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CONSEIL (AFFAIRE

bre du Tribunal cantonal pendant de longues années, président de ce tribunal Ib00-19u6. Membre du Conseil d'administration des C. F. F. — 11. Paul, * 1857, maître secondaire à Eisenach 1883, à Saint-Gall 1888, directeur du séminaire de Coire dès 1889. A publié de 1893-1895 les Bûndner Seminarbldtter, et plusieurs manuels : Prdparationen fur den Physikunterrirht ; Grundzuge der Pàdagogik. - Voir JHGG 1890, 1897, 1900, 1901, 1905, 1907, 1910, 1911, 1912, 1919, 1921. - Neuer Sammler 1808. — BM 1921 et 1922. — A. von Sprecher : Gesch. der III Bunde. — Le même : Sammlungrdt. Geschlechter. — C. Camenisch: Réf. Gesch. Grau b.

— Archives de l'État et biblioth. canton des Grisons.

— Archives épiscop. Coire. — Archives familiales, Baldenstein. — Jahresb. des biindnerischen Lehrervereins 1915. [U. Conrad.]

A la famille de Schams appartiennent : — 1. Peter d'Andeer, landammann et avoué 1647-1648 et 1655-1656.

— 2. Mattli, d'Andeer, 1697-1767, curé, doyen de la Ligue grise. — 3. Mattli, d'Andeer, 1745-1832, curé d'Andeer et écrivain 1799-1801, fut déporté à Innsbruck et à Gràz par les Autrichiens. Il institua un fonds en faveur de l'école et des pauvres à Andeer en 1811. Auteur d'une série de manuels d'école, d'ouvrages de piété et pour la jeunesse en romanche, ainsi que d'un psautier dont il composa une partie ( Novas canzuns spiritualas) ; de la première grammaire allemande-romanche, d'un dictionnaire du romanche, etc. Ses travaux ont eu particulièrement pour résultat de faire connaître la langue romanche. Parmi ses essais poétiques en allemand, mentionnons : Neue aus demi Altertum hergetragene Volkslieder ( 18-5), ainsi qu'un travail sur la vallée de Schams dans le Neue Sammler 1808 . Conrad était en relation avec W. von Humboldt et un grand nombre de savants du pays et de l'étranger. — Voir Romanische Studien XXI.

— JHGG 1917. — P. Plac. a Spescha. — Bûndner Zeitg. 4 janv. 1833. — Churer Zeitg. 4 janv. 1833. — 4. Johann, d'Andeer, 1779-1859, vice-landammann. — 5. Viktor, d'Andeer, 1860-1918, grand industriel à Pétrograde, fabricant de chocolat, conseiller de commerce, reçut du tsar Nicolas II la bourgeoisie d'honneur ; fusillé en 1918 par les bolchévistes. — Voir G. Conrad : Register dils mastrals dil cumign da Schons. — [G. C] — 6. Maurice Conradi, neveu du n° 5, * 1896 à Pétrograde, tua d'un coup de revolver, le 10 mai 1923, Worowski délégué non accrédité des Soviets à la Conférence de la Paix, à Lausanne. Ce meurtre donna lieu à un échange de notes vives entre la Suisse et la Russie, le gouvernement soviétique accusant le Conseil fédéral d'être responsable de l'attentat. Jugé devant la cour d'assises vaudoise à Lausanne, du 5 au 16 novembre, le procès eut un retentissement mondial. Conradi et son complice Polounine furent acquittés. — Journaux suisses de mai et de novembre 1923. [H. Tr.]

C. Canton de Soleure. Conrad, Konrad. Famille de la ville de Soleure, éteinte au XVIe s. Armoiries : une étoile surmontée d'un croissant renversé. — Nicklaus, 1489-1520, fut député à la Diète 1489, capitaine au Klosterbruch 1490, du Conseil et banneret 1493, avoycr 1494, capitaine à la guerre de Souabe (Dorneck) 1499, Altrat 1501, capitaine à Novare 1513. — Voir Tatarinoff : Beteiligung Solothurns am Schwabenkriege. — J. Amiet : Hans Holbein und die Madonna von Solothurn. — Bestallungsbuch. [v. V.]

CONRAD, roi de Bourgogne 937-993. Fils de Rodolphe Ier et de la reine Berthe, li succéda à son père le 13 juillet 937, étant encore enfant. Le roi Hugues d'Italie, qui avait épousé sa mère, et le roi Othon de Germanie se disputèrent sa tutelle. Othon l'emporta et emmena le jeune roi auprès de lui, prenant en mains l'administration de ses États. Il obtint en sa faveur, en novembre 942, l'abandon des droits du roi de France sur le Viennois et le Lyonnais. En mars 943, Conrad, redevenu maître de lui-même, tint sa cour à Vienne qui semble avoir été le siège de son royaume. Ce dernier s'étendait alors en Bourgogne et sur toute la vallée du Rhône jusqu'à Marseille. Le règne de Conrad n'esl guère marqué que par les invasions des Sarasins (930- 972), la fondation du couvent de Payerne (962), des difficultés avec Hugues Capet qu'il faillit, dit-on, faire

prisonnier à son retour de Rome. Conrad, qu'on appela le Pacifique, mourut le 19 octobre 993 et fut inhumé à Vienne. Père de Rodolphe; III de Bourgogne. — Voir Poupardin : Royaume de Bourgogne. — Reymond : Origines de la maison de Savoie, dans AS G 1919. [M. R.]

CONRAD, comte d'Auxerre, de la famille des Welff, fils de Conrad, conseiller de l'empereur Lothaire et abbé laïque de Saint-Gall, et cousin du roi Charles-le-Chauve. Il fut pourvu avant 858 du comté d'Auxerre, battit en 864, près d'Orbe, le duc Hubert, et reçut en récompense les biens de ce dernier, comprenant en particulier la Bourgogne jurane (Suisse occidentale) avec l'abbaye de Saint-Maurice, f avant 870. Père de Rodolphe, qui fut roi de Bourgogne. [M. R.]

CONRAD. Nom de plusieurs évêques de Constance. — Conrad Ier, d'une famille guelfe, évêque 934-975, fonda un xenodochium, dont sortit ultérieurement le couvent de Kreuzlingen ; il rebâtit le couvent de Saint- Pélage de Bischofszell, inaugura une chapelle à Einsiedeln, protégea et dota les couvents de Rheinau et Saint-Gall; canonisé le 28 mars 1123. — Conrad. II, de Tegerfeld, évêque 1209-1233, accompagna l'empereur Otto IV à Rome en 1209, fut ennemi de l'empereur Frédéric II et de ses fils. — Voir Regesta Episc. Const. I, 44-48, 139-167. [Sch.]

CONRAD. Évêque de Genève entre 1019 et 1025, successeur de Hugues d'après la Bible de Saint-Pierre. D'autres intercalent Anselme entre Hugues et lui. Il existe des monnaies d'un denier et d'un demi-denier à son nom. — Voir R. G. n° 163. [A. D.]

CONRAD-LE-SALIQUE. V. Empire germanique.

CONRADI. Voir Conrad.

CONRADIN (CURDIN). Famille établie à Fuldera, St. Maria, Valcava et Coire. — 1. Fritz, * 1840 à Bondo, lieutenant-colonel, marchand, fut dans ses dernières années commandant du front Est de la défense du Gothard ; f 26 août 1892. — Voir Jahresb. der Naturforschenden Ges. Graubunden XXXVI, 170. — 2. Christian-Friedrich, * 1875 à Coire, peintre, étudia à Zurich, Stuttgart et Paris, f à Zurich le 4 mai 1917 ; fonda la Ligue grisonne pour la protection de la nature ; on lui doit des dessins à la plume de paysages grisons. — Voir Freie Rdtier 1917, n° 104. — Heimatschutz 1917, p. 79. — SKL. [L. J.]

CONRADUS DE FABARIA. Voir Fararia.

CONSEIL (AFFAIRE). L'ambassadeur français Montebello exigea des autorités suisses, le 19 juillet 1836, par une note comminatoire, l'arrestation et l'expulsion du réfugié révolutionnaire Auguste Conseil, d'Ancône, impliqué, disait-on, dans l'attentat de Fieschi contre Louis-Philippe et entré en Suisse au moyen d'un faux passeport au nom de Napoléon Chéli. Conseil fut arrêté le 10 août à Nidau grâce à d'autres réfugiés italiens et trouvé porteur de trois faux passeports dont l'un avait été établi par l'ambassade de France à Berne elle-même. L'enquête prouva qu'il était un agent de la police française envoyé en Suisse par le ministère de l'Intérieur pour se renseigner sur les réfugiés. On ne parvint pas à établir qui l'avait envoyé (le roi lui-même peut-être). Le bruit que fit l'affaire engagea Berne à la porter devant la Diète. Celle-ci, sur la proposition de la majorité d'une commission présidée par Ludwig Keller, de Zurich, décida de communiquer directement le dossier au gouvernement français. Le rapport de Keller fut publié en Suisse, en France et en Allemagne sous le titre : Les diplomates démasqués ; il mit en lumière les agissements de la diplomatie française, et surtout du duc Montebello. Avant même que le canton vorort eût exécuté la résolution de la Diète, la France se montra extrêmement offensée et par la note du 17 septembre, annonça en termes menaçants la fermeture de sa frontière et des mesures plus sévères encore. La Diète extraordinaire réunie le 17 octobre consentit après une longue hésitation à présenter une façon d'excuses par la note du 5 novembre. Cette attitude fut blâmée par la majorité du peuple. La France, contente de classer l'affaire, se déclara satisfaite et rouvrit sa frontière. — Voir AS 1836. — H. Escher : Schweiz. Annalen VII. ■ — Schweizer : Gesch. der schweiz. Neutralitàt. — ■ A. von Tillier : Gesch. der Eidg. 1830-1848. — Dierauer. [H.Tr.]

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