‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 23 sur 425 · Joseph-Ulrich, bailli du Gaster · texte numérisé non relu

Joseph-Ulrich, bailli du Gaster

4. Franz-Xaver, capitaine au service de France, secrétaire d'État 1831. — 5. Joseph-Aloys, * 1800, servit en France de 1816 à 1830, capitaine au 1er régiment étranger à Rome 1832, blessé le 23 novembre 1847 à Meierskappel comme capitaine du 3e bataillon du canton de Schwyz, f 1848 à Bologne. fR r.]

BEELI von BELFORT (BELI, BELY, BELIN, 3ELING). La plus ancienne famille encore existante de Davos. Armoiries : d'or à deux pièges à loup affrontés de sable. L'ancêtre est Wilhelm, l'ammann. En 1289, il était à la tête de la colonie de Walser qui reçut en fief héréditaire, du comte Hug von Werdenberg, le domaine situé à Davos (Mohr : Codex diplomaticus II, 47). Plusieurs membres de la famille furent ammann de Davos jusqu'en 1539.

Branche de Belfort. — Le fondateur est — 1. Ulrich, fils probable de Klein-Marti, qui fut ammann de 1401 à 1405 et assassiné en 1430 dans le Calfeisentobel. Selon Leu, Ulrich aurait été en 1426 ammann de Davos ; il scella en cette qualité en 1436 le pacte des Dix-Juridictions. En 1441, il reçut le bailliage de Belfort en gage d'une dette des Montfort. Comme ni les Montfort ni leurs successeurs ne purent se racheter, les Beeli acquirent leurs droits sur cette terre de Belfort. En 1480, il obtint du comte de Montfort la dîme de Fideris f 25 février 1486. — 2. Hans, frère du n° 1, habituellement désigné sous le nom d'ammann de Davos, paraît souvent en cette qualité de 1440 à 1455. — 3. Conrad ou Conradin, fils du n° 1, landammann de Davos en 1491, 1494, 1496, 1507, 1513 et 1514, conduisit en 1512 avec Hartwig von Capol et Conrad Planta les gens des III Ligues à la conquête de la Valteline ; le 2 décembre 1514, il scella l'accord des III Ligues avec l'évêque de Goire au sujet de la Valteline. — 4. Nicolaus ou Claus, fils du n° 1, aurait été ammann de Belfort en 1450, bailli de Belfort 1485, capitaine de la Ligue des Dix- Juridictions dans la guerre de Worms 1486, représenta les III Ligues à la paix d'Ardenno le 17 mars 1487. — En 1499, le château de Belfort, dont il était bailli, étant tombé au pouvoir de l'Autriche, ses frères eurent grand'peine à le protéger contre la fureur de ses sujets qui détruisirent le château. Ammann de Belfort 1500- 1502, landammann de Davos 1507, capitaine en 1512 lors de la conquête de la Valteline, premier bailli de Maienfeld pour la ligue des Dix-Juridictions, f 1518. —

5. Georg ou Jôrg, fils du n° 4, landammann de Davos déjà à 19 ans, scella en cette qualité V Artikelbrief des III Ligues, capitaine de la Valteline 1521, 1527, 1545, reçut en fief de l'Autriche le péage de Lenz, fut impliqué en 1529, avec Dietigen von Salis, dans l'affaire de l'abbé Théodore Schlegel, de St. Luzi, f 26 août 1566.

Branche de Davos. — 6. Conradin, capitaine, fut présent à l'assassinat de Jiirg Jenatsch en 1639, représenta en 1643 la ligue des Dix-Juridictions, avec Johann- Peter Guler von Winegg et Ambrosius Planta dans ses démêlés avec Davos. — 7. Conradin, colonel au régiment hollandais von Capol, puis brigadier au service de Zurich, prit part à la guerre du Toggenbourg en 1712, où il commandait une subdivision du corps du général Werdmuller et tomba l'un des premiers le 24 mai 1712. : — 8. Hans, président du tribunal de district à Davos 1854, à plusieurs reprises préfet . [von Salis. l

Branche de Celerina, issue de Joseph 'et Caspar, de la branche de Davos, qui se fixèrent à Celerina au XVIIIe s. — 9. Kaspar, * 1820 à Celerina. Il se rendit en Italie, prit une part active à la révolution de 1848, puis revint dans son pays. Il se consacra à la

Novembre 1921.

BEELI

BEGGENHOVEN

politique, devint successivement juge, landammann, grand conseiller et président de district. Il s'occupa activement de la restauration intérieure de la petite

Ruines de Beerenberj;' en 1G75. D'après une aquatinte de H. Werdmùller.

église de Crêsta. f 1er janvier 1901. — Voir Engadiner Post, 1901, n° 2. [L. J.]

Branche de Coire. 10. W. lhelm, fils du n° 1, landammann de Davos 1487, ancêtre de la branche établie à Coire en 1490. — 11. Zacharias, médecin des bains de Pfâfers, auteur de divers écrits médicaux. — 12! Gabriel, médecin àBâle 1698. — 13. Luzius, fils du n° 11, bourgmestre de Coire 1609 et par conséquent chef de la ligue delà Maison-Dieu. — 14. Gabriel, fils du n° 13, bourgmestre 1653, 1659. — 15. Johann- Luzius, colonel au service de Hollande, bourgmestre 1785, 1787-1792.

Branche d'Ahianeu. — 16. Beatus, fils dun° 4 souche de la branche d'Alvaneu. — 17. Walter, chanoine et écolâtre de la cathédrale de Coire 1573, docteur en théologie à Bologne et doyen de la cathédrale 1581, fut proposé par Rome pour succéder à l'évêque Beatus a Porta démissionnaire, mais refusa une nomination. — 18. Georg, petit-fils du n° 16, landammann de Belfort, vicaire de la Valteline 1587, bailli autrichien de Castelset des VIII juridictions 1600, conseiller impérial, administrateur de Tarasp. Chef du parti espagnol, il fut traduit en 1607 devant le tribunal de Coire, accusé d'avoir reçu des pensions, et décapité le 16 juillet 1607.

Branche de Malans, établie dans ce village dès 1514. — 19. Paulin, scella en 1523, avec Josué von Beroldingen, à Aspermont, la confirmation des franchises de Malans et Jenins. f 1529. — 20. Johann-Paul, de Belfort, bailli épiscopal de Belfort ; il régla à ce titre le conflit de judicature entre l'évêché et la commune d'Obervaz en 1625; arbitre dans le différend entre la ville de Coire, les quatre villages et la seigneurie de Maienfeld, d'une part, et les partisans du bourgmestre Gamser ; membre du Conseil des Ligues 1636, entra en 1637 dans le Kettenbund contre les Français, député des Ligues à Milan en 1639 pour jurer la capitulation.

Branche d'Obervaz. — Elle compta plusieurs de ses membres au service de France. — 21. Conrad ou Conradin, enseigne au régiment de Brendle 1722, colonel 1745, brigadier 1758, chevalier de Saint-Louis 1737, quitta le service 1763, f 1770. — 22. Hartmann, frère du n° 21, lieutenant-colonel au régiment Seedorf, chevalier de Saint-Louis.

Branche de Flims, fixée dans ce village au commencement du XVII0 s. — 23. Johannes, landammann de Flims, capitaine ; il fut député à Milan en 1726 au renouvellement de la capitulation, vicaire de la Valteline 1731, juge de la Ligue Grise 1736. — Voir Jecklin et Muoth : Aufzeichnungen ûber die Verwaltung (1er VIII Gerichte aus der Zeit der Grafen von Montfort — Fr. Jecklin : Die Wormserziige der Jahre 1486-1487 . — Le même : Zinsbuch des Predigerklosters S. Nicolai zu Chur. — Flury et Fortunat Sprecher : Davoser Landschaftsbuch (Mns. 1642). — Ulrich Campell : Baetiœ alpestris lopogra-

phica descriptio et Historia raetica. — Fort.. Sprecher von Bernegg : Kriege und Unruhen. — Ulysse von Salis- Marschlins : Denkwurdigkeiten. — Fort, von Juvalta : Denkwurdigkeiten. — Hans Arduser : Beschreibung etl. Personen in aller freyer Bhetia. — Abbé Girard : Hist. abrégée des officiers suisses. — J.-A. von Sprecher : Gesch. der III Blinde im 18. Jahrh. — Arch. de Davos, Monstein, Obervaz, Lenz, Alvaneu, Fideris, Malans, Flims. — SGB II. [von Salis.]

BEER. Voir Bjeh.

BEERENBERG (C. Zurich, D. Winterthour). Ancien couvent au-dessus de Wulflingen, construit en 1363 par Heinrich von Linz sur l'emplacement d'un ermitage érigé en 1318 par Stefan Rinowar. Il appartenait à l'ordre des franciscains, mais en 1365, l'évêque de Constance autorisa les moines à suivre la règle de saint Augustin. L'église fut achevée après 1372. En 1525, le couvent fut supprimé et le domaine vendu pour 1000 fl. à un nommé Steiner à Pfungen. Les redevances furent, incorporées au bailliage de Winterthour et les objets précieux transportés à Zurich. Le couvent tomba en ruines, encore visibles aujourd'hui. — Voir K. Hauser : Nbl. d. St. B W. 1907. — Chronik des Laurenz Bosshart, dans QSBG IV. — Zeller-Werdmuller, dans ZT 1882. — H. Sulzer : Aus der Gesch. der Klôster im Kl. Zurich. [E.Stauber.]

BEERLI, BERLI. Nom de famille du canton de Saint-Gall, que l'on iencontre dès le XV1" s. dans le Rheintal, l'ancienne Alte Landschaft et à Arbon. Des Beerli sont actuellement répandus dans le canton de Zurich ; d'autres sont bourgeois de Môrswil. — 1 . Hugo, curé de Saint-Laurent à Saint-Gall, mentionné de 1415 à 1426. — 2. Johann-Konrad, * 1850, f 1909, fondateur de la maison de soieries G. Beerli, à Thaï, lieutenant colonel. — 3. Hans, fils du n° 2, * 24 avril 1880, écrivit Von Bùgen bis Lappland, 1909 et sous lepseudonymede Hans Hagenbuch : Der Wirbel, drame, 1919. [Bt.]

BEETSCHEN, Samuel, * 1830, f 5 février 1893. instituteur, historien à Berne, publia: 36 Jugend- und Volkslieder fur Schuleund Haus; Biographie von Gottlieb- Eman. von Morlot, dans SBB I. — Voir ASG VII, 137.

— Oberlândisches Volksblatt, 10 fév. 1893. — [R.M.-W.]

— Alfred, écrivain, * 8 oct. 1864 à Berne, fut quelque temps rédacteur du feuilleton des Basler Nachrichten à Bàle, mais vécut la plupart du temps à l'étranger (Strasbourg, Mannheim, Berlin, Munich), et en dernier lieu à Zurich. Poète lyrique et dramatique. Liste de ses œuvres dans DCS. [L. S.l

BEETZ, von, Wilhelm, * 27 mars 1822 à Berlin, t 22 janvier 1886 à Munich, fut de 1855 à 1858 professeur de physique à l'Université de Berne et directeur de l'Observatoire. [F. St^ihli.J

BÉGARD. Voir BÉGUINES.

BEGGENHOFEN. Voir Beckenhofen.

BEGG EN HOVEN , von. Famille de chevaliers, membres du Conseil à Zurich, mentionnée en 1253. Armoiries : tiercé en fasce, de gueules, d'argent à trois roses de gueules, et d'azur. Le nom de famille vient probablement du village zuricois Benken. — 1. Rudolf, 1262-1311, chevalier, probablement fils d'un chevalier du même nom, mentionné avant 1253, conseiller 1268, propriétaire jusqu'en 1278 d'un fief de l'abbave de Zurich à Witellikon. En 1291, il fut du nombre des six Zuricois qui figurèrent dans l'alliance de Zurich avec Uri et Schwyz. De 1295 à 1299 détenteur du bailliage sur les domaines de la comtesse de Rapperswil à Richterswil ; en 1295 arbitre et en 1297 garant et otage dans la querelle des Miilner de Zurich avec Lucerne. — 2. Lutold, fils du n° 1, 1278-1336, chevalier, conseiller 1299, fit don en 1325 au couvent d'Oetenbach de sa métairie d'Adlikon et du tiers de sa demi-métairie de Schleinikon. — 3. Ulrich, fils du n» 2, 1325-1376, conseiller de 1341 à 1349, prit part à la conjuration de 1350. — 4. Ulrich, doyen du chapitre à Zurzach 1332, curé 1342, f le 28 novembre 1363. — 5. Conrad, curé à Windisch 1370, administrateur du couvent de religieuses de Kônigsfelden

BEGGENRIED

BEGOZ

1373, f 1391, dernier de sa famille, comme doyen et curé à Waldshut. [F. Hegi.]

BEGGENRIED. Voir Beckenried.

BEGGINGEN (C. Schaffhouse, D. Schleitheim. V. DGS). Com. dont le nom dérive de Becco, nom de personne en ahd. Armoiries : de gueules à deux socs de charrue d'argent appointés, posés en pal. On y a découvert des vestiges néolithiques et de l'âge du bronze ainsi qu'un refuge d'époque incertaine sur la pente Nord du Schlossranden. Des trouvailles de monnaies et surtout des restes de bâtiments au Graben et au Schlatterhof témoignent d'un établissement romain Le village, mentionné pour la première fois en 973, fut donné avec d'autres au couvent de Reichenau par le duc Burkhard II de Souabe. Le couvent ne possédait cependant pas tout le village ; une partie passa des Nellenburg aux Zàhringen, puis aux ducs de Teck, qui possédèrent un hôtel à Beggingen. Au XIVe s. les propriétaires fonciers étaient les Krenkinger, les Randenburger et l'hôpital du Saint-Esprit. La justice inférieure était rendue par les ducs de Teck ; elle passa, au début du XVe s. à Hans von Homburg qui la vendit, en 1433, au comte Hans von Lupfen. En 1530, elle devint par échange propriété de la. ville de Schaffhouse. Le couvent de Reichenau était au bénéfice de l'immunité pour ses terres de Beggingen. Lors du morcellement des propriétés, il est probable que Hans von Lupfen réussit, en sa qualité de landgrave, à obtenir la haute justice sur Beggingen. En 1491, une sentence rendue à propos des frontières respectives de Schaffhouse et de Hans von Lupfen sur le Randen attribua définitivement Beggingen au dislrict de l'immunité de Allerheiligen. Ce couvent avait déjà cédé ses droits de haute justice à Schaffhouse en 1451. Au spirituel Beggingen dépendit d'abord de Schleitheim ; il eut probablement sa propre chapelle en 1377, dédiée à saint Sylvestre. La Réformation les réunit de nouveau en une seule paroisse, puis en 1644 Beggingen devint paroisse autonome. Le 17 mai 1576, la moitié du village fut détruite par un incendie, et en 1632, des soldats bavarois sous les ordres du général Altringer brûlèrent 60 maisons et l'église. Cette dernière fut reconstruite en 1635 avec le concours financier des sociétés et corporations de Schaffhouse, et complètement restaurée en 1868-1872. En 1840, le vge comptait 124 mais. Registres de paroisse dès 1644. — Voir Lupfische Copialbucher. — US. — Schreiber : Histor. Taschenbueh. — BVG Sch. VII. — Rueger: Chronik. — Imthurn-Harder : Chronik der Sladl Schaffh. — Klingenberg : Die Kirchen des Kts. Schaffh. — Festschrift der Stadl Schaffh. [Wanner-Keller.]

BEGLE. Famille de Satteins (Vorarlberg), dont Johann-Jakob devint bourgeois de Liestal en 1823 et Johannes, d'Augst, en 1859. — Gottlieb, fils de Johann-Jakob précité, * 1818, préfet de Waldenburg 1848-1866, conseiller d'Etat de Bâle-Campagne 1866- 1869. f à Domdidier 1891. [Gauss.]

BEGLINGEN (C. Glaris, Com. Mollis. V. DGS). Hameau situé au-dessus de Mollis et mentionné la première fois le 14 novembre 1289. On y voit encore des restes de la fortification construite à l'époque romaine ; elle s'étendait à travers la vallée de la Linth jusqu'au Rauti. Une chapelle y exista jusqu'à la Réforme ; les ruines en étaient encore visibles en 1796. Une voie romaine aurait peut-être conduit de la Linth sur le Kerenzerberg. — Voir Winteler : Beilage zum Programm der aargauischen Kantonsschule 1893.— JHV G XXX, 13; XXXII, 1.— UG I, 90— LL. [Nz.l

BEGNINS (C. Vaud,D. Nyon. V.DGS). Vge où l'on a trouvé des vestiges gallo-helvètes et un milliaire romain en 1811. Armoiries : tiercé en fasce, au 1, d'argent à trois sapins arrachés au naturel, rangés en fasce, celui du milieu plus grand que les deux autres ; au 2, d'azur à la gerbe d'or, et au 3, d'argent à trois pieds de vigne arrachés au naturel, rangés en fasce, celui du milieu plus grand que les deux autres. Anciennes formes : Begnins 1145; Bignins 1164 \Binins 1160 ; dérivé du gentilice

Bennius. En 1145, Guigues de Begnins donne au couvent de Bonmont le tiers des dîmes de Begnins. C'est la première mention du nom. Dès l'extinction de la famille seigneuriale, au XIVe s., le village fut morcelé. Les Favre succédèrent aux Begnins dans la possession du château du Martheray et de la majeure partie des droits seigneuriaux ; des parcelles devinrent les fiefs de Cottens, de Menthon, de Rochefort, de Sarraux.

Après les Favre, le château du Martheray passa dans de nombreuses mains : au XVIIe s. les Badel, les Croll, les Cambiaque ; la famille Rigot, de Genève, possédait la seigneurie à la Révolution. Begnins est le lieu de naissance du doyen Bridel. Population : 1803, 507 hab.; 1860, 747 ; 1910, 713. Registres de naissances et de mariages dès 1664, dedécès dès 1710.— Voir DHV. [M. R.]

BEGNINS ou BIGNINS. Le nom de Begnins ou Bignins ayant été porté par les Fabre ou Fabri, Séchai, Menthon, Mestral, il est difficile de déterminer à quelle famille appartenaient les nombreux membres du clergé de Genève ayant porté ce nom aux XIVe et XVe s. — 1. Piebre et — 2. Hugues, chanoines vivant en 1330. — 3. Jean, clerc de Genève, vivant en 1341 — 4. Pierre, chanoine, vivant en 1364. — 5. Nicolas, chanoine et prévôt, évêque élu de Genève en 1366. — 6. Guigonnet, chanoine, vivant en 1387 — 7. Jaques, chanoine, vivant en 1388. — Voir Gautier. — Galiffe et Gautier : Armoriai. — J. Mercier : Le chapitre de St-Pierre. — DHV.

— Regeste genevois. — MDG. — Arch. d'État Genève : Galiffe, mns. ; Analyses des actes notariés. [M.-L. G.l

BEGNINS, de. Famille noble, éteinte vers le milieu du XIVe s. Armoiries : paie de six pièces d'or et d'argent, au chevron de sable. — 1. Pierre, évêque de Belley 1374-1394. — 2. Pierre, chanoine de Genève 1365, de Lausanne 1384, vicaire général de Genève 1391. Il est peut-être identique à Pierre Favre, seigneur de Begnins, qui fut chanoine de Genève puis évêque de Riez de 1411 à 1415. — Voir Reymond : Dignitaires de Lausanne. — ■ Montet : Dictionnaire I. — DHV. [M. R.)

BÉGON. Famille originaire de Guissac en Languedoc reçue à la bourgeoisie genevoise en 1704, aujourd'hui éteinte. Armoiries : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux roses et en pointe d'un lion, le tout d'or.

— Voir Galiffe : Not. gen. V, 233. [H. Da.J BÉGOZ. Famille d'Aubonne (Vaud) mentionnée

dès la fin du XIVe s. Une ancienne forme du nom est Bègue, qui, en vieux français, indique aussi la mouette.

Armoiries : de sinople au jars passant d'argent. — 1. César-Benjamin-Charles-François, 1757-1828, commerçant et consul de Suisse à Gênes de 1799 à 1806. — 2. Louis, 1763- 1827, membre du gouvernement helvétique. Il étudia le droit et était avocat lorsque la Révolution vaudoise éclata en 1798 ; il soutint le mouvement et fut membre de l'Assemblée provisoire du Pays de Vaud dès le 24 janvier. Il alla annoncer dans le Valais et à Bâle l'adhésion du Pays de Vaud à la Constitution helvétique, négocia différentes questions épineuses, civiles et militaires, avec les représentants français en Suisse, à Berne et à Aarau. Il se distingua dans ces diverses circonstances et le Directoire exécutif de la République helvétique le pria de prendre en Louis Bégoz. D'après avril 1798 la direction du Au Peuple vaudois .

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