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DAGUET

et

fP.-E. M.] de DAGUET. Famille patricienne de la ville de Fribourg, originaire de Baume-les-Dames en Franche-Comté où les Daguet sont déjà mentionnés au XVe s. De la branche restée française sont issus aux XVIIe et XVIIIe s. plusieurs militaires et conseillers au Parlement. Une branche émigra en Savoie, puis se fixa vers la fin du XVIe s. à Fribourg où elle acquit la bourgeoisie commune en 1573 et la bourgeoisie privilégiée en 1591. Armoiries : D'azur au pal d'argent chargé d'une étoile d'or surmontée d'un chevron du champ et accompagnée d'un mont à trois coupeaux de sinople en pointe. Au XVe s., Jean fut châtelain de Surpierre pour le comte François de Gruyères, seigneur d'Oron et de Surpierre. Parmi les membres qui revêtirent des charges à Fribourg, on peut citer : — 1. Ulrich, 1590-1625, directeur de la douane 1622. — 2. François, 1611-1694, conseiller et banneret de la Neuveville (Fribourg). — 3. Daniel, 1627-1681, bailli de Surpierre 1678-1681, seigneur de Villarimboud et de Curtilles. — 4. François-Pierre, 1655-1702, bailli de Gruyères 1690. — 5. Jean-Joseph, 1731-1810, bailli de Vuippens 1770, bourgmestre 1781-1783. -

6. Georges-Florian, 1741-1816, beau-père du vicomte de Senancour, auteur connu de l'époque romantique. ■ —

7. Mère Joseph-Marie, 1758-1830, supérieure du couvent des Ursulines, qu'elle restaura après le départ des troupes françaises (1799). — 8. Joseph-Victor-Tobie, 1786-1860, colonel, commandant l'artillerie cantonale, commissaire-général des fiefs, archiviste d'État, agrégé à la Députation royale de Turin (1837). — 9. Théodore, 1795-1870, opticien, inventeur d'objectifs renommés, membre de l'Académie nationale des Sciences de Paris.

— 10. Alexandre, 1816- 1894, professeur à l'école moyenne de Fribourg 1837-1843, directeurde l'école normale du Juraà Porrentruy 1843-1848; le gouvernement radical l'appela en 1848 à la tète de la nouvelle école cantonale de Fribourg. La réaction des années 1853 à 1858 le priva de ce poste et il fut quelques années directeur de l'école secondaire des filles et inspecteur par intérim des écoles municipales. Persécuté pour ses idées libérales, il quitta à regret son canton pour accepter une chaire de professeur d'histoire et d'archéologie à la nouvelle académie de Neuchâtel en 1866. Il enseigna aussi au gymnase cantonal et à l'école supérieure des jeunes filles. Il avait siégé quelques législatures (1849-1857) au Grand Conseil fribourgeois et avait été à Fribourg l'âme du mouvement intellectuel qui se manifesta vers le milieu du XIXe s. Il entretint une volumineuse correspondance avec nombre de savants et d'hommes éminents de son temps. Historien de valeur, il a énormément écrit et publié. Membre fondateur de la Société d'Histoire de la Suisse romande (1837),

Alexandre Daguet.

D'après une photographie.

ci delà Société jurassienne d'émulation (1847), membre de l'Institut national genevois (1853), associé de l'Académie royale de Turin (1854) ; membre correspondant, de l'Académie de Besançon (1885), président d'honneur de la Société pour la conservation des monuments d'Avenches (1885), président d'honneur de la Société d'histoire du canton de Neuchâtel et professeur honoraire de l'académie (1892). Publications principales : Essai sur les Troubadours ou Minnesinger Suisses, dans Musée des familles 1843 ; Biographie de François Guilliman 1843 ; Histoire de la Confédération suisse (7e éd., traduite en allemand, en italien et en espagnol) ; Les barons de Forell, ministres de Saxe à Dresde et à Madrid 1873 ; Histoire de la Ville et Seigneurie de Fribourq 1889 ; Le Père Girard et son temps 1896, etc. Collaboration au Nouvelliste vaudois, à la Gazette de Lausanne, au Courrier suisse, à l'Helvétie, au Confédéré de Fribourg, au Journal de Genève, à l'Album de la Suisse romande, à la Revue suisse, à la Bibliothèque' universelle, au Narrateur fribourgeois, au Journal de Fribourg, aux Étrennes fribourgeoises, au Dictionnaire pédagogique de Buisson, au Musée neuchûtelois, etc. — 11. Léon, * 1873, ingénieur, directeur de la fabrique d'engrais chimiques de Fribourg depuis 1904, membre du Conseil d'administration de la Banque d'État dès 1914, et président du Conseil dès 1920, membre du Conseil de la Banque Nationale Suisse dès 1920, conseiller communal, directeur de police de 1916 à 1918, député au Grand Conseil 1912-1921 et dès 1923.

Bibliographie. P. Favarger : Les origines de la famille Daguet de Fribourg, dans AF 1920. — Alexandre Daguet : Notice sur le Colonel Daguet, dans Miscellanea di Storia itaiiana 1860. — Biographies d'Alexandre D. parues dans les Dictionnaires de Larousse, de Vapereau, de Gubernatis et dans les quotidiens de Neuchâtel et de Fribourg. — L'Éducateur 1894. — GL 22 mai 1894. — Mess. Boiteux de Neuchâtel 1895. — Étr. frib. 1895. — PS. — A. Schorderet : Alexandre Daquet et son temps, dans AF 1921. — Castella : Hist. du C. de Fribourg. [P. F.]

DAGURO, DEGARO, Jacopo, de Bissone, ingénieur et architecte, f 1446, entreprit en 1440 la construction d'une arche de 48 m. du pont du Diable sur le Nafisone près de Cividade. Il dut travailler aussi à la construction de l'église de Vengone. — SKL. — ALBK.

— Merzario : / maestri comacini. [C. T.] DAHINDEN. Familles des cantons d'Argovie et

de Lucerne.

A. Canton d'Argovie. Dahinden (Dahinter). Famille de Rheinfelden. — Heinrich (Heini) en 1354, 1356, et Peter en 1376 sont bourgeois de Rheinfelden.

— Voir Kindler von Knobloch : Oberbad. Geschlechterbuch. [H. R.]

B. Canton de Lucerne. Famille dite da Hinden à l'origine, qui remonte au XIVe s. La famille de Weggis possède les droits de bourgeoisie de Weggis et de Gersau. — 1. Werner, du Conseil de Lucerne 1433. —

2. Ulrich, dit Hinter Heli, l'un des « Trois Tell » de la guerre des paysans lucernois, tué le 7 octobre 1653 sur le toit d'une grange d'Oberkinden à Schùpfheim. —

3. Peter, chapelain à Schùpfheim, écrivit en 1850 Die Schicksale der Landschaft Êntlebuch. — Voir Gfr. 69, 134. — JSG XIX, 199. — Bûcher : Die Bûrgerqeschlechler von Weggis, p. 16-19. [P.-X. W.]

DAILLENS (en ail. Dachslingen) (C. Vaud, D. Cossonay. V. DGS). Vge où l'on a trouvé en 1849 un cimetière burgonde important. A la fin du XIe s. le couvent de Romainmôtier a une terre à Dallens. Mais dès 1182, l'église et le village sont au chapitre de Lausanne qui les possède jusqu'en 1536, partageant la juridiction du lieu avec les seigneurs de Cossonay. Une famille noble de Daillens y acquit aussi des droits seigneuriaux qui passèrent au XVe s. aux Denizat et aux Jouxtens. Après la Réforme, la seigneurie passa aux Frisching, aux Mannlich, aux Vuillermin, aux de Weiss, et enfin en 1760 à Jean-François Paschoud, qui avait acquis une grande fortune aux Indes. Le chœur de l'église de Daillens, aujourd'hui séparé de la nef, est du XIIIe s. La nef a été souvent transformée. Lé château est du XVIe s. Registres de baptêmes dès 1636, de mariages dès 1643, de décès dès 1730. — DHV. [M. R.]

DAILLENS

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