Johann-Hi
fils du n° 9, 1691-
Nikolaus Dachselhofer
1634-1707, en 1077.
D'après un portrait à l'huile
au Musée historique de Berne.
1750, du Grand Conseil en 1727, bailli d'Aubonne en 1733, du Petit Conseil en 1742, trésorier pour le Pays de Vaud en 1745, major -général au service de l'Empire. — 13. Niko- LAUS, fils du n° 11, 1710- 1759, du Grand Conseil en 1745, bailli de Laupen en 1751. — 14. Johann- Rudolf, fils du n° 11, 1724-1780, du Grand Conseil 1755, du Petit Conseil en 1706, trésorier pour les pays de langue allemande en 1771. — 15. NlKOLAUS, fils du n° 13, 1735- 1802, du Grand Conseil 1775, bailli de Brandis en 1776, perdit en 1798 ses droits seigneuriaux sur Utzigen, mais resta propriétaire du château. — 16. Albrecht- Friedrich-Nikolaus, fils du n° 14, 1763-1838, du Grand Conseil en 1795, bailli de Cerlier en 1810, du Petit Conseil en 1820. — 17. Nikolaus, fils du n° 15, 1770-1852, officier au service de Hollande en 1790, du Grand Conseil 1814- 1831, préfet de Courtelary 1822-1831. — 18. Nikolaus- Friedrich, fils du n° 17, 1799-1876, du Grand Conseil 1829-1831 ; dernier représentant de la branche aînée, il vendit en 1875 son château d'Utzigen aux communes oberlandaises qui en firent une maison pour les pauvres. — 19. Nikolaus-Gottlieb, fils du n° 16, 1791-1872, du Grand Conseil en 1822, fut préfet du Bas-Simmental. — La famille bernoise des Daxelhofer s'éteignit en 1897 avec son fils Karl-Albrecht. — Voir mns. XIII, 43 à la bibliothèque de la ville de Berne. — Mulinen : Beitr. IV. — Bûrgerhaus XI. [E. B.]
II. Famille bourgeoise de Bienne dès 1587. Elle a donné plusieurs membres du Grand et du Petit Conseil, et — Abraham, major de l'Erguel 1787, du Grand Conseil 1790, du Petit Conseil 17 90, juge de paix sous la domination française 1800-1814, président du gouvernement provisoire, t 1819. — Arch. Bienne. — Marcel, * 1878 à Aubonne, architecte, constructeur d'édifices publics à Berne et à Fribourg, entre autres ceux de la Bibliothèque de Fribourg et du Tribunal suprême à Berne. [W.B.]
DACHSEN (C. Zurich, D. Andelfingen. V. DGS). Com. politique et scolaire, église annexe de Laufen. Tahsheim, 875 ; Tachsen, 1290, du ahd. dahs = blaireau. On trouva en 1905 dans une carrière de sable le premier tombeau de la Suisse orientale avec un squelette de l'âge du bronze, en 1906 une lance et auparavant des tombes alémannes. Le bailliage appartint de bonne heure à la seigneurie de Laufen, dont le premier seigneur foncier fut l'évêque de Constance ; la souveraineté et la haute juridiction appartenaient aux comtes de Kibourg. Les titulaires de la basse justice varièrent. Les nobles de Tengen détenaient le bailliage au XIIIe s., ils le vendirent en 1290 à Ulrich et Heinrich von Urzach, bourgeois de Schaffhouse ; il passa en 1444 aux Fulach, puis en 1544 à Zurich qui en fit un haut-bailliage. Le rôle coutumierest de 1532.Dachsenappartinten 1798-1801 au district de Benken, durant l'Acte de médiation à celui de Winterthour. Population : 1900, 565 hab. ; 1920, 575. — Voir E. Stauber : Schloss und Herrschaft Laufen, dans Nbl. der Stadtbibl. Winterthur 1923. — ASA 1905-1906, p. 66. — Ulrich : Katalog der Antiquar. Ges. III, 11. — SSR II. [E. Stauber.]
DACHSENBUHL. Grotte située non loin du Schweizersbild près de Schaffhouse, étudiée par von Mandach en 1874. On y trouva des restes d'établissements néolithiques, des squelettes et des objets funéraires (Serpulakette), des couteaux de silex, débris de poteries, ossements d'animaux (porc des tourbières, chien, lièvre des prairies, cerf, chat sauvage). - Voir F. von Mandach : Bericht ûber eine im April 1874 im Dachsenbuhl untersuchte Grabhôhle, dans Zûrcher Mitteilungen 18, 7. — J. Nuesch : Der Dachsenbuhl, eine Hbhle aus fruhneolithischer Zeit, avec contributions de Kollmann, Schôtensack, Schlosser et Singer.
— G. Wanner : Frûhgesch. Alterlûmer des Kts. Schaffhausen, dans BVG Sch. VII, 1900. [H. Werner/)
DACHSFELDEN. Nom allemand de Tavannes.
Voir ce nom.
DACHSLERN (C. Zurich, D. Dielsdorf, Com. Schleinikon. V. DGS). Vge de la paroisse de Niederweningen. Thahssanarra, Dassarun, Dassaha,- dès 897, probablement terrier de blaireau (Dachsbau). Des restes d'une colonie romaine étendue, des canaux de chauffage et des parois peintes, furent trouvés en 1844 en amont de la grosse Zelg sur la pente Nord de la Làgern. Au centre de l'ancienne cité, on mit à jour huit colonnes en calcaire du Jura et des morceaux de l'architrave. L'une des colonnes est au jardin de l'université de Zurich, les autres restes sont au jardin public de Baden. Les fouilles ont été reprises en 1914 par les soins du Musée National suisse. Le couvent de Saint-Gall avait des biens à Dachslern. En 1281, les nobles de Regensberg et leurs ministériaux, le couvent de Wettingen, l'abbaye du Fraumunster de Zurich, les couvents de Selnau et d'Œtenbach y possèdent des droits. — - Voir F. Keller : Stat. der rôm. Ansiedehingen in der Ostschweiz, dans MA GZ XV, cahier 3, p. 89. — ASA 1869, p. 7. — D. Viollier : Die Ausgrabungen im Kl. Zurich, dans NZZ 1921, n° 1810. — Mem. Tig. III. — UZ. — Fôrstemann II, 667. [F. Hegi.1
DACHSLERN, von. Famille de ministériaux de Regensberg, citée dès 1259. Armoiries, connues par le sceau seulement : un blaireau (Arch. de la ville de Winterthour). — 1. Berchtold, 1281-1304, est dit en 1286 ou 1296 predilectus seruus noster du baron Lutold le jeune de Regensberg. Il est peut-être identique au frère laïque Berchtold von Dachslern de Wettingen, mentionné dès 1268 (?) et mort avant 1310. — 2. Hartmann, seigneur, témoin en 1302. — 3. Berchtold, apposa son sceau en 1382, f 1407, habita Rutschwil. — Voir UZ. — Willi : Album Wettingense, p. 9. — Mon. Germ. Necr. I.
— Obituaire d'Eglisau aux Archives d'Etat Zurich. — AHS 1899, p. 95. — Zeller-Werdmùller : Zûrcher Burgen. — W. Merz : Aarg. Burgen II, p. 513. [F H.]
DACHSLINGEN. Nom allemand de Daillens. Voir ce nom.
D ACIER. Voir Dassier.
DADA, D'ADDA, D'AGDE, DADAZ. Famille fixée à Genève à la fin du XVe s. ; elle se rattache à la famille des marquis de ce nom en Lombardie. Armoiries : fascé onde d'argent et de sable de six pièces, au chef d'or à l'aigle couronnée de sable (variantes). — 1. Denis, citoyen de Milan, fut reçu bourgeois de Genève en 1499. — 2. Etienne, fils du n° 1, seigneur de Corsinge. Du Conseil des Deux-Cents 1532, de celui des Soixante 1533, conseiller 1535, lieutenant 1539, syndic 1540 ; adhérent de Froment en 1532. Ce fut dans son jardin de Pré l'Évêque que les réformés célébrèrent la Cène pour la première fois à Genève. Ambassadeur à Berne et à Fribourg 1534. En 1536, il se laissa circonvenir par François Ier, et remit aux Conseils de Genève des lettres de ce monarque dans lesquelles celui-ci demandait que la ville le reconnût pour son prince et rentrât dans l'Église romaine. Dada fut arrêté, censuré et obligé de rendre à François Ier ses lettres. Le parti des mécontents, les Articulants, auquel il s'était rallié, le fit nommer syndic en 1540, mais la défaite de cette faction l'obligea à fuir et à se réfugier à Berne. Amnistié en
D.-KGERLEN
D/ENDLIKER
1544. — Ses descendants se retirèrent dans leur tief de Corsinge, dont la partie enclavée dans le territoire de la République, fut cédée en 1778 par Charles Dada. — 3. Besançon, frère du n° 2, du Conseil des Deux-Cents en 1538. Il contribua, ainsi que son frère, à l'indépendance genevoise. Ennemi de la Réforme, il fut emprisonné en 1558. — Voir Foras : Armoriai. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Galiffe : Not. gên. I. — Armoriaux genevois. — A. Roget : Biographies manuscrites. — A. Froment : Les actes... de la cité de Genève. [H. DaJ
D/EGERLEN (C. Zurich, D. Winterthour. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : d'argent au bélier saillant de sable. Les trouvailles archéologiques de la Steinmuri près d'Oberwil témoignent que la contrée était habitée par les Romains. La route militaire d'Ober Winterthur à Ossingen-Schaffhouse devait toucher Rutschwil, Dâgerlen et Oberwil. La dénomination Tegerlo, qui signifie la grande forêt et remonte à une colonisation alémanne, apparaît la première fois au commencement du XIVe s. dans un rentier du couvent de Rheinau. Selon leur rentier, les Habsbourg y avaient deux fermes en 1361. Le couvent de Petershausen y possédait au XVIe s. des forêts. Rheinau y détenait des droits fonciers, les Habsbourg-Autriche la juridiction baillivale. Politiquement, le village dépendit jusqu'en 1424 du comté autrichien de Kibourg, puis du bailliage zuricois du même nom qui y exerça la haute justice. La commune fut rattachée en 1803 au district de Winterthour.
Au spirituel, Dâgerlen dépendait anciennement de la paroisse d'Andelfingen. Lorsque en 1404 l'église de cette dernière fut incorporée au couvent d'Allerheiligen, Dâgerlen passa sous la dépendance des bénédictins de Schaffhouse qui en furent patrons jusqu'à la Réforme. Le nonce Ennio Filonardi accorda en 1517 des indulgences particulières à l'église du village, dédiée aux SS. Ursule, Marc et Jean mineur. Elle formait un vicariat et devint paroisse en 1642. Le gouvernement de Zurich en racheta en 1864 le patronage à Schaffhouse. La première cure fut édifiée à Rutschwil en 1642, la nouvelle à Dâgerlen en 1868-1869. Le village forme une commune scolaire avec Berg, Benk et Rutschwil. L'ancienne maison d'école fut bâtie en 1803, la nouvelle inaugurée le 24 mai 1900 à Rutschwil. La commune eut beaucoup à souffrir des Français en 1798. Registres de baptêmes et de mariages dès 1600, de décès et de familles dès 1642 (ZT 1899). Population : 1683, 484 hab. ; 1920, 524. — Voir Arch. paroissiales Dâgerlen. — Archives d'État Zurich. — G. Hoppeler : Alt Dâgerlen, dans Sonntagspost des Winterthurer Landboten 1923, n096et7. [Gk H.]
D/eHLER. Famille répandue dans le Mittelland bernois. — Jakob, * 14 mai 1808 à Seftigen, t 16 février 1886 à Oppligen, agronome, membre du Grand Conseil de 1839 à sa mort, les années 1850-1858 exceptées ; du Conseil d'État 1846-1850. Il y rentra comme directeur des travaux publics jusqu'en 1858. Après sa retraite, il fit partie du tribunal du district de Konolfingen et de la direction de la société économique du canton, dont il fut président de 1861 à 1864. Élu en 1883 à la constituante, il revêtit plusieurs charges dans sa commune. — SBB 1,629. [E.B.]
D/ELLIKER. Famille éteinte de la ville de Zurich. Hans fut prévôt de corporation en 1376; trois Dâlliker tombèrent à Morat en 1476. — 1. Herkules, 1666-19 avril 1725, pasteur de la communauté réformée suisse de Lindau dans la marche de Brandebourg et inspecteur paroissial des colonies suisses de ce pays. — 2. Johann-Rudolf, portraitiste, * 1694 à Berlin, élève de François-Antoine Pesne, devint haut-saulnier à Zurich en 1746, t 23 avril 1769 à Schaffhouse. Ses tableaux sont en partie la propriété de la Ziircher Kunstgesellschaft ; ceux des bourgmestres Heiurich Escher et de Hans-Konrad Grebel se trouvent dans la maison de la corporation zur Meise. — Voir Registres d'impôt Zurich.
DHBS il — 40
— LL. -• LLH. — SKL. — Gesch. der Famille Ammann I, 251. — BT II, 1916, 52. [H. Brunner/]
D/ELLIKON (C. Zurich, D. Dielsdorf. V. DGS). Com. et paroisse avec Dânikon. Tel- ^^^■■■^M linchovun, au milieu du IXe a. ; Tel- ■BH^^^HH linchon, 1228. Armoiries : de sable à ^^^^^ une équerre d'argent. Un grand
établissement romain fut mis au jour en 1789 dans les Mauerâcker. L'abbaye de Saint-Gall y possédait des W U..W terres avant 870. Lutold VIII, l'an- ^B |^r cêtre de la lignée des Neu Regens- ^^ÊK^ berg, détenait en 1285 l'avouerie
du domaine que le couvent d'Einsiedeln avait à Dàllikon ; selon le rentier des Habsbourg, il passa plus tard aux mains des seigneurs de Baldegg. Les seigneurs de Landenberg-Greifensee réunirent le village à leur seigneurie d'Alt Regensberg ; il passa avec celle-ci à Zurich, qui le rattacha au haut-bailliage de Regensdorf, en 1798 au district de ce nom, en 1803 à celui de Bulach, en 1815 au hautbailliage de Regensberg qui redevint district en 1831 et s'appela Dielsdorf en 1871. Le rôle coutumier date de 1537. La commune politique embrassait jusqu'en 1843 les communes civiles de Dàllikon et Dânikon. L'église paroissiale, citée en 1228, dépendait du décanat de Kloten (Regensberg). Son patron, Hartmann de Baldegg, par l'intermédiaire du recteur de l'église, Walter d'Elgg, en améliora le bénéfice en 1329. Les de Landenberg en possédèrent plus tard la collation, le vidomnat et les dîmes ; ils vendirent leurs droits en 1421 à la prévôté de Zurich qui détint le patronage jusqu'en 1831. Le chœur de l'église fut ajouté en 1708. Registres de baptêmes dès 1609, de mariages dès 1612, de décès dès 1651, de familles dès 1712 (ZT 1899). Population : 1634, 193 hab. ; 1836, 360 ; 1920, 325. — Voir MAGZ XV. — UZ. — Habsburger Urbar. — SSR IL— Gfr. 45, 47.— Mem. Tig. [C.B.]
D/ELLIKON, von. Famille de ministériaux de Regensberg, connue dès 1130 (?). Armoiries inconnues.
— 1. Hupolt et son frère Chounrat furent témoins en 1130 de la fondation du couvent de Fahr par les nobles de Regensberg. — 2. Eberhard, chanoine de Zurich (?) 1243 ; homme du comte Rodolphe de Habsbourg, t 8 juillet 1264. — 3. Lutold, ministérial des Regens berg 1287, établi à Neu Regensberg en 1311, fut identique peut-être au von Tellinkon mentionné par le chansonnier Johannes Hadlaub de Zurich. Une parenté entre les Dàllikon et une famille Tellinkon ou Dâlliker, bourgeoise de Zurich, n'est pas prouvée. — Voir UZ. — Mon. Germ. Necr. I. — Friedrich Pfaff : Die grosse Heidelberger Liederhandschrift I, 1272. — ZT 1883, p. 230. — Zeller-Werdmuller : Ziircher Burgen. [F. H.]
D/ENDLIKER. Ancienne famille d'Hombrechtikon (C. Zurich), mentionnée dès 1467 sous le nom de Uentlikon. Elle tire son nom du hameau de Dândlikon dans la commune d'Hombrechtikon. — [J. Frick.] — 1. Johann-Jakob, de Stâfa, promoteur de l'école publique zuricoise et du chant populaire, 13 août 1780-11 mai 1859. Instituteur à Uelikon et Uerikon 1795-1800, il séjourna quelques semaines chez Pestalozzi à Berthoud et appliqua sa méthode à l'école publique de Stâfa 1803- 1848. Dès 1819, maître aux écoles de district, sortes d'écoles normales ; membre fondateur du chœur d'hommes de la région du lac de Zurich 1825, il créa aussi la caisse d'épargne de sa commune d'origine et fit partie du Conseil de l'Instruction publique 1832-1833. — Voir Festrede 1845. — NZZ 1859, n°= 219-221. — Nbl. Musikqes. Zurich 1882, p. 9. — 2. Eduard, fils du n° 1, 1808-1852, maître à l'école normale de Kusnacht 1832- 1836, à l'école industrielle de Zurich en 1837, pasteur à Rorbas en 1839, écrivit des livres pour l'enseignement des mathématiques. — Wirz : Etat. — [C. B.l
— 3. Johann-Friedrich, de Hombrechtikon, * 16 octobre 1821, f 7 déc. 1900 à Berne, apprit le métier de tanneur. Il adhéra au piétisme en Silésie et à Londres et épousa en 1855, à Berne, Sophie von Wurstemberger, la fondatrice de l'établissement de diaconnesses (Dândlikerschwestern) dont la maison mère à
Février 1924
I) KN(iELI
h.KHSTËTTEN
Berne et les annexes ont ru un grand développement. Les époux Dândliker sont[aussi les fondateurs de l'hôpital Salem. — Berner Tagblalt, 10 déc. 1900. — [H. Tr.] - 4. Johann-Jakob, de l tombrechtikon, 14 septembre 1822- 5 aoûl 1873, à 15 ans maître auxiliaire;'! L'institut Kunz de llombrechtikon, maître secondaire à Pfâffikon en 1840, maître de français et d'allemand au gymnase de Winterthour en 1854, recteur en 1808, bourgeois d'honneur de la ville en 1873. Le technicum est dû surtout à son initiative. — Voir Jahresheft des Vereins schweizer. Gymnasiallehrer 6, p. 3. — Festschrift Gi/mnasium Winterthur III. — S. Bleuler : Zum Andenken an J.-J. Dândliker ■ .">. Karl, petit-fils du n° 1,
historien, * 6 mai 1849 à Elsau, étudia à Zurich sous la direction de Georg von Wyss et Budinger, puis à Munich où il fut l'élève de Giesebrecht et de Wilhelm Riehl ; nommé en 1872 maître d'histoire générale à l'école normale de Kusnacht et en 1877 d'histoire suisse ; privatdocent en 1875 et professeur d'histoire suisse en 1887 à l'université de Zurich, f 14 septembre 1910.
Il collabora en 1870-1871 aux Untersuchungen de Budinger et publia de nombreux ouvrages dans lesquels il traite non seulement de l'histoire politique, mais aussi de l'activité sociale, de la culture, son! : Gesch. der Schweiz Kts. Zurich en 3 volu-
Karl Dândliker.
D'après une photographie.
et dont les plus importants
et Gesch. der Stadt uitd des
mes chacun. — NZZ 1910, n°3 254, 260 et 261. -
Erinnerungsblatt. — ASG XI, 337. - - Guggenbuhl :
Karl Dândliker, Lebensbild. [C. B.]
D/ENGELI. Famille de Guggisberg (Berne).
Johann, 1811-1867, entra dans l'enseignement en 1826, maître à l'Institut Fellenberg à Hofwyl 1835-1848, directeur de l'école d'agriculture du Strickhof près Zurich 1853-1867. Rédacteur de la Schweiz. Zeitschrif't fur Landwirlschaft et de la Landwirtschaftliche Monatsblatt. — Voir SBB I, 415. — Dans le canton de Fribourg le nom est devenu Tinguely. [E. B.]
D/ENIBERG (C. Glaris, Corn. Schwanden. V. DGS). Groupe de maisons sur le versant de la monta tagne au Nord-Ouest de Schwanden. Tânniberg 1350. Au temps de la Réforme et en 1746 la landsgemeinde glaronnaise s'y tint ; c'est pourquoi le règlement de la landsgemeinde de 1746 fut appelé Dânibergerbrief. — Voir Herr : Gesch. des Landes Glarus II, p. 22. — Hefti : Gesch. des Landes Glarus 1770-1798, p. 9. — Herr : Blâtter aus der Gesch. der Gem. Schwanden, cahier 1. [Nz.]
D/EN IKEN (G. Soleure, D. Olten-Gôsgen. V. D GS). Com. et Vge formant une paroisse avec Gretzenbach et Grod. Tenniken, 1226. Daniken appartenait au chapitre de Werd qui fut en lutte durant tout le XIVe s. avec ses avoués, les von Gôsgen, au sujet des droits sur le village et sur ses autres propriétés. En 1458 Dâniken passa, avec tous les droits, aux mains de Soleure. — Voir F. Eggenschwiler : Die territoriale Entwicklung des Kts. Solothurn. — K. Meisterhans : Aelteste Gesch. des Kts. Solothurn, p. 137. - - Sol. Wochenblatt 1824, p. 533 ;
D/ENIKER.
Famille zuricoise, probablement originaire de Dànikon, bourgeoise avant 1500, représentée au Grand Conseil en 1515, au Petit Conseil en 1793. Armoiries: de sable à un moule de tuile d'or portant un croissant du même sur trois monts de sinople, accompagné de deux étoiles d'or. Le nom de Dâniker (Tenniker) n'apparut qu'au commencement du XVIe s. Les premiers qui le portaient y ajoutaient, le
surnom ZlEGLEF car ils possédaient déjà avanl 1500 la tuilerie, près de la porte du Rennwe^ et y habitèrent jusque vers 1700. Selon la légende, la Zieglerin, qui, à la retraite des Zuricois de Saint- Jacques sur la Sihl, le 23 juillet 1443, arrêta la poursuite de- ennemis en faisant tomber la herse, l'Uni une Dâniker. — Voir Meyer von Knonau: Dû Heldinnen des Schweizerlandes. — ZT 1918. — L'ancêtre de la famille actuelle est Hans-Jakob, 1601-1663, meunier et péager à la porte du Rennweg. — 1. H.ws. fut douzenier de la corporation du Kâmbel 1522; capitaine des équipages, tomba à Cappel avec Zwingli. — Hottinger: Zwingli, p. 607. — 2. Hans-Jakob, 1669- 1/30. gardien de l'arsenal. Il ressemblait tellement au inince-électeur Johann-Georg III de Saxe, que celui-c lui remit en 1690 une pièce de 4 ducats à son effigie, en souvenir de leur rencontre à Zurich. La famille conserve cette pièce. — ZWChr. 1906, nos 32 et 35. 3. Hans-Heinrich, 1739-1804, maître verrier, 1768, prévôt des verriers 1772, douzenier du Kâmbel et capitaine du feu de la corporation 1787, juge au tribunal matrimonial 1789, du Petit Conseil 1793, administrateur à la Spanweid 1795. — Monat-^ liche Nachrichten, déc. 1804. — 4. Johann-Martin. fils du n° 3, 1766-1820, lieutenant au corps des ingénieurs 1789, prévôt des verriers 1794, douzenier du Kâmbel 1796, membre d'honneur de la société de physique. — Nbl. der Feuerwerker 1886. — ZT 1897. — 5. Johann-Heinrich, fils du n° 4, 1795- 1866, dirigea un institut à Pétrograde et enseigna les mathématiques et le français ; fit ensuite du commerce, fonda en 1825 une société d'importation à Rio de Janeiro. — 6. Heinrich, 1842-1917, commerçant, fut directeur de la banque de dépôts zuricoise 1890 et depuis 1894 du chemin de fer du Nord-Est jusqu'à son rachat. [Gustav D/Eniker.]
D/ENIKON (C. Zurich, D. Dielsdorf. V. DGS). Coin, de la paroisse de Dallikon. Tâninchoven 1130 ; Tenikon 1262 ; Teninkon 1280. Armoiries : un soc de charrue. Les seigneurs fonciers étaient aux XIIIe et XIVe s. les couvents d'Einsiedeln, de Fahr et de Weltingen, les sœurs de Constance, l'hôpital, le couvent d'Œtenbach, la prévôté de Zurich et des bourgeois de cette ville. Le rentier des Kibourg rattache Dànikon au district de Baden, celui des Habsbourg à Siggenthal ; les Habsbourg y détenaient la haute juridiction. Dànikon fut plus tard, avec Dallikon, soumis aux Landenberg, puis à Zurich qui l'incorpora au hautbailliage de Regensdorf et lui fit suivre la destinée politique de Dallikon. Le couvent de Wettingen perçut autrefois les dîmes et contribua, de ce fait, à l'érection d'une maison d'école en 1821. Dànikon devint commune politique autonome en 1843. Population : 1034, 88 habitants ; 1836, 207 ; 1920, 183. — Voir UZ. — Habsburger Urbar. -- Gfr. 47. — SSR II. — Mem. Tig. [C. B.]
D/ERLIGEN (C. Berne, D. Interlaken. V. DGS). Vge et Com. de la paroisse de Leissigen. Tedlingen 1244 ; Tedmingen 1521 ; Daedlingen 1577. Deux poignards de bronze y furent découverts. Dàrligen appartenait à la seigneurie d'Unspunnen, passa avec celle-ci à Berne en 1479-1515 et fut rattaché au bailliage d'Interlaken. Au spirituel, il a toujours dépendu de Leissigen. — Voir Jahn : Ghroniki... — FBB. [K.-R.]
D4ERSTETTEN (C. Berne, D. Bas-Simmenthal. V. DGS). Com. et paroisse, composée de divers groupes d'habitations. Dans le hameau de Kloster se trouvait la prévôté de chanoines réguliers de Saint- Augustin, mentionnée pour la première fois en 1228 sous le nom de Therenstetten ; c'était probablement une fondation des seigneurs de Weissenbourg qui en possédaient l'avouerie ; Johann Rudolf de Weissenbourg lui légua en 1326 le droit de patronat de l'église voisine d'Oberwil. La prévôté qui avait acheté, en 1276, au couvent de Sels en Alsace des propriétés dans le Bas-Simmenthal, ne comptait, en 1416, qu'un prévôt et deux chanoines. En 1484 il fut incorporé au chapitre de Saint- Vincent de Berne. Sur son emplacement s'élèvent aujourd'hui la cure, restaurée en 1740, et l'église de la paroisse, restaurée en 1665,
D.ESCHER
DAGMERSELLEN
qui contient la pierre tombale d'Agnès de Weissenbourg et de son époux Simon de Thierstein, du XIVe s. Population : 1764, 553 habitants ; 1831, 963 ; 1888, 942 ; 1920, 822. Registres de baptêmes et de mariages dès 1591, de décès dès 1595 (avec lacunes). — Mulinen : Beitr. I. [E. B.]
D/ESCHER. Voir T^SCHER.
D/ESTER (TESTER, DESTER) . Famille de Balzenwil (Argovie) mentionnée au commencement du XIVe s. dans le district de Zofingue. Armoiries : taillé, au 1 échiqueté de sable et de gueules, au 2 d'azur à une épée d'argent, en pal, brochant, posée sur trois monts de sinople, senestrée d'une étoile d'or à six rais (variante).
Au XVIe et au XVIIe s., plusieurs membres de la famille participèrent aux menées des anabaptistes. — Friedrich, 1831-1897, fondateur de l'asile Daester Sennhof à Vordemwald. — Voir E. Mùller : Gesch. der Berner Wiedertâufer. — G. Daester : Die Daester im Aargau . [Gottfr Daester.]
D/ETTLIKON (C. Zurich, D. Winterthour. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries:
de gueules à une faucille au naturel ■ accompagnée à dextre et à senestre d'une grappe de raisin d'azur feuillée de sinople, en chef d'un croissant renversé d'or et en pointe de trois coupeaux de sinople. Tattilinchovun 829 ; Tetlincon 1299. Les seigneurs fonciers, les Wart, cédèrent leurs biens à la fin du XIIIe et au commencement du XIVe s. au couvent de femmes de Tôss. Lors de sa sécularisation, le couvent de Tôss y possédait huit fermes et la basse justice, la haute relevant des Kibourg. Au début du XVIe s., la ville de Zurich confia l'administration des anciennes possessions du couvent à son avoué à Tôss. Le rôle coutumier n'est qu'incomplètement connu par un extrait de 1454 ; YEinzugsbrief est de 1565. L'église, qui se rattachait en 1275 au décanat de Dinhard, fut incorporée en 1344 au couvent de Tôss. La collation passa à Zurich en 1524. En 1842 on retrouva dans l'église des peintures murales du moyen âge. Registres de baptêmes dès 1600, de mariages dès 1601, de décès dès 1625, de familles dès 1752 {ZT 1899), Population: 1836 , 327 habitants ; 1920, 409. — Voir UZ. — SSR. — Nuscheler : Gotteshâuser. — J.-R. Rahn : Die Wandgemâlde... dans ASA 1897, p. 61. — Landbote 1918,
n° 257. [HlLDEBRANDT.]
D/ETTNAU (C. Zurich, D. et Com. Winterthour. V. DGS). Hameau, autrefois commune civile. Tetenowe 1272 ; Thetenowe et Tetnouwe 1284. Ce lieu passa en 3 ventes successives, de 1272 à 1367, au couvent de Tôss qui y créa plus tard un étang. A la suppression du couvent, Zurich vendit en 1529 le hameau à la commune de Tôss mais se réserva l'étang. La région fut améliorée à une époque récente. Population : 1634, 7 hab. ; 1888, 97 ; 1910, 69.
D'une famille VON D^ettnau, on mentionne Peter, chevalier, fonctionnaire des Habsbourg à Zoug 1282- 1288, révoqué en 1294, f avant 1303. Sceau : un ours dressé. Selon la chronique de Stumpf, le château était situé près de l'étang susdit. — UZ. — E. Stauber : Die Orts- und Flurnamen der Gem. Tôss. — MAGZ 26, p. 91. — H. Bernhard : Tosstal, Tab. 5. — Hauser : Chrouik des L. Bosshart. — Werdmuller : Zurch. Burgen dans MA GZ 23, p. 303. — Gfr. 23, p. 339. [F. Hegi.]
DJETTWIL (C. Argovie, D. Baden. V. DGS.) Com. et Vge de la paroisse de Baden. Trouvailles romaines. Au XIIe s., on mentionne le tribunal Strubuneicli qui, vraisemblablement, se tenait au Sud du village, sur l'emplacement ultérieur du gibet. Après la conquête de l' Argovie, Dâttwil passa au comté de Baden, et la basse justice au bailliage du château de «Stein», à Baden, en 1712 sous la domination des États de Berne, Zurich et Glaris. A la fin du XVIIIe s., il fut constitué en commune politique autonome. Dâttwil
fut le théâtre d'un combat entre les troupes d'Albert II, duc d'Autriche, et les Zuricois, le 26 décembre 1351. Les descendants des familles protestantes Renold et Obrist, venant de l'Argovie bernoise et établies à Dâttwil au XVIIIe s., ont fait de l'endroit une enclave protestante en pays catholique. — Voir la bibliographie à l'art. Baden. — Dierauer I. [o. z.l
D/ETTWYLER, DETTWYLER et DETTWILER.
Famille originaire de Dâttwil près Baden (Argovie), mentionnée pour la première fois le 25 octobre 1437, établie aussi à Schôftland (1455), à Zofingue (1487), à Oftringen (1551), à Fleckenhausen (1571), à Rothrist (1575) et à Strengelbach (1612). Dans Bâle-Campagne la famille est depuis le 18 août 1572 bourgeoise de Langenbruck et plus tard de Reigoldswil. Elle existe en outre dans les cantons de Bâle- Ville, Soleure et Berne, à Bienne, etc. ; en Allemagne sous le nom de Dettweiler, aux États-Unis sous celui de Dettwiler. Armoiries : coupé d'or à une aigle de sable et barré d'azur, d'argent et de gueules de six pièces. — Voir : E. Seiler-La Roche : Ursprung ûber die Familie D. (mns.) — [O. G.] — Andréas, chirurgien, de Zofingue, fut reçu bourgeois de Bienne en 1600. f 1651. Dans sa descendance, restée à Bienne, on compte plusieurs médecins et chirurgiens. — W. Bourquin : Beitrdge z. Geschichte Biels. [w. B.]
DAFFLON. Famille de La Tour de Trême, de i\eyruz, etc., reçue bourgeoise de Fribourg en 1673. Plusieurs de ses membres remplirent les fonctions de châtelain, mestral, curial, etc., à La Tour de Trême. — 1. Jacques, prêtre 1643, curé d'Orsonnens 1654- 1686, a laissé un manuscrit intéressant. — 2. Louis, t 1891, a recueilli une belle collection d'antiquités et classé plusieurs archives. — Dellion : Dict. I, VII, IX, XI. — Archives d'État Fribourg : Généalogies Schnemvly et Daguet. [G. Cx.]
DAFFRY. Cette famille a demandé l'autorisation d'écrire son nom en un seul mot pendant l'époque révolutionnaire de 1848, autorisation qui a été accordée. Voir Affry. [r^my.]
DAGMERSELLEN (C. Lucerne, D. Willisau. V. DGS). Vge, Com. et paroisse. En 1076 Tagmerseldon = demeure des Tagmar.
Armoiries : de gueules à un tronc arraché d'or, accompagné à senestre d'un trèfle d'argent, en chef d'un T d'or, et en pointe de trois coupeaux d'argent. Au sujet des stations helvétoromaines de Lerchensand et de la Schattrutti, voir Gfr. 76, p. 39 et ASA VIII, 266. En 1076, le couvent d'Einsiedeln reçut du seigneur de Wolhusen une cour de plait où, deux fois par an, la justice était rendue sur les sujets du couvent entre la Reuss et l'Aar. Leurs droits étaient consignés dans deux rôles coutumiers de 1334 et 1346, renouvelés par Hans Waldmann, ammann du couvent d'Einsiedeln, le 9 janvier 1464. L'avouerie et la basse juridiction dépendirent jusqu'en 1262 des comtes de Rapperswil, comme fiefs de la maison d'Autriche, puis des nobles de Trostberg jusqu'en 1376. Ces derniers y possédèrent un château, quelques biens ainsi que la haute et basse justice. A l'extinction de cette famille, le château et les droits de justice des Trostberg, avec l'avouerie d'Einsiedeln, passèrent aux seigneurs de Liebegg jusqu'en 1382. Plus tard les droits furent répartis entre plusieurs propriétaires qui les vendirent peu à peu à la ville de Lucerne ; celle-ci, en 1679, rassembla tous les droits sur Dagmersellen. Au spirituel, Dagmersellen, qui appartenait à la paroisse d'Altishofen, posséda depuis 1376 une chapelle sous la patronage d'Einsiedeln, et se constitua en paroisse autonome en 1810-1813. L'église paroissiale fut construite de 1819 à 1821. La Messkapelle remonte à 1376 et le droit de taverne à 1461. Le château de Trostberg-Liebegg fut vraisemblablement détruit dans le conllit d'Hermann von Liebegg avec Lucerne au temps de la guerre de Sempach. 153 hommes de la contrée prirent part à la guerre de Villmergen de 1656 et en rapportèrent trois bannières. Registres de paroisses dès
DA(i()Ni:.\r
DAILLbl.NS
181 'i. \ oir Urk. und Akten. Gfr. Rcg. Joh.
Korner : Gedenkblâtter 1622-1022. [P.-X. W.j
U DAGONEAU. Importante famille de Mâcon qui joua un rôle en vue dans le protestantisme de la contrée. Toussaint, réfugié à Genève après la Saint-Barthélémy, reçu habitant le 29 septembre 1572, bourgeois le 16 janvier 1583, notaire, membre du Conseil des Deux-Cents en 1591, f 1601. — Olivier, son frère, reçu bourgeois de Genève le 9 août 1591, également notaire t 1611. Voir France protestante. — Louis Loviot : Le mystérieux seigneur de Ciwlières, dans Revue des Livres anciens I,