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CLÉMENT

Valais par les patriotes. Le major présidait le plaid e1 exerçait la juslice en première instance pendant dix mois, avec, recours au châtelain de Conthey dont, il dépendait. En mai et en octobre, la justice était rendue par le vidomne, avec recours à l'abbé de Saint-Maurice, qui siégeait à cet effet dans sa maison forte de Vétroz. Depuis la Révolution, Glèbes fait partie de la commune de Nendaz ; au spirituel, il releva de la paroisse de Nendaz jusqu'en 1912. Il appartient actuellement à celle de Veysonnaz. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. — Arch. de l'abbaye de Saint-Maurice. [Ta.] CLÉES (LES) (G. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Vge et Gom. Le château, mentionné en 1130 déjà, paraît avoir dépendu tout d'abord de l'évêque de Lausanne, comte de Vaud. C'est à lui qu'en 1130 le pape Innocent II s'adresse pour l'inviter à ne pas laisser se réédifier ce château, qui semble avoir été démoli depuis peu, à cause des mauvais traitements que celui qui le détenait exerçait sur les voyageurs. Il se releva néanmoins, passa aux mains des ducs et comtes de Bourgogne, qui l'inféodèrent avant 1232 aux comtes de Genevois. En 1237, le duc de Bourgogne céda la seigneurie de Salins, à laquelle était joint le fief des Clées, au prince Jean de Chalon, dont le comte de Genevois fut désormais le vassal. Mais ce dernier dut le céder en 1250 à Pierre de Savoie, comme paiement d'une amende, et il demeura dès lors dans les mains de la maison de Savoie. Cependant, en 1264, profitant d'un séjour de Pierre de Savoie en Angleterre, le comte de Genevois voulut le reprendre, ainsi que le château de Rue. Le comte de Savoie revint aussitôt, reconquit rapidement les terres que son adversaire avait prises, et pendit aux créneaux le châtelain des Clées, qui lui avait été infidèle. En 1475, au cours des guerres de Bourgogne, la garnison savoyarde des Clées ayant insulté des commissaires confédérés venant de Jougne, les Suisses décidèrent de se venger. Le 20 octobre, 1000 Confédérés assiégèrent le château que le châtelain Pierre de Cossonay et son lieutenant Hugues de Gallera défendaient avec 150 Vaudois. Après une courte et meurtrière défense, ce qui restait de la garnison (70 hommes) dut se rendre. Le commandant bernois ordonna de mettre tous ces hommes à mort. Le valet de Pierre de Cossonay, un « Allemand », se présenta pour fonctionner comme bourreau. Il décapita son maître et neuf soldats ; dix-neuf autres soldats moururent étouffés dans leur prison ; on fit grâce aux autres. Le château fut démantelé ; la localité, qui s'était groupée autour, fut pillée et brûlée ; elle ne se releva jamais de1 cette catastrophe. Le péage, existant en 1130, et qui avait été concédé en 1297 par l'empereur Adolphe de Nassau à Louis de Savoie, baron de Vaud, puis affermé aux nobles de Gallera, fut cédé par ces derniers aux Bernois en 1539 après la conquête du pays de Vaud. Les Bernois firent des Clées le siège d'une châtellenie et laissèrent se dégrader le château. Après l'émancipation du canton de Vaud, cet édifice fut vendu à un Anglais, Holliday, qui le restaura en partie. Il est aujourd'hui la propriété de la famille Pellis, alias Conod. La chapelle des Clées, filiale de Lignerolle, fut sans doute brûlée en 1475, ainsi qu'un hôpital. Elle a été reconstruite au XVIIe s. sur des fondements anciens ; la tour ancienne seule a été conservée.

— J. Pellis : La ville des Clées. [M. R.] CLÉMENT. Nom de famille des cantons de Fri-

bourg, du Valais et de Vaud.

A. Canton de Fribourg. Famille d'origine savoyarde, bourgeoise de Romont dès le XVe s. et d'Épendes. — 1. Claude - Joseph, syndic de Romont, défendit les droits des bourgeois lors du passage des troupes françaises en 1798. — 2. Georges, * 1825, notaire, conseiller d'État 1852-1854, député et président du tribunal de la Glane à Romont 1856-1871. — 3. Philippe, 1829- 1,913, ingénieur, inspecteur forestier de la Glane et de la Veveyse, conseiller communal et syndic de Romont.

— 4. Jules, fils du n° 3, ingénieur, professeur à l'école secondaire professionnelle de Fribourg 1895-1900, puis au Technicum, ingénieur aux entreprises électriques fribourgeoises. — 5. Gustave, fils du n° 2, * 1868, Dr méd. Chef de clinique chirurgicale à l'Hôpital cantonal de Lausanne 1896-1899, chirurgien de l'Hôpital bourgeoisial de Fribourg et de celui de Riaz, chirurgien-

chef de l'Hôpital cantonal 1920. Député au Grand Conseil depuis 1914. Médecin en chef de l'hôpital pour les soldats blessés à Fribourg. Décoré de la Légion d'honneur. A publié plusieurs travaux scientifiques et Pour les mieux connaître. — 6. Athénaïs, fille du n° 2, fondatrice de l'Office central d'assistance à Fribourg et de plusieurs autres œuvres de bienfaisance. Pendant la guerre, elle s'occupa de l'hospitalisation des enfants belges réfugiés et, avec l'aide financière de l'Amérique, en recueillit plus de 500 dans des homes temporaires. Titulaire du Bene Merenti (Pie X), décorée de l'Ordre d'Elisabeth et de l'Ordre de Léopold. — Voir Étr. frib. 1874, 1914. — Dellion : Dictionnaire V, 42, et X, 469. — L. Genoud : Manuel des œuvres. — Arch. de famille. [G. Corpataux.]

B. Canton du Valais. Famille mentionnée à Champéry dès le XVIIIe s. — Jean-Maurice, 1736-1810, curé de Mage 1765, recteur de Champéry 1774, vicaire du Val d'IUiez où il mourut. Il était en relations suivies avec le doyen Bridel et Saussure ; il a laissé des manuscrits, une bibliothèque et des collections remarquables. Fit le premier l'ascension de la Dent du Midi en 1784. — Bertrand : Le Valais. — Arch. locales. [Ta.]

C. Canton de Vaud. Nom de plusieurs familles, la plus ancienne fixée à Échallens avant 1438. A l'une d'elles, originaire de Clermont-Ferrand (France), essaimée à Cuarnens, à Vallorbe, etc., appartiennent : — 1. Rodolphe, 1814-1876, professeur à la faculté de théologie libre à Lausanne 1853-1873. — 2. Adrien, dit Clément-Rochat, 1837-1914, publiciste, champion de la mutualité, fondateur de la Bibliothèque populaire de la Suisse romande. — Livre d'or.

A une famille française, fixée en Suisse au commencement du XIXe s., bourgeoise de Cartigny (Genève), établie plus tard à Rolle, se rattache — Charles, peintre aquafortiste, caricaturiste, * 27 juin 1889 à Rolle, collaborateur au Sourire, au Papillon ; l'un des fondateurs du Salon des peintres romands, fondateur et collaborateur de l'Arbalète ; auteur de Petite ville, de la décoration de la chapelle des Macchabées à la cathédrale de Lausanne, et du temple d'Arnex (1922), etc. [A. B.]

CLÉMENT, August-Anton, avocat, * 1811 à Tynau (Hongrie), f le 9 janvier 1880 à Rheinau (Zurich), bourgeois de Kusnacht (Zurich). Il préconisa un état social fondé sur des principes de solidarité ; lors de la révision de la constitution zuricoise dans les années 1860, il s'efforça de les réaliser par des manœuvres politiques et par des écrits. On a de lui : Neuestes Testament, testiert im. Namen Gottes des heiligen Geistes von Advokat Clément ; Le Jehovisme ; Das Gottum ; Weltlehre des Gottums, etc. — Voir NZZ 14 janvier 1880. [D. F.]

CLERC. Nom de famille très répandu dans la Suisse romande.

A. Canton de Fribourg. — 1. PIERRE-JOSEPH, de Grenilles, professeur au séminaire de Fribourg, puis supérieur 1827-1842, chapelain de Riaz dès 1842, doyen de la Part-Dieu, f 13 juin 1858. — Dellion : Dictionnaire X, 346. — 2. Maxime, 1804-1878, à Riaz, où il fut médecin et syndic en 1830. Député au Grand Conseil 1845-1847, 1856. — Dellion : Dictionnaire X, 340. — 3. Cyprien, * 30 mai 1836 à Riaz, professeur de droit romain à Fribourg, puis, de 1871 à 1916, de droit civil ; président du tribunal de la Sarine et dès 1881 juge cantonal. Député au Grand Conseil 1871-1881. f président du Tribunal cantonal le 22 septembre 1917. — La Liberté 24 sept. 1917. [J. Jordan.]

B. Canton de Genève. — Jean-Louis, 1763-1840, maître serrurier, bourgeois de Genève 1791, révolutionnaire forcené, membre du premier tribunal pendant l'insurrection de 1794, dont il fut un des principaux promoteurs. [E.-L. Burnet.]

C. Canton de Neuchâtel. Nom de famille très répandu dans le canton. Des familles Clerc sont originaires de Neuchâtel, Corcelles, Métiers, Fleurier, Savagnier et Fenin. Plusieurs d'entre elles apparaissent déjà au XVe s. La famille Clerc, de Fenin, a porté aux XVe et XVIe s., les surnoms de Audanger, Vulpe, Volpe, ou Gerbe. Un rameau de la famille Clerc alias Audanger, appelé parfois alias Volpe, s'est fixé au XVe s. à Neu-

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