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BELLOT

dix mille hommes et neuf mille chevaux passèrent par le Gothard et Bellinzone. La ville avait une foire de la Saint-Barthélémy mentionnée déjà en 1420. Une importante foire de chevaux s'y tenait au XVe s. La première imprimerie fut ouverte en 1798 par Giacomo Paganini sous le nom de Tipografta patria. La banque cantonale fut créée en 1 861 . Les autres industries de Bellinzone furent celles de la soie, de la cire et la tannerie.

Monnaies. Un atelier monétaire fut ouvert à Bellinzone en 1503 par les cantons souverains. On y frappa des pièces d'or, d'argent et de billon communes aux cantons d'Uri, de Schwyz et de Nidwald. En 1548, l'atelier fut transféré à Altdorf. Les plus petites de ces monnaies, de un creuzer et au-dessous portèrent la légende : Moneta Bellinzone.

Bellinzone et son comté eurent beaucoup à souffrir des guerres, des inondations et de la peste qui les ravagea en 1471, 1479, 1480, 1483, 1579, 1611 et 1629.

A citer parmi les ressortissants de Bellinzone : Giovanni et Bernardo Molo, les évêques Alessandro et Vincenzo Molo, les Borgo, Rusconi et Chicherio.

Population : 1591, 200 ménages ; 1781, 1100 hab. ; 1808, 1260 ; 1858, 1898 ; 1900, 4949 ; 1910, 10 406. La forte augmentation de 1900 à 1910 est due en grande partie à la fusion avec la ville des communes de Carasso, Daro et Ravecchia (1907-1908). Registres de naissances dès 1629, de mariages et de décès dès 1630.

Bibliographie : BStor. 1879-1915. — AS I. — AHS 1895. — Pometta : Corne il Ticino venue in potere degli Svizzeri. — Pometta : Beliinzona. — Dierauer. — Rahn: / monumenti artistici... nel C. Ticino. — Pometta : Sunto di storia Ticinese. — Simona : Note di arte antica. — Brentani : La storia artistica délia collegiata di B. — Brentani : La scuola pubblica a B. dalle fine del 300 alla meta del 500. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — AS G 1915, 1916 et 1920.— Meyer: Bleniou. Leventina.

— Meyer: Zwei Documente zur ennetbirg. PolitikUris im Zeitalter der ambrosianischen Bepublik. — Meyer : Politica e campagne transalpine, dans Storia Militare svizzera, III. — Meyer: Ueber die Einwirkung des Gotthardpasses auf die Anfânge der Eidgenossenschaft. — Bivista archeologica délia provincia e antica diocesi di Como 1907 — Archivio Storico lombardo 1879. — Franscini : La Svizzera italiana. — Vegezzi : Esposizione storica. — Borrani : Ticino sacro. — Borrani: Beliinzona, la sua chiesa ed i suoi arcipreti. — Baroffio : Memorie storiche.

— Baroffio : DelVinvasione francese. — P. Angelico Gattaneo : I Leponti. — Cantù : Storia délia città e diocesi di Como. — Monti : Atti délia visita pastorale di Mgr. Ninguarda. — D'Alessandri : Atti di S. Carlo. — Lavizzari : Escursioni. [Celestino Trezzini.]

BELLINZONE (COMTÉ DE). Le comté ou seigneurie de Bellinzone eut le même sort que la ville : de l'évêque il passa à la ville de Côme, puis à Milan, aux de Sax, Visconti, Sforza, aux Français et aux Suisses. Il comprenait le district actuel de Bellinzone qui compte 19 communes. En 1500, Isone et Medeglia, du val Lugano, lui furent attribués. Il possédait un gouvernement intérieur et un gouvernement politique. Les affaires intérieures étaient confiées à un Conseil de 12 membres avec un chancelier, et à un Conseil général du bourg et du comté, composé des députés du premier et des syndics des villages ruraux. Cette organisation ne fut presque pas modifiée jusqu'en 1798.

Le gouvernement politique était exercé par les représentants du souverain. Sous Côme, les Visconti et les Sforza, il y avait un podestat ou commissaire ducal qui avait sous ses ordres un lieutenant général. Après la bataille d'Arbedo, Bellinzone devint une capitainerie et eut un administrateur de la justice. Les châtelains n'avaient aucune part dans le gouvernement et étaient tout à leur rôle militaire. Sous la domination suisse le comté forma un bailliage des 2 % cantons forestiers. Le bailli était envoyé tous les deux ans à tour de rôle par chacun des cantons. Un syndicat venait toutes les années contrôler l'administration du bailli, des douanes, de l'église et de l'hôpital. Le bailli recevait 600 lires de traitement, dont les quatre cinquièmes étaient payés par la ville avec Isone et Medeglia, et le reste par le comté.

Pour l'administration de la justice pénale, le bailli

DHRS II — 4

devait être assisté de trois co-juges et délibérer en présence de trois jurés, membres du Conseil de Bellinzone. Bellinzone vécut toujours en discorde avec le reste de son territoire. Les campagnards cherchaient à se soustraire à leurs charges envers la ville, qui s'élevaient à un cinquième des frais de cette dernière (plus anciennement un septième). Outre les impôts, les revenus du comté se composaient des droits de forletto (sur les transports, abolis en 1809), de souste, de péage et surtout de douane sur les bois. — Voir Bibliographie de l'article précédent. [C. Trezzini. 1 BELLINZONE (Pievede) . V. Bellinzone (églises). BELLMONT, BELMONT. Ancienne famille de Schwyz, originaire de la vallée de la Muota, où elle avait très probablement immigré des Grisons. D'après Martin Dettling Johann aurait été ammann de la vallée en 1400. Depuis les XVIe et XVIIe s., elle est surtout répandue à Schwyz, Ingenbohl, Steinen et Sattel. La branche la plus importante est celle des Bellmont de Rickenbach près de Schwyz. Plusieurs de ses membres se sont distingués au service de leur patrie et aussi au service militaire à l'étranger. Armoiries: écartelé, aux 1 et 4 de gueules, à deux burelles d'argent surmontées d'un globe d'azur, ceintré et croisé d'argent, aux 2 et 3, d'azur à une bande ondée d'argent. A citer dans la famille des Bellmont de Rickenbach: — 1. Martin, * 25 août 1596, t 20 av. 1676, bailli de Gaster 1624-1626, du Rheinthal 1640-1643 ; vice-landammann 1638-1640 et 1646- 1648, landammann 1652-1654. — 2. Johann-Rudolf, 1621-1685, capitaine au service de l'Espagne, chevalier de l'ordre de l'Éperon d'or. Il bâtit en 1678 la chapelle de sainte Madeleine à Rickenbach, qui resta jusqu'en 1808 en possession de la famille. — 3. Johann-Walter, fils du n° 2, * 1661, secrétaire d'État à Bellinzone 1686- 1692, bailli du Freiamt 1695-1697, prit ensuite du service en Espagne. De retour au pays, il adhéra au parti de son oncle, le landammann Josef-Anton Stadler, et faillit être impliqué dans la fameuse affaire Stadler. Trésorier général, 1709-1716 et 1728-1730, bailli de Gaster 1716-1719, en Thurgovie 1720-1724, f en 1730. — 4. Johann-Walter-Rudolf, 1747-1814, fut d'abord trésorier général, bailli de Locarno 1780, et en 1788 dernier bailli schwyzois à Lugano. — 5. Son frère Benedikt, 1752-1798, membre du Conseil de guerre lors de la Révolution française ; le 2 mai 1798 des paysans irrités le tuèrent à coups de fusil. — 6. Josef-Anton, fils du n° 5, * 1779, fut lieutenant à Rothenthurm ; auteur d'un pamphlet Schic.ksale eines Burgers von Schwyz. — Renseignements de M.Belmont,cons. national à Bâle. [R.-r.] BELLMUND (C. Berne, D. et Corn. Gessenay). Arête rocheuse, appelée aussi Cholisgrind, au Sud de Gessenay. Suivant la tradition les condamnés étaient jetés sur le Blut- ou Opferstein qui se trouve au pied de la colline. Bellmund était un ancien refuge ou un ancien lieu de justice. — Voir le 4e rapport de la Soc. suisse de préhistoire.— JS G Ul VI 59*.— ASA 1906, 250. [R.M.-WJ BELLMUND, ab. Famille éteinte du Gessenay, mentionnée la première fois en 1368. — Buff aida à conclure la paix entre le Gessenay et le Valais, le 25 juillet 1393, près du Durrensee. - - Voir FBB IX. — Archives communales Saanen. [R. M.-W.]

BELLONI ou BELONE. Famille mentionnée à Aurigeno en 1425 et plus tard à Ligornetlo et dans plusieurs communes. Un Marco Belone, de Rancate, maître-constructeur et mineur, vécut au XVIe s. — En 1453 un Luigi Belloni, dont on ne connaît pas le lieu d'origine, est arbitre dans un litige entre les frères Sanseverino, seigneurs de Val Lugano, et la communauté de la même vallée. Voir S KL. -

BStor. 1899, 1909 et 1911. [C. T.]

BELLOT. Plusieurs familles Bellot. éteintes aujourd'hui, furent admises à la bourgeoisie genevoise : en 1449 et 1464 (venue de Carignan en Piémont) ; en 1494 et 1555 (venue de Bourgogne) ; en 1672 et 1771 (venue de Faverges et de Romans en Dauphiné). Armoiries : I. des Bellot de Carignan : parti d'argent et

Décembre 1921

BELLWAU)

BELMONT (BABONS DE)

de gueules à trois chevrons de l'un à l'autre ; II. des Bellol de Bourgogne: d'azur à trois losanges d'argent, au chel' liaslillé d'or. -- 1. GABRIEL, 1744-1832, d'une famille originaire de Vevey, maître graveur-ciseleur, bourgeois de Genève 1771, adjoinl au Conseil des Deux- Cents 1790, membre du Conseil législatif 1796. — Voir

SKL. — Sordet : Dict.

des fiiiuilles genevoises. — 2. Pierre - François, 1776-1830, jurisconsulte, docteur en droit 1798, membre de la direction de l'hôpital 1806, du collège électoral du Département du Léman 1808, juge au tribunal de première instance. A la Restauration, il fut un des citoyens qui présentèrent des observations et demandèrent un délai au sujet de la nouvelle constitution. Membre du Conseil Représentatif à sa formai ion, conservateur des hypothèques de 1815 à sa mort. Professeur honoraire de droit civil et de droit commercial de droit et de procédure par le Conseil d'Etat lois en préparation. Il

P.-F. Bellot. D'après un portrait à l'huile de Massot, gravé par Bouvier eu 1837. (Collect. Maillart).

1819, professeur ordinaire civile 1823, il était consulté pour tous les projets de

fut le rédacteur et collaborateur principal du Code de procédure civile genevois. Auteur d'ouvrages estimés, en particulier de l'Exposé des motifs de la loi sur la procédure civile pour le canton de Genève, 1821. Il collabora à plusieurs périodiques de droit et aux Annales de législation et d'économie politique. Par son testament, il fonda un prix qui doit être adjugé à l'auteur du meilleur mémoire sur un sujet de droit ou d'économie politique, composé par un docteur ou licencié en droit reçu à Genève dans le cours des dix années précédentes. — Voir entre autres Galiffe : Not. gen. VII, 8. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — A.-E. Cherbuliez : Notice sur la vie et les travaux de P.-F. Bellot. — Ch. Brocher : P.-F. Bellot, sa vie et son œuvre, en tête de la la dernière édition de la Loi de procédure civile, avec portrait. — Pictet de Sergy : Le professeur Bellot, dans Souvenirs et vœux. — Taillandier : Eloge de Bellot, dans Gazette desTribunaux, 16 av. 1836. — B1N XX. [H.-A. D.]

BELLWALD (C. Valais). Voir Belwald.

BELMONT (C. Fribourg, D. Broyé). Vaste forêt, divisée en Grand et Petit-Belmont, située au-dessus du village de Chandon, et dans laquelle les habitants de Domdidier, Dompierre, Léchelles, Chandon, Oleyres et Russy avaient un droit de parcours, racheté en 1820 par le gouvernement de Fribourg contre certaines concessions de terrain. Dans cette forêt se trouvent encore quelques ruines d'un ancien château, berceau de la famille de Belmont, trop souvent confondue avec les Belmont, près Yverdon, de la maison de Grandson. Ces sires de Belmont semblent avoir fondé l'église de Chandon. — Voir Dellion : Dict. des paroisses. — Kuenlin : Dict. du C. de Fribourg. [H. V.]

BELMONT (C. Grisons, D. Im Boden, Cercle Trins, Com. Flims). Ancien château à l'Est de Flims, berceau de la famille du même nom. Il fut très probablement détruit en 1352 dans la guerre entre le baron Ulrich- Walter von Belmont d'une part et les comtes von Werdenberg-Heiligenberg et leur allié le comte Rudolf III yon Montfort-Feldkirch d'autre part. — Voir l'art. Belmont, Barons de. [A. Mooser.]

BELMONT (C. Vaud, D. Aigle. V. D GS). Nom d'une localité dans la montagne au-dessus de Bex, aujourd'hui disparue, avec une église dédiée à la Vierge Marie et qui dépendait de l'hospice du Saint-Bernard. Elle est citée dès 1285 ; son curé ressortait de l'évêque de Sion. L'église fut démolie après la Réformation. La Bibliothèque cantonale à Lausanne possède d'elle un missel du XIVe s — DHV. [M. R.]

BELMONT (C. Vaud, D. Lausanne. V. DOS). Village au Nord-Est de Lausanne. Il appartenait au chapitre de Lausanne, et son église dédiée à saint Martin avait été construite au XIIe s par les ancêtres du chanoine Pierre d'Échandens. A la Réformation, il devint la propriété de Berne sous réserve de droits de juridiction en faveur de la ville de Lausanne et que celle-ci abandonna en 1730. L'église fut reconstruite en 1595 et en 1904 : on y voit un calice du XVe s., une coupe el des charmes du siècle suivant. A la fin du XVIIe s., on découvrit à Belmont des houillères qui sont encore exploitées. Le territoire de Belmont contient le vignoble de Rochelle qui, à plusieurs reprises, a glissé vers la Paudèze ; un pont du chemin de fer Lausanne-Berne le domine aujourd'hui. — DHV. [M. R.1

BELMONT (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Loca-

Belmont près Lausanne. D'après un dessin de E.-D. Turrian.

lité avec ruines d'un château-fort qui était autrefois le centre d'une seigneurie importante embrassant 18 villages. La seigneurie de Belmont fut acquise en 1390 par Gui de la Tremoille, chambellan du roi de France, dont le petit-fils la vendit en 1427 au duc de Savoie. Elle fut aliénée de 1447 à 1470 aux Chalon, princes d'Orange, et fit de nouveau retour aux Savoie, dont hérita en 1497 François de Luxembourg, vicomte de Martigues, qui la posséda jusqu'en 1536 à la conquête bernoise. Les commissaires bernois firent raser le château. François de Luxembourg rentra en possession de la seigneurie de 1547 à. 1553 ; elle passa de là aux Robin et aux Fryod. Le gouvernement bernois la reprit en 1564 et la garda jusqu'en 1798. — DHV. iM. R.]

BELMONT (BARONS DE) . Ancienne famille indigène de la Haute-Rhétie. Armoiries : d'or à un limon d'escalier posé en bande supportant trois marches de sable. Les Belmont furent parmi les premiers à porter

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