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DICTIONNAIRE DES PAROISSES

théologie en 1809, à Heidelberg, en 1810 à Berlin ; appelé à la Faculté de théologie de Bâle en 1822, il s'occupa activenaenl «■! jusqu'à sa mort, en 1849, de sa réorganisation, s. m (ils Ludwig, l)r med., 1812-1887 fui depuis 1840 professeur de médecine légale à Bâle e1 médecin de la ville 1852-1884. Voir Rud. Stàhelin : W.M. L. de Wette nach seiner theol. Wirksarnkeit und Bedeutung. [C. Ro.]

DEY. Famille bourgeoise d'Enney, Vlarsens e1 Rue (Fribourg). -- Jean-Joseph, de Marsens, 1779-1863. Prêtre 1801), curé d'Onnens 1812-1817, professeur au collège de Fribourg 1817-1819, curé de Lausanne 1826- 1828, d'Épendes 1828-1841, chapelain d'Écharlens 1841- 1863 ; vicaire général honoraire de l'évêque de Lausanne 1861. Il fut un initiateur des éludes historiques dans son canton. A publié une vie de sainte Adélaïde, impératrice, en 1862, et collaboré au Mémorial de Fribourg, aux Archives de la Soc d'Histoire de Fribourg, et à la Gallia Christiana. Il a laissé de nombreux mus. français et latins conservés aux archives de la cure d'Épendes et aux Archives d'État de Fribourg. -- Voir Mulinen : Prodromus. -- Dellion : Dictionnaire III et V. - A. Buchi : Freiburg. Geschichtschreibung. P.-E.

Martin : Catalogue des manuscrits de la collection Greinaud. [A. d'A.]

DEYTARD, Loris, de Vucherens (Vaud), 1827-

1899, pasteur au Sentier, à Montet et à Pully ; légua sa fortune à l'État de Vaud en faveur de l'université de Lausanne. Sa femme, Marie Duvoisin, t 1891, s'est acquis comme peintre de ileurs une certaine notoriété. - Livre d'Or. — SKL. [M. R.]

DEYVERDUN, Jaques-Georges, 1734-1789, d'une famille lausannoise, connue habituellement sous le nom de d'Yverdon, et qui paraît remonter à Jean, marchand à Lausanne en 1324. Il fut précepteur dans la maison de Prusse, passa en Angleterre où il se lia avec Gibbon et rédigea avec lui des Mémoires littéraires. Il rentra en 1772 à Lausanne où il fonda une Société littéraire. — De Montet : Dict. [M. R.]

DÉZALEY (C. Vaud, D. Lavaux. Y.DGS). En 1137, Dasalei ; vers 1150 Deisaleis ; la substitution du z à \'s dans le mot est toute récente. Ce nom paraît s'être appliqué à l'origine à un terrain aride et broussailleux. Le coteau du Dézaley portait cependant déjà quelques vignes quand l'évêque de Lausanne, Gui de Maligny, donna à cultiver aux moines cisterciens de Hautcrél en 1 141 la partie occidentale (aujourd'hui Clos des Moines) et à ceux de Montheron en 1142 la partie orientale (Clos de l'Abbaye). En 1154, l'évêque dut promettre aux religieux une somme de 20 livres, s'ils parvenaient à achever au bout de quatre ans le défrichement de la roche. Leurs efforts furent enfin couronnés de succès, et les moines plantèrent au Dézaley un plant bourguignon facilement reconnaissable. Pendant un siècle et demi environ, ils le cultivèrent eux-mêmes, puis ils l'amodièrent. Les nombreux contrats de vignolage que l'on a conservés indiquent que la manière de cultiver la vigne était à peu près la même qu'aujourd'hui ; les échalas sont mentionnés en 1344 et n'étaient pas nouveaux. En 1536, le gouvernement bernois prit les biens de Hautcrêt, et le Conseil de Lausanne ceux de Montheron. La par lie du vignoble qui échut à Berne dépendit du bailli d'Oron, et fut nommée le Dézaley d'Oron ; la partie lausannoise devint le Dézaley de la ville. Mais en 1803, la ville de Lausanne racheta le Dézaley d'Oron et réunit ainsi dans ses mains tout ce beau vignoble. — Voir DHV. - - Reymond et Bonard : Au Dézaley. Reymond : L'abbaye de Montheron. [M. R.]

DHÉRÉ, Charles, * à Paris le 5 mars 1876, Dr med. professeur de physiologie à l'université de Fribourg dès

1900. A publie, de 1898 à 1920, 75 travaux de physiologie e1 de chimie physiologique dans les Comptes rendus de l'ai ,i,i, mie des sciences de Paris, dans ceux de la Soc. de biologie et dans le Journal de physiologie et de pathologie. [M. Musy.]

DIABLERETS (C. Vaud, D. Aigle. V. DGS). La plus ancienne mention connue du nom de ce massif e1 particulièremenl de son sommet principal date de 1665, sous la forme de Scex des Diableyres. Lin éboulement de la montagne a détruil en 1714 et en 1749 les alpages

de Cheville el de Leytron. Il y eut' I 2U chalets renversés dans la première catastrophe e1 180 bergers périrent : la seconde détruisil 40 bâtiments. — Conservateur suisse IL [M. R.]

DIABLEY. Voir DORÉNAZ.

DIACON, Maximilien-Paul, dit .Max, d'une vieille l'a mille de Dombresson (Neuchâtel), * 1851 à Varsovie, t 1907 à Neuchâtel. Employé aux Archives de l'État, à Neuchâtel 1888-1894, préposé 1894-1898, directeur de la Bibliothèque de la ville 1896-1901, bibliothécaire dés 1901. Professeur à l'école normale 1898-1902. A publié linéiques ouvrages en collaboration e1 collaboré au Musée neuchâtelois. — MN 1908, 27. [L. M.]

DICEY, Marie-François de Rye, baron de, marquis d'Ogliani, t 1641 à Ratisbonne. il se faisait appeler comte d'Aarberg parce que petit-fils d'Isabelle de Challant, comtesse d'Avy, el revendiqua à plusieurs reprises, auprès des cantons, la seigneurie de Valangin contre la maison de Longueville. Dicey fit citer en 1628 le duc de Longueville devant la chambre impériale à Spire et devant les évêques de Bâle et de Constance. En 1635, l'ordre vint à Neuchâtel, de la part de l'empereur, de restituer Valangin au duc de Lorraine, qui le remettrai à Dicey. Cette affaire, qui provoqua un gros émoi à Neuchâtel, n'eut pas de suite. — Voir art. Avy. — Rott : Représ, diplom. III, IV. — Chambrier : Hist. de Neuchâtel. — Matile : Hist. de Valangin. [L. M.]

DICK. Famille du canton de Berne ; un rameau est bourgeois de la ville. Armoiries : de gueules aune croix patriarcale d'argent posée sur Trois monts de sinople. — L'ancêtre de la branche de la ville de Berne est Rudolf, tailleur de pierre à la collégiale, mentionné en 1541.

On compte parmi ses descendants 19 pasteurs. — 1. Johannes, fils du prénommé, 1546-1610, doyen de la collégiale. — 2. David, 1656-1702, peintre de paysages et d'histoire. — SKL.

— 3. Johann-Jakob, 1714-1779, pasteur de Lusslingen, historien et généalogiste. — 4. Rudolf-Emanuel, 1817-1888, aumônier dans la guerre du Sonderbund, puis pasteur à Piéterlen. — [K.-w. Dick.] — 5. Adolf, de Grossaffoltern, Dr phil., * 5 mai 1860, professeur de langues anciennes au gymnase de Saint-Gall 1885- 1922, recteur de l'école cantonale 1899-1919, auteur de recherches philologiques sur Martianus Capella. [Bt ] DICKEN. Grande monnaie d'argent, généralement très bien frappée et imitée du teston italien. Elle apparut en Suisse vers la fin du XVe s., mais était aussi répandue dans l'Allemagne du Sud (Constance, Ueberlingen, Ravensbourg, Ulm, Fribourg, etc.). Par opposition aux deniers alors d'usage courant (Pfennig), petits et minces, on les appela Dickpfennige ou Dicken. D'après l'ordonnance monétaire de Constance, du 1er octobre 1499, le dicken valait. 24 creuzer, 15 schilling, 10 groschen, 5 batz ou un tiers de florin. Dès la seconde moitié du XVe s., tous les cantons frappèrent des dicken, d'abord non datés, sauf Unterwald et Appenzell. Les premières pièces à millésime sont celles de Berne 1492 et Zurich 1504. On en frappa jusqu'à la fin du XVII0 s. ; Fribourg 1671, Berne 1674 et Lucerne 1695. — Voir H. Halke : Handwôrterbuch der Miinzkunde. — E. Martinori : La Moneta ; Vocabolario générale. — L. Coraggioni : Miinzgesch. der Schweiz. — Ed. Jenner : Die Mûnzen i/o Schweiz. [E. G.]

DICKENivl AISIN. Famille d'artistes d'Uesslingen (Thurgovie), bourgeoise en 1852 de Zurich où elle dirigea une maison d'édition d'art. — SKL. — Burgeretats Zurich. — [H. Br.] — Ulrich, de Hagenwil (Thurgovie), * 29 juillet 1869, t mars 1924, pasteur à Wigoltingen 1895-1914, à Soleure dès 1914, D' phil. 1910; historien, auteur de : Die Stellung der Stadt Konstanz in der Landgrafschaft. Thurgau ; Ueber das Armenwesen im Thurgau. ■ TB 51. [Sch.]

DICTIONNAIRE BIOGRAPHIQUE DES GE- NEVOIS ET DES VAUDOIS QUI SE SONT DIS- TINGUÉS DANS LEUR PAYS OU A L'ÉTRAN- GER, par A. De Montet, 1877-1878, en 2 volumes. DICTIONNAIRE DES PAROISSES DE L'AN-

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