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BEGUELIN

Louis-Murc-Kranrois Bégoz.

D ap. une miniature sur ivoire.

ministère des Relations extérieures. Il lui chargé aussi, provisoirement, du ministère de la guerre. Sa conduite courageuse et patriotique déplut au célèbre commissaire français Rapinat qui l'obligea à démissionner, le 18 juin suivant. Le Directoire français désapprouva son représentant en Suisse et Bégoz fut de nouveau investi de ses fonctions le 27 du même mois.

Il fut déchargé de la direction du ministère de la guerre le 15 décembre; 1798, et resta ministre des Relations extérieures jusqu'au 22 novembre 1801, époqueoù, à la suite d'un coup d'État, les fédéralistes arrivèrent au pouvoir. Il fut choisi, le 5 août 1802, par le Sénat helvétique, pour faire partie de la Commission de constitution du Canton de Vaud et, l'hiver suivant, participa, sans mandat officiel, aux travaux de la Consulta helvétique à Paris. Après l'organisation du canton de Vaud en 1803, Bégoz se retira dans la vie privée et mourut à Lausanne le 16 janvier 1827. Il se rattachait au parti unitaire modéré. — 3. Louis-Marc-François, 1785- 1859, neveu du n° 2. A 16 ans, il entra au bataillon de chasseurs helvétiques et passa avec lui, en 1803, au service de France. En 1807, il fit la campagne de Portugal comme adjudant-major et en 1812 la campagne de Russie. A Polotzk, il eut un cheval tué sous lui et parvint à sauver le drapeau de son régiment ; à la Bérésina, il parvint également à sauver le drapeau de son régiment, mais fut blessé. Rentré en Suisse, il devint juge au tribunal d'Aubonne. En février 1814, il remplit avec succès des missions difficiles auprès du général français Ordonneau à Saint-Cergue, et en juin auprès du chef des armées autrichiennes qui envahissaient la France par la vallée du Rhône. En 1819, Bégoz fut nommé instructeur chef des troupes vaudoises, poste qu'il conserva jusqu'en 1844 où il devint commandant de la gendarmerie. Il avait été promu en 1825 colonel de carabiniers. Bégoz a publié : Souvenirs de campagne ; il avait quatre frères au service de France : Victor, capitaine au 4e régiment suisse ; Charles, adjudant-major en 1808 dans la campagne d'Espagne ; Henri et Frédéric. — 4. Isaac- Henri-Louis, 1789-1842, fils du n° 1, officier en France, major dans les troupes vaudoises, président du tribunal d'Aubonne, membre de la Constituante vaudoise de 1830, puis professeur de droit à Paris. [Eug. M.]

BÉGUELIN. Nom de deux familles du Jura bernois, l'une originaire de Courtelary, l'autre de Tramelan Armoiries de la première : écartelé, aux 1 et 4 d'azur à une fleur de lys d'or ; aux 2 et 3 d'or à une bisse écorchée et contournée. La famille de Courtelary est mentionnée dès la première moitié du XVe s. ; au siècle suivant, elle possédait dans ce village le fief épiscopal de la Winterhalde, et la maison où se tenaient les assises de la Justice. Elle acquit la bourgeoisie de Bienne au XVIIe s. ; au siècle suivant, un rameau s'établit à Berlin, et d'autres, au XIXe s., dans le canton de Neuchâtel, en France et en Amérique. A citer parmi les Béguelin de Courtelary : — 1. Jehan Bigalin, assista à la bataille de Morat avec le contingent de Bienne. — 2. Henri, délégué des maires et députés de l'Erguel auprès du prince-évêque de Bàle 1586, f 1597. — 3. Jehan, neveu du n° 2, maire de Courtelary de 1614 à sa mort en 1617. — 4. Imeron, 1581- 1658, neveu du n° 2, maire de Courtelary 1618-1658. — 5. David, notaire 14 avril 1662, exerça la même charge de 1671 à sa mort en 1706. -- 6. Pierre, 1672-1752, fils du n° 5, notaire 11 décembre 1702, maire de Cour-

telary 1704-1744. Docteur en droit et avocal à la Cour des princes-évêques de Bâle, il fut le principal artisan de la chute du bailli P. -E. Chemylleret en 1723, et tomba plus tard en disgrâce pour avoir énergiquement défendu contre les empiétements du souverain et contre le bailli Mestrezat, les libertés du pays d'Erguel (voir ASJ 1916, p. 76). Auteur de : Dissertatio juridica de interdicto quorum bonorum, 1696. — 7. David-Luuis BÉGUELIN DE ReuchenETTE, 1738-1798, notaire, capitaine au service de Prusse, major des milices de l'Erguel, il essaya sans succès d'introduire à Courtelary la fabrication des draps et de l'horlogerie de gros volume ; maire de Courtelary 1770-1787. Il remit passagèrement en valeur le fief de la Reuchenette où il offrit l'hospitalité au début de la Révolution française à de nombreux réfugiés, entre autres au baron de Tott. Sans faire partie de la régence d'Erguel, il fut, à cette époque, un conseiller judicieux et désintéressé des princes de Roggenbach et de Neveu retirés à Constance. Il publia une Relation de la tournée de S. A. Frédéric, évêque de Bâle... pour recevoir l'hommage de ses sujets dans une partie de son empire, 1777, et diverses brochures politiques en 1792-1793.— 8. Nicolas

BEGUELIN DE LlCHTER-

felde, 1714-1789, fils du n° 6. Docteur en droit et avocat, il s'expatria à la suite des troubles de l'Erguel sous le bailli Mestrezat. Après un stage juridique à Wetzlar, suivi d'un stage diplomatique à Dresde où l'avait attiré son ami Emer de Vattel, il accepta de Frédéric II le poste de précepteur du prince héritier Frédéric-Guillaume, enseigna les mathématiques au Collège Joachim, fut élu en 1747 à l'Académie des sciences de Berlin et mourut directeur de la classe de philosophie. Dans cette classe et dans celle des mathématiques, il a présenté un grand nombre de mémoires sur les sujets les plus variés. Bien en cour pendant longtemps, de quoi témoigne la nomination de son frère cadet Pierre, 1726-1757, à la charge de précepteur du prince Henri de Prusse, il encourut dans la suite une disgrâce complète. Frédéric- Guillaume II tint à réparer cette injustice en lui conférant la noblesse, le 20 novembre 1786, et en lui faisant don de la seigneurie de Lichterfelde. — Voir Formey : Mémoires de l'Académie des sciences de Berlin, 44, p. 41. — F.-K.-G. Hirsching: Histor.-lit. Handbuch berûhmter. . Personen in dem 18. Jahrh., p. 186. — Meusel : Lexicon d. v. J. 1750-1800 verstorbenen teutschen Schriftsteller I, 270. — Ch. Bartholmess : Hist. philosophique de l'Académie de Prusse 1,1. — F. Papillon : Hist. de la philosophie moderne I, 282. — Ad. Harnack : Gesch. der... Akademie... zu Berlin I, 427. — E. Dumont : Nicolas de Béguelin. — 9. Henri, 1765-1818, fils du n° 8, conseiller honoraire de la ville de Bienne, financier et diplomate, familier de Hardenberg qu'il accompagna au Congrès de Vienne. A la fin de sa vie, il fut chargé de la direction du Département des affaires de Neuchâtel et reçut, en 1815 et 1816, la bourgeoisie d'honneur de cette ville et celle de Valangin. Il entretint à cette époque une correspondance avec le doyen Morel au sujet de la situation de l'ancien évêché de Bâle, et une autre avec le procureur-général de Rougemont à propos de celle de Neuchâtel. Ses mémoires ont été publiés par Ad. Ernst. On lui doit diverses études d'économie politique, dont la principale est intitulée : Historischkritische Darstellung der Accise- und Zollverfassung in den preuss. Staaten, 1797. — Voir Ad. Ernst : Denkwiirdi gkeiten von Heinrich und Amalie von Béguelin au den Jahren 1807-1813. — von Ditfurth : Zur Gesch. der kôniglich preuss. Oberrechnungskammer, p. 97, 136. —

Nicolas de Béguelin.

D'après un portrait à l'huile

de Graff (Musée Hohenzollern

à Berlin).

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