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CUBA

ville du Lausanne dont, il dirigea la construction en 1674-1678 : se distingua à la bataille de Villmergen en 1656. — 3. David, 1656-1733, fils du n» 2, seigneur de

Mézery, bourgmestre de Lausanne de 1702 à sa mort ; joua un rôle effacé dans l'entreprise de Davel. — 4. Jean-Pierre, 1663-1750, frère du n° 3, philosophe et

ma thé mal i ri en, professe ur à l'académie de Lausanne de 1700 à 1724, refusa de signer le Consensus, de\ ini professeur à Groningue, puis gouverneur du prince de Hesse-Cassel ; rentra à Lausanne où il redevint professeur de 1735 à 1748 ; on a de lui trentedeux ouvrages de mathématiques et de philosophie, dont l'un sur le Principe du mouvement.

Recul le Grand Prix de l'Académie des Sciences de Paris, dont il devint associé en 1735. — 5.

Jean-Daniel, 1682-1740, second fils du n° 3, major Jean-Pierre de Crousaz. de département et con-

D'après un portrait peint par trôleur de la ville de Lau- Guillebeau et gravé par Daudet. sanne. Livra Davel à la justice de Berne. Sa descendance est éteinte. — 6. Daniel, 1694-1761, officier au service de Savoie, fut blessé au siège de Parme, se distingua au siège de Valence, devint major-général et mourut à Novarre. — 7. François- Noé, 1696-1768, se couvrit de gloire au service de Hollande, à Malplaquet, âgé de quinze ans, alors qu'il prit le commandement de son régiment, ses aînés étant hors de combat ; servit en Espagne, puis en Saxe, prit une part importante au siège de Prague 1741, fut retenu captif de 1756 à 1763, et mourut lieutenantgénéral. 8. Jean-Philippe, 1717-1783, conseiller du roi de Pologne, créé baron par l'empereur en 1742. — 9. Rodolphe, seigneur de Mézery, 1710- 1776, architecte, reconstruisit à Lausanne en 1763 l'église Saint-Laurent et en 1766 l'hôpital cantonal (gymnase scientifique actuel), ainsi que les églises de Prilly et de Morges. — 10. Daniel-Noé, 1746- 1811, officier en Sardaigne, puis en Prusse, généralmajor en 1794, se distingua dans les guerres contre la France ; son frère Etienne-André est l'auteur d'une branche seigneuriale existant en Haute-Silésie. 11. Auguste-Abraham-Daniel, 1753-1798, colonel d'artillerie, créateur de l'arsenal de Chillon, chef de la flottille bernoise du Léman, tué à Gummenen le 5 mars 1798 par des dragons bernois sous ses ordres, pour avoir ordonné la retraite devant les Français. — 12. Henri-Antoine, 1770-1832, membre du Directoire helvétique, auteur de la branche de Vennes, seule subsistante encore au pays. — 13. Aimon-Napoléon-Isbrand, 1835-1909, archiviste de l'État de Vaud dès 1864. — 14. William, 1839-1899, petit-fils du n° 11, philanthrope, l'un des fondateurs de l'hôtel Beau Rivage à Ouchy. — Voir de Montet : Dictionnaire. — Coll. Dumont, etc.

LIne autre famille noble originaire d'Hermenches fixée à Lutry dès 1502 a donné : — 1. Pierre, châtelain de Lutry, acquit en 1603 la seigneurie de Corsier sur Lutry. - 2. Albert, f vers 1712, petit-fils du n° 1, seigneur d'Hermenches. -- 3. Pierre-Frani OIS, 1690-1770, neveu du n° 2, colonel et général-major en Hollande; son frère Jean-Louis est la souche delà branche de Prélaz éteinte à Lausanne au XIXe s. — 4. Pierre-Etienne, 1736-1809, châteiain de Lutry, dernier seigneur de Corsier, auteur d'un Mémoire publié dans la RH\' en 1914. 5. Jules-Charles- Antoine, 1776-1854, fils du n° 4, mort à Londres, laissant à la ville de Lutry l'ancien château des mayors du lieu el ses biens <'\ alués à 200000 fr.

Armoiries : d'azur au chevron pal écimé d'or, supportant une colombe d'argent . — DHV. [M. R.]

CROY (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Vge dépendant dès les débuts du couvent de Romainmôtier, où saint Vinrent Ferrier prêcha en 1404, dans une chapelle de bois: celle-ci fut remplacée en 1417 par une chapelle de pierre que, selon Pierrefleur, les réformés détruisirent eu 1536. — DHV. [M. H.|

CRUCHE, soit Vase, soit Eskrich, Pierre, dessinateur, peintre, graveur sur bois el brodeur, d'origine allemande * à Paris entre 1518 et 1520, f après 1590. Arriva à Genève vers 1552. venant de Lyon où :1 retourna après 1565. Bourgeois de Genève en 15(jtJ. Il laissa de nombreuses gravures et dessins énumérés dans le SKL. Cruche est l'auteur des planches de la Bible de Robert Estienne, 1560 ; de celle de Rowland Hall. 1560 ; de 25 planches de celle d'Antoine Rebul, 1561, etc. — Voir SKL. — Arch.de Genève. [C. R ]

CRUD, Benjamin, 1772-1845, d'une famille vaudoise de Grancy, fixée à Lausanne. Receveur des sels au château de Lausanne en 1798 et resté fidèle aux Bernois, fut emprisonné par ordre du général français Brune, puis remis en liberté. 11 devint en 1801 président de la Chambre administrative du canton du Léman, puis député au Grand Conseil en 1803 : se voua ensuite à l'agronomie dans son domaine de Genthod et en Italie et écrivit, par ordre de la Diète. un important mémoire sur l'établissement agricole de Hofwil. Membre de la municipalité de Lausanne de 1841 à sa mort. Il publia un traité sur l'Économie de r Agriculture, 1820, et un Mémoire sur l'assainissement de Villeneuve et de la plaine du Rhône, 184(1. et de nombreux articles. — Voir De Montet : Dictionnaire. [M. H.]

CRUMPIPEN, HEINRICH, baron de, diplomate autrichien, nommé en février l!s02 ministre plénipotentiaire de l'empereur François près la République helvétique, accrédité pourtant seulement le 20 octobre 1803, rappelé le 30 décembre 1806. Il conclut le 3 août 1804 un traité d'extradition réciproque des criminels et participa à Berne, de novembre 1804 à octobre 1805, aux négociations provoquées pai le décret d 'incamération. — Voir Archives fédérales, période 1803-1813. vol. 642, 643, 646, 646 b, 647, 647 b. — ASHR. - O. Tschumi : Die Mission des helv. Gesandten Diesbach in Wien 1802, dans AB 16. ■ — Rrpcrt. der Abschiede 1803-1813. — Tillier : Médiation I. Planta : Die

ôster. Inkameration dans PJ 2. — Caliezi : Der Uebergang der Herrschaft Râziins an den Kl. Granbunden. — Lauterburg : Alb. Fried. May, dans BT 1860. — Dierauer V. — Œchsli I. [A. R.]

CUARNENS (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Vge très ancien où l'on a trotix é une inscription romaine. En 1001, l'abbé de Saint-Maurice donna à un particulier, du nom de Gauzlin, l'église de saint Didier de Quarnmgis. Au XIIe s., l'abbaye du Lac de Joux s'appelle quelquefois abbaye de Cuarnens. Une famille de nobles de Cuarnens tenait ses biens en fief des seigneurs de la Sarra. Ceux-ci restèrent finalement seuls maîtres du village. En 1678, celui-ci passa aux Chandieu, puis aux Mestral d'Aruffens. Le château, ancienne demeure de l'abbé, fut remanié au XVIIe siècle. - DHV. |.M. R.]

CUASSOT. Famille bourgeoise d'Estavayer-le- Lac, éteinte. Elle a donné plusieurs gouverneurs d'Estavayer et — François-Laurent, 1717-1783, médecin réputé, conseiller d'Estavayer, gouverneur 1740- 1750. 1763, 1769. — Grangier : Annales d'Estavayer. — Deliion : Dictionnaire. [H. V.]

CUBA. L'émigration des Suisses à Cuba remonte au début, du XIX' s., et eu 1865 la Confédération a installé un consul honoraire à la Havane. Aujourd'hui la colonie suisse dans celte île comprend surtout des commerçants et des techniciens. Cependant entre les deux pays, il n'existe ni traité d'établissement ni traité de commerce et leurs relations économique sonl de faible importance. Cuba possède depuis 1903 à Zurich un consulat honoraire et, depuis 1910, un second à Genève. Cependant en 1918, à l'occasion de la Fondation de la Société des Nations, Cuba a

CUCGINI

GUENOUD

iusi il uê à Berne une légation dont les ministres furent : A. Agûeras y Betanconrt 1918-1921 ; G. de Blanck y Meaocal, depuis 1921. [C. Bzr.]

CUCCINI, Antonio de Melide, sculpteur, 1830- 1874. 11 fut élève de Somaini de Bissone à l'académie de la Brera à Milan. Il exposa un buste de femme et Arnold de Winkelried à la première exposition suisse de 18.">7. — Ulisse, sculpteur, * à Melide en 1825, f à Bissone le 20 janvier 1887. Il étudia à Lugano, puis à l'académie de la. Brera à Milan, où il reçut le premier prix en 1854 et 1855. En 1856 il s'établit à Casale. 11 a laissé des bustes de Béatrice Cenci, du chevalier Francia et de Canina ; des statues de la poésie, de la modestie et de la foi. En 1859 la municipalité de Casale le chargea du monument au colonel Morelli. En 1861 il fit deux statues pour l'hôpital de Voghera. Obtint plusieurs premiers prix à Turin. ■ Voir SKL. — ALBK. [C. T.]

CUCHE. Famille mentionnée au Pâquier (Neuchâtel) en 1400 déjà. Une autre était bourgeoise de Neuchâtel au XVIe s. — Jules, 1817-1898, notaire à La Chaux-de- Fonds, secrétaire du Corps législatif avant 1848, président de la direction de la Caisse d'Épargne 1871-1896, président de la Cour de cassation pénale, président du Synode de l'Église indépendante. 11 prit entre autre une part active à la vie publique de La Chauxde-Fonds. — Voir Messager boiteux de Neuchâtel 1900. [L. M.]

CUCHET, autrefois Couchet. Famille réfugiée à Genève au XVIIe s., originaire de Petit-Oriol en Dauphiné. — 1. Jean, 1674-1739, peintre sur émail.

— 2. Henri, * le 9 mai 1850 à Vandceuvres, t 25 mai 1891, pédagogue et poète, fonda une école qui porta son nom ; président du Consistoire en 1885. A publié : Chants d'école, Lectures et deux recueils de poésies.

— 3. Emilie, née Albaret, poète, * à Genève en 1881, a reçu deux fois la primevère d'argent des jeux floraux de Toulouse. A publié : Fuseaux d'ivoire, 1909 ; La flamme sous la cendre, 1914 ; Le collier d'étoiles, 1917 (prix Amiel) ; Le beau château, 1921. [H. Denkinger.]

CUDREFIN (C. Vaud, D. Avenches. V. DGS). Curtefin 999 ; Curdulfinum vers 1050 ; Culdrefin 1163. Armoiries : parti de gueules et d'argent, à un poisson d'azur posé en fasce et brochant sur le tout. Localité des bords du lac de Neuchâtel, station lacustre où l'on a trouvé en 1871 une belle pirogue conservée au musée d' Avenches. C'est à Cudrefin que le roi de Bourgogne donna en 999 le comté du Valais à l'évêque de Sion. De cette période date sans doute la domination de ce prélat dans le Vully et notamment à Cudrefin. Ces domaines furent vendus en 1246 par l'évêque à Pierre de Savoie. Le comte Philippe donna Cudrefin ;m chevalier Hugues de Palézieux, mais racheta cette terre de sa veuve en 1285. A sa mort, la ville fut comprise (huis la baronnie de Vaud, mais le baron Louis II donna en 1311 cette localité à Pierre de Grandson, mari de sa sœur Blanche. Elle ne fit retour à la maison de Savoie qu'après la mort d'Othon de Grandson en 1397 et la confiscation de ses biens. Ce fut en 1403 l'apanage du bâtard Humbert de Savoie, en 1460 du comte Jaques de Bomont. Les Fribourgeois l'occupèrenl pendant les guerres de Bourgogne. En 1536, la ville se soumit volontairement aux Bernois. Ceux-ci l'administrèrent, comme précédemment, par un châtelain, en même temps qu'un mayor y exerçait à titre héréditaire des fonctions judiciaires. Cet olfice devint dès la (in du XVe s. la propriété des Treytorrens, qui le vendirent en 17 lis an gouverneur bernois. Au spirituel, Cudrefin dépend de la paroisse de Montet, mais la ville avail en propre une chapelle dédiée à la Vierge Marie, fondée en 1342 par Pierre de Grandson ; c'esl h- temple actuel près duquel s'élève une ancienne tour. - DHV. [M. iï.l

CUDREFIN. Famille éteinte de Fribourg. - - 1. Petermarm, secrétaire de ville 1410-1427, notaire :'i Fribourg L414-1442, commença le grand livre de

bourgeoisie et fit une traduction française du Scltwabenspiegel en 1410, écrivit un Roman de vraye amour en vers dont le début a été publié dans le BIG I. Magister horologiorum, il accepta en novembre 1422 de doter la commune de Romans en Dauphiné d'une horloge. Premier canonnier du roi de France, il prit part au siège de Livron en 1429 et au couronnement à Reims le 14 juillet 1429 ; t 1er janvier 1443. — Voir Daguet dans ASHF II, 197-201. — Paul Meyer : Romania XXI, 39-42. — Matile : Miroir de Souabe.

— H. Greierz : Annales dans FG X. — 2. Jnoques, notaire, 1436-1465, fils du n° 1, secrétaire de la ville de Fribourg 1447-1464, du Conseil ; son opposition à l'Autriche le fit déposer en 1449 parle duc Albert et emprisonner ; relâché, il rentra au Conseil au printemps 1450, se réfugia à Payerne pendant la terreur autrichienne. Après la chute du régime autrichien en 1452, il fut chargé d'importantes missions diplomatiques en Savoie en 1452, en Bourgogne en 1454 et à la cour de France en 1463. Il rédigea un récit détaillé en français de la visite d'Albert VI d'Autriche, d'août à novembre 1449, et des événements s'y rattachant. Il en reste une copie du milieu du XVIe s., dite de Fruyo, très tendancieuse, mais qui constitue néanmoins, un document contemporain important. Elle a été publiée par Zurlauben dans ses Tableaux, 2e éd., VI, p. LXXI, et avec additions par Buchi dans Freiburgs Bruch, annexe II, p. 158-169. — Voir Buchi : Freiburqer Chroniken, p. 225-229. [A. Buchi.]

CUENAT. Famille bourgeoise de Cœuve (Jura bernois). — 1. Jean-Pierre, profès à Bellelay en 1616, abbé de cette abbaye de 1637 à 1666 ; se retira à La Neuveville pendant la guerre de Trente ans. Auteurde Mémoires sur l'abbaye (1639-1659) ; f 1666. — 2. Henri 1840-1918, avocat et homme politique, député au Grand Conseil, président du Tribunal, préfel du district de Porrentruy, conseiller national. [G. A.]

CUENDET, Benjamin, 1769-1815, d'une famille de Sainte-Croix venue de Savoie vers 1525. Officier de la garde nationale française à Lyon pendant la Bévolution ; il a laissé un intéressant Journal sur cette époque, qui a été publié en 1914. [M. R.]

CUENIN. Famille bourgeoise de Porrentruy.

— Louis -Vnlentin, 1819-1868, poète surnommé le « Béranger du Jura ».

D'abord précepteur en Autriche il est nommé en 1844 professeur d'aile mand au collège de Porrentruy, prend une part active aux luttes politiques de 1846 à 1854, au cours desquelles il composa de nombreuses chansons : La Rouge, La Marseillaise des radicaux, etc., à la manière de Béranger.

En 1857, il part pour Louisville (Ohio), puis revient reprendre son poste au collège, qu'il occupe jusqu'en 1865. Député au Grand Conseil 1866. — Voir la Notice biographique que lui a consacrée Xavier Kohler en tête de ses Chansons. — V. Rossel : llist. lia. [G. A.]

Une autre famille de ce rière, s'esl fixée en 1815

LOUIS, 1830-1904, fondateur d'une fabrique de vannerie, député au Grand Conseil. [K.-R.]

CUÉNOD. Famille vaudoise de Corsier, fixée à Vevey en 1729. — 1. Jean-François, officier au service de France, prit part à la bataille de Fontenoy, 1745, major de département au pays de Vaud. — 2. HENRI, 1817-1883, petit-fils du n° 1, capitaine, député de Vevey, syndic. ■ - 3. Jules, 1817-1884, syndic de Vevey, numismate. — 4. Emile, 1834-1917, ingénieur, l'un des fondateurs île la. Croix-Bl Livre d'Or. [M. H.]

Louis -Valen im I iueiiin.

D'après une photographie.

nom, originaire de La Ferà Kirchberg (Berne).

CUENOUD

CULLAYES (LES)

CUÉNOUD, Samuel, 1838-1912, directeur de l'école industrielle de Lausanne 1870, professeur de mathématiques à l'académie 1874, directeur de l'hôpital cantonal 1876, syndic de Lausanne 1882-1897, conseiller national 1882-1884. [M. R.]

CUENY. Voir Cuony. CUERA. Voir GoiRE.

CUGNASCO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse mentionnée en 1358. Au moyen âge Cugnasco n'était qu'un hameau de la vicinanza de Dido (Ditto) et Gurogna. Les Orelli y avaient une résidence, des propriétés et le droit de pêche qui fut vendu à la commune en 1850. A Cugnasco existait un petit monastère de servîtes; il fut remplacé en 1653 par une chapellenie. L'église de Santa Maria délie Grazie fut consacrée le 8 septembre 1463, restaurée en 1895 ; elle a des fresques des XVe et XVIe s. En 1606, l'évêque diocésain ordonna que le curé résidât en plaine ; la paroisse fut alors transférée de Dido à Cugnasco. L'église paroissiale actuelle fut commencée en 1635. En 1790, le curé reçut le titre honorifique de prévôt. L'ancienne église paroissiale de Saint-Martin de Dido possède des fresques des XVe, XVIe et XVIIe siècles; la chapelle des SS. Anne et Christophe de Curogna en a des XVe et XVIIe s. La confrérie du Saint-Sacrement remonte à 1641. Population: 1591, 22 ménages (Dido 23 et Curogna 12) ; 1801,279 hab. ; 1920, 442. Registres de baptêmes dès 1688, de mariages et de décès dès 1677. — Voir K. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Monti : Atti. — Buetti : Note storiche religiose. — Rahn : I monumenti artistici net C. Ticino. — Monitore eccles. di Lugano 1921. — BStor. 1894 et 1895. [C T.]

CUGNIER, CUNIER. Famille d'Engollon et du Pàquier (Neuchâtel). — Abraham, maire de Valangin 1591. f av. 1608. -- Auguste, * vers 1800, f 13 juin 1869 à Itapacoroy (Brésil). En septembre 1831, il participa à la prise du château de Neuchâtel par les républicains, puis après la reddition en mains des commissaires fédéraux, fit partie en qualité de président du comité des patriotes ou des Neuchâtelois, à Rochefort et à Yverdon, en novembre et décembre 1831. Il fut un des chefs de la colonne insurgée qui, s'avançant d'Yverdon, se dispersa à Bevaix devant les troupes gouvernementales. Condamné à mort par contumace, il se réfugia en 1832 à Courtelary et plus tard au Brésil. — Voir Numa Droz : La République neuchâteloise. [L. M.]

CUGY (C. Fribourg, D. Broyé. V. D GS). Vge et Com. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 paie d'argent et de gueules de six pièces, au chef du premier, et aux 2 et 3, paie d'or et de gueules de six pièces à la fasce d'argent chargée de trois roses de gueules. Anciennes formes : Cuzziaco, 968 ; Cubizasca, 1079 ; Cuzei, 1142 ; Cugie, 1230. Première mention 968. Cugy formait au moyen âge une seigneurie qui appartint à la maison d'Estavayerjusqif au milieu du XVes., puis elle passa successivement à Guillaume d'Avenches, aux de Glane, Bonstetten, Féguely, Lanthen- Heid et Reyff. La famille de Reyff vendit en 1851 le château et le domaine de Cugy à la commune, qui fit du premier une maison d'école. Cugy dépendait aux XIVe et XVe s. de la baronnie de Montagny et releva dès le XVIe s. de Fribourg qui l'incorpora au bailliage d'Estavayer. En 1848, il fut attribué au district de la Broyé. Cugy était régi par le Plaid général et le coutumier de Vaud. Il eut souvent à démêler avec les Payernois qui, en 1338, attaquèrent et incendièrent une partie du village. Cugy formait une paroisse avant le' Xe s., et son étendue fut très considérable jusqu'au XVIe s. Le patronage de l'église appartenait à l'abbaye de Montheron, qui le céda en 1230 à celle d'Hauterive. En 1519, l'église, dédiée à saint Martin, fut annexée au chapitre de Saint-Nicolas, ce qui provoqua un long procès à la suite duquel le chapitre renonça à cette incorporation en faveur d'Hauterive en 1522. Hauterive conserva le patronage jusqu'en 1848, puis il passa à l'État de Fribourg. Registres de paroisse

dès 1761. — Voir Grangier : Annales d'Estavuyer. — Kuenlin : Dict. I. — Dellion : Dirt. IV. — Regeste d'Hauterive. — FG XIX, XX, XXIV. — ASHF I. VI, X. — MDR VI, VII, XII, 2e série X. — FA 1892. — Étrennes fribourgeoises 1807, 1883, 1911. — Archives d'État. [G. Corpataux].

CUGY (G. Vaud, D. Échallens. V. DGS). Com. dépendant autrefois de la paroisse d'Assens, avec une chapelle dédiée à saint Jean l'Évangéliste, mais où l'abbaye de Montheron avait dès 1142 des droits qui s'accrurent aux siècles suivants par de nombreux achats et donations. En 1444, ce couvent avait réuni de diverses mains l'ensemble de la dîme de Cugy. Dès 1536, Cugy dépendit de Lausanne. — DHV. [M. R/]

CUILLER (CONFRÉRIE DES CHEVALIERS DE LA). Cette confrérie, fondée au château de Bursinel en octobre 1527 par des nobles du Pays de Vaud, auxquels se joignirent des seigneurs du Faucigny, de Bresse, de Franche-Comté, avait pour but de soumettre Genève aux ducs de Savoie. Elle avait des statuts, une hiérarchie établie, des assemblées annuelles tenues à Nyon, le 1er janvier ; les membres devaient être sujets du duc, et portaient comme emblème une cuiller d'or ou d'argent. Les principaux membres furent : François, coseigneur de Ternier, baron de Pontverre ; Michel Mangerod, baron de La Sarra ; Henri de Gojonnex, seigneur de Saint-Martin du Chêne ; François de Saint- Saphorin ; Michel de Gruyère, fils du comte Jean II ; Jean de Beaufort, baron de Rolle ; Jean de Viry, seigneur d'Allemogne ; les seigneurs de Genthod, d'Allaman. François de Pontverre fut leur premier chef ; puis ce furent Henri de Cojonnex et le baron de la Sarra. De fin 1527 à fin 1535, les gentilshommes de la Cuiller firent la guerre de courses aux Genevois, malgré les interventions répétées de Fribourg et de Berne auprès du duc Charles III, malgré les trêves et les journées obtenues (Arrêts de Saint-Jullien du 10 mars 1529 et du 19 octobre 1530, journées de Payerne de juillet 1529 et de décembre 1530), malgré une offre de médiation faite par l'ambassadeur de Ferdinand, roi de Hongrie ; malgré une lettre de Charles-Quint (datée d'Augsbourg du 18 novembre 1530). Cette noblesse était soutenue officieusement par le duc et par l'évêque Pierre de la Baume. Dans une lettre du 20 août 1530, l'évêque requérait leur aide contre ses sujets rebelles de Genève. Les gentilshommes maltraitaient, emprisonnaient ou tuaient les Genevois qu'ils rencontraient, pillaient et dévastaient leurs propriétés. François de Pontverre fut tué à Genève le 2 janvier 1529, pendant une trêve, alors qu'il traversait la ville.

Dans la nuit du 24 mars 1529, les partisans arrivèrent devant Genève avec 800 hommes, mais n'osèrent faire l'assaut ; ce fut la nuit des échelles. En octobre 1530, ils réunirent 10 000 hommes et assiégèrent la ville pendant trois jours ; le 6., arrivent à Morges 7000 Bernois, 2000 Fribourgeois, 500 Soleurois et 4 à 5000 volontaires, mais les gentilshommes avaient déjà retiré les garnisons de leurs châteaux, qui furent saccagés. Le 8, les Genevois défirent à Meyrin une troupe de 700 à 800 h. en partie composée de Bourguignons envoyés par l'évêque. En 1533, les chevaliers de la Cuiller fournissent avec empressement des troupes au duc. En 1534 et 1535, ils pressent Genève de toutes parts et repoussent des secours envoyés à la ville : les Neuchâtelois de Wildermut (oct. 1535), les hommes du sieur de Véray, à Gex en décembre, ceux du condottiere romain Renzo de Céry. Mais le duc désavoue les gentilshommes, qui licencient leurs troupes, avant l'expédition bernoise de 1536, à laquelle ils ne s'opposèrent pas, sauf le baron de La Sarra, François de Saint-Saphorin et Claude de Dortans, qui résistèrent dans Yverdon. — Voir DH V, art. Cuiller. — J.-A. Gautier : Histoire de Genève. — Roget : Les Suisses et Genève. — Bonivard : Chroniques. — Jean Balard : Journal. — Arch de Genève: B. C. ^André Duckert.]

CULLAYES (LES) (G. Vaud, D. Oron. V. DGS). Com. faisant au moyen âge partie de la seigneurie de Vulliens, puis dès la fin du XIVe s. de celle de Mézières, dont elle suivit désormais le sort. — DHV. [M. R.]

CULLET

CUNZ

CULLET (C. Vaud, D. Aigle). Nom d'un fort situé dans une île près de l'embouchure du Rhône, destiné à surveiller la navigation, et existant encore en 1G88. Son nom est resté au terrain voisin dit le Fort, dans la commune de Noville. — DHV. [M. R.]

CULLY (G. Vaud, D. Lavaux. Y.DGS). Vge et Com. où l'on a découvert quelques restes de villas romaines, des monnaies des Ier et IIe s., et une statue de Bacchus. Armoiries : coupé d'argent et de gueules, à la grappe fouillée d'une feuille de l'un en l'autre Cusliacum était au nombre des biens dont, le 4 septembre 967, le roi Conrad de Bourgogne confirma la possession au chapitre de Besançon. En 1 154, une sentence arbitrale interdit au mayor de l'évèque de Lausanne, à Lutry. d'étendre son autorité à Cully, mais obligea les habitants à certaines redevances envers l'évê-

Muriset. Elle est citée du XIIe au XVe s., tandis que les Muriset se sont éteints au XVIIIe. Armoiries, primitives : d'azur à l'aigle d'or ; concédées par l'empereur Sigismond en 1434 : écartelé en sautoir, au 1 et 4 d'or à l'aigle de sable, au 2 et 3 barré de gueules et d'argent de neuf pièces, sur le tout de Lausanne. — DHV. [M. r; .] CULMANN. — 1. Carl, * 10 juillet 1821 à Bergzabern (Palatinat), f 9 décembre 1881 à Zurich. Ingénieur au service de Bavière 1841-1855, puis professeur à l'École polytechnique de Zurich, dont il fut le directeur de 1872 à 1875. Membre du jury de l'exposition universelle de Vienne 1873, bourgeois d'honneur de Zurich 1868. Principaux ouvrages : Die graphische Statik ; Berichl iiber die Untersuchung der schweiz. Wildbàche in den Jahren 1858-1863. -- Voir J.-P. Meyer : Le Dr Ch. C. — L. Tetmayer : Ueber Culmanns bleibende Leistungen. — Pàlytechnikums-Festschrift. — Rudio : Biographien. — Antonio Favaro : Délia vita et deqii scrilti di C. — 2. Paul, fils du n° 1, * 23 février 1860 à Zurich,

Cully. D'après une lithographie de P. Maquelin (Bibliothèque Nationale Berne).

que. Le 10 septembre 1246, le chapitre de Besançon vendit à l'évèque de Lausanne tous les droits qu'il avait à Cully, Riex et Bremblens. L'évèque Guillaume de Champvent accorda aux bourgeois de Cully en 1288 les mêmes franchises que celles dont jouissaient les bourgeois de Lausanne. En 1334, l'évèque leur accorda le droit d'ohmgeld ; en 1359, il les autorisa à fortifier le village. Sous le régime bernois, Cully devint le siège d'une châtellenie. Les juges se réunissaient à l'auditoire (ancien hôpital) où l'on voit peint un jugement de Salomon. Il avait dès le XIVe s. ses preud'hommes, c'est-à-dire un conseil et des syndics. Les hommes de Cully prirent en 1656 une part importante à la première guerre de Villmergen, où leur drapeau fut pris par les Lucernois, ainsi qu'à la seconde en 1712, où s'illustra le major Davel. Au spirituel, Cully dépendit de Villette jusqu'en 1766, époque où il fut érigé en paroisse. Mais il avait une chapelle propre, dédiée à saint Etienne, mentionnée dès 1365, et qui date probablement de la domination bysantine. Le chanoine Guillaume de Cully, trésorier du chapitre de Lausanne, fonda vers 1340 un hôpital dont il reste la chapelle, dans l'arrière-magasin de la maison Cuénoud, près de l'hôtel de ville. L'église, sauf la tour, a été reconstruite en 1866. Registres de baptêmes dès 1630, de mariages dès 1640, de décès dès 1728.

Outre le major Davel, à qui un monument a été élevé à Cully, le village a donné naissance à une famille de nobles de Cully, dont une branche a pris le nom de

botaniste et ingénieur; privat-docent à l'École polytechnique pour les mathématiques et la physique 1885- 1890. A publié : Verzeichnis der Laubmoose des Kts. Zurich. [D. F.]

CUMBELS (C. Grisons, D. Glenner, Cercle Lugnez. V. DGS). Commune et paroisse, mentionnée déjà au XIe s. Anciennes formes : Cumble, Cumelz. La paroisse fut desservie dès 1673 par les capucins. Une chapelle annexe mentionnée dès 1345 se trouve hors du village Elle était dédiée à saint Maurice, patron de la vallée, et jusqu'il y a dix ans toute la vallée du Lugnez s'y rendait en procession. Registres de baptêmes et de mariages dès 1650, de décès dès 1653. [L. J.]

CUNRATER, Lux (Lucas), de Memmingen, procureur de la curie romaine dès 1488 environ, représentant de l'évèque Jost von Silenen dans le procès à Rome de 1496. Chanoine de Sion 1497, de Constance 1498 ; renonça à son canonicat de Sion en 1500 ; maître au chapitre de la cathédrale de Coire 1508, chanoine de la cathédrale de Saint- Stephan à Constance 1512 ; soutint en 1504 le procès contre le couvent de Saint-Gall au sujet des droits paroissiaux sur Saint-Laurent à Saint-Gall (actes aux archives du chapitre) ; il apparaît aussi comme représentant de Schiner en 1520. Il fut unr zélé défenseur de l'ancienne foi au début de la Réformation ; f à Constance 1526. ■ — Voir Imesch : Das Domkapitel von Sitten dans B\\ G VI. [A. Buchi.]

CUNZ ou KUNZ. Vieille famille de Saint-Gall. - 1. Mans, mentionné en 1403, fut partisan des Appen-

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