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COMÉDIE (CERCLE DE LA

COMMUGNY

juridiction ecclésiastique sur le territoire de la Confédération, mesure qui n'eut canoniquement aucun effet. L'évêque de Côme, comme ceux de Milan et d'Annecy, continua à gouverner ses fidèles Tessinois, bien qu'il ne lui fût pas permis de les visiter. La juridiction de l'évêque de Côme prit fin le 1er septembre 1884 par l'érection faite ensuite du canton du Tessin en diocèse. Une convention du 23 octobre 1869 avait déjà incorporé Brusio et Poschiavo à l'évèché de Coire. — Peri- Morosini : La questione diocesana. — Tessin und die graubundn. Gemeinde Puschlav und Brus im Verband mit den lombardischen Diôzesen Mailand u. Como, St. Gall 1860. [C. Trezzini.]

COMÉDIE (CERCLE DE LA). Voir Club fraternel RÉVOLUTIONNAIRE.

COMETTA. Famille d'Arogno, qui a donné : — 1. Massimo, peintre caricaturiste, * 28 juillet 1812, f 4 mai 1900. — 2. Gristoforo, peintre, * 1830, f probablement en 1863 au Brésil. Il étudia chez les Somasques de Lugano et à l'académie de la Brera à Milan. En 1851, il partit pour l'Amérique du Sud, où il travailla pour la cour impériale du Brésil. — 3. Augusto, décorateur, * à Lugano le 4 mars 1863, professeur do dessin à Mendrisio 1895. En 1891, travaillant dans l'église de Santa-Maria degli Angeli à Lugano, il y découvrit les peintures du Bramantino. Il découvrit et restaura une fresque de valeur dans l'église de Lugaggia. — SKL. — Bianchi : Artisti iicinesi. [G. T.]

COMETTI, Giacomo, sculpteur, de Monte (Val Muggio), *à Turin le 23 oct, 1863. Professeur de dessin, modelage, géométrie, histoire de l'art, etc., au Musée industriel de Turin, composa des traités sur les expositions de beaux arts, sur le dessin dans les écoles primaires, etc. — SKL. [C. T.]

COMEYRAS, Pierre-Jacques-Bonhomme, avocat français, homme politique et diplomate, f 1798 à Ancône. Le 15 nivôse, an IV (5 janvier 1796), il fut désigné par le Directoire pour le règlement des pensions et des gratifications dues aux troupes grisonnes licenciées. Quelques mois plus tard, il devint résident auprès des III Ligues. En juin 1797, Bonaparte l'envoya dans le Valais pour y ouvrir la route de la vallée du Rhône à l'armée française. Durant l'été et l'automne 1797, avec l'appui du parti des patriotes grisons et sous la médiation de Bonaparte, il s'efforça d'incorporer la Valteline, Bormio et Chiavenna à la république rhétienne en leur accordant l'égalité avec les Ligues ; en même temps, il s'efforça de gagner les Grisons à l'alliance avec la France et la République cisalpine. Mais les aristocrates du Nord de la Bernina firent échouer ses efforts. Il fut rappelé par un décret du Directoire du 18 nivôse, an VI (7 janvier 1798). — Voir Rufer : Der Freistaat der III Bunde und die Frage des Veltlins dans QSG. — Zschokke : Hist. Denk. I. — Correspondance de Napoléon Ier. — - Hottinger : Vorlesungen... — Vincenz Planta : Die letzten Wirren des Freistaats der drei Bûnde.

— Mohr : Gesch. von Currâtien 2, II. — Pfister : Die Patrioten. — Delnon : Gaudenz von Planta. — Romegialli : Storia délia Valtellina IV. [A. R.]

COMI, Famille de Ligornetto, qui s'établit à Pavie.

— 1. Gianmaria, prêtre, * à Pavie, f à. Ligornetto le 23 janvier 1797 à l'âge d'environ 60 ans. Orateur recherché et poète. Il laissa entre autres : Elogio funèbre di Maria Teresa (1781) et Elogio funèbre di Maria Antonia, regina di Sardegna (1785). — 2. Siro, frère du n° 1, prêtre, 1741-1821 à Pavie. En 1804, il fut nommé archiviste de l'université de Pavie et chargé d'en écrire l'histoire. A laissé de nombreux travaux imprimés et manuscrits : Franciscus Philelphus archigymnasio Ticinensi vindicatus (1783) ; Ricerche storiche sull'Accademia degli affidati (1792) ; Memoria storico-diplomatica (1803) ; SulVarca di S. Agostino (1804) ; Memorie bibliografiche per la storia délia Tipografia pavese del sec. XV (1807). — Oldelli : Dizionario. [C. T.]

COMINOT, COMM1NOTH, KOMMINOTH (autrefois aussi Caminot). Vieille famille bourgeoise de Maienfeld (Grisons). — Andréas, capitaine général de la Valteline 1605. — ■ F. Sprecher : Kriege und Unruhen, p. 261. — LL. [L. J.]

COMITÉS RÉVOLUTIONNAIRES. Nom géné-

rique de différents comités qui organisèrent en janvier 1798 la proclamation de l'indépendance du pays de Vaud. — DHV. [M. R.]

COMMAN, COMMENT. Famille bourgeoise de Courgenay (Jura bernois). — 1. Henri- Joseph, f 1796. Instituteur, il s'occupa d'archéologie et d'histoire et laissa un Recueil de notes historiques sur le pays de Porrentruy (mns.). — 2. Xavier-Iq uuci'-Joseph, * 28 janvier 1791, entra à Saint-Cyr en 1809. Peu après, il fut envoyé en Espagne, se distingua à la prise de Tarragone, fut fait chevalier de la Légion d'honneur à Valence (1812), blessé à Orthez (1814) et licencié en 1815. Il reprit du service en 1817. Capitaine 1823, officier de la Légion d'honneur 1831, colonel 1840. Il accompagna le général Bugeaud, nommé gouverneur de l'Algérie, et fut nommé commandant de Médéah. En 1844, il devint général de brigade et continua à travailler à la colonisation de l'Algérie. Il mourut le 17 juin 1846 à Blidah, dont il était commandant. — Voir Vautrey : Jura bernois. [G.. A.]

COMMERCE. Voir les paragraphes Industrie et Commerce ou Développement économique dans les articles sur les cantons et l'article Industrie et Commerce.

COMMINES, Philippe de, historien français, * avant 1447 en Flandres. Il passa en 1472 du service de Charles-le-Téméraire à celui de Louis XI, qui lui accorda de grands honneurs. Il tomba quelque temps en disgrâce sous Charles VIII ; f vers 1511. Son œuvre importante : Chronique et Histoire contenant les choses advenues durant le règne des rois Louis XI et Charles VIII expose le point de vue français dans les guerres de Bourgogne. — - Voir Wyss : Gesch. der Historiographie. — Fueter : Gesch. der neueren Historiographie. [C. B.]

COMMISSAIRE dans le canton des Grisons. On donnait ce titre dès l'occupation de la Valteline (1512) à l'ammann de Chiavenna. Le commissaire avait des compétences plus étendues que celles des podestats ; il faisait fonction d'administrateur et de juge du bailliage de Chiavenna, et prononçait sur les causes civiles et criminelles sans en référer au vicaire. Dans les autres bailliages de la Valteline, par contre, c'était le vicaire qui fonctionnait comme juge suprême en matière criminelle. — F. Sprecher : Rat. Chronik, 362. — C. Jecklin et P.-C. Planta : Gesch. von Graubiinden, 123. [L. J.]

COMMISSARIO. Sous la domination milanaise, ce titre était donné au gouverneur ducal de Bellinzone et à celui de Lugano, bien que ce dernier portât de préférence le titre de capitaneo. Sous la domination suisse, le titre de commissario reggente était synonyme de balivo ou landvogto. Mais le bailli de Locarno se faisait appeler commissario en sa qualité de adlatus du capitaneo reggente de Lugano, qui était le chef des milices des bailliages des XII cantons. Dans le canton du Tessin, le commissario était le représentant du gouvernement dans chaque district ; cette charge a été supprimée en 1922. [C. T.]

COMMUGNY (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). Localité qui doit peut-être son nom au gallo-romain Cominis. On y a découvert en 1904 une riche villa romaine. Commugny fut au moyen âge le centre d'un grand domaine agricole, qui a peut-être été donné en 515 à l'abbaye de Saint-Maurice par le roi Sigismond, et lui fut certainement restitué en 1018 par le roi Rodolphe III. Au XIIe s., Amédée de Blonay, avoué de Saint-Maurice, ayant remis ce domaine au comte de Genevois, celui-ci s'y comporta en mauvais propriétaire, molestant les habitants. Il en résulta un conflit qui dura un demi-siècle. Finalement, en 1180 et 1199, l'abbaye de Saint-Maurice racheta l'avouerie de Commugny aux comtes de Genevois. Elle la céda de nouveau en 1257 au comte Pierre de Savoie. Après lui, Commugny appartint à la dauphine Béatrice, et comme le château de Coppet Venait d'être construit, cette localité entra tôt après dans la dépendance de ce château, et en suivit l'histoire. L'église de Commugny, dédiée à saint Christophe, est mentionnée en 1026. L'abbé de Bonmont en eut le patronat, qu'il céda au milieu du XVe s. au duc de Savoie.

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