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CHANOINES

— Kuenlin : Dictionnaire I, p. 85. — Dellion : Dictionnaire VII, p. 213. [R.emy.] CHANDOSSEL (C. Fribourg, D. Lac. V. DGS.) Chandossié, Chandon. Com. et Vge appartenant avant la Réforme à la paroisse de Faoug et dès lors à celle de Villarepos ; en 1480, les de Praroman possédaient une partie de Chandossel :

la dîme, acquise par l'avoyer de Morat, Jean Lamberger, devint en 1599 la propriété de la paroisse de Villarepos. Armoiries : parti d'argent et de gueules à deux flèches des mêmes posées en sautoir. — Kuenlin : Dict. — Dellion : Dict. XII, 56. — Art. Chartreux. [Rjemy.[ CHANÉAZ (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Com. et Vge, ancienne seigneurie détachée de celle de Donneloye, qui fut propriété des d'Erlach, des Vallier, des de Roll et de 1652 à 1798 des Loys-Villardin. [M. R.] CHANGINS (C. Vaud, D. et Com. Nyon. V. DGS). Terre dépendante des comtes de Savoie, qui a donné son nom au moyen âge à une famille noble de ce nom, et qui fut achetée au début du XVIIIe s. par un Français, Louis de Saint-Georges, comte de Marsay, lequel v construisit un château. [M. R.J

CHANIVAZ (C. Vaud, D. Morges, Com. Ruchillon. V. DGS). Chanliva au XIIIe s. Aujourd'hui simple domaine rural ; dans le haut moyen âge, village important avec une église paroissiale qui tomba au XIIIe s. au rang de filiale. On y a retrouvé dans la première moitié du XIXe s., des ruines romaines nombreuses, et en 1882 un cimetière romain à incinération. Une route romaine y passait, où un péage fut établi au moyen âge. En 1364, Jean de Silinge vendit ce péage à Antoine Champion pour 300 livres, avec réserve que si le revenu annuel dépassait 15 livres (le 5 %), le surplus reviendrait au vendeur. Sous le régime bernois, Chanivaz devint un fief noble que posséda la famille Bégoz. — DHV. [M. R.] CHANOINES. On donne le nom de chanoines : I. Aux membres de congrégations religieuses qui se distinguent des moines en ce qu'ils ne font pas de vœux de pauvreté. (Voir les art. Chanoines réguliers de Saint-Augustin et Prémontrés.) — II. Aux membres du clergé séculier des églises cathédrales, collégiales et de couvents. Ces chanoines sont organisés en chapitres ou collèges qui forment des corporations autonomes possédant leurs propres statuts et basées sur Y Institutio canonicorum du synode impérial d'Aix-la-Chapelle en 816. Plusieurs chapitres de chanoines sont issus d'anciens couvents de bénédictins ou de chapitres de chanoines réguliers. Les dignitaires d'un chapitre sont : le prévôt, appelé archiprètre, le doyen, le gardien, le chantre, puis les fonctionnaires temporels comme le maître d'école, le cellérier. De grandes différences existent d'un chapitre à l'autre dans leurs constitution et situation juridique.

Les chanoines d'un chapitre de cathédrale (Dnmherren) forment le sénat de l'évêque ; ils participent à l'administration du diocèse et possédaient autrefois le droit de nomination des évèques, sous réserve de ratification par le pape. La composition des chapitres de cathédrales suisses actuels est la suivante :

1. Évêché de Lausanne et Genève. Cet évêché formé a'une partie des anciens diocèses de Lausanne et de Genève n'a jamais eu de chapitre cathédral depuis la Réforme.

2. Évêché de Bâle-Lugano. I. A Soleure, un chapitre de 14 chanoines dont 6 résidents et 8 non résidents. Ils nomment l'évêque parmi les prêtres en fonctions du diocèse. Le prévôt est nommé par le gouvernement soleurois, le doyen par Rome.

II. A Lugano, il y a un archiprètre, 8 chanoines résidents et 10 non résidents.

3. Évêché de Saint- Gall. Le chapitre compte 5 chanoines résidents et 8 non résidents.

4. Évêché de Sion. 10 chanoines résidents ; les dignitaires sont le doyen, le sacristain et le chantre.

5. A Coire, on compte 6 chanoines résidents et 18 non résidents. Le prévôt est nommé par Rome, le doyen par le chapitre. Les chanoines non résidents sont désignés

par le pape lorsque les places sont devenues vacantes dans les mois impairs et par les chanoines résidents et les seniores dans les mois pairs. Le canton de Schwyz a deux chanoines désignés par le chapitre dans les mois impairs et par le gouvernement schwyzois dans les mois pairs. — Voir Tuor : Die Reihenfolge der residierenden Domherren. — Die Statuten des Churer Domkapitels. — Monitore di Lugano, 1920.

Les chapitres des églises collégiales ou de couvent ont été au nombre de 30 en Suisse ; ils apparurent dès le VIIIe s., mais pour la plupart dès le XIIe ou le XIIIe s. Il y en a encore à Agno, Balerna, Bellinzone, Beromunster, Fribourg, Locarno, Lucerne, Lugano, Mendrisio, Poschiavo, Riva et Saint-Maurice, dont l'église a rang de cathédrale. — Ont disparu les chapitres de : Amsoîdingen, Bâle, Berne, Biasca, Bischofszell, Colombier- sur -Morges, Embrach, Moutier-Grandval, Neuchâtel, Rheinfelden, Saint-Imier, Saint-Ursanne, San Vittore, Schônenwerd, Soleure, Valangin, Zofingue, Zurich et Zurzach. — Voir H. Schâfer : Pfarrkirche und Slift im Mittelalter, p. 79. — A. Wermingoff : Verfassungsgesch. der deutschen Kirche im Mittelalter, p. 1 50. — Muiinen : Helvetia sacra I, 29-68. — Fleischlin : Studien und Beitrâge II, 25-36.— ASG 1919, p. 40. [J.T.et J.S.]

CHANOINES (CHRONIQUE DES). La chronique des chanoines du chapitre de Neuchâtel a passé longtemps pour authentique. On admettait qu'elle avait été découverte en 1714 par Samuel de Pury, que celui-ci en avait fait quelques extraits et résumé d'autres parties, et enfin que l'incendie d'une partie de la ville de Neuchâtel cette même année avait consumé l'original. Publiée en 1839 et en 1884, la chronique des chanoines fit autorité jusqu'au jour où deux savants suisses prouvèrent simultanément qu'elle était apocryphe. A Lucerne, M. Théodore von Liebenau publiait en 1895 dans les Katholische Schweizerbldtter une étude sur cette chronique dans laquelle il relevait de nombreux anachronismes. A la même époque, M. Arthur Piaget, dans une leçon inaugurale à l'académie de Neuchâtel, s'appuyant sur des considérations philologiques, battait en brèche l'authenticité de la chronique. Malgré les arguments avancés pour sa défense (voir Perrochet : Étude sur la Chronique des ch.), l'on admet aujourd'hui que la Chronique des chanoines, de même que les Mémoires du chancelier de Montmollin et ceux de Samuel de Pury (ces derniers inédits) sont très probablement d'un même auteur et ont vu le jour dans la deuxième moitié du XVIIIe s. - — Voir Extraits des Chroniques ou Annales écrites... par des chanoines du chapitre de Notre Dame de Neuchâtel, éd. 1839. — Chroniques des chanoines de Neuchâtel, éd. 1884. — Th. von Liebenau : Die Chronisten des Stiftes Neuchâtel, dans KSB 1895. — A. Piaget : La chronique des chanoines de Neuchâtel, dans MN 1896. [L. M.]

CHANOINES RÉGULIERS DE SAINT-AU- GUSTIN. La règle de Saint- Augustin qui fut extrêmement répandue au moyen âge et employée par toutes sortes de groupements, fut empruntée certainement aux écrits de Saint- Augustin. Elle ne contenait pas de partie éthique bien précise ; les principales obligations qu'elle comportait étaient la vie et la prière en commun et la mise en commun des biens sous l'autorité d'un évêque. Ce principe de vie commune remonte très haut.

Les chanoines réguliers de Saint-Augustin — dont les origines ne laissent pas d'être obscures — sont des prêtres qui ont prononcé les vœux habituels (sauf celui de pauvreté) et qui suivent la règle de Saint- Augustin. Cette règle apparaît à la fin du XIe s. et, dès le début du siècle suivant, elle est adoptée par de nombreuses fondations, nouvelles et anciennes. Les chanoines réguliers ne formaient pas un ordre proprement dit et leurs nuisons étaient indépendantes les unes des autres. Néanmoins des congrégations se constituèrent. En Suisse, il faut mentionner en premier lieu celle de Saint- Maurice d'Agaune avec la maison d'Aigle, et celle du Grand-Saint- Bernard, avec les maisons et propriélés de Bière, Étoy, Pisy, Montpreveyres, Sévaz, Avry, Farvagny, Semsales.

A la congrégation de Marbach près Colmar, puis à celle de Windesheim, se rattachèrent les chanoines régu-

CHANRENAUD

CHAPONNIERE

liers de Saint-Léonard à Bâle (à qui appartenait la maison de la Petite-Lucelle) et probablement ceux du Zurichberg et de Beerenberg.

On trouvait encore des chanoines réguliers de Saint- Augustin à Dârstetten, Heiligenberg, Interlaken, Ittingen, Kreuzlingen, Kôniz, Lausanne, Miserez et Nyon (ces derniers dépendant de l'abbaye d'Abondance), [l. K.]

CHANRENAUD (C. Vaud, D. Lavaux, Com. Grandvaux). Hameau disparu, mentionné déjà en 1287, aujourd'hui lieu-dit sous le nom de Charnaux. Il est le lieu d'origine d'une famille de bourgeois de Cully, qui a donné sous le régime bernois plusieurs magistrats et pasteurs. [M. R.]

CHANTRE. Famille originaire d'Orange (France, Vaucluse), venue à Genève au milieu du XVIIIe s. —

1. Charles, dit La Violette, * 29 avril 1764, membre du Comité militaire pendant l'insurrection de 1794. — ■

2. Daniel-Auguste, théologien, * 21 décembre 1836, t 20 janvier 1912, pasteur de Genève 1862, membre du Consistoire de 1871 à 1879 et président de ce corps en 1872, professeur extraordinaire d'histoire ecclésiastique à l'université en 1881, professeur ordinaire 1882. Il se rattachait dogmatiquement au protestantisme libéral et prit une grande part aux luttes confessionnelles qui eurent Genève pour théâtre dans la seconde moitié du XIXe s. Il collabora activement aux publications de son groupe religieux, le journal l'Alliance libérale et les Étrennes chrétiennes. — 3. Charles-Ami, * 28 mars 1883, licencié es lettres, poète et littérateur. Auteur de La vaine jeunesse, 1910. — Arch. de Genève. [E.-L. B.J

CHAPEAUROUGE (DE). Famille genevoise. — Jean, reçu à la bourgeoisie de Genève en 1468, venait probablement de Strasbourg. (On a aussi émis l'hypothèse que la famille venait du Midi de la France où Rolet, second fils de Jean, s'établit.) Éteinte à Genève au XIXes., se continue à Hambourg et en Amérique (Mexique et Argentine). Plusieurs membres de cette famille ont été désignés sous le nom de Dauphin.

Armes : I. anciennes : d'argent au chevron d'azur sommé d'un chapeau de gueules et accompagné de trois roses du même. II. actuelles : d'azur à la fasce d'argent accompagnée de trois roses d'or. Cette famille a donné à Genève un très grand nombre de magistrats distingués : syndics conseillers, châtelains, etc. — 1. Ami, f vers 1545, fils de Jean ; conseiller, syndic, châtelain ; prit une grande part à l'établissement de la Réforme à Genève, chef des Eidguenots et des Articulants. — 2. Etienne, 1500-1557, petit-fils de Jean, conseiller, syndic, premier syndic, commandant de la cavalerie genevoise. Envoyé auprès de François Ier en 1538 et en 1549 à Berne pour conclure une alliance avec les Ligues. —

3. Etienne, t 1577, fils du n° 2. Auditeur, conseiller, syndic. — 4. François, 1555-1615, fils du n° 2. Auditeur, conseiller, syndic, commandant de la cavalerie genevoise, chargé d'Affaires de la République auprès d'Henri IV. — 5. Ami, 1587-1630, ûls du n° 4. Médecin de l'Hôpital, conseiller, professeur de philosophie. — 6. Ami, 1627-1696, fils du n° 5. Auditeur, conseiller, secrétaire de la Justice, syndic, premier syndic, envoyé à Paris auprès de Louis XIV. — 7. Jean, 1660-1722, fils du n° 6, capitaine au service de France, conseiller. — 8. Jacob, 1669-1744, fils du n° 6. Auditeur, secrétaire de la Justice, conseiller, syndic, premier syndic, joua un rôle politique important, fut banni de Genève en 1734. — 9. Jean-Jaques, 1699-1781, fils du n° 8. Secrétaire de la Justice, châtelain de Peney, auditeur, conseiller, Secrétaire d'État, envoyé auprès du roi de Sardaigne. — 10. Ami, 1703-1761, fils du n° 7. Secrétaire de la Justice, auditeur, châtelain de Saint- Victor et Chapitre, conseiller, syndic, général de l'artillerie. — 11. Jacob, 1720- 1783, petit-fils du n° 6. Officier en France et en Piémont, puditeur, châtelain de Peney et de Saint- Victor et Chapitre, conseiller, syndic. — Voir Galiffe : Not. gén. I, a. 337. — AGS IV. — Hamburger Geschlechterbuch, p. 53. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — Sor-

det : Dict. des familles genevoises. — Grenus : Fragments historiques et biographiques. — De Crue : Henri IV et les députés de Genève, Chevalier et Chapeaurouge, dans MDG 25. — Gautier : La médecine à Genève, dans MDG 30. [H. L.]

CHAPELLE (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Commune comprenant le hameau de Coumin et se rattachant à la paroisse de Surpierre. Ce village dépendit de la seigneurie de Surpierre et passa aux Fribourgeois après la conquête du Pays de Vaud, puis il fut incorporé au bailliage de Surpierre, aux districts d'Estavayer 1798, de Surpierre 1803 et enfin de la Broyé 1848. Chapelle fit également partie de la grande commune de Surpierre. — Arch. d'État Frib. : Plans N°a 133 et 158 ; titres de Surpierre. — Kuenlin I. [G. Corpataux.]

CHAPELLE (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Vge et Com. Capella en 1177 ; CapellaWaldana 1128 ; Chapelle Vaudanne jusqu'au XIXe s. Il dépendait de la baronnie de Vaud. Louis II le céda en 1336 à Rolet Vionnet, bourgeois de Moudon. Il passa ensuite aux Sarragin, de Moudon, puis, à la fin du XVe s., à Henri de Praroman, dont les descendants se qualifièrent de seigneurs de Chapelle- Vaudanne jusqu'au XVIIIe s. La seigneurie passa alors aux Real. L'église comprend un chœur du XVe s., avec des vitraux de l'époque représentant la crucifixion et la Vierge de majesté. Patrie de Mgr. Besson, évêque de Lausanne et Genève. — DHV. [M. R.]

CHAPELLE (LA). Voir Vers I'Église.

CHAPELLE DE SA1NT-IM 1ER (C. Berne, D.

Porrentruy, Com. Lugnez. V. DGS). Petite chapelle construite à proximité de l'emplacement du château de ce nom, détruit en 1440. D'après la tradition, c'est en ce lieu qu'est né, vers le milieu du VIe s., saint Imier ou Himier, missionnaire et colonisateur de la vallée de la Suze. Le petit édifice dont l'origine est inconnue était en ruines en 1697. Il fut reconstruit en 1700, vers 1830 et en 1873. Lieu de pèlerinage. — Vautrey : Notices II. [G. A.]

CHAPELLE -SUR- G ILLARENS (C. Fribourg, D. Glane. V. DGS). Vge et Com. qui fit d'abord partie du Pays de Vaud, puis devint fribourgeoise en 1536 et fut attribuée au bailliage de Rue. Capella est cité en 1354. Chapelle appartint au fief des Champion et Maillardoz, au XVe s., qui passa ensuite aux Brandis et enfin à Jean, bâtard de Gruyère. Les seigneurs d'Illens y avaient aussi des propriétés au début du XVe s. La chapelle de Notre-Dame des Champs aurait été fondée par un seigneur d'Illens avant 1453. — Voir Dellion : Dictionnaire IX. — Kuenlin : Dict. [G. Corpataux.]

CHAPERON, CHAPIRON, famille fribourgeoise, bourgeoise de Châtel-Saint-Denis qu'on trouve fixée à Fruence au XIVe s. déjà. [R.emy.]

CHAPERON. Famille de Saint-Gingolph, a donné plusieurs syndics : Jean, 1546 ; François et Georges, 1509. — Joseph, 1824-1885. chanoine de Saint-Maurice, professeur au collège, helléniste. — Alexis, * 1857, curé, archiprêtre de Saint-Jean d'Aulph, auteur d'une Monographie de Saint-Gingolph, 1907. [J.-B. B.]

CHAPONNIERE, CHAPONIÉ, CHAPONNIER.

Nom d'une famille vaudoise et genevoise mentionnée à Tannay en 1380. Vers 1490, Humbert de Chappugnyères était homme libre du chapitre de Lausanne à Crans. Sa famille se perpétua à Goumoëns-la- Ville et à Crans ; dès 1634, elle est mentionnée parmi les bourgeois de Duillier, puis elle se transporte à Céligny et à Myes où elle subsiste encore. Plusieurs membres de la branche de Crans s'établirent à Genève dès le XVIe s., et au Petit-Saconnex. La famille genevoise existante descend de Jacques, du Petit-Saconnex, en 1562. Armoiries : de sable à la fasce d'argent frettée de gueules, accompagnée de deux coqs d'argent crêtes et becqués de gueules. — — 1. Jean-François, 1769-1856, étudia d'abord la peinture, prit part à la révolution de 1792 et fut un des fondateurs du Cercle des Amis de Jean-Jacques. Il fit partie de la Cour de justice civile, de la Commission révolutionnaire, puis, en 1796, de la Cour de justice criminelle et du Conseil législatif. Membre du Conseil représentatif 1830-1840, président de la Société littéraire et du Conservatoire de musique, membre du Comité du Journal de Genève où il écrivit de nombreux

CHAPPAZ

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