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CHEMINS DE FER

restituer leurs conquêtes de 1712, voua toutes ses démarches à un échec. — Voir AS I, VII, 2. ■ — Michaud : Biographie universelle. — ASG I. — Nbl. Waisenhaus Zurich 1861. — ■ Jecklin : Materialien I. — Sprecher : Gesch. der. III Bùnde. — Tillier : Gesch. Bern V. — Dierauer IV. [A. R.]

CHAVORNAY (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Vge très ancien, sur la route romaine conduisant à Yverdon. On y a trouvé des mosaïques et des monnaies romaines, ainsi qu'un milliaire qui porte les noms de Marc-Aurèle (161-180) et de Septime-Sévère (193-211). Le 17 janvier 867, le roi Lothaire donna à sa femme Thietberge différentes propriétés dans les pagi de Lyon, de Grenoble, de Genève, de Lausanne, parmi lesquelles une à Cavurnum, que quelques-uns identifient avec Chavornay, dans le Valromey (France), d'autres avec la localité vaudoise de ce nom. Ce qui est certain, c'est que Chavornay fut l'une des résidences des rois de Bourgogne. En 927, le roi Rodolphe II y confirma l'élection de l'évêque de Lausanne Libon, lequel fut ensuite consacré par l'évêque de Belley en présence de l'archevêque de Besançon. On peut conjecturer que la reine Berthe, femme de Rodolphe II, y séjourna. On a trouvé des débris carbonisés dans un champ « sur la ville » ; quelques-uns y voient les restes du « château » royal. Plus tard, peut-être en vertu d'une donation royale, Chavornay passa aux mains de l'église de Lausanne. L'évêque y percevait la dîme qui, en 1397, était de 16 muids de froment, 25 muids d'avoine et 10 livres de cire. De son côté, le chapitre cathédral avait le patronage de l'église paroissiale dédiée à saint Marcel, et un des chanoines était curé Cette église, dans sa forme actuelle, remonte essentiellement à la fin du XIVe s., notamment la nef et les bas côtés, auxquels sont adossés un chœur voûté en croisées d'ogive. L'église porte encore les croix de consécration du XVe s., date d'une reconstruction qui fit recouvrir la nef d'un plafond cintré. La chaire est de 1620. Il y a eu plusieurs remaniements modernes, l'un en 1851, le dernier en 1923. Chavornay avait au moyen âge des franchises que les Bernois lui enlevèrent en 1536 après la conquête du pays de Vaud. Sous le régime bernois, ce fut le siège d'une châtellenie. Plusieurs maisons de la localité datent du XVIe s. ou du commencement du XVIIe s. En 1712, 17 bourgeois de Chavornay qui avaient pris part à la guerre de Villmergen, fondèrent une «abbaye». Celle-ci fut dissoute en 1855, et le drapeau pris, dit-on, à l'ennemi fut remis à l'arsenal de Morges. Chavornay a été incendié en 1829. Registres de baptêmes dès 1621, de mariages dès 1715, de décès dès 1728. — DHV. [M. R.]

CHECCIA, Pietro, de Morcote, reconstruisit le monastère de sainte Marie-Madeleine au Quirinal, à Rome, en 1609. — Francesco, stucateur, de Morcote, travailla à Rome, f après le 6 juin 1631. — BStor. 1911. [C.T.]

CHECCO, Bernardino, de Locarno, capitaine des Vénitiens dans la défense de Famagouste contre les Turcs. A la chute de cette ville, en 1571, il fut emmené prisonnier à Constantinople, mais s'échappa et se rendit à Venise, qui lui confia le gouvernement de Céphalonie, où il mourut en 1614. — Nessi : Memorie storiche. — Oldelli : Dizionario. — LL. [C. T.]

CHEIRY (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Corn, et Vge. Formes anciennes : 1380, Chirie ; 1586, Cheyriez ; 1664, Cheiris ; 1668, Cheirier ; en patois tseiri = (fundus) cariacus, du gentilice Carius. Cheiry faisait partie de la seigneurie de Surpierre, puis du bailliage de Surpierre jusqu'en 1798, du district d'Estavayer 1798- 1848, et enfin du district de la Broyé en 1848. La commune de Cheiry ressortissait à la grande commune de 'Surpierre et était régie par le Coutumier de Vaud. En 1184, Roger, évêque de Lausanne, donna au Prieuré de Saint-Maire les églises de Cheiry et de Surpierre. La chapelle, dédiée à saint Sylvestre, fut très probablement la première église paroissiale de Surpierre. Incendie le 30 mars 1624. — Voir Stadelmann : Études de toponymie romande, dans ASHF VII, p. 270. — Kuenlin : Dictionnaire. — Dellion : Dictionnaire XI, 173. [R^emy.]

CHEMILLERET. Famille éteinte, originaire de Montbéliard, bourgeoise de Bienne dès 1607, dont plu-

sieurs membres ont possédé d'abord comme amodiateurs (1663-1669), puis en fief noble de l'évêque de Bâle (1669-1756), les forges de la Reuchenette qu'ils exploitèrent eux-mêmes jusqu'en 1741. Les Chemilleret possédaient aussi le domaine de Byfang depuis 1667 et le château de Mett.

Armoiries : Les Chemilleret ont porté d'abord une fortune tenant un voile au-dessus de la tête, sur un fond d'azur, puis écartelé, aux 1 et 4 d'azur aune bande d'or chargée d'un lion de gueules, aux 2 et 3 de gueules à une fasce vivrée d'argent. — 1. Abraham, reçu bourgeois de Bienne en 1657, châtelain d'Erguel 1681- 1686. — 2. Pierre-Esaye, fils du n° 1, châtelain d'Erguel 1686-1706. — 3. Conrad-Abraham, fils du n° 2, capitaine au régiment de Bettens, du Petit Conseil de Bienne 1738. — 4. Marc-Élie, fils du n° 2, capitaine en France, du Petit Conseil 1697, châtelain d'Erguel 1706, destitué 1724 ; acquit pour 15 000 lb, en 1727, la seigneurie de Bremgarten, f 1745. — 5. François- Ésaye, fils du n° 4, fut anobli en 1733, bailli d'Orvin et préfet de la montagne de Diesse 1731. — 6. Marc- Frédéric, fils du n° 5, maire de Bienne en 1755. — 7. François-Bodolphe, fils du n° 5, capitaine au régiment de Chambrier en Hollande, puis au régiment Waldner en France, assista à la bataille de Rossbach, capitaine de la compagnie d'Orvin 1758, du Petit Conseil 1778. f 6 mars 1790, dernier de sa famille. — Voir LL. — Généalogie Thellung (arch. de la Com. bourg, de Bienne). — Quiquerez : Not. hist. sur les mines de V ancien évêché de Bâle, p 148. — ASJ 1916, p. 76. [E. B.]

CHEMINS DE FER. POLITIQUE FERRO- VIAIRE. Le premier tronçon de voie ferrée sur sol suisse fut celui de Bâle-Saint-Jean-Saint-Louis, section terminus ae la ligne Bâle-Strasbourg, longue de 1860 mètres et ouverte à l'exploitation le 15 juin 1844. La première ligne suisse fut celle de Baden-Zurich, ouverte le 9 août 1847. Des projets existaient évidemment déjà auparavant ; ceux entre autres du landammann saint-gallois Baumgartner, de 1836, puis du Grison La Nicca. Les Grisons étudièrent en 1839 le plan d'un réseau rhétique et conclurent même des accords avec les cantons de Saint-Gall et du Tessin et avec la Sardaigne pour la concession en vue de l'établissement du chemin de fer du Lukmanier. Une foule de projets furent discutés dans toute la Suisse vers la fin des années 1840, et la pression de l'opinion publique fit inscrire dans la constitution de 1848, art. 21, le droit d'expropriation par la Confédération. Après 1850, le Conseil fédéral se chargea des études en vue de l'établissement du futur réseau général, et l'assemblée fédérale posa par la loi du 28 juillet 1852 les bases de la législation ferroviaire. Cette loi reconnaissait provisoirement aux cantons le droit d'accorder les concessions et la surveillance des travaux d'établissement ; lorsque les cantons ne désiraient pas construire eux-mêmes leurs lignes, ce droit passait aux particuliers.

Alors commença vers les années 1850 la pose du réseau du centre du pays par des entreprises particulières et d'une manière fragmentaire, non sans de nombreux conflits et des chicanes entre les compagnies rivales et les particuliers. La Schweizerische Centralbahn fit de Bâle la tête de ses lignes, construites de 1854 à 1859 : Bâle-Olten, puis les embranchements vers Aarau, Lucerne, Berthoud-Berne-Thoune, Herzogenbuchsee-Soleure-Bienne. La première ligne de la Suisse occidentale fut celle de Morges-Lausanne- Yverdon en 1855 à laquelle se rattacha en 1856 le réseau des entreprises qui fusionnèrent sous le nom de Compagnie de la Suisse occidentale. Celle-ci devint en 1881 la Compagnie de la Suisse occidentale et du Simplon par l'adjonction de la ligne Bouveret-Brigue. Dans le canton de Berne naquit en 1856, sous la surveillance et la direction de l'État, la ligne Jura- Berne- Lucer ne, qui fusionna en 1889 avec la Suisse-Occidentale-Simplon sous le nom de Compagnie du Jura-Simplon. La longueur des lignes exploitées dépassait 1000 kilomètres. Dans la Suisse orientale se constituèrent les compagnies suivantes : la Schwei-

CHENAUD

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