François -' Joseph - Romain," filsj du n
comte et baron, * 1/16, officier au service de France.
Major au régiment Diesbach 1743, lieutenantcolonel 1755; s'illustra aux batailles de Rossbach
1757, de Sunderhausen
1758, où sa conduite décida- de la victoire et lui valut le brevet de brigadier, puis de Corbach 1760, où son intervention décida aussi de la victoire.
Gouverneur de Cassel 1762, il se rendit célèbre par la défense de cette ville, 18 août-lor novembre 1762, et obtint la capitulation avec les honneurs de la guerre. Il reçut de Louis XV, à cette occasion, deux canons d'honneur avec plaques portant dédicace. Le journal qu'il fit de ce siège mémorable a été publié à la Haye en 1763. Colonel-propriétaire du régiment Diesbach. 1764, lieutenant-général des armées du roi 1780. Chevalier de Saint-Louis 1746, puis commandeur 1763 et grand'croix du dit ordre, avec grand cordon rouge 1779. Par son mariage avec Marie-Thérèse- Dominique de Mullet de la Lague, il devint seigneur de Wancquetin, de la Lague et d'Achiet-le-Petit en Artois, f au château d'Achiet-le- Petit, 9 mars 1786. — 6. François-Philippe-Nicolas- Ladislas, fils du n° 5, * à Arras 1747, f à Saint-Germain en-Laye 1822. Colonel-propriétaire du régiment Diesbach 1785, chevalier de Saint-Louis 1783. Il donna sa démission en janvier 1792, et revint à Fribourg, au château de la Poya. Du Conseil des Deux-Cents 1771- 1798, député au Grand Conseil 1814-1817 ; otage et prisonnier au château de Chillon 1799. Lieutenant-général après la Restauration 1816. — 7. Marie-PHILIPPE- François-Romain, fds du n° 6, 1775-1851, propriétaire du Breitfeld (Fribourg), introduisit l'agriculture belge et flamande dans notre pays et contribua pour une grande part au développement de l'agriculture dans son canton. Un des fondateurs et premier président (1848- 1850) de la Société fribourgeoise d'agriculture. — 8.
Philippe-Romain, fils du n° 6, 1778-1839, auteur de la branche de Gouy par son mariage avec Pauline- Alexandrine-Joséphine de Cardevac de Gouy. Capitaine aux gardes suisses 1816, commandant au 7° régiment de la garde royale ; fit la campagne d'Espagne (1823) et se distingua au siège de Cadix et à la prise du Trocadéro.
Chevalier de la Légion d'honneur. — 9. Amédée, fils du n° 7, 1811-1899, s'occupa activement sous le régime de 1848 de la revendication des droits légitimes du peuple fribourgeois, membre du Comité de Posieux 1 85 - ; emprisonné aux Augustms : député au Grand
Philippe-Romain de Diesbach
(no 8). D'après un portrait de la
Généalogie de la maison de
Diesb ch.
Conseil 1856-1866. Grand propriétaire foncier, il contribua aux progrès de l'agriculture dans son canton. — 10. Louis, fils du n° 9, 1843-1921, député au Grand Conseil 1880, au Conseil national 1893-1896, 1900-1911. — 11. Raoul, fils du n° 10, * 1875 ingénieur civil de l'École polyt. fédérale. — 12. Roger, fils du n° 10, * 1876, colonel, commandant de la 4e brigade d'in-
fanterie, député au Grand Conseil 1921. — 13. Philippe- Joseph - Ladislas, fils du n° 8, 18U6-1871, officier au service de France, aide de camp lors de la campagne du Sonderbund. — 14. Alphonse, fils du n° 8, * 1809, officier au service de France, fondateur et président (1858-1863) de la Société fribourgeoise d'agriculture ; fondateur et président (1877) de la Soc. d'agriculture de la Suisse romande. Un des principaux promoteurs des entreprises de chemins de fer fribourgeois. — 15. Ladislas, fils du n° 8, 1814-1864 chambellan du roi de Wurtemberg, commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand. — 16. Eugène, fils du n° 8, 1817-1905. Se fixa après 1870 au château de Gouy (Artois) ; député du Pas-de-Calais, siégea à l'Assemblée nationale de Bordeaux, puis à Versailles jusqu'en 1876, membre du groupe dit des Chevaux-légers ; ardent royaliste. Abandonna la politique pour s'adonner à l'agriculture dans sa propriété de la Basèque. Auteur de mémoires publiés à Namur en 1911. — 17. Edouard, fils du n° 8, 1820-1894. Il s'établit au château de la Poya à Fribourg après la révolution de 1830, commanda le détachement de cavalerie chargé par le Vorort de Lucerne d'escorter les commissaires fédéraux envoyés en Valais pour le pacifier en 1844. Aide de camp du colonel Albiez lors du Sonderbund. Philanthrope, donna le « Palatinat » à la ville de Fribourg en 1850. — 18. GONZALVE, fils du n° 16, 1847-1899, attaché à l'ambassade de France à Pétrograde 1873, à Vienne 1875-1877, secrétaire d'ambassade à Tokio, Bucarest, Stockholm, à Berne ; chargé d'affaires à Luxembourg. Consul général de France à Stuttgart et à Turin ; chevalier de la Légion d'honneur et de plusieurs ordres étrangers. — 19. Frédéric, fils du n° 16, 1849-1901, officier en France, décoré de la médaille du Bene Merenti, chevalier de l'ordre de Pie IX et de l'ordre du Saint-Sépulcre. Maire d'Hendecourt-les-Ransart près Arras. — 20. Ernest, fils du n° 16, 1852-1902, officier d'artillerie en France, aide de camp du général Coste. Chevalier de la Légion d'honneur. — 21. Charles, fils du n° 16, * 1855, capitaine de dragons en France, chevalier de la Légion d'honneur.
Bibliographie. Ghellinck : La généalogie de la maison de Diesbach. — Le même : Le chartrier de la maison de Diesbach. — LL. — Étr. fribourg. — Vallière : Honneur et fidélité. — AHS 1922, 1923. — H. de Vevey : Les anciens ex-Ubris fribourgeois armoriés, dans AF 1921- 1923. — ASHF IV, VI, IX, X. — Chronique frib. publ. par H. de Raemy. — FA 1907. 1912. — AF 1916. — E. de Vevey : Notice commémorative du 50e anniversaire de la Soc. frib. d'agriculture. — Le même : Notice pour le 75e anniversaire. — Arch. d'État Fribourg : Collection Gremaud ; généalogies Schneuwly ; Besatzungs bûcher ; archives de famille. [G. Corpataux.1
DIESSBACH (C. Berne, D. Buren. V. DGS). Corn, et paroisse. On y a découvert des vestiges de l'âge de la pierre au obères Hubeli, au Hennengarten et au Wartried ; des objets de l'âge du bronze au Eichiwald et au Schlùsselacker où on découvrit à 50 cm. de profondeur un foyer. On constate aussi la présence de maisons romaines au Maueracker, avec installation de chaulfage, au Mosacker et au Schallenberg, ainsi que près de l'église où l'on voyait encore il y a 70 ans les murs appelés Heidenmûrli (mur des païens). Au Kappeli, un tombeau guerrier de la Tène. Au Herrenacker apparaissent les vestiges d'une route romaine qui porta plus tard le nom de Herrenweg et conduisait à Soleure par le liane Nord du Bucheggberg. Les divers endroits où se trouvent des restes de civilisation romaine sont si nombreux qu'ils ne peuvent être tous énumérés. — E. Schmid dans JSGU 1910, App. I. [O. Tschumi.]
Diespah et son église sont mentionnés pour la première fois en 1244. Ils appartenaient à la seigneurie de Strassberg, et cette localité eut au point de vue politique le même sort que la petite ville de Buren jusqu'à leur absorption par Berne (voir art. Buren). Le droit de collation de l'église appartint successivement au comte Rodolphe IV de Nidau, aux comtes de Kibourg et Tierstein en 1367, aux Spiegelberg, à l'avoyer Ulrich d'Erlach à Berne et au chapitre de Saint-Ours à Soleure jusqu'à 1539, puis à Berne. — Voir Mulinen : Beitr. VI
DIESSE
DIESSENHOFEN
(avec bibliographie).
Kirchen.
DIESSBACH DIESSE (ail.
Jah.ii : Chronik.
Lohner :
[H. Tr.] (OBER). Voir Obkrdiesshacii.
TESS) (C. Berne, D. Neuveville. V.
DOS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Diesse 1178 ; Thesso 1 182 ; Thesse 1185, dérivés du nom propre germanique Tiezo. Armoiries : celles de la famille noble du même nom :
de gueules au sautoir d'argenl chargé de cinq feuilles de lierre du champ. Quiquerez y signale, au lieu dit Mont et, où l'on voit encore la Tour cariée, des débris de murailles qui paraissent des vestiges d'une villa romaine. Le 2 mars 1382, les habitants de la Montagne de Diesse, réunis en plaid, reconnurent Jacques de Vaumarcus comme bénéficiaire du fief de la famille de Gléresse. En échange, les gens de Diesse obtinrent la jouissance exclusive des pâturages. Jusqu'en 1797, Diesse fut le chef-lieu de la mairie de la Montagne de Diesse. L'église avait pour collateur l'abbaye de Saint-Jean. Au moment de la Réforme, Berne, y fit triompher la nouvelle croyance, à laquelle adhérèrent le curé et le vicaire de la paroisse. Mais l'ancien curé, Jacques Boivin, pour ne pas mécontenter ceux de ses paroissiens qui étaient restés catholiques, continua cependant à célébrer clandestinement la messe dans une petite chapelle, près du cimetière, où avaient été transportés les objets de l'ancien culte. Cet état de chose dura jusqu'en 1566, où une dénonciation au Sénat de Berne provoqua la destitution du pasteur pour « mélange de religion ». La contrée n'était encore qu'à demi réformée, mais dans les siècles suivants, les familles catholiques abandonnèrent le pays, qui devint ainsi complètement protestant. La prison de Diesse ou Tour carrée fut vendue en 1798 comme bien national. Dans la salle de commune se trouvent trois drapeaux bourguignons provenant des dépouilles de la bataille de Grandson. Population : 1764, 927 hab. ; 1850, 408; 1900, 387 ; 1920, 372. Registres de naissances dès 1557. de mariages dès 1567, de décès dès 1761. — Trouillat.
- A. Quiquerez : Topogr. d'une partie du Jura oriental .
- A. Daucourt : Dict. — Montandon : Notice, hist. sur la Réformation. — Voir Diesse, Montagne de. [h. j.]
DIESSE, de. Famille noble éteinte au XVIIe s. dans une branche illégitime. Armoiries : de gueules au sautoir d'argent chargé de cinq feuilles de lierre du champ. Elle tire sans doute son nom du village de Diesse ; aux XIIe et XIIIe s. les Diesse avaient le rang de barons ; ils héritèrent de la seigneurie de Douane ; plusieurs furent des fonctionnaires des comtes de Neuchâtel et des évèques de Bâle. Le premier fut Thierry, 1187, bienfaiteur du chapitre de Saint-Imier.
- 1 . Bourcard, prieur du couvent de Tierbach (Alsace) 1355. — 2. Conrad, châtelain de La Neuveville 1406.- 3. Nicolas, châtelain du Schlossberg 1412. — 4. Claude. président des audiences générales de Neuchâtel 1422. - 5. Jaques, fils du n° 4, maire de Saint-Biaise 1446-1447, châtelain de. Thielle 1448-1449. — 6. Conrad, fils dun°5, écuyer, châtelain de Boudry 1474, 1484, maître d'hôtel de Rodolphe de Hochberg, comte de Neuchâtel, maire de, Neuchâtel 1483, 1503. — 7. Roland, conseiller d'État 1530, seigneur de Champey (Franche-Comté). — 8. Didier, seigneur de Champey, conseiller d'État 1536, t 1538, hypothéqua en 1523, en faveur de Pierre Vallier ses droits à Neuveville, Courtelary et sur la Montagne de Diesse. Il obtint en 1524 l'inféodation de la tour de la Maleporte à Neuchâtel qui, dès lors, prit le nom de tour de Diesse qu'elle a conservé. Ses héritiers vendirent Champey en 1550 et la tour de Diesse fut acquise par la ville de Neuchâtel en 1584. — 9. Olivier, dernier du nom, f 1580 ; conseiller d'État 1560. — Voir Boyve :
'les. - Biogr. neuch. — Arch. d'État Neuchâ- - H. Turler : Le Schlossberg, dans ASJ 1912. — FRB. — Mulinen : Beitr. VI. [H. J. et L. M.]
DIESSE (MONTAGNE DE) (ail. Tessenberg) (C. Berne, D. Neuveville. V. DGS). Plateau sur lequel se trouvent les quatre localités de Diesse, Nods, Prêles et Lamboing. On y a découvert quelques antiquités romai-
nes. Première mention : Mons. de Tesso, 1185. On ne sait pas quand la Montagne de Diesse devint propriété des évèques de Bâle ; les comtes de Neuchâtel-.Nidau y exerçaient certains droits dérivant de l'avouerie, lesquels passèrent, en 1388. à la ville de Berne qui partagea jusqu'en 1797 la souveraineté de la Montagne de Diesse avec les évoques. A la suite d'arrangements, elle obtint en 1486 la juridiction criminelle entière sur la Montagne de Diesse, et après la Réforme, qu'elle lit introduire, la juridiction ecclésiastique. Le maire de Bienne était le représentant de l'évêque de Bâle; il convoquait les grands plaids de printemps et d'automne L'évêque nommait le sautier et les échevins ou maires de chaque village, dont le domicile jouissait du droit d'asile pendant un jour et une nuit. Le premier coutumier écrit date de 1352 ; il fut suivi d'un deuxième en 1473, et d'un nouveau en 1777. Dans ce dernier, le représentant de l'évêque, soit le maire de Bienne, et celui de Berne, soit le bailli de NidaU, y prenaient le titre de hauts-justiciers de la Montagne de Diesse. Ils choisissaient les 16 membres de la cour de justice, ainsi que le maire et le sautier. Quand il présidait les séances de justice, le maire devait porter alternativement les couleurs de Berne et celles de l'évêché. C'est pourquoi il possédait un manteau rouge et noir d'un côté, rouge et blanc de l'autre. Le droit de bannière appartenait à l'évêque de Bâle, qui le faisait exercer par la Neuveville. En 1577, une épidémie de peste fit 360 victimes ; de 1611 à 1617, on brûla 60 « sorcières ». — Voir Trouillat. — A. Quiquerez : Ilist. des institutions. — Stouff : Pouvoir temnorel. — S. Brahier : L'organisation judiciaire du Jura bernois sous les princes -évèques de Bâle. — Ed. Besson : ( n épisode de la Réforme à la Montagne de Diesse. Ed. Besson : Notice hist. sur la Montagne de Diesse. - Ed. Besson : La légende du Chasserai. [H. J.]
DIESSENBERG. Voir Oberdiessbach.
DIESSENHOFEN (C. Thurgovie. V. DGS). Ville et chef-lieu de district. Les armoiries sont celles des Kibourg : de gueules à la bande d'or accompagnée de deux lions du même. Aux environs du cimetière tombeaux à urnes de l'époque du bronze. Trésor de monnaies de l'époque romaine, spécula romaine au Galgenholz. Deozincova fui donné à Saint-Gall en 757 ; Theazzinhova, Theozinhova 822 = fermes de Diezo, variante du nom ahd. Dieto. Les comtes de Kibourg y possédaient un double château : l'Oberhof et FUnterhof. Le comte Hartmann fortifia le lieu en 1178 et lui accorda une charte de franchises, confirmée et étendue en 1260 par son successeur. L'avoyer, assisté du Conseil, était à la tête de la bourgeoisie qui les nommait tous deux, pendant que le bailli, résidant à l'Unterhof. représentait les droits du seigneur foncier. Le comte Hartmann fit aussi bâtir le pont sur le Rhin sur lequel il percevait une redevance de pontonnage et un droit de passage du fleuve. La ville passa par héritage au comte Rodolphe de Habsbourg en 1264 ; devenu roi, ce dernier confirma et étendit ses franchises en 1274. Les ducs d'Autriche, possesseurs à leur tour de la ville, lui accordèrent bien des faveurs pour services rendus. Ses bourgeois combattirent à leurs côtés au Morgarten, à Sempach et Nâfels. Frédéric-le-Beau lui conféra l'immédiateté pour son activité dans la lutte contre Louis de Bavière. De 1300 à 1499, les Truchsess siégèrent à l'Unterhof comme baillis ducaux. D'abord amis des bourgeois, ils se mirent plus tard aies opprimer. Quand, en 1415, le duc Frédéric à la poche vide fut mis au ban de l'empire, la ville saisit cette occasion pour acquérir l'immédiateté et le bailliage qu'elle paya 7200 fi. au roi Sigismond. Mais le duc, de concert avec le bailli, parvint, à l'aide de faux documents, à enlever à Diessenhofen les fruits de sa liberté et le roi Frédéric III réussit en 1442, par ses menaces et ses promesses, à lui faire renoncer à l'immédiateté et à retourner sous la domination autrichienne. Lorsque les Confédérés s'emparèrent de la Thurgovie en 1460, la ville, après dix jours de siège, sut leur faire confirmer ses libertés. Elle devait prêter serment au bailli, mais n'était pas subordonnée à ses ordres. Diessenhofen acquit en 1460 les droits de justice surl'Ober et l'Unterhof, les deux moulins de la ville et
DIESSENHOFEN
DIESSENHOFEN (TRUCHSESSEN VON) 677
le péage du Rhin. La ville passa de bonne heure à la Réforme et envoya 15U h. avec les réformés à la bataille de Cappel en 1531. Les cantons catholiques lui infligèrent une amende pour ce fait. Ses libertés furent réduites en 1534, les V cantons s'étant réservé la nomination des quatre anciens-conseillers, dont les places furent occupées par des catholiques, quoique les neuf dixièmes de la population fussent protestants. Grâce au manque d'entente entre les cantons gouvernants, les réformés purent conserver le tribunal matrimonial, la désignation de leurs ecclésiastiques. et la répression des délits. L' JEmterbrief de 1602 accorda enfin la parité confessionnelle et la seconde paix nationale, 1713, attribua aux protestants les deux-tiers des charges dans la bour-
XVe s., Diessenhofen prit part à la convention monétaire de 1477. Un maître de la monnaie est mentionné, avec ses prédécesseurs, en 1422. Les numismates attribuent à Diessenhofen un denier carré avec le buste du patron de la ville et la légende Dionisius. — ■ Voir Meyer : Bracleaten der Schweiz. — Gahn : Milnz- und Geldqesch. roii. Konstanz. — ASA XI, 268. [R. Wegeli.]
DIESSENHOFEN (TRUCHSESSEN VON). Famille de ministériaux des comtes de Kibourg, branche collatérale des von Hettlingen, mentionnés la première fois en 1247 comme seigneurs de Diessenhofen. Ils possédaient l'Unterhof et le bailliage de Diessenhofen en fief des Kibourg, puis des Habsbourg. Armoiries : d'argent à un chaudron de sable. — 1. Heinrich, l'ancêtre,
Diessenhofen en 164?. D'après une gravure sur cuivre de la Topoyrajthie de Math. Merian.
geoisie, mais dans la répartition des fondations, les catholiques furent de nouveau favorisés.
Au cours des temps, Diessenhofen acheta la bassejuridiction sur Basadingen, Schlatt, Schlattingen et Willisdorf. Les Russes incendièrent le pont sur le Rhin en 1799. Lors de la libération de la Thurgovie, la ville chercha à se rendre indépendante, et fut rattachée au canton de Schaffhouse, puis définitivement à la Thurgovie. L'église, qui existait en 757, était dédiée aux SS. Dionysius, Biaise et Pancrace. Les comtes de Kibourg en étaient patrons, plus tard les ducs d'Autriche. Le chœur est du commencement du XIIIe s. ; la nef de 1480. Incendies en 1331 et 1371. Registres de la paroisse catholique dès 1613; protestante: de baptêmes dès 1617, de mariages dès 1601, de décès dès 1621. Plusieurs bourgeois de Diessenhofen se distinguèrent : les Speiser, ^Epli, Brunner, Wepfer comme médecins ; les Hanhart, Huber, Wegeli en d'autres carrières. — Voir Pupikofer, dans Thurg. Nbl. 1827. — Kuhn : Thurg. Sacra. — Bahn : Archilekturdenkmàler Thurgau. [Schaltegger.]
Monnaies de Diessenhofen. D'après le rentier des Habsbourg. Diessenhofen avait le droit de battre monnaie, pour lequel il payait 5 1b. annuellement à son seigneur. Il est probable que les Kibourg, ont déjà frappé monnaie à Diessenhofen ; puis, des Habsbourg, la frappe passa à la ville. Elle avait cessé à la fin du XIVe s. (cf. convention monétaire de 1387), mais déjà au début du
t 1290. — 2. Johawies, 1294-1342, maître d'hôtel du roi Frédéric-le-Beau, sur lequel il avait beaucoup d'influence et dont il était très écouté ; il devint très riche. Il négocia l'alliance des villes favorables à l'Autriche, qui comprenaient entre autres Berne, Constance, Fribourg, Saint-Gall, Frauenfeld, Diessenhofen, Soleure, et s'opposa à celle conclue l'année précédente entre Lucerne et les Waldstàtten : il représenta en 1334 les prétentions ducales sur les Waldstàtten devant le tribunal chargé de les examiner, et réorganisa en 1331, sur l'ordre du duc Otto, la situation financière du couvent d'Allerheiligen à Schaffhouse, fort mal en point. Il possédait l'avouerie des couvents de Tôss et St. Katharinental, et en hypothèque les bailliages de Trullikon, GErlingen, Marthalen, le château d'Herblingen et la ville d'Aach. Son frère — 3. Heinrich, fut bailli d'Andelfingen, Burgau, Glinzburg et Altdorf. — 4. Heinrich, fils du n° 2, 1299-1376, historien et chanoine de Beromunster, étudia à Bologne, fut chapelain du pape Jean XXII à Avignon 1333-1337, chanoine de la cathédrale à Constance en 1341. Il fut présenté à l'épiscopat en 1344 par le chapitre de la cathédrale, mais non confirmé par Clément VI. Il rédigea en 1345 une suite à l'Histoire de l'église de Ptolémée de Lucques, et des Annales fort appréciées pour les années 1333-1343, continuées de 1344 à 1361 (publiées par Bôhmer : Fontes rerum Germanicarum IV). Ses frères — 5. Johannes
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