‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 351 sur 425 · I) ESP1NE · texte numérisé non relu

I) ESP1NE

meaux alla s'établir à Berne. Armes : de gueules au chevron d'argenl accompagné de trois gouttes ou larmes d'argenl (variantes). — 1. Fran- çois, seigneur de Chastelleux, député 'h Paris par les protestants genevois, fà Genève en 1568. — 2. JÉRÔME, * 1526 à Lyon; t 1590, à Genève, a laissé des mémoires sur sa famille et sa carrière. ■ — 3. Zacharie, 1564- 1635, coseigneur de Villette, du (Conseil des Deux-Cents 1605. — Au cours du XVIIIe s., la famille Des Gouttes donna de nombreux pasteurs" et magistrats.— 4. ZACHARIE-HENRI, 1702- 1834, auditeur, hospitalier (1793), fut, malgré les comités révolutionnaires élu membre du Comité d'administration. Chargé de missions diplomatiques en Suisse, en Allemagne. Il remplaça quelques temps Reybaz, ministre de Genève à Paris. De retour à Genève, il réussit à faire évader l'ex-directeur Carnot réfugié dans la ville et dont le Directoire demandait l'arrestation. Après L'annexion, il fut préfet des Vosges puis de la Drôme, commissaire des relations extérieures en Suède. — 5. Adol- PHE-GUY, 1808-1879, membre du Conseil représentatif 1836, député à la Diète 1844. -- (i. Edouard, 1840- 1914, ingénieur, directeur de la Compagnie du gaz,

auteur de nombreux mémoires estimés. — 7.

Paul, * 1869, avocat, membre du Comité international de la Croix- Rouge. — Voir Arch. de Genève. — Galiffe : Not.

gén. V. — France protestante. — Chapuisat : De la Terreur à V annexion. [H. F.] Au rameau devenu bourgeois de Berne en 1790 appartiennent :

i. Abraham, ordonné 1736, aumônier 1738, pasteur à Rôthenbach 1743, à Madiswil 1764, f 1775, connu par l'ironie et la liberté de ses sermons. — 2. Johann-Franz-Nikolaus, * 1785 à Berne, avocat depuis 1809 à Langenthal, commit un meurtre et fut exécuté le 30 septembre 1817 à Aarwangen. La littérature concernant ce cas sensationnel se trouve dans Karsch : Quellenrnaterial angeblicher und wirklicher Uranier. — 3. Louis-Antoine, 1833-1912, colonel de cavalerie, 1er secrétaire du département fédéral militaire, directeur des chemins de fer de l'Oberland bernois. [E. B.] DESGRANGES, DEIS GRANGES, DES GRAN G ES. Très ancienne famille, reçue bourgeoise de Fribourg en 1395 et qui paraît s'être éteinte au XVIIIe s. Plusieurs de ses membres ont occupé des fonctions officielles dans les conseils de la ville aux XVIe et XVIIe s. parmi lesquels : - - 1. François, des Deux- Cents 1593, commissaire général 1588-1614, f 25 mai 1631. — 2. François-Pierre, petit-fils du précédent, des Deux-Cents 1665, des Soixante 1669, bannerel 1679, f 23 mai 1712. ■ Voir Archives d'État Fribourg. [G. Corpataux.1

DÉSIRE, DEXIRES, DEYSERIER, DE SI RIER. Nom de plusieurs familles du bassin de Genève. Elles eurent à Genève des représentants qui firent couche et remplirent des charges publiques. — 1. François, bourgeois de Genève 1489, du Conseil des Soixante 1502. Sa descendance compte plusieurs membres du Conseil des Deux-Cents. Éteinte au XVIIe s. — 2. Pierre, d'Archamps, reçu bourgeois 1521, fit partie du Conseil des Deux-Cents 1536, ainsi que son fils Claude en 1539. — Voir Arch. de Genève. — Armor. gén. [C. R.l DESLOGE8, Georges-Chrétien, de la famille Loge d'Anniviers (Valais), f vers 1823, médecin, auteur d'opuscules de médecine ( Observations sur les épidémies

Adolphe-Guy dos Gouttes.

D'après un portrait de la collection Maillart.

les plus meurtrières), de sciences naturelles (La décadence de la nature), et surtout d'histoire : Essais historiques sur le mont Saint-Bernard (en collaboration avec Jérôme Darbellay) 171S9; Voyage d'un convalescent dans le Département du Simplon, 1813. — Bertrand: Le Valais. [J.-B. B.]

DESONNAZ. Voir Dessonnaz.

DESOR, Pierre-Jean-JBdouard, naturaliste, * 13 février 1811 à Friedrichsdorf près de Francfort s Mein d'une famille d'origine française, réfugiée pour cause de religion. Il dut quitter l'Allemagne après un mouvement politique auquel il avait pris part, fit la connaissance à Berne d'Agassiz, qui le prit comme secrétaire (1837). Il devint bientôt le bras droit d'Agassiz et le compagnon de toutes ses campagnes sur le glacier de l'Aar et à l'Hôtel des Neuchâtelois. Il visita la Suède et la .Norvège en 1846 et l'année suivante retrouvait Agassiz en Amérique, avec qui il se brouilla en 1848. Desor entra alors au service du gouvernement américain et. fut chargé entre autres du relevé géologique de la presqu'île de Michigan (1849). Il revint en Suisse en 1852 et fut nommé professeur de géologie aux Auditoires de Neuchâtel. Naturalisé neuchâtelois en 1859, il reçut l'agrégation d'honneur des Ponts-de-Martel. L'année précédente, il avait hérité de son frère le domaine de Combe - Varin où il reçut pendant plus de vingt ans des savants de toutes les parties du monde. Il joua dès lors un rôle important dans toutes les manifestations scientifiques de Neuchâtel, s'intéressa aux fouilles lacustres, fut un des fondateurs et le premier président de la Société d'histoire, 1864, président du premier congrès d'anthropologie et d'archéologie préhistorique à Neuchâtel, 1866.

En 1863, il fit avec Escher

de la Linth et Ch. Martin une excursion dans le Sahara, et en 1866 travailla au rétablissement de l'académie de Neuchâtel, dont il présida le conseil. Membre de la Commission pour la carte géologique de la Suisse ; membre des autorités de Neuchâtel, député au Grand Conseil dès 1862 (président 1865 et 1874), conseiller aux États 1866-1869, conseiller national 1869-1875. Desor mourut le 23 février 1882 à Nice et légua sa fortune, 265 000 fr., à la ville de Neuchâtel. Principales publications : Excursions et séjours dans les glaciers et les hautes régions des Alpes ; Nouvelles excursions ; Synopsis des échinides fossiles ; Le bel âge du bronze en Suisse (en coll. avec Louis Favre) ; Album von Combe Varia. Collaborateur au Bull, de la Soc. géologique de France. aux publications de la Soc. helvétique et de la Soc. neuchâteloise des sciences naturelles, à la Bibliothèque universelle, au Musée neuchâtelois, etc. — Voir MN 1883. [L. M.]

D'ESPINE. Anciennes familles originaires de Savoie où elles sont mentionnées dès le XIIe s. La famille fixée à Genève paraît avoir le Châtelard en Bauges comme origine. Armoiries : de gueules au chevron d'or accompagné de trois roses d'argent boutonnées du champ. 1. Jean-Baptiste-François, 1727-1799,

peintre sur émail, citoyen en 1792. — 2. Jacob-Marc, 1806-1860, docteur med. connu pour ses travaux de statistique médicale. — 3. Jean-Henri-Adolphe, * 1846, Dr med., professeur de pathologie interne 1876, puis de clinique infantile à l'université de Genève 1908, membre correspondant de l'académie de médecine de Paris et du Comité international de la Croix-Rouge. — Voir Galiffe : Not. gén. VII. — Cat. des ouvrages publiés par l'université de Genève. — Foras : Arm. et nobiliaire de Savoie. [H. F.]

Edouard Desor.

D'après un portrait du Musée

Neuchâtelois issu.

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