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CHAR VET

CHASSOT

encyklopâdie f. prot. Theol. — Dom Le Couteulx : Annales ord. cart. 1084-1429. — ■ Heimbucher : Orden u. Confjrc galionen. — A. Buchi : Die kath. Kirche in der Schweiz. — Dom Courtray dans RHE 1913, 37 et dans AHS 1908. — von Mùlinen : Helv. sacra. [L. K.]

CHARVET. Famille valaisanne mentionnée à Sion au XVIIe s., puis répandue à Grimisuat et à Miège. — 1. NoÉ, curé-doyen d'Ernen, f 1661. — 2. Mathieu, de Miège, curé-doyen de Sierre, construisit l'église actuelle en 1687. f 1700. — 3. François-Joseph, de Sion, chancelier épiscopal 1772, chanoine 1781, curé-doyen de Sierre 1780-1782. — Ritz : États du clergé. — Archives paroissiales d'Ernen, Venthône et Sierre. [Ta-]

CHARVOZ. Famille de Bagnes (Valais), où elle est mentionnée dès le XIIe s. — Maurice, * 1865, collaborateur au Genevois, au Confédéré du Valais, à Wissen und Leben, etc. ; traducteur de Manzoni : Philosophie positive : Le Prêtre ; Hist. naturelle de l'homme. A publié des vers et quelques opuscules. Député au Grand Conseil 1921. [Ta.]

CHASSAGNE (BOIS DE) (C. Vaud, D. Orbe.

V. DGS). Cassanea en 1141, Chassagne en 1296. Grande forêt s'étendant sur les communes des Clées et d'Orbe. Elle faisait partie du domaine royal sous les Rodolphiens, passa après 1032 au comte de Bourgogne, puis aux Montfaucon, seigneurs d'Orbe. Elle appartient maintenant aux deux communes susnommées. — DHV.[M.R.]

CHASSE. La chasse était à côté de la pêche l'occupation principale des premiers habitants de notre pays. Aux temps les plus anciens, comme en témoignent les ossements retrouvés, vivaient chez nous le mammouth, l'ours des cavernes, le lion, la panthère, le rhinocéros à toison laineuse et surtout le renne, qui était le gibier préféré. Le chamois, le cerf, le bouquetin, le porc et le blaireau existaient aussi. Les armes étaient de pierre, de bois ou d'os d'animaux. Le recul des glaciers fit disparaître les animaux du Nord ; d'autres se retirèrent dans les Alpes. Les constructeurs de palafittes améliorèrent petit à petit leurs armes primitives et les remplacèrent par d'autres en bronze et plus tard en fer. La faune s'accrut d'espèces venues d'Asie : le chevreuil, le chamois, l'élan, l'aurochs, le sanglier, les types septentrionaux de l'ours, le bison, le loup, constituèrent le principal gibier avec le cerf. Depuis l'époque des palafittes et l'époque romaine, la faune n'a plus subi de changements importants ; elle a surtout diminué. L'ours des cavernes, l'aurochs, le bison et l'élan ont tout à fait disparu.

Au temps des Helvètes et des Romains, la chasse était complètement libre ; les premières limitations apparaissent dans la loi burgonde de 500 ; la loi alémanne de 613 aussi prévoit des peines pour le vol et la destruction des chiens, des faucons et du gibier. Au XIIIe s., l'ours et le loup étaient gibier pour chacun ; pour le reste la chasse était presque partout réservée aux seigneurs fonciers, temporels ou spirituels ; elle constituait parfois une régale d'État, et était pratiquée à courre et au faucon avec de grandes meutes et des faucons dressés. Dans les montagnes, la chasse était à peu près libre encore, la surveillance étant trop difficile et le gibier de forêt trop peu estimé. Des villages de montagne obtinrent au XVIe s. le droit de chasse réservée avec permission d'employer les armes à feu et les filets ; une partie du gros gibier devait être remise au seigneur, par exemple le bois du cerf, la tête de l'ours, etc. Par contre, dans presque tout le reste de la Suisse actuelle, la chasse était interdite aux paysans, auxquels on défendait souvent de garder un chien. Des maîtres-chasse furent institués pour veiller à l'exécution des ordonnances. Les bourgeois des villes jouissaient de droits de chasse très limités à certaines époques de l'année ; ils ne pouvaient généralement faire que la chasse aux oiseaux. Des mesures pour la protection du gibier n'apparaissent que depuis 1500 environ. L'usage du faucon semble être tombé en désuétude dans la première moitié du XVIIe s. La chasse était interdite les dimanches et jours de fête ; l'emploi de trappes, nœuds coulants, filets et poison fut généralement interdit, la première fois à Lucerne en 1643, sauf pour les loups.

Lucerne institua en 1408 la première réserve dans le

bailliage de Willisau ; elle fut notablement agrandie en 1580. Les Bernois interdirent en 1648 la chasse au cerf dans le bailliage de Habsbourg. D'autres réserves furent créées : dans l'Entlebuch 1649, à Glaris 1659 ; Berne ferma plusieurs forêts 1687, Fribourg l'imita en 1731, Soleure en 1776. Cependant, le gibierdiminua fortement; le braconnage était courant chez les paysans, faute de surveillance. Sous le nouveau régime, la chasse devint partout dès 1803 une régale d'Etat. Les cantons des Grisons et de Bâle la rendirent libre pour tout bourgeois du canton, dans la première moitié du XIXe s. ; la plupart des autres cantons adoptèrent le système des patentes : moyennant une somme déterminée, l'on avait droit de chasser tout gibier pendant certains mois de l'année. Argovie seul, de 1803 à nos jours, Bâle- Ville et Bâle-Campagne dès 1859, adoptèrent le système des districts de chasse que Lucerne avait connu de 1810 à

Une loi fédérale sur la chasse fut édictée en 1875 et revisée en 1904. Elle apporta des mesures protectrices plus étendues pour le gibier de haute montagne, et la plupart des cantons y adaptèrent leur loi particulière. Il existe actuellement 22 districts francs fédéraux, de 50 à 200 kilomètres carrés de surface, répartis dans les cantons comme suit : Berne 2, Lucerne 1, Uri-Unterwald 2, Schwyz 1, Glaris 2, Fribourg 1, Appenzell 1, Saint- Gall 2, Grisons 3, Tessin 2, Vaud 1, Valais 3, Neuchâtel 1. Beaucoup de cantons en ont créé d'autres, aussi bien en plaine qu'en montagne ; des zones de protection ont été établies aussi sur des lacs et cours d'eau pour les oiseaux aquatiques ; grâce à ces mesures, là où le gibier n'a pas augmenté, il est cependant resté ce qu'il était. — Voir les articles des divers cantons. — DGS V, p. 184, avec bibliographie. [L. S.]

CHASSERON (C. Vaud, D. Grandson. V. DGS). Sommet du Jura, qui domine Sainfe-Croix, où l'on a trouvé en 1850 et 1860 des traces d'un temple romain et des monnaies romaines, dont les dernières sont de Constantin. Un autel a dû exister sur le sommet, où les Helvéto-romains venaient faire des sacrifices et déposer des offrandes. — DHV. — RHV 1913. — J. Gruaz : Le C. et Les temples de montagne. [M. R. et V.-H. B.]

CHASSEUR. Famille noble d'Yverdon, qui a donné, sous le régime bernois, des conseillers, un banneret. Armoiries : taillé d'argent et de sable au chien courant de l'un en l'autre. — 1. François-Louis, lieutenant baillival, fils du doyen d'Yverdon, fut reçu bourgeois de Berne en 1642. — 2. François-Louis, fils du n° 1, du Conseil des Deux-Cents en 1680, bailli de Chillon en 1693. — 3. François-Louis, fils du n° 2, du Conseil des Deux-Cents en 1718, le dernier de la famille ;

f 1748. — LL.

CHASSOT.

[M. R.] Famille bourgeoise dans 19 communes du canton de Fribourg. A Orsonnens, elle est mentionnée dès la fin du XVe s., et a donné plusieurs générations de notaires.— Marie, abbesse de la Fille-Dieu 1598-1613. — Jacques, d'Orsonnens, servit avec distinction dans les armées de l'empereur Ferdinand III, fut anobli par lui le 15 avril 1648 et gratifié des armoiries suivantes : de sable à la fasce d'argent chargée de trois poissons au naturel, posés en barre, le corps onde, la tête en bas. — Voir Étr. frib. 1896. — Dellion : Dictionnaire IX. — AHS 1921. — Jean, d'Orsonnens, coseigneur de Curtilles, reçu bourgeois patricien de Fribourg 1783. — AHS 1921, 55.

— FRANÇOis-Antoine, de Fribourg et Orsonnens, 1765-1848, chanoine de Saint-Nicolas 1795, membre de la Cour épiscopale et protonotaire apostolique.

— Pierre, de Treyvaux, Orsonnens et Fribourg, * 21 novembre 1812, prêtre 1839, secrétaire épiscopal 1842-1860, camérier pontifical honoraire 1853, vicaire général de l'évêque de Lausanne et Genève 1860-1880, f 30 mai 1898. — Étr. frib. 1899. — François, de Fribourg, 1825-1867, archiviste de l'État de Fribourg, 1858-1867. — Alfred, d'Estavayer-le-Lac, 1846-1910, avocat, député au Grand Conseil, président de ce corps à plusieurs reprises, syndic d'Estavayer 1888, conseiller

CHASSOTTE (LA)

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