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DE LA HOCHE

remplacé par la Revue comme organe officiel du parti radical. Colonel d'artillerie, il négocia en 1855, avec le juriste P.-C. de Planta, auprès de la Sardaigne, la rectification des limites des Grisons et de la Lombardie. - 2. Louis-Charles, 1837-1906, fils du n° 1, ingénieur, député au Grand Conseil 1868-1878 et 1883-1885, et de 1893 à sa mort, conseiller national 1893-1896, colonel d'artillerie 1884, commandant d'artillerie du Ier corps d'année de 1895 à 1899. [H. L.«ser.]

DE L'ARCHE, DE ARCHA, Michel, f 1562, d'une famille de Monthoux, reçue bourgeoise de Genève en, 1483; syndic 1550, 1554, 1558, 1562, secrétaire d'État 1556-1558. Député auprès de Berne et Zurich pour le renouvellement de la combourgeoisie 1555. Magistrat intègre et de talent, il fut encore envoyé auprès des Ligues suisses en 1560 pour les détourner d'une alliance avec la Savoie. Armes : d'azur à l'arche d'or, au chef d'argent chargé de trois étoiles d'or. — Sordet : Dictionnaire. — Armoriaux genevois. — Galiffe : Not. yen. II, 2e éd. [C. R.]

DE LA RIVE. Famille originaire de Mondovi en Piémont, venue à Genève en 1444, admise à la bourgeoisie en 1448. Armes : d'or à la bande de gueules chargée d'un ours passant au naturel. — 1.

Barthélemi, * 1666, capitaine commandant une compagnie genevoise à Villmergen. Il reçut pour sa bravoure, de LL. ÉE. de Berne, une médaille d'or frappée à cette occasion. — 2. Ami, 1692-1763, pasteur à Cartigny 1716, à Genève 1719, professeur de philosophie 1724-1762, recteur de l'académie 1732-1745. — 3. Pierre-Louis, 1753-1817, peintre paysagiste. Destiné loul d'abord à la magistrature, il suivit son penchant pour les arts. Élève du chevalier Facin, il étudia à Mannheim, Dresde ; voyagea en Hollande, Allemagne,

Autriche et en Italie pour se perfectionner. De retour à Genève, il se fixa à Céligny et s'adonna aux paysages et à des compositions historiques. Sa réputation était grande et ses tableaux se retrouvent à l'étranger dans maintes familles genevoises. Il fut le créateur d'une école qui sut puiser toute son inspiration dans l'étude consciencieuse de la nature. — 4. Charles-Gaspard, 1770-1834, magistrat, médecin et chimiste.

Il étudia la médecine à Edimbourg, fut reçu docteur en 1797. A Londres, il s'occupa ensuite de maladies mentales et de chimie. Bevenu à Genève en 1799, il ne tarda pas à être nommé professeur honoraire de chimie pharmaceutique, 1802. Il fut un des citoyens genevois qui proclamèrent la Bépublique le 31 décembre 1813 ; membre du Conseil provisoire, puis, en 1814, du i.niiseil d'État. C'est un des principaux organisateurs du bureau de garantie pour les ouvrages d'or et d'argent. Premier syndic 1817, recteur de l'académie 1823- 1825 ; il refusa en 1831 la chaire ordinaire de chimie qui venait d'être fondée. Auteur de nombreux mémoires originaux et de traductions sur la médecine, la chimie et l.i physique. Dans ce dernier domaine, il se voua aux expériences d'électricité dynamique. — 5. Arthurluguste, 1801-1873, fils du n° 4, célèbre physicien destiné d'abord à la magistrature. Il étudia la physique ei la chimie sous la direction de son père ; tout jeune, il coopéra aux expériences d'Ampère qui établirent les loi- de l'électro-magnétisme. En 1823, il obtint la chaire de physique générale, qu'il échangea deux ans plus tard contre de physique expérimentale. L'électricité

devinl l'objet principal de ses études ; on lui doit l'in-

Gharles-Gaspard De la Hi\ e.

D'après un portrail

.le la collection Maillart.

vention de la dorure galvanique qui lui valut en 1840 le prix Montyon (académie des sciences de Paris). Il se livra à de savantes recherches sur la température du sol à de grandes profondeurs, donna une théorie remarquée sur les aurores boréales, inventa plusieurs instruments de physique.

Ses travaux scientifiques ne l'empêchèrent pas de vouer sa sollicitude aux intérêts du pays. En 1832. il entra au Conseil représentatif, fit partie de la Constituante en 1841, du Grand Conseil en 1842 où il dirigea la résistance au radicalisme. Il collabora au Courrier de Genève, organe conservateur. Après la révolution de 1846, il se démit de ses emplois et fonctions ; il avait été recteur de l'académie de 1837 à 1840 et de 1843 à 1844. Un gymnase libre fut fondé par lui et il y enseigna la physique et la chimie.

Bentré dans la vie politique en 1860, le Conseil fédéral l'envoya comme ministre plénipotentiaire auprès du gouvernement britannique pour le prier de donner son appui aux réclamations de la Suisse concernant la réunion de la Savoie à la France. Il se retira de la vie politique en 1864. Il fut un des huit associés étrangers de l'Académie des sciences de Paris dès 1864. Auteur de nombreuses publications ; son Traité d'électricité est demeuré classique. — 6.

Jeanne - Mathilde, née Duppa, 1808-1850, femme du précédent, auteur de :

Essai sur l'éducation des enfants, 1837 ; Histoire suisse, 2 vol., 1839-1847.

Auguste de In Rive.

D'après une lithographie d'Artus.

(Gollect. Maillart).

abrégée de la Confédération — 7. William, fils du n° 5, 1827-1900, littérateur, ami et parenl de Cavour. Il publia sur ce grand homme d'État un livre remarqué : Le comte Cavour, récits et souvenirs, 1862. 11 collabora au Journal de Genève et dirigea pendant plusieurs années la Bibliothèque universelle, revue dans laquelle il signa des nouvelles et des essais critiques. 11 a écrit : La question de Savoie, 1860, 2 vol. : Le droit de la Suisse, 1860. Il fut député au Grand Conseil. — 8. Lucien, * 1834, frère du n° 7, littérateur et physicien, a publié de nombreux travaux scientifiques, entre autres : Des équations indépendantes dans la solution d'un système des courants linéaires, 1863 ; Conductibilité pour l'électricité du thallium, 1863 ; Réflexion spéculaire sur des cylindres à petite section, 1876 ; Étude sur la projection des angles, 1885. En littérature, il est l'auteur de : Essais de traduction poétique de Longfellow, Enoch et Tennyson, 1870 ; Religion et librepensée, 1886. — Voir Gubernatis : Dict. international des écrivains du jour. — 9. Edmond, 1847-1902, petitfils du n° 5, colonel, commandant, de la Iro division 1890 ; professeur, puis commandant des écoles centrales, il enseigna la tactique et l'histoire de la guerre. — Voir AGS I. — Galiffe : Not. gén. I, p. 182. — De Montet : Dict. - ■ SKL. - DuBois-Melly : Pierre-Louis de la Rive. — LL. — Heyer : L'Église de Genève. — Armoriaux genevois. — Bossier : Question de Savoie dans RH. [H. Da.]

DE LA ROCHE ou LA ROCHE. Plusieurs familles de ce nom bourgeoises de Genève. - l. ABEL, 1590- 1623, professeur de philosophie à l'académie de Genève en 1017, principal du collège de 1619 à sa mort ; appartenait à une famille originaire de Loches (Champagne '.'), reçue à la bourgeoisie en 1584, en li personne d'Abel, imprimeur. — 2. Daniel, d'une famille originaire de Corbigny en Nivernais, bourgeoise en 1731, * 1743, Dr méd. et naturaliste, du Conseil des Deux-Cents 1775, participa à Genève à l'élaboration de la Pharmacopea Genevensis. Après les événements de 1782, il se rendit à Paris, où il devint médecin des gardes suisses, puis médecin de l'hôpital Necker, où lui succéda : — 3. Fran-

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