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CHON

CROUSAZ

l)lique près la. Cour de France de 1763 à 1768. Prit part à la réhabilitation du malheureux Calas. Auteur du manuscrit intitulé : Tables chronologiques. — Voir France protestante, IIe éd. — Galiffe : Not. gén. VII, 87. — Galiffe et Mandrot : Armoriai genevois. — Heyer : L'Ëqlise de Genève. [H. Da.]

CROIM. Famille de la ville de Schafïhouse, éteinte au commencement du XVIe s. Armoiries : deux couronnes et deux roses. Hermann et son fils Conrad étaient témoins en 1261. — ■ 1. Hermann der Nider ou von Tengen fut envoyé à Baden en 1367 en mission politique avec l'avoyer Egbrecht von Randenburg et Konrad am Stad ; prit part en 1370 à l'expédition d'Ewatingen, fut caution pour la ville en 1373 ; intendant de l'hôpital en 1376. — 2. Hans, fils du n° 1, président du tribunal arbitral entre le curé de Lôhningen et l'hôpital au sujet de prébendes en 1396 ; étouffa en 1397 un différend entre l'abbé Berchtold d'Allerlieiligen et les villageois de Hallau ; administrateur du couvent de Paradies en 1414. — 3. Adam, du Conseil 1425, trésorier 1428, bourgmestre 1438 ; membre des Cinq, tribunal arbitral permanent entre l'abbé et la ville, 1438; intendant de l'hôpital à plusieurs reprises ; arbitre en 1442 et 1453. — 4. Laurenz, fils du n° 3, maître es arts, officiai à Bâle ; acheta en 1466 de son cousin Adam Cron l'avouerie (droits de basse justice) du village de Bucbtalen ; membre des Cinq 1475, du Conseil 1476, bourgmestre 1477, 1479 et 1481. Il représenta la ville avec Ulrich Trullerey et le chancelier de la ville Baumann, à Constance au procès contre le comte de Lupfen au sujet de la possession du Randen ; intendant de l'hôpital 1481, f avant 1486. — 5. Adam, vendit en 1466 à Laurenz (n° 4) l'avouerie de Buchtalen ; reçut en fief en 1463, de Heinrich Truchsess de Diessenhofen, le château d'Herblingen, dont il devint propriétaire en 1469. Au cours du long procès en possession, il renonça en 1471 à sa bourgeoisie schaffhousoise et acquit celle de Lucerne. Il vendit en 1502 le château et la basse justice d'Herblingen et le tiers des droits de basse justice de Gailingen à Hans Lôvv. On lui rendit la bourgeoisie de Schaffhouse en 1500. — Voir Rueger : Chronik. — LL — Urkundenregister fur den Kt.Snhaffhausen. fW.-K.]

CRONAY (C. Vaud, D. Yverdon. V. DGS). Village dépendant autrefois de la seigneurie de Saint-Martin du Chêne. Un château Castillon s'y trouvait, dont Ulrich de Saint-Martin fit hommage à Pierre de Savoie en 1255. Dès la fin du XIVe s., la terre de Cronay fut morcelée en fiefs de Valangin, de Combremont, de Chastonay. Finalement les Manuel de Berne en réunirent la plus grande part. L'église, dédiée à saint Maurice, a conservé un ancien clocher. — DHV. [M. R.]

CRONICA DE BERNO. C'est le titre de la plus ancienne chronique de la ville de Berne, dont l'original a été en partie conservé dans les derniers feuillets de l'obituaire de la collégiale de Saint- Vincent, commencé en 1325. Elle comprend environ 30 notices embrassant les années 1191 à 1340 ; publiée par G. Studer dans Die (Jhronik des C.Justinger. — Voir Festchrift... Bern 1891, III, p. 3. — Art. Berne, Historiographie, [h. t>.]

CRONTHAL, Anton, baron de, dernier résident de l'Autriche auprès des Trois Ligues grisonnes, en même temps, administrateur de la seigneurie de Rhâzuns. Au commencement de 1792, il assista aux conférences de Milan entre le gouvernement milanais et les Ligues grisonnes. Il se rendit ensuite dans les Grisons où il fut reconnu le 11 septembre, négocia la convention d'Ilanz, du 18 septembre, et conclut le 4 avril 1793 avec les (irisons le traité de Coire, qui ne fut pas ratifié par l'empereur. Il s'enfuit à Feldkirch dans la nuit du 20 mars 1794, devant le soulèvement populaire, craignant que le parti adverse victorieux ne se vengeât sur lui de l'arrestation des ambassadeurs de France, Sémonville et Maret. Revenu à son poste en automne, il entreprit la lutte contre l'œuvre de l'assemblée extraordinaire des Ligues. En 1797, il contribua à faire échouer la tentative d'incorporation des pays sujets dans les Ligues et combattit ensuite la réunion des Grisons avec la République helvétique. Sa mission prit fin le 12 juillet 1800. — Voir Rufer : Der Freistaal der III Blinde und die Frage des Veltlins. — Zschokke : Hist. Denkw. I. —

Etienne-Bernard Gropt.

D'après une photographie.

Vincenz Planta : Die letzten Wirren. — Mohr : Gesch. von Curràtien 2, II. — - Hottinger : Vorlesungen ûb. Unterg. der Eidgen. — A. Pfister : Die Patrioten. — Pinôsch : Die ausserord. Standesversammlung 1794. — Dunant : La Réunion des Grisons à la Suisse. — Delnon : Gaudenz von Planta. — ASIIH. [A. R.]

CROPPET. Famille originaire de Châtillon en Dombes (Ain), bourgeoise de Genève en 1602, aujourd'hui éteinte. Armes : d'or à trois quintefeuilles de sinople. — David, 1610-1675, pasteur à Jussy et Gy 1664, puis au Pelit-Saconnex 1651. La famille a donné son nom à un quartier de Genève : Les Cropettes. — Voir Galiffe : Not. gén. V, 321. — Armoriaux genevois. — Heyer : L'Église de Genève. [H. Da.]

CROPT. Famille valaisanne de Martigny, dont une branche s'établit à OUon avant 1437. — 1. Etienne-Bernard, jurisconsulte, * à Martigny en 1798, f 1896. En 1825, professeur à l'école de droit de Sion, où il enseigna jusqu'en 1895, soit pendant soixante-dix ans. Juge au Tribunal cantonal pendant cinquante ans ; président de ce tribunal d'une façon presque ininterrompue. Auteur de l'avantprojet du Code civil valai san, et des lois élaborées en Valais de 1830 à 1895.

Publia les Elementa juris romano-valesii, 1841, et la Théorie du ('ode civil valaisan, 1858. — 2. Joseph- Samuel, 1800-1873, à Martigny. Juge de Martigny-Ville et grand-châtelain de Martigny. - - 3. Lucien, frère du n° 2, 1802-1882. Officier au service du pape. Colonel d'un régiment portant son nom. Se distingua à Monterotondo, Castro San Giovanni et à la Porta Pia. Démissionna après la prise de Rome. Commandeur des ordres de St-Sylvestre, de St-Grégoire et de Pie IX. [J.-Ch. de C]

CROSNIER, Jules, peintre et professeur à l'école des Beaux-Arts à Genève. * à Nancy 1843, t 1917 à Genève, dont il acquit la bourgeoisie. Études à Paris. Suppléant d'Auguste Baud-Bovy, devint professeur en titre en 1876. Exerça une heureuse influence sur le mouvement, artistique à Genève par des expositions régulières des Beaux-Arts, de la Société des Arts, par la création de l'Exposition permanente de l'Athénée et par sa direction de la revue d'art : Nos anciens et leurs œuvres. [H. Denkinger.]

CROSTEL. Ancienne famille de Payerne qui remonte à 1343. Armes : d'azur à un cornet d'argent accompagné de trois étoiles du même. Elle donna des conseillers à Payerne, et essaima à Lutry et à Moudon. Elle s'éteignit dans la famille de Glane, seigneurs de Villardin, au XVIe s. [M. R.]

CROTTET, Alexandre-César, 1810-1864, * à Genève, pasteur à Pons (France) 1836, puis à Yverdon de 1846 à 1864 ; publia en 1859 une Histoire et Annales de la ville d' Yverdon, et précédemment des ouvrages sur le prolestantisme français. [M. R.]

CROUSAZ, de. Famille noble vaudoise, qui pourrait descendre de Pierre de Crousaz, métrai de Chexbres en 1248 et remonte certainement à Perrier. vivant en 1368. Armoiries : d'azur à la colombe d'argent (variante). — 1. Isbrand, 1544-1619, reçu bourgeois de Lausanne en 1578, dénonça en 1588 la conjuration de son parent Isbrand Daux, fut seigneur de Prilly, Crissier, de Corcelles-le-Jorat et de Mex, lieutenant baillival. — 2. Abraham, 1619-1710, lieutenant baillival, colonel, auteur avec Loys de Marnand des plans de l'hôtel de

CROUSAZ

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