‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 354 sur 425 · DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE · texte numérisé non relu

DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE

OIEGTEN

CIEIM ÉVÊCHÉ DE BÂLE. par A. Daucourt, L899- 1913 en 8 volumes.

DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE DE LA SUISSE. Divers ouvrages ont donné clans les siècles passés des descriptions géographiques plus ou moins complètes du sol helvétique, comme la Topographia Helvetica de Math. Merian 1654, la Naturhislorie des Schweizerlandes de Scheuchzer 1716, la Neue und vollstàndige Topographie der EidgenossenschaH de Herrliberger 1754 et les tableaux de la Suisse de Zurlauben 1780. Mais le premier qui ait revêtu la forme d'un dictionnaire, présentant les matières dans l'ordre alphabétique, est le Dictionnaire géographique et statistique de la Suisse de Marc Lutz. Première édition en 1836, dernière en 1860. En 1899, un nouveau Dictionnaire Géographique de la Suisse, conçu sur un plan très large, fut entrepris sur l'initiative de Victor Attinger, éditeur, et publié sous le patronage de la Société neuchâteloise de Géographie et sous la direction de Charles Knapp, professeur, Maurice Borel, cartographe, et Victor Attinger, avec la collaboration de plus de 200 rédacteurs cantonaux et de plus de 16 000 collaborateurs occasionnels. Édition allemande sous la direction de Heinrich Brunner. Largement illustrée de vues diverses, de cartes en noir et en couleurs, cette œuvre obtint successivement l'appui moral et financier de tous les cantons et enfin de la Confédération. La publication dura une dizaine d'années et forme une collection de six volumes petit quarto. C'est une véritable encyclopédie géographique de la Suisse du commencement du XXe siècle. [L. S.]

DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE, STA- TISTIQUE ET HISTORIQUE DU CANTON DE FRIBOURG, par François Kuenlin, Fribour»' 1832, 2 volumes. [r,emy.]

DICTIONNAIRE HISTORIQUE ET GÉOGRA- PHIQUE DU CANTON DE VAUD. Ouvrage en deux volumes publié de 1914 à 1921 sous la direction de M. Eug. Mollaz, professeur à Lausanne. C'est, la cinquième œuvre du genre. Joseph Martin et Louis Ducros publièrent en 1808 un premier Dictionnaire géographique du canton de Vaud. Vinrent ensuite en 1824 le Dictionnaire géographique, statistique et historique du canton de Vaud, de Louis Levade, celui de Louis Roger en 1827, et en 1867 le Dictionnaire historique et géographique du canton de Vaud, de Jules Martignier et Aymon de Crousaz, dont MM. Favey et Brière publièrent en 1885 un supplément qui est resté inachevé à l'article Justice. On compte en outre deux publications du même genre : Le Manuel historique, topographique et statistique, de François Recordon, 1824, et le Canton de. Vaud, de Louis Vuilliemin, 1862. [M. R.'J DICTIONNAIRE HISTORIQUE, STATISTI- QUE DES PAROISSES CATHOLIQUES DU CANTON DE FRIBOURG, par le P. Apollinaire

Dellion, capucin. Fribourg 1884-1902, 12 vol. Les deux derniers volumes ont été publiés par l'abbé François Porchel au moyen des notes du P. Apollinaire, mort en 1899. [R,emy.J D ICTIONN AIRE SUISSE DES CON- TEMPORAINS (SCHW.

Zeitgenossen- Lexicon ; dlzionario svizzero dei

CONTEMPORANEI), édité

par Herm. Aellen, Berne 1921, avecsupplém. 1923.

DIDAY. Famille de Bournens (Vaud), dont une branche devint genevoise au XVIIIe s. — François, 1802 - 1877, peintre. Études à Genève, voyages en Italie, séjour à Paris où il travaille dans l'atelier Gros ; maître d'Alexandre Calame Ce

François Didaj '

D'après un tableau a l'huile

par -l Hornung.

paysagiste romantique, dont le talent n'est pas contestable, eut une grande vogue. 11 reçut quantité de distinctions étrangères. A citer parmi ses œuvres : Le lac de Brienz (Musée de Bâle) ; Les chênes battus parla tempête (Musée de Genève). Diday a laissé une partie de sa fortune à la ville de Genève pour instituer un fonds d'achat, et une autre à la Société des Arts pour organiser un concours. Il n'a pas été député au Grand Conseil, comme on l'a écrit, le confondant avec Jacques Diday, 1816-1899. — SKL. [C. R.]

DIDE, Auguste, 1839-1918. Forcé de s'expatrier de France à cause de son hostilité à l'Empire, il étudia la théologie à Genève où il devint, pasteur, mais sans exercer le ministère. Ami d'Athanase Coquerel et adepte du protestantisme libéral. Sénateur du Gard en 1885, il devint vice-président du Sénat, puis démissionna. Au cours d'un long séjour à Genève, il a donné entre autres : Servet et Calvin, 1907 ; Rousseau, 1910. — Voir Vapereau : Dicl. des contemporains , [H. F.]

DIDIER. Famille du Dauphiné, réfugiée à Chardonney (Vaud) où elle fut reçue bourgeoise en 1756. — 1. Jean-Emmanuel, f 1829, reçu habitant de Genève 1780, secrétaire d'État de 1794 à 1797, membre du Conseil législatif 1795. — 2. Jean-Marc, 1811-1845, petit- fils du n° 1, avocat, membre de la Constituante, puis du Grand Conseil 1842. — 3. Paul-Alfred, 1842- 19(13, député au Grand Conseil dès 1892, conseiller d'État dès 1891. — 4. Charles-Emmanuel, * 1805, f 1864 à Paris où il s'était établi, fils du n° 1, homme de le! très, rédacteur du Courrier du Léman, 1826. Il publia : Mélodies historiques, 1827 ; Coup d'œil sur les révolutions de la Suisse, 1832; Rome souterraine, 1833. — Voir Arch d'État. — Sordet : Dictionnaire. [C. R.]

DIEBOLD, DIETBOLD, THEOBALD. Familles bourgeoises de Zurich. L'une, venue de Baden en 1528, s'éteignit dès la seconde génération. D'une autre, de Memmingen, éteinte en 1882, deux frères acquirent la bourgeoisie de Zurich en 1566 et 1567. Armoiries : de gueules à l'épieu renversé d'or surmontant trois monts de sinople et accompagné de deux fleurs d'argent. — 1. Hans-Caspah, 1601-1674, compositeur, mit en musique les poésies de Théobald Grummer et de Johann- Melchior Hardmeyer. — 2. Hans-Caspar, orfèvre, * 1635, fut exclu en 1672 du rôle de bourgeoisie et se rendit à Ileidelberg. - - 3. Johann-Baptist, 1651-1732, prévôt des tailleurs et à ce titre membre du Natairat 1696-1718, grand-bailli de Regensdorf 1698, intendant des bâtiments 1704, capitaine du Meerpferd, bateau de combat du lac de Zurich, dans la guerre de Villmergen 1712 ; amtmann du bailliage de Hinter-Ruti 1719. — 4. Johann-Caspar, 1661-1728, diacre en 1691, pasteur de Bulach en 1714, publia des œuvres théologiques, édifiantes, philosophiques et historiques. Le gouvernement, le chargea de rédiger en 1701 un écrit sur l'introduction du calendrier grégorien et en. 1712 une justification de la guerre du Toggenbourg. — La famille compta plusieurs peintres sur verres au XVIIe s. — Voir LL. -- LLH. — SKL. -- Wirz : Etat. -- Wolf : Biographien zur Kidturgesch. der Schweiz II. [G. R ]

DIEBOLDSTEIN. Voir Dûbelstein.

DIEGENSCHWAND, von (DIEGESWAND, DICKISCHWAND). Famille éteinte de bourgeois de Schwàndi (Obwald), paroissiens de Sarnen. — 1. Jenni I, du Conseil 1387, 1395. — 2. Rudi, f 1422 à Arbedo. — 3. Jenni II, le jeune, représentant des habitants de Schwàndi 1450, député à la Diète 1477-1489, ancien banneret 1477, f vers 1491. — 4. Jenni III, du Conseil 1471-1507, banneret 1491, souvent représentant de sa commune. — 5. H^ensli, fils probable du n° 4, t 1507 dans l'expédition de Gênes. — La famille s'éteignit vers le milieu du XVIe s. — Voir Kuchler : Chronik von Sarnen (souvent inexacte). — Durrer : Brader Klaus. — Gfr. Registres. [R. D.]

DIEGTEN (C. Bâle-Campagne, D., Waldenbourg. V. DGS). Coin. En I 152 Dietingnren ; en 1 189 Dilechon ; en 1 194 Diekon; en 1213 Dietinchon ; en 1237 Dietechon, de Dieting-hoven (fermes des Dietinge) et par conséquent identique à Dietikon. La «chapelle des païens», située vis-à-vis de l'église, laisse supposer une colonisation romaine. On a retrouvé une tour ronde, des

MK

DIEGTEN

DIENER

tuiles dont l'une marquée Le g. VII, sur le Dietisberg. Ober-, Mil tel- ci Niederdiegten, à l'origine propriétés des comtes de Frobourg, passèrent en fief à leurs ministériaux qui liraient leur nom du rhàleau près de l'église. Oberdiegten cl. le patronage de Diegten passèrent en 1213 à Konrad von Eptingen, tandis que la localilé voisine de Tenniken revenail avec la collation de l'église au château de Diegten. Mittel- et Niederdiegten avec Tenniken, qui ne formèrent qu'une seigneurie, devinrenl propriété des chevaliers von Iffental, eux aussi ministériaux îles Frobourg, puis, par héritage, au chevalier Ilermann von Eschenz. Dès lors, le eliàleau de Diegten ]>rit le nom d'Eschenz. Convoité par Bâle et Soleure, il fut occupé par la dernière de 1444 à 1453, repris et incendié en 1462, mais Bâle en devint définitivement possesseur par l'arbitrage du 28 novembre 1482. Diegten lui rattaché au bailliage de Farnsbourg. L'église, dédiée à saint Pierre, était autrefois l'église principale de la vallée. Mathias von Eptingen fit don de la collation au couvent d'Olsberg en 1314. La cession des droits de patronage à Bâle le 12 août 1525 fut annulée le 8 août 1530 par l'empereur. Cependant la fusion de Diegten el d'Eptingen en une seule paroisse séparée de Tenniken demeura telle qu'elle avait été accomplie en 1529. Bâle et le couvent d'Olsberg alternaient pour la nomination du pasteur. Olsberg céda son droit de collation à Bàle le 21 novembre 1805. Registres de baptêmes et de mariages dès 1564, de décès dès 1040. — Voir Merz : Burgen des Sisgaus I et III. — K. Gauss : Reformierte Baselbieter Kirchen, dans BJ 1913. — Bruckner : Merkwûrdigkeiten XIX, 2276. [K. Gauss.]

DIEGTEN, von. Famille de ministériaux des Frobourg établie à Diegten. — Waltherus de Dietechon, religieux en 1189. — Heinrich, chevalier en 1237. [K. G.]

DIELSDORF (C. Zurich, D. Dielsdorf. V. DUS). Com. et paroisse. Armoiries : d'azur à un ours de sable tenant une massue de gueules sur un mont de sinople.

En 861, Theolvesthoruf = village de Theolf (du ahd. Théo = serviteur et wolf = loup (Fôrstemann I, 1457).

Quelques trouvailles romaines isolées ; des établissements alémanno-francs clans le village. Les droits fonciers du couvent de Saint-Gall sont attestés dès 861 ; ils passèrent en partie à Wettingen au XIIIe s. La justice releva jusqu'au XIVe s. des von Regensberg, sauf la justice criminelle. Sous les Habsbourg-Autriche, Dielsdorf se rattacha au bailliage de Regensberg avec lequel il passa à Zurich en 1409. Le rôle coutumier date de 1556-1562. Le village souffrit beaucoup de la cavalerie autrichienne en 1799. La République helvétique l'annexa au district de Regensdorf, l'Acte de Médiation à celui de Bulach ; après 1814, il passa au bailliage et district de Regensberg. Il remplaça Regensberg comme chef-lieu du onzième district cantonal en 1870. Une église fondée probablement par saint Gall est mentionnée en 861. Regensberg demeura rattaché au spirituel à Dielsdorf jusqu'en 1658. Le patronage passa de Saint-Gall à Zurich peu avant 1551, semble-t-il. L'ancienne église, du commencement du XVIe s., fut démolie en 1864 et la nouvelle inaugurée en 1 866. Établissement de bienfaisance et orphelinat de 1817 à 1837. Population : 1920, 787 hab. Registres de baptême dès 1585, de familles dès 1790. — Voir UZ. ■ SSH. — Nuscheler : Gotteshàuser. — Hoppeler : Regensberg zur Zeit der Reform. dans Festgabe Paul Schweizer. — Biedermann : Gesch. des Bezirks r Dielsdorf. Schmid : Die Làgem und ihre Umge-

bungen. -- Wild : Ara Zilrcher Rheine. — Meyer : Kalzensee-Ldgern-Baden. - - Mhrenlese, annexe au Bulach- Dielsdorfer Volksfreund dès 1920. [Hildebrandt.]

D1EM. Famille établie dans le Toggenbourg dès le XVe s. et dont le nom dérive du nom ahd. Thiemmo, petit nom de Thiet-man, -mar, etc. (Fôrstemann I, 1455). Un rameau devenu protestant émigra en 1566 dans l'Appenzell Rh.-Ex., devint bourgeois de Schwellbrunn et donna une série de conseillers, capitai-

nes el juges. - [Bt-J — 1. Jakob, * 1720, secrétaire d'Étal 1747-1754.- 2. Konrad, conseiller 1768-1769. LL. LIAI. -- Rusch : Kl. Appenzell, p. 222. — [r. Srh.-B.] - - 3. Ulrich Diem-Bernet, * 16 octobre 1871 à Teufen, Dr phil., promoteur de la réforme de l'enseignement du dessin en Suisse, membre fondateur du Heimalschulz, conservateur du musée des beauxarts de Saint-Gall en 1907, président central de la Société des artistes suisses 1917-1923, membre de la Commission fédérale des beaux-arts 1890-1911 et 1915- 1918. Il a publié : Bildbetrachtung, eine Wegleitung fur Kunstfreunde. [ut.]

DIEMTIGEN (C. Berne, D. Bas-Simmental. V. DGS). Com. et paroisse se composant de divers groupes d'habitations et du Vge de Diemtigen. Au-dessus de celui-ci se trouvent les vestiges du château de Diemtigen, nommé aussi Grimmenstein ou Hasenbourg. En

L'église et la cure de Dioio tiyen en 1822. D'après'un dessin de s. Weibel.

1257, Henri de Rarogne, évêque de Sion, donna au comte Hartmann de Kibourg, le château qu'il avait reçu en dédommagement de Rudolf von Strattlingen. Propriété des von Weissenburg en 1307, Diemtigen passa eu 1369 par héritage aux von Brandis et aux Munch de Munchenstein et fut acquis en 1448 par les Bernois qui incorporèrent la seigneurie au district du Bas-Simmental. L'église, mentionnée pour la première fois en 1314, reconstruite en 1490, fut jusqu'en 1527 filiale d'Erlenbach ; le chœur contient des fresques dont les plus anciennes datent du XIIe s., et des fonts-baptismaux de 1773. La cure fut reconstruite en 1783. Sur le territoire de Diemtigen furent exploitées les mines de la Rogereneck (1507) et de la Durreneck (1519). La peste y régna en 1628 et 1635. Vis-à-vis du village, au pied de la chaîne du Niesen, il existe des restes de fortifications de Selbenzen et de Grafenstein, d'origine obscure. Population : 1775, 1130 hab. ; 1831, 2053 ; 1920, 1937. Registres de baptêmes dès 1559, de mariages dès 1582, de décès dès 1713. [E.B.]

DIENAST. Famille établie à l'origine à Frankenthal, plus tard à Strasbourg, bourgeoise de Bâle en 1607, éteinte dans la première moitié du XIXe s. — Johann- KONRAD, 1741-1824, intendant du chapitre de Saint- Pierre, collectionneur d'art estimé. Le musée des beauxarts de Bâle possède sa riche collection, formée surtout de gravures sur cuivre, léguée par sa petite-fille, Emilie Linder, peintre. — Voir Jahresbericht der Oeffentlichen Kunstsammlung 1908, annexe. [C. Ro.]

DIENBERG (G. Saint-Gall, D. See, Com. Eschenbach. V. DGS sous Diemberg). Hameau et château ruiné. A la vente de la seigneurie d'Uznach, le hameau passa en 1469 à Schwyz et à Glaris, fut dès lors occupé par le bailli de la seigneurie, puis rattaché en 1803 à la commune d'Eschenbach. Les Dienberg, ministériaux des comtes de Toggenbourg, apparaissent en 1260 avec Johannes von Dieneberch, mais s'éteignent dès la seconde moitié du XIVe s. — ■ Naef : Chronik, p. 83, 927. — St. Galler Nbl. 1911, p. 59. [Bt.]

DIENER. Familles des cantons de Lucerne et Zurich.

DIENSTAGSZEITUNG

DIERINGER

A. Canton de Lucerne. Familles de l'Entlebuch, de Sempach et de Lucerne, probablement venues de la Suisse orientale. — Pantaleon, avoyer de Sempach 1379, bailli du district de Saint-Michel, acquit la bourgeoisie de Lucerne en 1398 pour lui, son fils et son petitfils. — Une autre famille, descendant de Pierre Valel , de Tarentaise en Savoie, s'établit à Willisau en 1614. — Hans, de Nebikon, meneur dans la guerre des paysans, fut blessé à Zofingue et décapité le 1er juillet 1653. — AS I, VI, 1, p. 185. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]

B. Canton de Zurich. Famille de la commune de Fischental, mentionnée dès 1515, répandue actuellement dans le district d'Hinwil. — [J. Frick.] — D'après les recherches d'E. Diener, elle est originaire d'Elgg (LL), d'où elle s'établit sur les rives du lac de Zurich vers 1750. Elle devint bourgeoise de Zurich en 1868 et en 1875, de Winterthour en 1884. — 1. Johann-Kaspar, 1822-1890, médecin à Steg-Fischental, administrateur scolaire de district, président du tribunal du cercle, très connu sous le nom de docteur im Stâg. — KSA 1890, p. 787. — 2. Heinrich, de Mannedorf, 1824-1913, pasteur à Oberglatt 1852-1864, publia Geschichte der Gem. Oberglatt et Calvin. — 3. Ernst, de Mannedorf et Zurich, * 21 juillet 1873 à Hottingen, f 1er octobre 1904 à Zurich, Dr phil., historien, membre de la Commission d'édition du MGS et collaborateur à cet ouvrage, sous-bibliothécaire à la bibliothèque cantonale zuricoise 1901-1902, publia Das Haus Landenberg im Mittelalter ; Wappen und Siegel der Herren von Landenberg, dans AHS 1899 ; Die Zûrcher Familie Schwend, dans Nbl. der Stadtbiblïothek Zurich 1901. — Voir F. Hegi, dans AHS 1904, p. 77. — ZWChr. 1904, p. 331. — NZZ 3 octobre 1904. [H. Br.]

DIENSTAGSZEITUNG. Le premier et le plus ancien journal de Lucerne, imprimé chez H.-J.-N. Hautt 1744-1748. — Gfr. 31, 323. — BSL 16, 8. [P.-X. W.]

DIEPFLINGEN (C. Bâle-Campagne, D. Sissach. V. DGS). En 1251 Dyeplitichon ; 1327 Diephelinkon ; 1350 Diepldikon ; probablement fermes des Dietfriedinge. On y a trouvé un tombeau de l'âge de la Tène contenant un collier de bronze et des fibules. Les restes d'un mur, des tuiles imbriquées, des clous, ont permis de conclure à l'existence d'une villa romaine. Diepflingen appartint d'abord à la seigneurie de Farnsbourg et en 1322 les Thierstcin y possédaient déjà la haute et basse-justice, un moulin et la célèbre carrière au Sud-Ouest du village. Dès 1363, l'endroit prit une certaine importance, les comtes Johannes von Frobourg, Sigmund von Thierstein et Rodolphe de Habsbourg y ayant transféré le péage du Hauenstein inférieur, auparavant à Trimbach puis Horvv (Hauenstein) et se l'étant partagé également. Les frères Thomas et Hans von Falkenstein vendirent le péage en 1447 et 1450 à la ville de Bâle qui le fit percevoir dès 1470 à Buckten. Les dîmes étaient très variées. Le quart épiscopal fut remis en fief aux Eptingen par l'évêque Jean Senn et plus tard passa à la ville de Bâle. La moitié de la dime s'appelait dîme d'Eschenz parce qu'elle relevait du château de ce nom près de Diegten. Un grand incendie détruisit une partie du village en 1671. Durant les luttes séparatistes entre la ville et la campagne, Diepflingen prit le parti de la première et subit de ce fait un grand nombre d'incursions des gens des communes avoisinantes, favorables à la séparation. Excédé, le village élut un nouveau conseil communal, la république neutre de Diepflingen fut proclamée et une déclaration d'indépendance fut adressée aux États confédérés le 20 mai 1833. Le réfugié allemand Rauschenplat joua le rôle principal dans l'affaire. Les commissaires bâlois parvinrent cependant, dès le 29 mai, à obtenir des communes réunies la révocation de la déclaration d'indépendance, de sorte que Diepflingen resta unie à Bâle jusqu'après la bataille décisive du 3 août 1833. Depuis lors, il se rattache au district de Sissach. — Voir ULB. — Archives d'État de Bâle-Campagne. — Bruckner : Merkwûrdigkeiten III. — Freivogel : Geschichte der Landschaft Basel im 18. Jahrh. — ///. Jahresbericht der Schweiz. Ges. fur Urgesch., p. 88 et 116. — Heimatkunde von Baselland. [O. Gass.]

DIEPOLDSAU (C. Saint-Gall, D. Unter Rheinthal. V. DGS). Vge et Com. Épées de l'époque du bronze trouvées dans le Rhin. En 890 Thiotpoldesowa est cité

^MJK&.e'*'' ^H

Johannes Dierauer.

D'après une photographie.

comme forêt royale. L'Au qui prit le nom du premier colon empiéta peu à peu sur la forêt de ban royal ; le village qui s'y développa appartenait au grand domaine impérial de Kriessern et partagea son sort politique ; il s'en détacha en 1789-1790 et se constitua en commune autonome. Diepoldsau, Schmitter et Widnau fusionnèrent en commune politique en 1803, mais le dernier s'en sépara en 1882. Chaque village forme une commune civile indépendante. Au spirituel, Diepoldsau et Schmitter dépendaient de Bernegg ; une partie des habitants adoptèrent la Réforme. Une église protestante fut construite en 1728, une église catholique en 1762-1763 en commun avec Schmitter. Population : 1910, 2804 hab. Registres de paroisse dès 1830. — Voir Hardegger et Wartmann : Der Hof Kriessern. [Bt.]

DIERAUER. Ancienne famille de paysans de Ber.) egg (Saint-Gall), mentionnée dès le XVe s. — Johannes, professeur, bibliothécaire et historien, * 20 mars 1842 à Bernegg, f 14 mars 1920 à Saint-Gall. Il suivit les cours de la section technique de l'école cantonale saint-galloise, fut trois ans maître secondaire à Flawil, étudia les langues classiques, puis l'histoire aux universités de Zurich, Bonn et Paris, présenta en 1868 à Zurich sa thèse de doctorat sur l'histoire de Trajan, enseigna à l'école cantonale saintgalloise 1868-1907 et fut directeur de la bibliothèque de la ville de 1874 à sa mort. Membre émi-

nent de la Société d'histoire de Saint-Gall, il la stimula durant cinquante-deux ans par ses nombreux travaux ; dès 1904, il était membre du Conseil de la Société générale suisse d'histoire. On lui doit de nombreuses publications, entre autres son Histoire de la Confédération suisse, en 5 volumes, trois éditions, traduite en français par Auguste Reymond. Ses autres écrits parurent dans MVG, St. Galler Nbl. et ailleurs ; ils concernent surtout Saint-Gall : le canton, la campagne, la ville, l'école cantonale. Dierauer a encore publié les St. gallische Analekten et la Chronik der Stadt Zurich (QSG XVIII). Les universités de Iéna, Lausanne, Genève et Zurich lui décernèrent le titre de docteur honoraire. Il refusa d'accepter la chaire que lui offrirent les universités de Bâle, Bonn et, Zurich. — Voir O. Fâssler : Johannes Dierauer, dans St Galler Nbl 1921, avec liste de ses publications et bibliographie. — ASG XVIII, p. 76-79. [Bt.]

DIERIKON (C. et D. Lucerne). Com. et Vge possédant un moulin depuis 1340 au moins. Armoiries : d'argent à un chèvre-feuille de sinople sur trois monts d'azur. La localité appartenait vers 1300 au bailliage autrichien de Meyenberg, plus tard à celui de Rotenbourg, de 1803-1814 à celui de Hochdorf et dès lors à celui de Lucerne. La plus ancienne chapelle est de 1675. Lors de la seconde guerre de Villmergen, en 1712, la région prit les armes. — Gfr. Registres. — Lutolf : Pfarrgesch. von Root. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X.W.j

DIERIKON, von. Famille de la ville de Lucerne, bourgeoise en 1357. — Johann, fut ammann, avec interruptions, de 1405-1436 ; avoyer 1403, 1407, 1409, 1418, 1421, 1424, 1426, 1429 et 1432 ; bailli de Rotenbourg 1415, 1416, 1418, Willisau 1417 ; porte-parole de la députation du Conseil à la réception du roi Sigismond à Ebikon en 1417. — Gfr. 35, 84. — Arch. d'État Lucerne. [P.-X. W.]

DIERINGER. — Magister Peter, - vers 1450-1476, pédagogue im Hof à Lucerne et notaire impérial. — Gfr. 4, 246. — Mannlehenbuch I, 81. — Ludwig, vers 1646-1659, chanoine à Lucerne. — Lukas Bruderschaft. [P.-X. W.]

DIKS

DIESHAGII

Armoiries des Diesbacl

DIES, JôRG, dit SCHWAB, sculpteur mentionné à Schaffhouse en 1522-1524 e1 1532. De son œuvre subsiste la statue de la fontaine à quatre goulots. — SKL. DIESBACH (C. Berne). Voir ÛBERDIESSBACH.

DIESBAOH (C. Claris. V. DGS). Com. el Vge de la paroisse de Betschwanden, mentionné la première fois dans le rentier du couvenl de Sâckingen dans la première moitié du XIVe s. - Diesbacb est aussi le nom du cercle électoral qui comprend les villages de Haslen, Hàtzingen, Diesbach-Dornbaus el Betschwanden. Le nom dérive du mhd. diezen = mugir. Voir

Urkundensammlunn des Kis. Clan/s III, p. 75. — lleerel Hlunier : Gemàlde des Kts. Glarus, p. 600. [Nz.] DIESBACH, de. Familles de Heine, fixées aussi à

Fribourg depuis la Réformation.

A. Canton de Berne.

Les plus anciennes familles I )iesbach sonl signalées aux XIIIe et XI Y0 s. à Aarberg, Thoune et, Berne. De celle dernière, mentionnons Johann (Jenni), du Conseil de Berne vers 1365- 1390, pnposé à l'ohmgeld 1375, f vers 1390.

L'ancêtre probable des nobles de Diesbach, d'abord ouvriers et commerçants, fut Peter, bourgeois de Thoune en 1356, orfèvre. Son fds fut peut-être — 1. Niklaus (Clewi), f 1436, dit Goldschmied, du Conseil de Berne 1422-1436.

Il doit avoir entrepris le commerce de toiles de lin ; il afferma avec d'autres, en 1416, les mines du Haut-Hasli, fut orfèvre et changeur, acheta en 1427 Holligen et la moitié de la seigneurie de Diesbach, reçut en 1434 de l'empereur Sigismond une lettre de noblesse avec les armoiries suivantes : de sable à la bande vivrée d'or, accompagnée de deux lions du même. — AHS 1919. — SBB 3. — Ses trois fds Loy, Ludwig et Johann fondèrent dans la collégiale de Berne la chapelle des Diesbach dédiée à saint Christophore. — 2. Loy (Lucius), du Conseil 1438, bailli de Nidau 1441, avoyer de Berthoud, acquit la seigneurie de Signau par sa femme Klara von Buren, f 1451. --3. Ludwig, du Conseil des Deux- Cents 1435, fit un pèlerinage en Palestine en 1440, édifia en 1442 la maison des Diesbach à Berne ; était en 1448 le plus riche Bernois ; du Conseil 1450, acquit la seigneurie de Godesberg, f à Berne 1452. — 4. Johann, des Deux-Cents 1440-1455. — 5. Nicolas, 1430-1475, fils du n° 2, seigneur de Rued, Signau et Worb, coseigneur de Diesbach, du Conseil 1452, avoyer de la ville de Berne 1465-1466 et 1474-1475, fit le pèlerinage de Terre- Sainte en 1467-1468, chevalier. Il fut le personnage principal du Twingherrenstreit de 1470 ; ennemi d'Adrien de Bubenberg, et dès 1466 agent diplomatique français. Chambellan de Louis XI, chef du parti français à Berne et dans la Confédération, commandant de l'expédition de Pontarlier et du Pays de Vaud, avril 1475, blessé plus tard dans une marche sur l'Isle, f de la peste à Porrentruy en août 1475. — Voir la chronique bernoise de Diebold Schilling. — AHVB II et XIV. — SBB 1.— 6. Wilhelm, * 1442, fils du n° 3, fut élevé dans la maison de son cousin Nicolas, devint page en France, visita le Saint-Sépulcre en 1467-1468, chevalier, seigneur de Diesbach, Douanne, Worb et Signau, propriétaire de Holligen. Du Conseil 1475, avoyer de Berne durant 22 ans dès 1481. Il fut souvent envoyé en France avec Nicolas, était comme lui agent diplomatique de Louis XI, qui le pensionna dès 1468 ; député à la Diète de Worms 1495, chef militaire en 1468 et dans les guerres de Bourgogne. Il était à la tète des Bernois dans la guerre de Smia.be, en janvier 1499. Homme d'Étal im-

portant, modéré, ami des arts, il fut « l'excellent avoyer ». t f'11 1517. — Voir la chronique d'Anshelm IV. - SBB 1. — 7. Wilhelm, 1481-1531, fils du n° 6, héritier de Worb ei Signau, avoyer de Thoune 1509, du Conseil 1527, t 1531. — 8. Christoph, 1483-1522, fils du n° (5, du Conseil 1520, devint bourgeois de Fribourg, propriétaire du château de l'érolles. — 9. JOHANN (Hans) seigneur de Worb, pril du service en France et à Naples, conseiller et maître d'hôtel de François P'r, qui lui donna les seigneuries de Langeai 1521 et Voudable 1524, f 1525 à Pavie. Il fut inculpé de la perte de Domodossola en 1515 (voir Tanner, SStC 9). — 10. Louis, 1452-1527, fils posthume du n° 3, élevé aussi par Nicolas, fut à la cour de Louis XI de 1408 à 1476, avoyer de Thoune 1481-1483, bailli de Baden 1487- 1489 ; il accompagna l'empereur Maximilien à Rome en 1496 et fut créé chevalier à Pavie. Gouverneur de Neuchâtel 1512-1514, bailli d'Aigle 1516-1519 ; il hérita Diesbach et Kiesen, acquit, en 1479 la seigneurie de Landshut avec Bâtterkinden et, par sa seconde femme, Agatha von Bonstetten, devint seigneur d'Urtenen et de Mal Isletten, Spiez et Stràttligen. Il perdit de grandes sommes dans des entreprises minières et dans l'alchimie, de sorte qu'il dut hypothéquer ses terres. — Voir son autobiographie dans Schweiz. Geschichtsforscher 8 : Chronique et mémoires du chevalier Louis de Diesbach. — Parmi ses 12 fils, il faut citer (n08 1 1-14) — 11. NlKLAUS, 1478-1550, protonotaire et camérier du pape, chanoine de Neuchâtel, prévôt de Soleure, prieur de Grandson et Vauchise, coadjuteur de Bàle loi 9, t à Besançon. —

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