DE LA RUE
DELÉAMONT
çois, son fils, 1781-1813, médecin, naturaliste et physicien distingué. — Arch. de Genève. — Armoriai genevois. — Rec. gén. suisse III. — Gautier : La médecine à Genève. [H. F.J
DE LA RUE, DELARUE. Familles genevoises citées dès le XIVe s., éteintes. Une autre famille de ce nom, originaire de Lessines en Flandre wallonne, s'est réfugiée à Genève en 1574. — 1. Gaspard, reçu bourgeois le 12 novembre 1588, f 1639. — 2. Louis, fils aîné du n° 1, 1604-1676, syndic 1653, 1657, 1661 et 1665 ; premier syndic en 1669 et 1673. Plusieurs de ses descendants furent membres des Conseils. Au XVIIIe s., cette famille se sépara en deux branches, l'une s'établit à Erlangen, l'autre à Gênes. Cette dernière y fonda une maison de banque, puis revint à Genève. Armes :
plus élevée et surmontée d'un croissant d'or renversé.
— 1. Pierre- Joseph, en religion P. Boniface, bénédictin, 1680-1742, novice au monastère de Rheinau, prêtre 1706, cellerier de Rheinau 1708, prédicateur et professeur, maître des novices 1735. — G. Meier : Freiburg uni Rheinau, dansFG XXVII, 128.-- 2. Antoine-François, curé de Barberèche 1716-1724, secrétaire de l'évêché, doyen. — Dellion : Dictionnaire II, 48.' -- 3. Jean, * 1764. libraire à Paris, a publié : L'Alman. du commerce
de Paris, 1796- 1818 ; Dictionnaire topographique... des
rues de Paris, 1812 ; Annuaire de l'imprimerie et de
Delémont en 1740. D'après un tableau à l'huile au Musée de Delémont (auteur inconnu).
d'azur au demi-lion coupé d'argent tenant entre ses pattes une rose de même (variante). - - 3. Antoine, 1758-1845, sénateur de Gènes, créé chevalier par Napoléon Ier. — 4. Caroline-Clémentine, avec qui s'éteignit cette branche en 1905, veuve d'Antoine-Édouard Aubert, dont le 5e fils, Hippolyte- Victor obtint en 1906, pour lui et ses descendants, le droit de porter le nom d'Aubert-De la Rue. — Voir Galiffe : Not. gén. III, 172. — SKL. [André Duckert ]
DELASOIE. Famille mentionnée à Sembrancher dès le XVIIe s. — Abdon, 1818-1877, chanoine du Saint-Bernard, curé de Bovernier, botaniste et naturaliste, membre fondateur et président de la Muritienne, auteur de plusieurs communications. — G. -Etienne, châtelain vice-baillif, président du tribunal suprême 1825-1832. — Voir Bertrand. — Grenat. [Ta.]
DELASPRE. Famille originaire de Valjouze (Cantal, France), établie à Fribourg en 1825. — SÉVERIN, 1831-1914, imprimeur à Fribourg, imprima le Confédéré, puis l' Indépendant. Reconstitua et dirigea le corps de sauvetage de Fribourg. Bourgeois d'Épiquerez (Jura bernois) 1890. -- Étr. frib. 1915-1916. — Indépendant 1914, nos 79, 80. [G. Cx.]
DELATENA, DE LA TENNA, TIIMAZ, TYNNA.
Famille gruyérienne, bourgeoise de Grand villard et de Botterens, mentionnée au XVe s. déjà. Armoiries : de gueules à trois pointes d'argent, celle du milieu
la librairie de l'empire français, 1813, etc. — ASHF IV, 74. — Dellion : Dict. II, 187. — Thorin : Notice... sur Grandvillard, 188. -- 4. Nicolas- Valentin, * 1790 à Ancy-le-Franc (Yonne, France), sous-directeur des bureaux du comité des gardes nationales de France 1815, conseiller référendaire à la Cour des comptes 1819, conseiller maître 1837, oificier de la Légion d'honneur 1843. Auteur de : Étude de l'homme (5 éd.). — Vapereau : Dictionnaire. — Thorin : Notice... sur Grandvillard, 191.
— 5. Joseph, * 1865, avocat à Bulle, député au Grand Conseil 1901, président du Tribunal de la Gruyère 1914.
— 6. Hubert, * 1875, prêtre, vicaire à Neuchâtel 1899, à Nice 1904, membre du Conseil central de l'œuvre de Saint-Pierre pour les missions, à Rome 1922. [J. N.]
DELAY, Gustave, d'Yvonand (Vaud), * 1873, médecin à Mézières, puis à Lausanne, chef du service sanitaire cantonal 1913, chargé de cours à l'université de Lausanne. [M. R.]
DELÉAMONT. A la famille mentionnée à Gy et Presinge (Genève)dès 1418, appartiennent : — 1. François, bourgeois de Genève en 1497, syndic 1509, 1511, 1514, 1516, 1520, châtelain de Peney 1517. — 2. Jean, t 1572, du Conseil des Deux-Cents 1564. — 3. Jacques- André, * 1753, député au Conseil législatif. — Une autre famille originaire de Moëns (Ain), s'établit au Carre (Genève) vers 1580. Elle a donné deux députés au Grand Conseil : - Jean-Alexandre, en 1890, et -
DELEGLISE
DELESSEHT
Pierbe-Étienne, son fils, en 1916. Voir Arch. de GenèA e. [C. n.|
DELEGLISE, DE ECCLESIA. Nom d'une famille valaisarme mentionnée à Nax e1 dans le val d'Hérens an XIIIe s. - Pierre-Joseph, de Bagnes, 1814-1888, prieur du Saint-Bernard 1855, du Simplon I8Ô8, prévôl 1865. Athanase, frère du précédent, jésuite, professeur de rhétorique au collège de Sion 1860. — Gremaud. - Ritz : Walliser Klerus. Voir aussi Déglise. [Ta.] DELÉMONT (ail. Delsberg) (C. Berne, I). Delémont. V. DGS). Ville e1 chef-lieu de district. Anciennes formes: Delimonte, 708; Thalisperc, 1161 ; Laimont, M<SI ; Deleymonte, 1225. Armoiries : de gueules à la (Misse de Bâle d'argenl sur six coupeaux d'argent. Delémont, qui tire probablement si m nom d'une localité romaine appartenant à un nommé Delius ou Telius (d'après Jaccard, du nom germain Dallo ou Tello), esi mentionné pour ta première fois en 727, comme un bourg où le couvent de Murbach possédai îles biens. Les coml es d'Egisheiin y avaient aussi des droits, comme avoués du couvent de Moutier. Ils résidaient au château du Vorbourg ; c'est ce qui explique la présence du pape Léon l\, qui était leur parent, à Delémont en 1049, et la consécration par lui de la chapelle du Vorbourg. En 1271, par Tachai du comté de Ferrette, l'évoque de Bâle fut mis en possession des biens que ces comtes possédaient à Delémont.
Cette ville lit dès lors partie de la principauté épiscopale de Bàle jusqu'en 1793. Elle fut souvent la résidence d'été des évêques de Bàle, et plusieurs élections, d'évêques eurent lieu à Delémont. Le député de Delémont, comme première possession des évêques, occupait le premier rang à l'assemblée des Etats dépendant de l'empire. En 1532, le chapitre de Moutier- Grandval, fuyant la réforme, s'établit à Delémont ; il y resta jusqu'en 1793. Pendant la guerre de Trente ans, la ville fut occupée tour à tour par les Suédois, les Impériaux et les Français pendant dix-huit ans. En 1793, les Français entrèrent à Delémont et y commirent d'affreux excès. Quand l'évêché fut réuni à la France, Delémont devint sous-préfecture du Mont-Terrible, puis du Haut-Rhin, et dès 1814 chef-lieu d'un district bernois.
Combourgeoisie avec Bâle. En 1389, l'évêque de Bâle, Imier de Ramstein, donna la seigneurie de Delémont en gage d'une somme de 4000 11. qu'il avait empruntée à la ville de Bâle. En 1407, Bàle recul à titre de bourgeois externes les habitants de la ville et seigneurie de Delémont, et de la prévôté de Moutier-Grandval, moyennant une redevance annuelle de trois marcs d'argent. Une nouvelle combourgeoisie fut conclue en 1584 entre Bâle et Delémont, le Birseck, Laufon et les Franches- Montagnes. Elle fut cassée par la sentence du 11 avril 1585 au profit de l'évêque.
L'hôtel de ville de Delémont a été construit de 1742 à 1745 ; l'église de Saint-Marcel de 1762 à 1766 par le tessinois Pisoni, d'Ascona. I tans la sacristie, on conserve la crosse et le calice de saint Germain, abbé de Moutier, du VIIe s. Cinq fontaines monumentales, du \Vie s., ornent la ville. En 1487, un incendie détruisit la ville sauf l'église Saint-Marcel et trois maisons. Registres de bapl êmes, de mariages et de décès dès 1584. Population : 1861), 2087 hab.; 1923, 6822. - - Voir Trouillat. - A. Daucourt : Hist. de Delémont. - Vautrey : Hist. des les de Bâle. --- Arch. de Delémont et de l'Évêché de Bàle. [A. B.]
DE L'ESCALE, Joseph-Juste, * à Agen en 1540, t à Leyde en 1609, connu comme un des plus grands humanistes sous le nom de Scaliger. Ayant échappé au icre de la Saint-Barthélémy, il vint se fixer à iu il resta deux ans, professeur de philosophie attirant en foule les étudiants du dehors par sa renommée, il rentra en France en 1574, professa l'histoire e1 l'antiquité romaine à Leyde en 1593. On lui doit entre autres des Commentaires sur Varron, Tibulle, Properce, Antone, Martial, etc. Opus de emendatione temporum ; Thésaurus temporum 1609.- Voir Ch. Seitz : Joseph-
de
Juste Scaliger et Genève. — Ch. Borgeaud : Hist. l'université de Genève. |n. F.]
DELÉSÈVE, DELSAIVE, DÉLÉGIQUE. Famille originaire de Sallenche (Savoie), bourgeoise de Fribourg L737. A donné trois fondeurs de cloches: Jacques-Nicolas, el ses iils Joseph-Jacques, ei Jacques.— Nicolas, prêtre, prof, au collège Saint-Michel, chapelain (1823-1829), puis curé (1820-1837) de Cormondes. t 1*37. — SKL. — Effmann : Die Glocken <l< r Stadt Freiburg, dans l<<: V.— I tellion : Dict. I V. [J.N.] DELESSERT, DE LESSERT. Nom de plusieurs familles vaudoises, provenant des esserts, terrains broussailleux défrichés. . irmoiries : d'azur à la Heur de lys d'or, en chef, soutenue de deux étoiles d'argent, de fasce, et d'un croissant de même en pointe. A la famille de Cossonay appartiennent: — 1. ABRAHAM, notaire juré, vint s'établir en 1614 à Cossonay; il est l'auteur des branches de Cossonay, Yverdon, Anbonne et Paris. — 2. Paul, prit part à la bataille de Malplaquet en 1709, se distingua à celle de Villmergen, fui capitaine du régimenl bernois de Morges de 1741, châtelain de Grancy et conseiller de Cossonay. — 3. BEN- JAMIN, * 1690, fut reçu bourgeois de Genève en 1724 ; il fonda une grande maison de banque à Lyon. — 4.
Etienne, 1735-1816, fils du n° 3.
Mis à la tête de l'importante maison de son père, il en transporta le siège à Paris en 1777. Dévoué pour le bien public, doué d'éminent.es qualités financières, il fui l'instigateur d'une foule d'institutions ut iles Le premier, il donna l'idée de la grande caisse d'escompte devenue plus tard la Banque de France. Il concourut à la fondation, à Paris, de la première compagnie d'assurance contre l'incendie et institua deux écoles primaires pour les enfants protestants. Louis XVI lui fit avancer plusieurs millions pour relever le commerce des soies frappé par la guerre d'Amérique. C'est à sa femme Madeleine, née Boy de la Tour, et à l'intention de leur fille, que Rousseau a écrit les lettres sur la botanique.
— 5. Jules- Paul- Benjamin, 1773-1847, fils du et philanthrope. Jeune, il armes, fit les
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commandant de la citadelle d'Anvers, aide de camp du général K il mai ne.
il se retira du service en 1795 pour reprendre la direction de la banque paternelle ; à 30 ans, il devint régent de la Banque de France et le fut pendant cinquante ans. En 1801, il établit à Passy une raffinerie de sucre, puis, plus tard, vingt et une autres dans le reste de la France ; il procéda de même pour le coton, toujours clans l'idée d'affranchir la France du commerce étranger, il fonda une filature modèle. Napoléon Ier le récompensa en le créant baron d'Empire en 1812. L'étude de
Etienne Delessert.
s un dessin de Mme Girard, gravé par Blanchard.
n° 4, industriel, financier
embrassa la carrière des
premières campagnes de la Révolution ;
I Vu j.'iin in Delessert.
D'après un portrai I de la col tion Maillart.
DELESTRA
DELLEY
La botanique, celle des sciences naturelles, tes œuvres philanthropiques étaienl son délassement. .J.-J. Rousseau avait commencé pour sa sœur (plus tard Mme Gautier), un herbier modeste qui devinl entre
ses mains une des plus riches collections où l'on comptait 80 000 espèces. Il éleva, aussi un musée conchyliologique ouvert au public, renfermant 150 000 coquillages. Dans le domaine scientifique, il publia les Icônes selectae, 5 vol. in f°, 1820-1846, superbe ouvrage de botanique à planches, dont le texte est dû en grande partie à Augustin-Pyramus de Candolle. Autres ouvrages de lui : Des avantages de la Caisse d'épargne et de prévoyance, 1835 ; Le guide du bonheur, 1840, très souvent réimprimé ; Les Fondations qui seraient utiles à faire, 1847. Député à La Chambre en 1815,, 1817 à LS'i.'i. Grand officier de la Légion d'honneur. — 6. FRANÇOIS-Marie, 1780-1868, fils du n° 4, entra à l'âge de 16 ans dans la maison de banque de son père ; député dés 1831 ; régent de la Banque de France. Héritier des collections de son frère, il contribua à les agrandir ; nommé en 1852 associé libre de l' Académie des sciences. — 7. Abraham-GABRIEL-Marguerite, L786- 1858, fils du n° 4, associé jusqu'en 1830 dans la maison Delessert & Cle ; capitaine-adjudant dans la (larde nationale de Paris 1814, il se signala, dans les combats Livrés autour de Paris et parvint au grade de général de brigade en 1831 ; il démissionna en 1834 et occupa successivement le poste de préfet, d'Eure et Loire et de L'Aude ; préfet de police de 1841 à 1848 ; pair de France et grand-officier de la Légion d'honneur. On a de lui : Collection officielle des ordonnances de police de 1830 à 1844 (1844). — 8. Alexandre - Henri - Edouard, * 1828, fils du n° 7, voyageur, a publié : Voyage aux villes maudites et Six semaines dans l'île de Sardaigne, 1855. - - Voir Ad. et Al. Delessert : Notice génêal. et histor. sur la famille Delessert. — Gaston de Lessert : Famille de Lessert, souvenirs et portraits. — De Moni et : Dictionnaire. — ÀGS l\ . — France protestante. — Armoriai vaudois. — Livre d'or des familles vaudoises. [H. Da.j
A la famille de Peyres-Possens se rattache : — Camille, 1835-1919, directeur de l'arrondissement postal de Lausanne de 1877 à 1910, député au Grand Conseil vaudois, fondateur et président d'oeuvres philanthropiques. — Une d'Or. [M. R.]
DELESTRA, DE STRATA. Familles des environs de Genève, dont plusieurs membres se fixèrent en ville et y firent souche : — 1. JEAN, syndic 1433, 1438 et 1445. — 2. Claude, L'un des premiers genevois convertis à la Réforme, conseiller dès 1537. — 3. François, reçu bourgeois en 1504, dont le fils Jacques et le petitlils Jean remplirent des fonctions publiques au XVIe s. — Voir Sordet : Dictionnaire. — Armoriai genevois. — Arch. de Genève. — Hever : L'Éqlise de Génère. [C. R.]
DELÉTRAZ, DÉTRAZ, DESTRAZ, de TRAZ.
Nom de plusieurs familles vaudoises, dont le nom se rapporte aux étraz, chemins romains; l'une de ces familles est possessionnée à Essertes et à Oron au XVe s. ; les autres sont signalées à des dates plus récentes. [M.R.J
DELÉVAUX, EDOUARD, * à Villeret 1863, f à Moutier 1916, avocat à Moutier 1887, maire 1907, juge au tribunal de district. — ASJ 1916. [E. K.]
DÉLÈZE. Famille valaisanne, dont le nom dérive peut-être de l'Eiss ou de l'Heis, territoire de Nendaz. Plusieurs de ses membres lurent notaires et ecclésiastiques.— Pierre, prieur d'Illiez, laissa des manuscrits sur le Val d'Illiez. [Ta.]
DELFILS. Famille bourgeoise de Porrentruy. - Nicolas, abbé de Lucelle 1708-1751. — Casimir, 1775- 1848, historien, auteur de travaux sur les antiquités romaines de l'ancien Évèché de Bâle et d'une description topographique et statistique de l'Évêché de Bâle en 1814. — Noir AHS 1895. — Mulinen : Prodr. [G. A.]
DELILLE, l'abbé JACQl ES, 1738-1813. Poète français, réfugié à Bâle en 1795, puis à Gléresse, où il acheva ses poèmes sur l'Homme des champs et les Trois règnes de la Nature. En 1796, il s'établit à Soleure, qu'il quitta sans doute en décembre 1797 pour se rendre en Allemagne et en Angleterre, avant de rentrer à Paris en 1801. Il a chanté la Suisse et ses habitants, le lac de
Bienne et les malheurs de Jean-Jacques Rousseau, dans ses poèmes de ['Imagination et Malheur et Pitié (1802).
- Voir Michaud : Biogr. unir. — M. Gisi : Beruhmte Franzosen in Solothurn. [A. Sch.]
DELISLE, André, 1748-1818, d'une famille originaire de Chabeuil en Dauphiné, devenue bourgeoise de Genève en Kitili. Capitaine, du Conseil des Deux- Cents 1792, membre du Comité de sûreté, de l'Assemblée nationale, du Conseil législatif 1796, de l'Adminisi ra l mu municipale 1799, et du Conseil représentatif à la Restauration. — Voir Sordet : Dictionnaire des familles genevoises. [H. F.]
DELISLE, François, 1865-1914. Ingénieur du chemin de fer Viège-Zermatt, fut appelé en 1898 à diriger les travaux hydrauliques de l'entreprise électrique de Tusy-Hauterive ; chef du département, cantonal fribourgeois des chemins de fer. Directeur des chemins de fer électriques de la Gruyère 1913. — La Liberté, 11 avril 1914. - Étr. frib. 1915-1916. [J. N.]
OELKESKAMP, Friedrich- Wilhelm. Cartographe, * en 1794 à Bielefeld (Westphalie), f en 1872 a Bockenheim (près de Francfort-sur-le-Main). De 1830 à 1835, il créa son Malerisches Relief des klassischen />'</dens der Schweiz, en 9 feuilles, embrassant la contrée qui entoure le lac des Qua I re-Canlons. En 1844 parut son Malerischer Beiseallas des Hhcines von Basel bis ans Meer. Des 25 feuilles de son Maler. Relief der Schweizer uud angrenzenden Alpen, seulement 10 feuilles entières et .'! demi-feuilles ont paru. — Voir SKL. — R. Wolf : Gesch. der Vermessungen, p. 212 et suiv.[H. Brunnkk.]
DELLA TORRE. Voir Torriani.
DELLE (ail. Dattenried). Petite ville de France ( Haut-Rhin), qui formait au moyen âge une seigneurie dont dépendit Boncourt. Les droits de Délie sur Boncourt donnèrent lieu, à plusieurs reprises, à des difficultés avec l'évêque de Bâle. -- Voir L. Herbelin : La principauté de Porrentruy et. la seigneurie de Délie à Boncourt de 1283 à 1780. — Noies pour servir à l'hist. de Délie. — 2e étude pour servir à l'hist. de D. [G. A. |
Famille noble de ce nom mentionnée aux XIIIe et XIVe s. — Trouillat. [H. T.]
DELLENBACH. Voir Tellenbach.
DELLER. Vieille famille de l'ancienne commune de Wùlilingen (près Winterthour), déjà mentionnée en 1461. [J. Frick.]
DELL'ERA, DOMENICO. Avocat, de Preonzo, 1829- 1901. Conseiller d'État 1868-1875, vice-président du tribunal cantonal. Il poursuivit une politique antireligieuse très active. — Dotta : / Ticinesi. [C. T.]
DELLEY (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Vge et Corn., ancienne seigneurie remontant au XIIIe s. et comprenant Asnens, Delley et Portalban. Le fief portait à l'origine le nom d 'Asnens et fut inféodé en 1239 par le chapitre de la cathédrale de Lausanne à Pierre d'Asnens. Il releva ensuite de la Savoie et prit le nom de Daller, Delleir, Delley, et aussi celui de Poraban (Portalban). Dès le XIVe s., la seigneurie se morcela et par mariages et ventes passa en de nombreuses mains. La famille Castella, de Fribourg, en fit l'acquisition en 1679 et la conserva jusqu'en 1839 ou 1840. Delley fut détaché au spirituel de Saint-Aubin et érigé en paroisse en 1658. Le château dont la chapelle possède des vitraux de 1710, est d'un style baroque remarquable. — Voir art. Asnens. [A. d'A.]
DELLEY. Famille fribourgeoise, originaire de Delley, Bussy et Granges-Paccol. A donné plusieurs ecclésiastiques et — Maurice, * vers 1885, f 16 août 1921 à Caracas (Venezuela) ; professeur à l'École de commerce et au technicum de Fribourg, fut appelé à Caracas où pendant sept ans il dirigea l'école commerciale de cette ville. — Étr. frib. 1922. [r^smy.]
DELLEY, de. Famille noble fribourgeoise dont le nom primitif fui d'Asnens. Elle acquit la seigneurie de Delley en 1268 et en prit le nom qui peu à peu supplanta celui d'Asnens. La famille aliéna en' 1548 le dernier quart de la seigneurie de Delley et se transporta en France à la fin du XVIIe s. Elle y donna naissance à plusieurs branches comtales et, baronnales. — Voir art. ASNENS. -- Dellion : Dict. -- AF 1923. — AHS 1895.
- Girard : Nobiliaire militaire suisse I. [A. d'A.]
DELLIENT
DELSBERGER
1'. Apollinaire Dellion.
D'après une photographie,
DELLIENT. Famille vaudoise remontant à Pierre de Gland, bourgeois de Lutry en 1534, et autorisée par jugemenl du tribunal «le Lausanne de 1866 à reprendre le nom de i de Gland »don1 Dellient est la forme patoise. - Jean-Frani ois, 1750-1821, pasteur à Prilly, publia en 1809 une Histoire du pans de Vaud par un Suisse, qui offre encore quelque intérêt. [M. R.]
DELLION, DEILLON. Famille originaire de La Joux (Fribourg), d'où elle essaima dans les communes voisines el dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud ainsi qu'en Amérique. Etienne, fut reçu bourgeois de Fribourg en 1704. - - 1. Joseph, f 1795, sculpteur et doreur, fil un grand nombre d'autels, de tabernacles et
de chaires pour les églises de campagne. — SKL. - 2. Jean, en religion P.
Apollinaire, * 10 février 1822 à La Joux, capucin.
prêtre 1846. A plusieurs reprises, il fut. revêtu de la charge de supérieur, de celle de prédicateur attil ré d'églises urbaines ; il se distingua en 1871 par son dévouement à soigner les soldats français atteints de maladies contagieuses.
Le P. Apollinaire est surtout connu comme historien ; il a laissé entre autres : un Armoriai fribourgeois (en collaboration avec A. de Mandrol), 1865, et le Dictionnaire historique et statistique des paroisses catholiques du canton de Fribourg, en 12 vol., dont les deux derniers furent rédigés par l'abbé Porchel. t 1899. [P. A. C] DELLSPERGER. Voir DELSBERGER.
DELMOIMICO. Famille tessinoise de Mairengo émigrée au milieu du XIXe s. à New-York, où elle s'enrichit en ouvrant de célèbres restaurants. — RoSA, dernière du nom, mourut Le 56 mars 1904. — BStor. 1904. [C. T.]
DEL NADO. Voir N.wit.
DELOLME, DÉLORME, DE LUERMOZ. Deux l'amilles de ce nom ont existé sur le territoire actuel de Genève : l'une à Gy et Jussy, l'autre à Athenaz, Cartigny, Avusy. Les Delolme de Jussy étaient qualifiés de nobles dans les actes notariés du XIIe s. Le nom de Delolme a prévalu dans la famille de Gy, admise à la bourgeoisie en 1655. Armes : d'argent à l'orme de sinople. - 1. Jean-Louis, 1707-1784, membre du Conseil des Deux-Cents 1746, du Petit Conseil 1764. — 2. Jean- Loi is, * 1741, t à Seewen (Schwyz) 1806, avocat, dut quitter Genève en 1766 après avoir publié un factum relatif aux troubles agitant sa ville. Il se retira à Londres où il étudia le droit constitutionnel anglais. Son ouvrage : La Constitution de l'Angleterre ou l'État du gouvernement anglais paru en 1771 à Amsterdam. Il eut d'emblée un grand retentissement, et plusieurs éditions jusqu'en 1807 en anglais et en français. On a encore de lui : A Parallel between the Englisch governmeni and the former government of Sweden, 1772, et différentes él iules de droit, administratif anglais. Revenu à < renève en 177."). il fut nommé la même année membre du Conseil des I »enx-Cents. — Voir Recueil généalogique suisse I. [H. F.]
DELOR. Famille venue de Misoin en Dauphiné à Genève à la lin du XVIIe s., bourgeoise depuis 1706. - 1. Gaspard-Pierre-Alexandre, 1753-1840, de l'Assemblée nationale 1793, juge à la Grande Cour de Justice criminelle 1794, syndic 1796, du Conseil représentatif 1814 -2. Philippe-François, * 1794, fils du n" I. du Conseil représentatif dès 1824. [E.-L. Burnet.1 DELOSEA, DE LOSEA, DELOZEA. Famille d'Arles en Provence, dont Jean, chanoine, passa à La Réforme e1 mi à Genève en 1523. Maître d'école à Lausannel536, pasteur à Dommartin de 1562 à 1571. Armoiries : d'argenl à un chêne arraché de sinople
(variante). La famille est devenue bourgeoise de Morat en 1618, et des branches ont é l é reçues à la bourgeoisie de Heine en 1623 et 16't3 et à celle de Fribourg en 1771 ; un rameau s'est fixé à Francfort s /Mein au début du XIXe s. Elle a donné un grand nombre de pasteurs, de magistrats et fonctionnaires à la ville de Morat. Les branches bernoises sont éteintes. — 1. Jean, pasteur à Bellerive 1618, à Morat 1627, à Meynez 1638. bourgeois de Morat 1618. f 1658. — 2. Peter, conseiller de Moral 1660, maître-bourgeois 1663, secrétaire de ville 1665. banneret 1666. t 1 f>75. — 3. Daniel, maître de latin à Thoune 1642, pasteur à Thoune 1644, puis doyen 1655. Bourgeois de Berne 1643. f 1656. — 4. Peter, 1694-1768, conseiller de Morat 1748, maître bourgeois 1752, banneret 1755, 1761. — 5. Gabriel, secrétaire de l'ambassade anglaise à Constantinople ; t 1727. — 6. Rudolph-Emmanuel, conseiller de Moral 1797, conseiller secret, dernier maitre-bourgeois 1798, membre du Comité de surveillance 1798-1803, conseiller municipal, membre du tribunal du district et du consistoire. — Voir Engelhard : Murten Chronik. LL. Archives d'État Fribourg : Schneuwly:
Généalogies et dossiers Delosea. — Bibliothèque de Rerne. [G. Cokpataux.]
DELOVINA (LOWINA, LOWINER, ZUR LO VINEN, ZEN LAVINEN, DE LOVINA). Famille du Haut- Valais représentée dès le XIVe s. à Conches, à Môrel, à Niedergesteln, à Loèche, et qui s'éteignit au XIXe s. à Sierre. — 1. Jean, fixé à Sierre vers 1650, grand châtelain en 1666 et en 1672. — 2. Ignace, fils du n° 1, fut en 1693 précepteur de l'archiduc d'Autriche, plus tard l'empereur Charles VI d'Allemagne ; prévôt d'Aysca, puis évèque de Libenio en 1710, évoque de Neustadt en 1718; f 1722. -- 3. Jacques, frère du n° 2, major de Nendaz en 1692, grand châtelain de Sierre en 1697. — 4. Antoine-Melchior, notaire, major de Nendaz en 1748, grand châtelain de Sierre en 1750. — 5. Joseph, châlelain vidomnal et syndic du Plan de Sierre en 1798. — Gremaud III-VIII. — Furrer: Histoire du Valais. — Grenat : Histoire du Valais. [Ta.]
DELPECH. Famille origin. de Brie (Ariège, France), bourgeoise de Fribourg en 1755. Armoiries: d'azur au chevron brisé d'argent accompagné en chef de deux soleils d'or et en pointe d'une aigle de sable posée sur trois coupeaux de sinople. — 1. Euphrasie, 1790-1862, abbesse de la Maigrauge 1852. — 2. Jean-Baptiste. 1826-1915, sous-lieutenant au service du Saint-Siège 1855, capitaine au 1er régiment suisse 1859, prit part à la bataille de Castelfidardo 1860 ; reçut la médaille Pro Pétri Sede. Préfet de la Singine 1864-1884, économe du grand hôpital bourgeois 1884-1899. — La Liberté 1915, n° 228. ■ — Arch. d'État Fribourg. [R^ehy.]
DELPHIN. — 1. Benoît, 1806-1869, pédagogue, inspecteur des écoles catholiques de Genève dès avant 1828. Il combattit pour l'intégralité des écoles laïques. Membre du Conseil représentatif dès 1839, membre de la Constituante, député au Grand Conseil jusqu'en 1864. — 2. Joseph-Martin, 1814-1873, frère du n° 1, régent au collège de Carouge, puis principal du dit collège, auteur de manuels de géographie et d'histoire, membre du Grand Conseil 1844. — 3. Emile-Joseph, 1853-1913, régent au collège de Carouge, puis à celui de Genève, bibliothécaire du théâtre de Genève, journaliste et auteur de quelques œuvres théâtrales de circonstance. — Voir art. Dalphin. — Arch. de Genève. — Fontaine- Borgel : Notice sur Penait Delphin. '- - Idem : Joseph- Martin Delphin, Berne. — JG 6 décembre 1873. [C. R.]
DELPONTE ou DEL PONTE. Famille du Val Maggia. — 1. Giovanni, de Bignasco, fut, au début du XVIe s., à la tête des révoltés du Val Maggia contre la domination française, et, comme administrateur (1505) de la Roana superior, puni d'une amende. Il til partie, en 1514, de la commission chargée de la révision des statuts du Val Maggia. — Voir Pometta : Corne il Ticino. [C. T.]
DELSBERGER. Famille bourgeoise de Berne. - HANS-JAKOB, bailli de Saint-Jean 1550, grand sautier 1553, bailli de Thoune 1556, d'Interlaken 1565, délégué à la conclusion du traité avec la Savoie, juin 1570 ; f 23 septembre 1570. - - On mentionne une famille