CHRONIQUES
Hofwil 1840, fut recteur à Schôftland 1843-1847, puis à Wintersingen ; publia : Peslalozzis Leben und Ansichten ; Martin Planta ; Huldreich Zwingli ; Gesch. der Reformation in der Schweiz (inachevé). — Voir ADB. — 5. Georg, landammann de Hohentrins, vint à Coire en 1843, dont il acquit la bourgeoisie en 1897, avec son frère. — 6. Félix, * 1826 à Trins, dont il fut landammann, puis président du tribunal de district à Coire, t 20 septembre 1866. — 7. Martin, fils du n° 5, * 1853 à Coire, major 1888, membre du Grand Conseil de la ville de 1895 à 1897, du Petit Conseil de 1897 à 1899. — 8. Félix, frère du n° 7, * 24 septembre 1855, du Grand Conseil de la ville, dirigea la Hhâtische Alctienbrauerei A. G., t 26 avril 1891. — 9. Ulrich, fils du n° 7, * 1891, historien d'art. — 10. Anton, artiste-peintre, de Scanfs,
* 7 octobre 1871, mentionné dans SKL. [L. J.] CHRISTOFFEL, Elwin-Bruno, mathématicien,
* le 10 novembre 1829 à Montjoie (Prusse Rhénane), f le 15 mars 1900 à Strasbourg, professeur de mathématiques supérieures à l'École polytechnique fédérale de Zurich 1862-1869, directeur et organisateur de la division VI (pour maîtres spéciaux) 1866-1869, professeur à Berlin, puis à l'université de Strasbourg 1869- 1872. Son ouvrage principal : Allgemeine Théorie der geodâtischen Dreiecke, a été rédigé pendant son séjour à Zurich. — Voir Christoffel : Gesammelte mathematische Abhandlungen (publ. par L. Maurer). — Mathematische Annalen LIV. — Festschrift zur Feier des 50jàhr. Bestehens des Eidg. Polyt. — Rudio : Biogr. Skizzen. — SB 1901. [D F.]
CHRONIK DER STADT ZURICH. Voir Wochenchronik, Zûrcher.
CHRONIQUES. Des chroniques suisses existent depuis les origines de la Confédération. Elles sont issues, comme ailleurs, d'obituaires, calendriers ou annales, ou se rattachent à des compendiums de couvents ou à des annales étrangères. Jusqu'au commencement du XVIes., elles ont un caractère local accentué et plutôt clérical ; leurs auteurs étaient, à l'origine, exclusivement des religieux, moines ou prêtres. L'élément laïque n'apparaît qu'au commencement du XIVe s. avec le saintgallois Kuchimeister.
Avant 1291, l'activité des chroniqueurs ne s'exerçait que dans les couvents : à Saint-Gall, Pfàfers, Einsiedeln, Engelberg, Mûri, Saint-Maurice et dans la Reichenau, ou dans les chapitres de Bâle, Constance et Saint-Maurice. Sur le sol suisse, les principaux furent : Marius d'Avenches au VIe s., Frédégaire au VIIe s. ; puis les chroniqueurs saint-gallois Einhard, Notker, Rapert, Ekkehard, Konrad von Fabaria, et leurs continuateurs du IXe au XIIe s. C'est encore dans les ordres religieux que se recrutèrent la plupart des chroniqueurs suisses du XIIIe s. au commencement du XVe s. : les franciscains Jean de Winterthour et Clewi Fryger, auteur de la chronique de Kônigsfelden, les dominicains Félix Fabri et Jos. Meier, tous deux de Zurich, les chartreux Heinrich von Alefeld, Georg Zimmermann (Carpentarius) de Brugg, et Nicolas Molitoris à Bâle, qui nous conduisent jusque dans le XVIe s. A ceux-ci s'ajoutent de nombreux prêtres séculiers : le prévôt de Lausanne, Conon d'Estavayer, l'évêque de Constance, Heinrich von Klingenberg, le chantre du Grossmunster à Zurich, Konrad von Mure, au XIIIe s., Heinrich Truchsess de Diessenhofen au XIVe s., et le Zuricois Félix Hemmerli, chantre et prévôt de la collégiale de Soleure, au XVe s. Ces chroniqueurs religieux trouvèrent aux siècles suivants des continuateurs et successeurs dans les chartreux de Bâle et les chroniqueurs d'Einsiedeln, Gengenbach, Bonstetten et Christoph Hartmann, dans les continuateurs des Annales d'Engelberg, dans la chronique des chartreux Heinrich Murer et L.-M. de Massiac, dans les bénédictins Gabriel Bucelin et Johann-Kaspar Lang, curé de Frauenfeld, et d'autre part dans le Zuricois protestant Johann-Heinrich Hottinger aux XVIe et XVIIe s. Parmi les humanistes suisses qui se sont occupés d'histoire, il faut citer : Heinrich Gundelfingen, Albrecht von Bonstetten, doyen d'Einsiedeln, l'augustin bâlois Niklaus Friesen, auteur d'un récit des guerres de Bourgogne ; le Glaronnais Heinrich Loriti, dit Glarean; le Saint-Gallois Joachim
Watt ( Vadian) ; Konrad Turst, médecin de la ville de Berne ; les deux Valaisans Thomas et Félix Platter, et enfin le Grison Simon Lemnius.
L'histoire fut aussi cultivée dans les divers cantons de la Confédération, ainsi que chez leurs alliés et sujets : Bâle, antique résidence épiscopale et siège d'une université, compta le plus grand nombre de chroniqueurs et de chroniques dès la fin du moyen âge. A Zurich, centre de vie littéraire, une série de chroniqueurs s'occupa, dès les XIIIe et XIVe s., en connexion avec les prêtres déjà mentionnés, de l'histoire de la ville. Les plus anciens furent Ulrich Krieg, Eberhard Mullner, Hans Gloggner et Hans Hupli. Ils eurent pour sucesseurs, dès le milieu du XVe s., Gerold Edlibach, Heinrich Brennwald, Johannes Stumpf, Heinrich Bullinger, Félix et Heinrich Schweizer, Fridli Bluntschli, Johann Jud, Hans von Hinwil, Bernhard Sprungli, Bernhard Wyss, Hans et Peter Fussli, Josias Simler, Laurenz Bosshard, Christoph et Gebhard Hegner ; Bernhard Lindauer et Ulrich Meyer à Winterthour. Les chroniques bernoises commencent au XIVe s. avec la relation de Pftind et le Conflictus Laupensis, qui conduisent aux grandes chroniques de la ville de Justinger, Schilling, Anshelm et Stettler. A Fribourg vécut à la fin du XIVe s. YAnonymus Friburgensis, reconnu de nouveau comme authentique et contemporain des événements qu'il raconte, et auquel se rattachent au XVe s. toute une série de chroniqueurs : Hans Greyerz, Nicod du Chastel, Hans Fries, Peter von Molsheim, Ludwig Sterner, Hans Lenz, Antoine Paillard, Franz Katzengrau, Franz Rudella, Franz Guillimann, Nicolas et Daniel de Montenach, Franz Gurnel, Wilhelm Techtermann et Heinrich Fuchs. Ils écrivirent en partie en latin, en partie en allemand ou en français, et plusieurs sont encore inédits. Soleure ne connut de chroniqueurs qu'à partir du XVIe s., les principaux furent Anton Haffner à la fin de ce siècle, et Franz-Jakob vom Staal au XVIIe s. A Lucerne, les premières annales datent du commencement du XVe s. ; elles ont pour auteurs Egloff Etterlin, Melchior Russ, Petermann Etterlin, Diebold Schilling. (XVIe s.), Ludwig Feer, Niklaus Schradin, Hans Salai et Rennward Cysat. A Schaffhouse, l'historiographie fit ses premiers pas au cours du XVIe s. avec les chroniqueurs Hans-Oswald Huber (1537-1581) etJohann- Jakob Rueger (1548-1606). A Zoug, elle ne commença pas plus tôt, mais compta un plus grand nombre de représentants dès le début du XVIe s. : Heinrich Schônbrunner, Kaspar Suter, la soi-disant Gessler Chronik, Peter Villiger, au XVIe s., et Jakob Billeter au XVIIe. A Saint-Gall, l'historiographie cessa, au XVe s., d'être le monopole du couvent seulement, et étendit son domaine à la cité et à la campagne. Elle est représentée par Ludwig von Helmsdorf, la Toggenburger Chronik, anonyme, Heinrich Forrer de Lichtensteig, l'auteur inconnu de la Klingenberger Chronik (vers 1460), résidant à Rapperswil, Hermann Miles, Johann Kessler, Rudolf Sailer, Fridolin Sicher, Wiborada Fluri (XVIe s.), et enfin par une chronique de Rapperswil des XVIIe et XVIIIe s., due à plusieurs auteurs. A Genève, les annalistes n'apparurent qu'au commencement du XVIe s., lors des luttes du début de la Réforme. Les principaux représentants furent : François Bonivard, Antoine Froment, Jean Bâlard, Jeanne de Jussie, Michel Roset et Simon Goulart, du XVIe au début du XVIIe s. Neuchâtel possède, outre l'apocryphe Chronique des chanoines, un récit authentique des Entreprises du duc de Bourgogne, attribué à David Baillod.
La chronique fit son apparition dans les campagnes plus tard que dans la majorité des villes : Schwyz eut Hans Frund vers le milieu du XVe s., et la Schweizer- ■ chronik, aujourd'hui perdue, puis, plus d'un siècle après, Peter Villiger à Arth (1571). Unterwald vit apparaître vers 1474 le Livre blanc de Sarnen, œuvre du secrétaire d'État Hans Schriber. Glaris dut une relation de la première guerre de Zurich, aujourd'hui perdue, à son chancelier d'État Wanner, et une autre des guerres de Bourgogne à Rudolf Mad, auxquelles succédèrent au XVIe s. les travaux d'Aegidius et Valentin Tschudi et de Fridolin Bâldi. Dans V Appenzell, un saint-gallois inconnu fit au commencement du XVe s. une chronique