‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 32 sur 425 · BELMONT (SEIGNEURS DE · texte numérisé non relu

BELMONT (SEIGNEURS DE

BELP

le titre de baron dans les Grisons. Au moment de leur plus grande prospérité, ils étaient, avec le couvent de Disentis,les seigneurs les plus puissants de l'Oberland grison. Ils possédaient la haute justice dans l'étendue de leurs terres, ainsi que le patronage des églises de Saint-Martin à Ilanz, d'Igels, de Pleif et de Kastris.

La seigneurie familiale : le château dont ils portaient le nom et le village de Flims, le château et le village d'Ems et le val Lugnez étaient autre fois possessions de la branche aînée des Guelfes, mais on ne sait pas comment ils ont passé aux Belmont. Les Belmont sont mentionnés aussi au Wurtemberg aux XIIIe et XIVe s. Outre les possessions sus-mentionnées, ils avaient encore Ilanz et le val de Vais ; le château d'Alt-Aspermont leur aurait appartenu avant d'être propriété de l'évêché.

— 1. Lutofridus est le premier mentionné, en 1139. ■ — 2. Rudolf, chanoine de Coire, f 1204. — 3. Konrad, chanoine, fut élu en 1272 évèque de Coire ; l'installation sous le nom de Konrad III n'eut cependant lieu qu'en 1275 ou 1276. Il prit énergiquement en mains les intérêts de l'église et obtint en 1275 du roi Rodolphe la confirmation des droits et libertés de son chapitre ; il appela les Dominicains à prêcher dans le diocèse et fonda le couvent de St.-Nicolai à Coire pour les recevoir. Il bâtit la forteresse de Furstenburg dans le Vintschgau pour protéger les gens du couvent contre les baillis de Matsch. En 1275 il remit en viager à Walter von Vaz le château d'Alt-Aspermont avec le hameau de Molinâra et les villages de Trimmis et Tomils. Appelé au concile provincial de Mayence en 1282, il tomba malade à Dieburg où il mourut le 25 sept. Il fut enterré dans la cathédrale de Coire. — 4. Johann, participa en 1333 à la guerre entre les Waldstâtten et l'abbaye de Disentis au côté de cette dernière, et collabora au traité de paix.

— 5. Ulrich-Walther, fils du n° 4, est le dernier descendant mâle des Belmont. Engagé en 1352 dans une guerre contre les comtes de Werdenberg-Heiligenberg et le comte Rudolf III von Montfort, ceux-ci brûlèrent Ilanz et, selon toute probabilité, détruisirent le château familial. Ulrich-Walther se retira au-dessus d'Ilanz et battit complètement ses ennemis. Le comte Rudolf fut fait prisonnier avec 38 nobles ; il dut laisser ses deux fils en otage jusqu'à payement de la rançon. Ulrich-Walther mourut peu après, bailli de la ville de Coire, en 1371. — 6 Adelheid, son unique sœur, épousa d'abord Heinrich von Râziins, puis Heinrich von Montait, dont elle recueillit toute la succession. A sa mort en 1390, la seigneurie de Belmont passa à la maison de Sax-Misox. — Voir Juvalt : Forsch. und Nekrologium. — Mohr : Codex diplomaticus. — Planta : Herrschaften. — Thommen : Schweiz. Urkunden. — Wartmann : Urkunden. — v. Weech : Codex diplomaticus Sal. [A. Mooser.]

BELMONT (SEIGNEURS DE). Armes : de sable à la croix d'argent. Le premier propriétaire du château de Belmont, en 1154, fut Barthélémy de Grandson, sire de la Sarra. L'un de ses fils, Jordan, fut la souche d'une première branche des seigneurs de Belmont. Jordan, mort en 1227, fut très mêlé aux affaires de l'église de Lausanne : il fit de Belmont un bourg à marché qu'il voulut vainement opposer à celui d'Yverdon. Sa petite-fille Blanche épousa vers 1270 Jaques de Grandson, frère du chevalier Othon de Grandson, et fut ainsi la souche d'une seconde famille de seigneurs de Belmont, seigneurs en même temps du château de Grandson. Cette famille finit à Hugues en 1389. — Voir art. Grandson. — L. de Charrière : Les dynastes de Grandson. — BHV. — RHV 1920. [M. K.]

BELMUND (C. Berne, D. et paroisse Nidau. V. DGS). Vge et commune où existent des vestiges d'une voie romaine qui devait relier Port par Nidau et le Grand Marais à la route militaire d'Avenches àSoIeure. Des barres de l'âge du fer y furent découvertes (Musée Schwab à Bienne). Le comte Guillaume III de Bourgogne y fonda en 1107 un prieuré clunisien qui fut transféré sur l'Ile de Saint-Pierre vers 1127. Belmund, dont

Jean Belot.

Marque d'imprimerie.

l'église, dédiée à saint Gangolfe, existait avant le prieuré, resta encore longtemps une paroisse, mais devint, en 1453 une annexe de la paroisse de Port et passa après la Réforme avec elle à celle de Nidau. Belmund. qui avait passé à Berne en 1389, formait avec Port, Ipsach et St. Niklaus, un des six quartiers de l'Obère Grafschaft. Il s'y trouvait un signal. Un incendie détruisit une partie du village lors du passage des alliés en décembre 1813. — Une famille de ce nom, originaire peut-être de Belmund, était bourgeoise de Berne au XVe s. — Voir v. Mulinen : Bas Seeland, p. 77. [E. B.] BELOT, Jean, originaire de Rouen. Un des plus anciens imprimeurs de notre pays. Il travailla à Lausanne (1493), à Genève, à Grenoble.

A Genève, où il fut reçu bourgeois en 1494, il imprima la première édition des Franchises d'Adhemar Fabri (27 juillet 1507), d'après la traduction française de Monthyon. — • Voir Gaullieur : Etudes sur la typographie genevoise, dans BIG II, 33. — SKL. — Catalogue de l'Art ancien à V Exposition de Genève, 64, 86 — Catalogue de la bibliothèque Strœhlin, p.

Page 1