CLAUSEN
Notice biogr. — 13. René, frèro du n° 12, * 1862, homme do lettres, initiateur d'un mouvement universitaire ouvrier à Genève, l'un des fondateurs de la Ligue suisse et du Bureau international pour la défense des indigènes 1908 et 1913, et du Bureau international pour la défense du droit des peuples. Principaux ouvrages : Toynbee Hall, 1898 ; La Norvège indépendante, 1906 ; L'évolution d'un État philanthropique (le Congo) (avec le Dr Christ Socin), 1909 ; L'organisation de la lutte pour le droit des peuples, 1921. — 14. Edouard, frère des précédents, * 1873, Dr méd., professeur de psychologie à la faculté des sciences de Genève, directeur des Archives de psychologie, qu'il fonda en 1901 avec Th. Flournoy ; fondateur de l'Institut J.-J. Rousseau (1912), auteur de nombreux travaux de neurologie et de psychologie, entre autres : L'association des idées, 1903 ; Théorie biologique du sommeil, 1905 ; Psychologie de l'enfant, 1905, 8e éd., 1920 ; La psychologie animale de Ch. Bonnet, 1909 ; L'école sur mesure, 1920 ; Th Flournoy, sa vie, son œuvre, 1921 ; L'orientation professionnelle, 1922 ; Comment diagnostiquer les aptitudes, 1923. — Voir Cal. despubl.de V Univ. de Genève. — 15. HÉLÈNE, née Spir, * 1873, épouse du n° 14, publiciste ; auteur de Réforme du service domestique ; Un précurseur : A . Spir. [C. R. et Ed.C]
CLABENS (C. Vaud, D. Nyon). Domaine donné au XIIe s. par Humbert, sire de Prangins, et par Pétronille d'Aubonne, au couvent de Bonmont, qui le possédait en 1164. Les religieux y attirèrent des colons; il se créa un village qui était constitué en commune en 1400, mais déclina au XVe s. Au XVIIIe s., on y établit une papeterie, qui fut plus tard transformée en fabrique de draps, et qui est maintenant un orphelinat français. — DHV. [M. R.]
CLARENS (C. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Le village est mentionné en 1280. On y a trouvé des objets romains, entre autres un Mercure en bronze. Le seigneur du Châtelard, de la maison d'Oron, y établit un mayor, dont la fonction devint héréditaire. Jean Mayor de Clarens reconnaît cet office en 1333 ; cette famille s'éteignit au XVIe s. dans celle des Rambert. On remarque qu'il se constitua à Clarens, autour du four banal, une sorte de bourgeoisie, et que jusqu'au commencement du XIXe s. les registres de la société du four sont les mêmes que ceux du village. Les revenus de la société servent à donner un souper annuel aux fils des anciennes familles bourgeoises âgés de plus de 16 ans.
Clarens doit sa vogue à sa beauté et à la douceur de son climat. J.-J. Rousseau, Matthisson, Byron l'ont loué et chanté, et la localité est devenue dès le début du XIXe s. un séjour favori des étrangers. — DHV. [M. R.]
CLARENS, de. Famille des mayors de Clarens, qui a donné plusieurs ecclésiastiques valaisans. — 1. Nicolas, curé de Bex 1275, chanoine de Sion, officiai de l'évêché de Sion 1304, f 20 décembre 1309. — 2. Guillaume, neveu du n° 1, chanoine de Sion 1325, officiai de l'évêché 1334, vicaire capitulaire 1338. — Gremaud. [Ta.]
CLARET. Famille valaisanne mentionnée dès le XVIIe s. à Monthey, Martigny et Troistorrents. Elle a donné — Jean - Joseph, 1689-1764, chanoine de Saint- Maurice, prieur, puis prince-abbé 1737-1764. — Voir Furrer : Statistique II. — Bertrand : Le Valais. — Rameau : Manuscrits. [Ta]
CLARISSES. Voir FRANCISCAINES.
CLARMONT (C. Vaud, D. Morges. V. DGS). Localité dans laquelle on a trouvé des constructions romaines, avec des armes et des médailles et qui fit partie, au moyen âge, de la seigneurie de Vufflens, et ensuite de celle de Vullierens. — DHV. [M. R.]
CLARO (C. Tessin, D. Riviera. V. DGS). Corn, et Vge. Anciennes formes : Ebario, XIIIe s. ; Crario, 1372. Première mention 1120. En 1897, on découvrit à alla Monda 26 tombeaux préhistoriques, et en 1923, 14 autres. Les nobles de Besozzo et ensuite les chanoines de Milan y possédèrent des biens ainsi que l'évêque de Côme. En 1120, Claro était une curtis, et au XIIIe s. (1250) une castalderia, circonscription fiscale, qui embrassait les villages de Gorduno, Gnosca, Preonzo, Moleno, Prosito, Castione, Cresciano et peut-être Osogna. Dans la seconde moitié du XIVe s., la castalderia
passa à des particuliers, et en 1405 à la vicinanza de Claro. Ce dernier fut probablement aussi une potesteria qui se divisa en plusieurs vicinanze. Les statuts de Claro sont mentionnés en 1466. En 1434, Claro fut exempté par le duc de Milan des impôts dus à Bellinzone, et en 1499, Louis XII lui accorda l'exemption douanière. Au spirituel, Claro forme une paroisse dont les églises des SS. Nazaro et Celso, de San Lorenzo et de Santa Maria existaient déjà au XIIIe s. ; celle de San Rocco date du XVIe s. Le couvent des bénédictines fut fondé en 1490. Population : 1269, env. 40 ménages ; 1567, 800 hab. env. ; 1870, 1052 ; 1920, 867. Les registres de paroisses datent de 1772. — Meyer : Blenio u. Leventina. — Meyer : Die Capit. v. Locarno. — Borrani : TicinoSacro . — Boll. Slor. 1881, 1897, 1900, 1908, 1922. [C. Tbezzini.]
CLAROMONTE, Pierre de, de Genève, chanoine de Sion 1316, d'Orléans 1327, chantre 1348-1352, doyen de Valère 1352-1366. — Voir Gremaud. — Arch. Valère. [D. I.]
CLAROMONTE, de. Voir Muralt, DE.
CLÂS. Famille de Walser, issue de NiKOLAUS, propriétaire de biens aux XVe et XVIe s. à Obersaxen où elle acquit une grande considération, mais où elle est aujourd'hui éteinte, — Martin, d'Obersaxen, président de la Ligue grise 1494. — La famille est encore représentée à Jenaz, Klosters, Zizers et Igis. — Voir LL. — Willi'sche Chronik, p. 25. [L. J.]
CLASSES. Le synode de mai 1537 institua dans le Pays de Vaud nouvellement conquis des groupements régionaux des paroisses appelés Classes, dont les doyens et les jurés étaient chargés de l'inspection des paroisses et de l'examen des candidats au saint ministère. Ce furent les 6 classes de Lausanne-Vevey, Payerne, Morges, Yverdon-Orbe, Gex et Thonon. Chacune comprenait un certain nombre de paroisses et de bailliages. [M R.]
CLAUDE-LOU I S Alardet. Chanoine'de Genève et abbé de Filly en Savoie, puis doyen de la Sainte-Chapelle à Chambéry. En 1560 (?), il remplaça comme évêque de Lausanne Sébastien de Montfalcon, qui avait été privé en 1536 de ses domaines temporels et réduit à une juridiction spirituelle nominale sur le pays de Fribourg. Claude-Louis n'exerça pas ses fonctions. Il mourut en 1567, après avoir remis au gouvernement bernois un grand nombre de documents qui appartenaient à l'évêché de Lausanne. — Voir Schmitt et Gremaud : Hist. du diocèse de Lausanne II, 392. — Dict. d'hist. et de géographie ecclês. II. — JG 29 juin 1909. [M. R.]
CLAUDIUS COSSUS. Nom du magistrat d'Avenches qui alla en 69 auprès de l'empereur Vitellius demander la grâce de ses concitoyens, compromis dans la révolte de la XXIe légion et menacés d'extermination par le général romain Cécina. Les Helvètes d'Avenches étaient commandés par un de ses parents, Claudius Severus. On attribue aussi à la même famille un Claudius Paulus, auteur d'un récit perdu de la bataille où Divico fit passer les Romains sous le joug. — de Montet : Dictionnaire. [M. R.]
CLAUDOT-BILLON. Famille des Brenets (Neuchâtel), appelée souvent aussi Billon. Elle est ellemême un rameau de la famille Quartier-Billon. A donné des batteurs d'or à la fin du XVIIe s., qui se fixèrent ensuite à Genève. [L. M.]
CLAUSEN, GLAUSEN, GLAISEN, KLAUSEN.
Famille valaisanne qui apparaît au XIVe s sous le nom de Hilprandi à Bodmen, puis sous celui de Clausen, et répandue dans les dixains de Conches, Brigue, Sion, etc. — 1. Martin, d'Ernen, mayor de Conches 1535, grand-bailli 1554-1555 et 1560-1561. — 2. Nlkolaus, d'Ernen, grand-bailli 1544-1545. — 3. FÉLIX, de Muhlebach, * 1834 à Lausanne, député au Grand Conseil valaisan 1864-1891, au Conseil des États 1872- 1874 et 1876-1884, juge fédéral de 1891 à sa mort 4 sept. 1916. — Volkskalender fur Freiburg u. Wallis 1917. — Walliser Bote 1916. — Franz Seiler : Bundesrichler Dr F. Cl. — 4. Emil, d'Ernen, * 1868' prêtre 1892, professeur à Brigue, curé à Môrel 1903, doyen de Brigue 1912. A publié : Die Pfarrei Môrel, dans ZSSt 1908 ; Kulturgeschichtliches von Môrel (1650- 1800), dans BWG III. — BWG. [D. L]
CLMJSIUS
GLEBES
CLAUSIUS, Rudolf. Physicien, fondateur de la théorie mécanique de la chaleur, * le 2 janvier 1822 à Kôslin (Prusse), t le 24 août 1888 à Bonn, professeur de physique mathématique et industrielle à l'École polytechnique de Zurich 1855-1867, à l'université de Zurich 1857-1867, à Wurzburg 1867-1869, dès 1869 à l'université de Bonn. Son ouvrage principal est : Die mechanische Wârmetheorie (3 vol.). — Voir Festschrift zur Feier des SOjâhr. Bestehens des Eidg. Polytech. — Rudio : Biogr.Skizzen — Ed.Riecke: Rudolf Clausius . [D. F.]
CLAUSNER (CL/ES, CLAUS, CLAUSENER).
Famille de Zoug, originaire probablement de Hunenberg, mentionnée déjà en 1419. — Jakob-Joseph, graveur et arpenteur, 1744-1797, étudia à Paris, puis travailla à Zoug. On a de lui : une carte de l'Entlebuch (1780), conservée à la Bibliothèque bourgeoise de Lucerne ; un plan de la ville de Lucerne par Fr.-X. Schumacher, en 4 feuilles (également à la Bibliothèque) ; une série de gravures pour les Icônes virorum... Ottiorum, éditées par J.-G. Ottius en 1792, etc. — SKL. [W.-J. Meyer]
CLAVADEL (C. Grisons, D. Ober Landquart, Cercle et Com. Davos. V. DGS). Station climatérique zuricoise dans le Sertigtal près de Davos, connue auparavant par les bains sulfureux fondés vers 1830 et incendiés en 1892. La source est actuellement inutilisée. Une demoiselle Gadmer du Sertigtal fit construire en 1890 le Kurhaus Clavadel et une société par actions bâtit le sanatorium en 1902-1903. Ces deux établissements passèrent le 1er mai 1916 à la station climatérique zuricoise de Wald. [L. JJ
CLAVALEYRES (C. Berne, D. Laupen. V. DGS). Vge et Com. Enclave bernoise dans le canton de Fribourg, dont une partie joute au canton de Vaud, et qui appartient à la paroisse de Morat. Dépendant depuis le moyen âge du couvent, puis de la seigneurie de Villars-les-Moines, et participant à leur histoire, Clavaleyres passa définitivement au canton de Berne en 1807. Les noms de famille ou de lieux-dits sont français ; on y parle l'allemand depuis 1725 environ. Population : 100 hab. [E. B.]
CLAVEL. Plusieurs familles de ce nom existent dans le canton de Vaud. La plus ancienne est celle de Cully, qui remonte à Nantelme Clavel, vivant à Riex en 1257. Armoiries : de sinople à une clef d'argent, en pal, la barbe à senestre. Un Clavel de Ropraz remplace le sinople par l'azur, un autre par le gueules. Les armes anciennes doivent être d'azur à 3 clous d'or. Cette famille a donné — 1. Pierre, notaire, député de Cully aux États de Vaud en 1485. — 2. Jean- Baptiste, que l'achat en 1572 du fief noble de la
tour de Marsens anoblit.
— 3. Jaques -Etienne, petit-fils du n° 2, 1600- 1662, qui acquit par mariage la seigneurie de Ropraz et la coseigneurie de Brenles. — 4. Claude, fl655, frère du n° 3, souche de la branche des seigneurs d'Ariens. — 5.
Abram-Philibert,*1669, t 1736, dit d'Ussières ou le cadet de Ropraz, héraldiste et généalogiste.
— 6. Jaques-Etienne, * 1653 f 1724, souche de la branche du Sépey. — 7. Jaques-Abram-Élie- Daniel, * 1717, f 1771, jurisconsulte réputé, lieutenant baillival de Lausanne et professeur de droit à l'académie. — 8. Susanne Chavannes, dite
Mme Clavel de Brenles, femme du précédent (1731- 1775), qui tint l'un des salons littéraires les plus connus de Lausanne. — 9. Samuel, fils des n08 7 et 8, 1760- 1843, jurisconsulte, sous-préfet de Lausanne en 1798, député au Grand Conseil dès 1803, juge au tribunal d'appel, l'un des chefs de l'opposition qui aboutit
François Clavel.
D'après un portrait de
Au Peuple vaudois.
à la Révolution de 1830. — 10. Louis, frère du n° 9, 1762-1808, officier dans l'armée sarde, puis en Suisse sous le régime helvétique, blessé à la bataille de Zurich en 1799, soutint en 1802 à Fribourg un siège contre les troupes des petits cantons, passa ensuite au service de France, devint lieutenant-colonel, combattit avec bravoure en Illyrie et en Calabre ; mourut en 1809 à Naples des suites d'une blessure. — 11. Auguste-Nicolas, 1803-1842, professeur à l'école polytechnique de Stuttgart, en qui s'éteignit la famille.
Une autre famille Clavel, originaire de Leysin, citée en 1402 et admise en 1576 à la bourgeoisie d'Aigle, a donné — François, 1767-1837, qui a été sous-préfet d'Aigle en 1798, député au Grand Conseil en 1803, conseiller d'État de 1811 à 1830, landammann de Vaud et député à la Diète fédérale. Auteur d'un Essai sur l'origine des communes du canton de Vaud. — Armoiries : de sinople à la clef d'argent.
D'autres familles Clavel sont originaires de Moudon (1497), d'Oulens (1576), de Bournens (1500). A cette dernière appartient — François, 1803-1893, banquier à Lausanne, conseiller communal et député au Grand Conseil, membre de comités de plusieurs œuvres philanthropiques. [M. R.]
CLAVIEN. Nom de famille valaisanne que l'on trouve aussi sous les formes Clavioz ou Clawoz, de Cla, de Clavibus alias Grandis ou Magnin. Il viendrait de l'Oberland et apparaît à Loèche au XIVe s. d'où il se répandit dans les villages voisins. — Nicolas Clavioz, de Loèche, gouverneur de Saint-Maurice 1499, grand bailli 1500 et 1518. — BWG I. — Imesch : Abschiede. — Furrer : Statistik II. [Ta.]
CLAVIÈRE. Famille originaire de Serres en Dauphiné dont une branche fixée au XVIIIe s. à Lyon donna deux échevins à cette ville, et une autre branche s'établit vers la même époque à Genève où elle acquit la bourgeoisie en 1735 ; elle s'y éteignit en 1876. Armes : parti, au 1 d'argent à la tour de sable, au second de gueules à la tour d'argent, au chef d'or chargé d'une aiglette de sable. — Etienne, 1357-1793, négociant à Genève, membre du Conseil des Deux-Cents en 1770. Devenu le chef des Représentants, il fut contraint, sur la demande des plénipotentiaires étrangers en 1782, de quitter la ville et se rendit à Paris. Doué à un haut degré du génie des affaires, il s'occupa d'opérations financières avec succès. Lié avec Brissot et avec Mirabeau, il aida celui-ci dans ses attaques contre Necker et fut l'auteur de la partie financière de presque tous les écrits de Mirabeau. Il entra en 1791 dans l'Assemblée Législative comme député suppléant de Paris. L'année suivante, il devenait ministre des finances, par l'influence de son ami Brissot ; il dut se retirer le 12 juin 1792, toutefois pour reprendre les mêmes fonctions après le 10 août. Décrété d'accusation comme Girondin, il fut jeté en prison le 9 juin 1793. Le 8 décembre suivant, ayant appris les noms des juges qui devaient prononcer sa sentence, il se donna la mort. C'est à lui qu'on doit la création des assignats. Il publia de nombreux écrits politiques et financiers et quelques articles dans les journaux du temps. — Voir Galiffe : Not. gin. VI, 232. — De Montet : Dictionnaire. — Etienne Dumont : Souvenirs sur Mirabeau. — Ed. Chapuisat : Figures et choses d'autrefois. — France Protestante. — Rivoire : Bibliographie. — Ed. Chapuisat : De la Terreur à l'Annexion. — Danielle Plan : Un Genevois d'autrefois (Henri-Albert Gosse). — Emilie Cherbuliez : Mémoires d'Isaac Cornuaud. — Grenus : Fragments biogr. et histor. — Karmin : Sir Francis d'Ivernois. [H. Da.] CLEBERG. Voir Kleberg
CLÈBES (C. Valais, D. Conthey, Com. Nendaz. V. DGS sous Cleibe). Vge. Anciennes formes : Cloibi, Cleybi, Cliby. Clèbes releva primitivement de Conthey, puis appartint à l'abbaye de Saint-Maurice qui y acquit en 1298 les droits des de Saxon et de la Savoie. L'abbaye y fut représentée jusqu'en 1798 par un vidomne;le comte de Savoie par un major jusqu'à la conquête du Bas-
1° Dl 1
CLÉES (LES)