sept.

leurs œuvres 1911. — 3

n° 1, 1805-1859, étudia la médecine à Montpellier et à Paris, puis exerça cet art à Genève pendant de longues années, tout en consacrant ses loisirs à la musique et aux études historiques. A publié d'importants travaux dans les MDG, entre autres \eP Journal de Jean Balard, contribué aux réimpressions d'anciens livres genevois dirigées par G. Revilliod et H. Bordier, et rédigé une notice sur François Bonivard. — MDG 1860. — 4. Jacques- Octave, fils du n° 1, 1808-1883, ouvrit avec son père une maison de banque à Genève et fut un des fondateurs de la Banque du Commerce. Il fut juge au Tribunal de commerce, député au Conseil représentatif 1840-1842, au Grand Conseil 1842-1846. — 5. Jacques-François, dit Francis, fils du n» 4, * 6 avril 1842 à Genève, consacré au saint ministère 1867, privât docent à la Faculté de théologie 1870-1879, rédacteur en chef de la Semaine religieuse 1880-1920. En 1909, l'université de^Genève lui a décerné le grade de docteur en théologie honoris causa. Ses principaux ouvrages ont été : La question des confessions de foi au sein du protestantisme contemporain, 2 vol. 1867 ; Pasteurs et laïques de l'Église de Genève au XIXe siècle, 1889. On lui doit aussi une vingtaine d'articles insérés dans l'Encyclopédie des sciences religieuses, et quelques opuscules traduits de l'allemand ou de l'anglais. — 6. Mm« Edouard Chaponnière, née Pauline Chaix, * 1850, épousa en 1868 François-Edouard, banquier. Devenue veuve en 1871, elle entra dans l'Association des Diaconesses évangéliques de Paris. Rentrée à Genève pour raisons de santé, elle s'y occupa surtout des intérêts féminins. Présidente du Conseil central suisse, puis du Conseil international des femmes jusqu'en 1922. Cette même année, elle entrait dans le Comité international de la Croix-Rouge. — Voir Galiffe : Not. gén. VI. — De Montet : Dictionnaire. — Bachelin, dans Galerie Suisse. — Ph. Godet : Hist. litt. de la Suisse française. [F. C]

CHAPPAZ. Famille venue de la Savoie et fixée à Monthey (Valais) vers 1800, à Martigny vers 1890. — 1. Achilles, 1856-1902, conseiller d'État 1897-1902, conseiller aux États 1898-1902. — 2. Alois, frère du n° 1, 1863-1921, professeur, f recteur de Monthey. — Archives locales. [Ta.]

CHAPPEL. Ancienne famille, d'origine française, reçue dans la bourgeoisie d'Estavayer-le-Lac en la personne de Pierre, le 1er juin 1629. Éteinte au milieu du XIXe s. Armoiries : d'or à la bande de gueules chargée d'un croissant d'argent. — 1. François-Charles, petitfils de Pierre, * 1679, grand-sautier 1711, gouverneur en 1726 et 1731, f 1746. — 2. Maurice-François-Joseph, fils du n° 1, * 1711, banneret, f 1749. — 3. Henry-

Félix, fils du n° 2, * 1744, jésuite, curé de Lully 1762- 1769, f 1794. — Voir Dellion : Dictionnaire. — Grangier : Annales d'Estavayer. [H. V.]

CHAPPELET. Ancienne famille de Salvan, venue, dit-on, des Ormonts ; des branches se sont fixées à Saint-Maurice, à Champéry et à Monthey. — 1. Jacques-Joseph, 1741-1840, vicaire de Salvan, recteur et doyen de Monthey, chanoine titulaire de Sion. — - 2. Maurice, 1830-1896, juge instructeur du tribunal de Saint-Maurice, conseiller national. — Voir Ritz : États du clergé. — Coquoz : Salvan. — Arch. du prieuré d'Illiez. [Ta.]

OHAPPEX. Nom de famille valaisanne mentionné à Choëx-Outrevièze au XVIIe s., puis à Monthey au XVIIIe s., et à Massongex en 1825. — 1. Claude- Silvestre, d'Outrevièze, 1709-1781, recteur de la chapelle Paernat 1745, administrateur temporaire de Monthey 1752, prieur d'Illiez et doyen du décanat. — 2. Jean-Joseph, bourgeois et conseiller de Monthey, souche de la branche de Massongex en 1825. — 3. Joseph, fils du n° 2, 1829-1911, géomètre, longtemps président de Massongex, conseiller d'État, député au Conseil des États 1881-1888. — Voir Ritz : États du clergé.

— de Rivaz : Topographie. [Ta.] CHAPPUZEAU, Samuel, 1625-1701, du Poitou,

* à Paris, fit une partie de ses études à Genève, passa au catholicisme pendant trois ans, étudia la théologie à Montauban, vécut quelques années à la cour de Cassel, puis auprès du Prince d'Orange et enfin à la cour de Guillaume III, roi d'Angleterre. Il revint à Genève en 1663 et y fut reçu bourgeois en 1666. Il s'adonnait alors à la littérature, à l'histoire et enseignait la géographie. Il eut des démêlés avec les autorités genevoises à propos de sa publication : La Relation de Savoie, f à. Zell gouverneur des pages du duc de Brunswick-Lunebourg. A écrit entre autres un drame historique : Genève délivrée, publ. en 1862. — Voir France protestante. [C. R.]

CHAPUIS, CH APPUIS. Nom de famille signifiant autrefois charpentier, très répandu dans les cantons de Berne, de Genève et de Vaud.

A Canton de Berne. Nom de famille très répandu dans le Jura Bernois, à Delémont, Porrentruy, Bonfol, etc. Armoiries :

de gueules à deux haches d'or en sautoir, au chef d'argent chargé de trois tourteaux de sable. ■ — ■ 1. Jean, maire de Develier en 1560, 1562. — 2. Marie-Thérèse, en religion Marie-Françoise de Sales, * 16 juin 1793, f à Troyes 7 octobre 1875, visitandine. Elle a provoqué et soutenu la fondation des Oblates de Saint-François de Sales, congrégation de femmes, ainsi que celle des Oblats de Saint-François de Sales. Le 27 juillet 1897, le pape Léon XIII a sanctionné le décret de l'introduction de la cause de béatification de Marie de Sales. — 3. Louis, * 1864 à Delémont, juge d'appel à Berne 1904, vice-président de la Cour suprême 1922. — Voir Vautrey : Notices V.

— P. Brisson : Vie de la V. M. Marie de Sales Chapuis. — Mulinen : Rauracia sacra. [L. Ch.]

B. Canton de Genève. Nom porté par plusieurs personnages sans lien de parenté entre eux. — 1. Eusta- CHE, d'Annecy, condisciple de Bonivard, officiai de Genève 1517, conseiller intime de Charles III, duc de Savoie, servit la cause de ce dernier contre Genève. — 2. Jean, d'une famille venue du Lyonnais et reçue bourgeoise en 1462, prieur des Dominicains, lettré. Il combattit d'abord avec ardeur Farel et Viret, puis adopta la Réforme. Du Conseil des Deux-Cents, auditeur 1538, conseiller 1539, il fut déposé en 1540 parce que trop indépendant. Sa descendance a donné à Genève deux conseillers et un syndic au XVIe s. — 3. François, de Lyon, bourgeois de Genève 1535, du Conseil des Deux- Cents la même année. Médecin, il publia un traité sur la peste et les moyens de s'en préserver, 1548. — 4. Louis,

* 1688, habile graveur, auteur d'un buste de Calvin. — 5. Jacques-Marc, * 1733, d'abord du parti des Représentants, puis de celui des Natifs, mit sa plume au service de ces derniers. Il écrivit dans diverses gazettes et

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