DE TOURNES
DES PLANS. Familles du Chablais i rès al tachées au catholicisme et à la cause des ducs de Savoie. — I. — .! i: an, syndic de Genève à plusieurs reprises entre 1487 et 1497 ; père de — Jacques, du Conseil des Deux-Cents 1534 ; quitta la ville après la Réforme et fut cassé de sa bourgeoisie. — André, petit-fils du premier, f 1632, réhabilité comme bourgeois de Genève en 1581, du Conseil des Deux-Cenls en 1595. — II. — Je an- Jacques, de Margencel, bourgeois de Genève en 1582, propriétaire d'une maison près de la Porte de Rive par laquelle on pouvait pénétrer en ville. Conspira contre Genève. Ses complices et lui furent exécutés à l'exception d'un seul, Trolliet, en 1582. — Voir Arch. de Genève. — Sordet : Dictionnaire. — Gautier : Hist. de Genève. — Armoriai genevois. \C. R.]
DESPOND, DE PONT. Famille de Domdidier et de Vuadens (Fribourg). — Lucien, * 1869, syndic de Huile 1916-1922, député au 'Grand Conseil 1921. [R,emy.]
DESPORTES, Félix, * à Rouen 5 août 1763, fl849. Maire de Montmartre en 1790, il fut chargé de diverses missions diplomatiques, à Berne entre autres en 1791. A la chute de Danton, son protecteur, il fut enveloppé dans sa disgrâce et arrêté le 23 avril 1794. Le coup d'État de thermidor le sauva et six semaines après, il fut nommé résident de France à Genève en remplacement d'Adet. Décidé à une politique de conciliation, il réussit d'abord à se tenir au-dessus des querelles intestines qui agitaient la ville et à être en bons termes avec chacun. Les intrigues de ses adversaires finirent le 12 septembre 1795 par aboutir à son rappel et son remplacement par Résilier ; mais le 25 janvier 1796, le Directoire le renvoyait à Genève. Il fut l'instrument de la politique annexionniste de son gouvernement qui aboutit à la chute de l'ancienne République. Devenu commissaire du Directoire, Desportes présida à l'organisation provisoire du pays. Il fut remplacé par Philippe le 29 août 1798. Desportes devint ensuite secrétaire d'ambassade à Madrid, puis préfet du Haut- Rhin. Révoqué en 1813, il fut au retour des Bourbons banni pour son activité révolutionnaire. Autorisé à rentrer en France en 1820, il mourut dans l'obscurité à Paris. — Voir Frédéric Barbey : Félix Desportes et l'annexion de Genève à la France. — Sordet : Histoire des résidents de France à Genève. — Sorel : L'Europe et la Révolution française III. — Kaulek : Papiers de Barthélémy. [H. F.]
DESSAIX, JosEPH-Marie, 1764-1834, à Thonon, général français. Les premiers jours de 1814, il fut nommé par Napoléon gouverneur de Genève avec la mission de reprendre cette ville au général autrichien Bubna. Pendant que le général Bardet s'emparait du Fort de l'Écluse et s'avançait vers Genève en remontant le tleuve sur la rive droite, la division Dessaix battait un corps autrichien à Saint-Julien, s'emparait de Carouge et dressait ses batteries contre la ville. Genève serait sans doute tombé en son pouvoir, si la victoire du prince de Messe et du général Bianchi dans le Jura, puis la prise de Lyon par les Alliés, n'avaient obligé Dessaix à abandonner précipitamment Carouge et le pays de Genève. Le général Dessaix fut licencié en 1815 ; il se retira à Thonon où il mourut. — Voir G. Mallet : La Restauration de Genève en 1814. — A. Rilliet : Hist. de la Restauration de Genève. — Galiife : D'un siècle à Vautre. — Edm. Pictet : G. Pictet de Rochemont. [U.-K.]
DESSARZIN, DESARSENS. Famille fribourgeoise mentionnée à Surpierre en 1585. — Dominique, Î880-1922, prêtre, professeur, puis directeur de l'école secondaire latine de Châtel-Saint-Denis. — Étr. frib. 1923. [R^smy.]
DESSEMONTET. Famille vaudoise, fixée à Gressy et Bèlmont s /Yverdon dès le XIVe s. [M. R.]
DESSIBOURG. Nom de plusieurs familles fribourgeoises, l'une bourgeoise de Bulle en 1326, une autre mentionnée à Saint-Aubin vers 1300. A la seconde appartiennent : -- 1. Jean-François, f 1773, notaire, curial de Saint-Aubin, puis de Delley, gouverneur et syndic. — 2. Ji les, 1861-1923, prêtre 1888, professeur et aumônier à l'école normale d'Hauterive 1890, puis directeur de ce1 établissement de 1895 à 1923. Directeur
et professeur au séminaire diocésain en 1923. Rédacteur du Bull, pédagogique. — AF 1914, p. 224. — ■- Étr. frib. 1924. [G. Corpataux.]
DESSONNAZ, de SONA, DESONNAZ. Vieille famille fribourgeoise qui tire son nom de la rivière la Sonnaz, bourgeoise de Fribourg en 1356. La branche principale, de Villarepos, adonné naissance à un rameau d'Avenches, et celui-ci à un rameau de Genève, éteint. Une branche, bourgeoise de Morat en 1475, n'existe plus. Elle a donné des curés et des pasteurs. — 1. Pierre, 1639-1693, jésuite, professeur. — 2. Albert, * 1870, rédacteur, homme politique. — Voir Dellion : Dict. VIII, XII. — Livre d'or vaudois. — Arch. d'État Fribourg. [G. Cx]
A la branche fixée à Genève à la fin du XVIIe s. appartient : — Jean, révolutionnaire exalté et homme de lettres, 26 juin 1772-24 février 1798. En 1794, secrétaire puis membre du premier tribunal révolutionnaire genevois. Il avait été très mêlé, les années précédentes, aux intrigues de Jaques Grenus avec lequel il finit par se brouiller. Ouvrages principaux : Correspondance de Grenus et Desonnaz ou état jiolitique et moral de la république de Genève, 1794, 2 vol. ; Hist. de la conjuration de Grenus, Soulavie, etc.. contre la république de Genève. [E.-L. Burnet.]
DESSOULAVY. Vieille famille neuchâteloise originaire de Fenin. Elle dut son nom à l'endroit qu'elle habitait au XVe s., dessous la vy marchande, soit l'artère qui conduisait de Neuchàtel dans l'Erguel. Dès le XVe s. des Dessoulavy furent bourgeois de Neuchàtel. La famille s'est répandue au XIXe s. en France, en Angleterre et en Amérique. — 1. Pierre, chanoine de Neuchàtel 1473, de Lausanne 1484, curé de Saint-Biaise 1478, de Granges et de Châtel-Saint-Denis 1481 ; protonotaire apostolique, prieur de Douvaine vers 1475 ; t 1485. — Reymond : Dignitaires. — 2. Paul, * 1853, professeur de grec à l'académie, puis université de Neuchàtel. Recteur 1901-1903. Directeur du Séminaire de français moderne pour étrangers, et des « cours de vacances ». [P. D.]
DESVOIGNES, Jérôme, de Courtelary, 1823-1890. Avocat 1853, président du tribunal à Saignelégier, préfet des Franches-Montagnes, puis de Courtelary ; conseiller d'État, directeur des chemins de fer, a beaucoup travaillé pour le réseau du Jura. Il fut un des auteurs du Code pénal bernois. — ASJ. [E. K.]
DETLIGEN (C. Berne, D. Aarberg, Com. Radelfingen. V. DGS). Vge. Tedilingen, 1233 ; Tedelingen, 1286 ; Tedlingen, 1401. Un couvent de cisterciennes s'y élevait ; fondé probablement au XIIIe s., il fut sécularisé par Berne en 1528 et les bâtiments furent transformés en bain en 1752. L'endroit a donné son nom à une famille éteinte de l'ancienne Berne. — Voir Mulinen: Helv. sacra II, p. 134 ; Beitr. VI. — Jahn : Chron. [K.-R.]
DETORRENTÉ. Famille dont on mentionne Aymon en 1350 à Massillon (Valais). De ses petitsfils Claude, Perrod, Jean, Aymon, sont issues quatre branches. A la seconde appartient : — Jean-Joseph, notaire et lieutenant du gouverneur haut-valaisan à Monthey vers 1750. D'une branche fixée à Monthey : — Adrien, notaire, - Élie et son fils Joseph-Marie, furent présidents de la bourgeoisie. — Voir Rivaz : Topographie. — Généalogie de la famille. [Ta.]
DE TOURNES. Famille genevoise originaire de Noyon en Picardie, venue de Lyon à Genève où elle fut reçue à la bourgeoisie en 1596. Éteinte au XIXe s. Armes : d'argent à la bande d'azur, au chef de gueules chargé d'un croissant d'or. — 1. Jean, 1539-1615, imprimeur à Lyon. A la suite d'un édit royal contre les protestants, il vint s'établir à Genève dont il devint bourgeois en 1596 et membre du Conseil des Deux- Cents. Parmi ses impressions, citons la suite de la Chronique de Savoie, de Paradin. — 2. Jean II, fils du n° I, 1593-1684, obtint en 1636 le titre « d'Imprimeur de la République et de l'Académie ». Ses descendants conservèrent l'imprimerie jusqu'en 1777. — 3. Jean-Jaques, 1737-1799, du Conseil des Deux-Cents, auditeur, conseiller d'État, syndic. — Voir Galiffe : Not. gén. III. — S. De Tournes : Notice sur Jean I et Jean II De Tournes (mns.). Des fragments en ont été publiés par G. Revilliod
664 DETTENBERG (CONFLIT DU)
DEUCIIEH
dans le Bull, du Bibliophile publié par Techener, 12e sér., I>. 91 7-930. — France Protestante. — A. Cartier : Les origines de la famille De Tournes. [H. L.l
DETTENBERG (CONFLIT DU). En 1871-1873 une violente polémique s'éleva entre Winterthour d'une part et la Société du Nord-Est et Bulach d'autre part ; il s'agissait de déterminer si la ligne Winterthour- Waldshul traverserait le Dettenberg en passant par Bulach et Eglisau ou si on la dirigerait sur Rorbas e1 Glattfelden, conformément à la teneur exacte de la concession du 25 octobre 1870. Par l'intermédiaire du département fédéral des chemins de fer les parties se prononcèrent finalement en faveur du projet du Dettenberg où un tunnel fut construit de 1873 à 1876.
— Voir Scheuchzer : Sal. Bleuler, p. 192. [Hildebbandt.] DETTIKOFEN ou DETTIGHOFEN (C. Thur-
govie, D. Steckborn, Com. Pfyn. V. DGS). Vge dont l'empereur Charles IV remit l'avouerie en fief au baron Imer von Burglen en 1348. Le château était en 1464 la propriété de Werner von Holzhusen, qui possédait aussi la seigneurie de Pîyn-Tettikofen et Kobeltshofen, sauf un tiers qui appartenait aux frères Otto et Erasme Bernold, de Lucerne. Jakob Môtteli, de Rappenstein réunit en 1488 toute la seigneurie sous sa domination ; il laissa l'ancienne tour tomber en ruines et éleva un nouveau château près de Pfyn. La juridiction sur Dettighofen passa plus tard aux Reding, de Frauenfeld. — Voir Rahn-Durrer : Architeklur- und Kunstdenk mater des Thurgaus. [Sch.]
DÉTTLING (TETTLING). Ancienne famille bourgeoise schwyzoise, établie autrefois dans l'Altviertel et le Nidwâsserviertel, de la même souche probablement que les im Gerolds, éteints au XVe s. La famille apparraît aussi au moyen âge dans le canton d'Uri ; elle fut presque toujours représentée par plusieurs de ses membres au Landrat de Schwyz. Armoiries : d'azur à une rose d'argent. — 1. Konrad im , Gerolds, f à Sursee 1386. — 2. Konrad, du Conseil de Schwyz 1505. — 3. Hans, marchand à Wallenstadt, du Conseil de Schwyz, introduisit en contrebande dans sa patrie de grandes quantités de sel en 1531, pendant que Zurich bloquait Schwyz ; envoyé par ce dernier à une assemblée à Schânnis, le 1er oct. 1533. — 4. Hans, vice-landammann 1582. — 5. Daniel, fils du n° 4, secrétaire d'État 1570-1579, bailli de Sargans 1580- 1582, construisit la salle des chevaliers au château de Sargans. — 6. Konrad, frère du n° 5, du Conseil, est connu pour avoir vainement tenté de rétablir l'unité de foi en Suisse et de supprimer les alliances avec les princes étrangers. — AS I, 1587-1588. — Actes des Archives d'État, Lucerne et Zurich et des archives du Vatican.
— 7. JOSEF, fils du n° 6, du Conseil, bailli d'Engelberg 1618. — 8. Balthasar, frère du n° 7, maître des arquebusiers 1600, possédait de grands domaines dans le canton de Lucerne. — 9. Hans, fils du précédent, * 27 août 1604, verrier, membre de la confrérie de Saint-Luc à Lucerne; f 20 déc. 1677 à Schwyz. — 10. Kaspar, le Boiteux, du Conseil, député à la Diète 1662, bailli d'Uznach 1654 et 1666 ; f 1681. — 11. Johann-Kaspar, fils du n° 10, Landweibel 1668-1681, trésorier du pays 1681, juge représentant les autorités au tribunal des Sept 1689-1692, bailli de Mendrisio 1692; f 9 juillet 1696 à Schwyz. — 12. Johann-Balthasar, * 1718, f 17 avril 1789 à Schwyz, colonel, du Conseil 1765, trésorier du pays 1771, vice-landammann 1777, fut à Soleure en 1777 à la prestation du serment d'alliance avec la France ; institua un fonds des pauvres pour les Dettling. — 13. Josef-Kaspar, * 1728, f H janvier 1802 à Lauerz, du Conseil 1757, membre du tribunal des Neuf en 1779, président du tribunal du district d'Arthen 1799. - - 14. Martin, 11 mars 1836-15 avril 1874, secrétaire du district de Schwyz 1868-1874, publia Schwyzerische Chronik oder Denkwurdigkeiten des Kts. Schwyz et Statistik des Kts. Schwyz, collabora au SI. — 15. Martin, * 3 août 1860 à Schwyz, fils du n» 14, président du Grand Conseil 1908-1909, de la Banque cantonale schwyzoise depuis 1908 et depuis 1919 mem-
bre du conseil d'administration de la Banque nationale suisse. 16. Franz-Xavek, * 8 février 1845 à
Lauerz, f 12 décembre 1891 à Brunnen, président communal d'Ingenbohl 1878, juge pénal 1880. — 17. KARL, fils du n° 16, * 16 janvier 1881 à Brunnen, capitaine à l'état-major du général Botha en Afrique du Sud durant la guerre 1914-1918 ; f 27 octobre 1918 gouverneur de Windh.uk. — 18. Ai.oïs, * 6 avril 1865 à Unteriberg, archiviste d'État de Schwyz, publia de nombreuses études historiques sur son canton. — Voir Cysat : Historié des Konrad IJeltling von Schwyz, mns. aux Archives d'État Lucerne. - - M. Dettling : Schwyzerische Chronik. — LL. — MHVS. — SKL. [M. D.l DEUCHER (DŒCHER, TŒCHER, TŒUCHER, TEUCHER). Vieille famille de Steckborn (Thurgovie). Armoiries, du XVe s. : de sable à une pointe d'or chargée d'un fer à cheval sommé d'une croisette d'argent, accostée de deux étoiles d'or. Variante : de sable au fer à cheval sommé d'une croisette d'argent, chape d'azur à deux étoiles d'argent à six rais, au chevron ployé d'or. — Heinrich, fut député de la ville de Steckborn à la conclusion du pacte de 1449 avec le prince-abbé de Reichenau, propriétaire de la basse-juridiction de Steckborn.
— Ulrich est mentionné comme ammann de 1506 à 1513. En 1484, la famille entra en co-possession avec Hans Memminger, delà tour de Steckborn, qu'elle conserva jusqu'en 1601.
L'ancienne branche zuricoise, bourgeoise avec Joachim en 1489, donna une série de douzeniers aux corporations des tailleurs et zur Meisen. — 1. Hans-Jakor, prévôt de corporation, f 1591 pendant une mission à Lugano.
— 2. Matheus, douzenier, amtmann du Fraumunster, t 1606. ■ — 3. Hans-Konrad, douzenier, bailli de Lauffen, f 1688. — 4. Hans-Heinrich, douzenier, amtmann du Fraumunster, f 1691. — Cette branche s'éteignit en 1742. — Voir H. -H. Bluntschli : Burgerlich Geschlechter und Régiment Buch. — Registre de familles de Zurich.
La branche catholique de Steckborn (Deucher) est issue de — 5. Ludwig, ammann 1519, bailli épiscopalde Gottlieben 1525. Ses descendants donnèrent de nombreux ammann et bourgmestres. — 6. Philipp-Jakoh, 1709-1773, et son fils — 7. Melchior-Johann-Paul, 1757-1826, furent les derniers ammann de Reichenau à Steckborn. Le dernier administra dès 1798 les seigneuries de Herdern et de Liebenfels ; il a laissé des notes sur l'invasion française dans cette région (publiées en partie dans J.-J. Walli : Gesch. der Herrschaft Herdern).
— 8. Guntram-Arbogast, fils du n° 7, 1800-1866, Dr med. juge de district à Steckborn. — 9. Adolf fils du n» 8, * 15 février 1831 à Wipkingen, t 10 juillet 1912 à Berne.
Dr med. et Dr jur., bourgeois d'honneur deFrauenenfeld et de Genève, médecin à Steckborn et à Frauenfeld, député au Grand Conseil 1855, l'un des auteurs de la Constitution thurgovienne de 1869, membre de la Constituante, conseiller national 1869-1873. Il fut un des champions de la revision de la Constitution fédérale dans la Suisse orientale, qu'il représenta à l'assemblée populaire du 15 juin 1873 à Soleure.
Membre du Conseil d'État thurgovien en 1879, du Conseil national la même année et président de celui-ci 1882-1883 ; conseiller fédéral du 10 avril 1883 '.à sa mort. Comme président de la Confédération, en 1886, 1897, 1903 et 1909, il dirigea le département politique ; dès 1887, les départe-
Adolf Deucher.
D'après une photographie.
DEVAUD
DE WETTE
inents de l'agriculture, de l'industrie et du commerce. Il encouragea avec succès l'agriculture, entre autres au moyen de subventions (loi fédérale de 1892), l'enseignement professionnel et ménager (arrêté fédéral de 1895), l'enseignement commercial et la réglementation des arts et métiers (revision de la Constitution de 1908). On lui doit : l'introduction de l'assurance maladies et accidents ; la convocation d'une conférence internationale pour la protection des travailleurs, qui aboutit à la première entente internationale dans ce domaine (convention de Berne de 1906, interdiction du travail de nuit pour les femmes et de l'emploi du phosphore dans l'industrie des allumettes), la revision des lois sur les fabriques, la revision des tarifs douaniers 1900-1902 et la conclusion de nouveaux traités de commerce 1903-1906. Ses fils — IO.Adolf, 1861-1910, Dr jur., grand conseiller de Thurgovie 1893, procureur général 1907, conseiller aux États 1908. — 11. Paul- Friedricii-Nikolaus, * 1863, Dr med., privat-docent de médecine interne à l'université de Berne, auteur de diverses publications scientifiques. — 12. Walter- Guntram, * 1869, avocat bernois, diplomate, conseiller de légation pendant la guerre mondiale à Berlin, délégué suisse pour la Belgique occupée, à Bruxelles de 1917 à 1918, pour la Rhénanie occupée, à Cologne de 1919 à 1921.
A cette branche appartient un rameau bâlois éteint à la fin du XVIIIe s. — ■ 13. Johannes, acquit en 1720 le château de Boltmingen auquel il donna sa forme actuelle. Cette famille acquit plus tard Alphof dans le district de Waldenbourg et Birsfelderhof près Bàle. — Voir Merz : Die Burgen des Sisgaus I, 167, 203.
Les membres réformés de la famille essaimèrent de Steckborn à Frauenfeld, Zurich, Berne et Bâle (Teucher et Toucher). — 14.-19. Daniel, 1691-1754, peintre d'armoiries et cartographe ; son fils, Johann-Heinrich, 1722-1802, peintre, établi à Berne dès 1753 ; Heinrich, graveur, 1717-1781, dès 1769 à Berne ; Hans-Heinrich, 1550-1614, orfèvre à Zurich ; Hans-Heinrich, à Zurich, peintre verrier 1594-1618, et Hans-Heinrich, orfèvre à Zurich 1645-1720, sont mentionnés dans SKL. — Voir Sulzberger : Gesch. der Kirchgemeinde Steckborn. [Sch., C. Ro. et W.-G. D.]
DEVAUD, de WUX, de VAUD. Vieille famille fribourgeoise qui tire sans doute son nom d'un petit hameau de la Com. de Mossel. Mentionnée à la fin du XIVe s. ; bourgeoise de Fribourg 1647, de Romont, de Fuyens, etc. Une autre branche, originaire de Grangela-Battia, est mentionnée en 1526. — 1 . Joseph-.\lfred, de Mossel, * 1867, professeur à l'école secondaire de Châtel-Saint-Denis 1894-1895, curé d'Aumont 1895, curé d'Estavayer-le-Lac depuis 1901, doyen du décanat d'Estavayer dès 1905. — 2. Jean-Louis, de Porsel, * 1852, curé de Villarimboud 1877-1880, préfet de l'Internat au collège Saint-Michel 1880-1884 ; chanoine et professeur à l'école secondaire de Romont 1884, puis directeur 1887-1891 ; curé de La Tour de Trême 1891- 1898, directeur du couvent de la Fille-Dieu près Romont 1898-1907, curé de Villarimboud 1907-1909, chapelain de Wallenried 1909-1918, de Bossonnens dès
1918. — 3. Joson, de Chavannes-sous-Orsonnens, 1852-
1919, député au Grand Conseil 1912-1919, fondateur de la caisse d'épargne de Villaz-Saint-Pierre. — 4. Michel- Eugène, fils du n° 3, * 1876, prêtre, Dr es lettres, inspecteur scolaire de la ville de Fribourg 1906-1910, professeur à l'université 1910, à l'école normale d'Hauterive 1921, directeur de cet établissement 1923. Délégué en 1914 par le Conseil fédéral pour la visite des camps de prisonniers français et belges internés en Allemagne. A la suite de ses visites, le comité de la Mission catholique suisse prit l'initiative de deux nouvelles œuvres : les envois de livres en Allemagne et la création à Fribourg d'un bureau pour la recherche des disparus. Membre du comité de la mission catholique suisse en faveur des prisonniers de guerre. Délégué officiel du Saint-Siège pour la visite des camps de prisonniers de guerre 1917-1918. Fondateur en 1920 de la « Bourse Joson Devaud » à l'université. Chevalier de la Légion d'honneur. A publié : L'école primaire fribourgeoise sous la République helvétique, 1905, Guide de
l'enseign. primaire théorique et pratique 1917 et de nombreux articles dans la Revue de Fribourg, le Bull, pédagogique, etc. — 5. Victor-Eugène, de Fuyens, Dr es lettres, professeur au collège Saint-Michel 1916, prof, extraordinaire d'égyptologie et d'assyriologie à l'université de Fribourg 1923. A présenté une thèse à Neuchâtel sur des étymologies copies. — Dellion : Dict. VII, X. — Liberté 1919, n° 219. — Étr. frib. 1920. — Bull, de la Mission catholique en faveur des prisonniers de guerre 1916-1919. — Arch. d'État Fribourg. [G. C]
DEVAYA, Anton, originaire de Hongrie, * à Mendrisio 1769, f 16 août 1836, professeur de grammaire à Soleure 1792-1794, curé à Spiringen 1794-1805, à Altdorf 1805, commissaire épiscopal d'Uri 1812, pendant de longues années président de la Commission centrale d'éducation, etc. Il acquit de grands mérites lors de l'invasion française en calmant le peuple et plus tard en instituant l'assistance officielle des pauvres. — Voir Stammbuch de la Com. de Spiringen 1840. - - Arch. paroissiales de Spiringen. — Hist. Nbl. von Uri VI, VII, XVII, XVIII. — ZSK 1918, p. 120. — Schiveiz. Kirchenzeitung 1836, p. 608. — Liebenau, dans Festgabe aufdie Eroffn. des hist. Muséums von Uri, p. 63. [J.M., A.]
DEVELEY, Emmanuel, 1764-1839, d'une famille bourgeoise d'Yverdon dès le XVIe s. Mathématicien distingué, membre d'un grand nombre d'académies de sciences d'Europe. Professeur de physique et de mathématiques à l'académie de Lausanne 1798- 1833, recteur de l'académie 1819-1820, professeur honoraire 1833. A publié en 1795 un ouvrage populaire, l'Arithmétique d'Emile, qui le rendit célèbre, un Traité de mathématiques et de pédagogie et de nombreux ouvrages scientifiques, ainsi que des Observations sur le langage du Pays de Vaud.
— De Montet : Dictionnaire. [M. R.]
DEVELIER (C. Berne, D. Delémont. V. DGS).
Vge et Com. Anciennes formes : Divilier, 1139 ; Titewibre, 1184 ; ail. Dietwilre. Armoiries : celles
des nobles de Develier : d'argent à deux ailerons de gueules. En 1841, on y a découvert de nombreux vestiges d'établissements romains. Jusqu'en 1793, Develier était un des 13 francs villages de la vallée de Delémont. Il fut brûlé en 1637 par les Suédois. L'église, dédiée à saint Imier, ne fut rebâtie qu'en 1750. Population : 1923, 611 hab. Develier a donné son nom à une famille issue des Marschalk de Telsperg. Elle résida au village aux XIIe et XIIIe s. et y avait un château. Registres de paroisse dès 1655. — Voir Trouillat. — Vautrey : Notices V. — A. Daucourt : Notices sur les paroisses II. [A. D.]
DEVEIMOGE, Jean-François, d'Orbe, f 1686, prof, de grec, à l'académie de Lausanne 1647-1662. [M. R.]
DEVENS. Lieux dits de la Suisse romande dont le nom signifie un territoire fermé au pâturage commun. En 1219, nom d'un château appartenant aux sires de Mont sur Rolle (Vaud). Hameau près de Bex où fut construit le bâtiment des salines en 1823. [M. R.]
DÊVERIN, Edouard, de Bottens (Vaud), 1854- 1894. Dessinateur et caricaturiste distingué, auteur des Croquis vaudois, journal satirique illustré, qui a paru de 1884 à 1887.— SKL. [M. R.]
DEVILLE, Joseph-Henri, 1803^1857. Peintre et graveur genevois, professeur à l'école d'art de Genève, 1844-1846. Œuvres au Musée d'art et d'Histoire de Genève; à l'Ariana ; lithographies dans VAlb. de la Suisse romane. — Voir Sordet : Diction. — ■ SKL. [C. R.]
DE WETTE, Wilhelm-Martin-Lererecht. Théologien illustre, * 1-780 à Ulla près Weimar, professeur de
Emmanuel Develey.
D'après un portrait lin'- de
Au Peuple Vaudois.