‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 36 sur 425 · BENOIT · texte numérisé non relu

BENOIT

Fribourg; elle s'établit en 1333 sur territoire bernois en achetant en 1334 les droits de juridiction de Gurzelen (où l'on voit encore les ruines de son château au-dessous de Nieder-Gurzelen). La lignée masculine s'éteignit vers la fin du XVe s. — 1. Borcard, chevalier, châtelain d'Arconciel 1235, fit diverses donations au couvent d'Hauterive en 1233 et 1243. — 2. Borcard, donzel, inféoda à Ulrich de Marly et Henry de Wangen la terre de Villaret en 1278. — 3. Cuno, prieur de Lutry 1266-1295.

— 4. Nicolas, fils du n° 2, curé de Kirchdorf en 1324. — 5. Bourcard, avoué du couvent de Rueggisberg 1343 ; il est sans doute identique à Burkhard, membre du Conseil de Berne de 1327 à 1347. — 6. Henri, prévôt d'Amsoldingen de 1446 à 1456. — Voir ASHF X.

— Dellion : Dictionnaire des paroisses. — von Mulinen : Heimatkunde. — K.-L. Stettler : Genealogien I (avec sceaux). [H. V. et R,. w.]

BENNER, PAUL-Frédéric, de Œhringen (Wurtemberg), naturalisé neuchâtelois en 1899, * à Neuchâtel le 7 novembre 1877, professeur, organiste et directeur de la Société Chorale de Neuchâtel. Il a écrit une série d'œuvres chorales : Vendredi-Saint, Cantate de Noël, Rédemption, Requiem, etc. — Voir Riemann : Dict. de musique. [L. m.]

BENNIGER, Moritz, * 29 janvier 1695, f 25 mai 1752 à Lucerne, curé de Marbach 1730, de Wolhusen 1743. C'est lui qui fit arrêter le sectaire Jakob Schmidli dit Sulzjoggi. — Voir Gfr. XXVI, 165 ; XXX, 213- — Pfyffer : Geschichte I, 482. — Steiger : Der letzte Ketzerprozess in der Srhweiz. I p.-x. W. et J. T.l

BENNINGER. Famille établie à Lucerne dès 1706.

— Josef, prêtre, maître d'école au chapitre de Lucerne, il composa un recueil de messes Heliotropium mane oriens, 1704. — Voir Kath. Volksblatt 1872, p. 337. [P.-X. W.]

BENNOT. Famille originaire d'Alsace, vint s'établir au XVIe s. dans l'Évêché de Bâle et acquit la bourgeoisie de Porrentruy, puis celle de Delémont. Armoiries :

d'argent à la jambe d'aigle de sable membrée d'or, accostée de deux fleurs de lys d'azur, posée sur trois coupeaux de sinople. — 1. Jean-Sérastien, receveur à Delémont en 1619.

Cette charge resta pendant plus d'un siècle dans la famille et fut remplie successivement par — 2. Jean-François (f 1677), et ses fils — 3. Jean-François, 1652-1688, et — 4. Jaques-Christophe, 1665-1728, et enfin par son petitfils — 5. François-Gaspard, 1681-1750, avocat aulique et lieutenant de ville à Delémont où il fut reçu bourgeois en 1713. — 6. Georges-Joseph-Randoald (en religion P. Célestin), fils du n° 3, cistercien à Lucelle, prévôt à Schlierbach près Altkirch. — 7. Beat-Louis, fils du n° 5, * 1709, t 1799, maître bourgeois de Delémont 1764. — 8. Félix-Nicolas, 1715-1780, fils du n° 3, chanoine de Moutier-Grandval à Delémont, custode 1763. — 9. Alexis, avocat, 1775-1837, fils du n° 7, secrétaire du Tribunal criminel du Département du Mont-Terrible 1793, administrateur du Département 1795, maire de Delémont 1801-1805. Dernier de sa famille. — Studer, dans sa Gesch. der phys. Géographie der Schweiz, assure qu'un Bennot de Delémont était botaniste et possédait une belle collection de fossiles et une bibliothèque d'histoire naturelle. — Voir Chèvre : Hist. de Saint- Ursanne. — Daucourt : Hist.de Delémont.

— Journal de F.-J. Guélat. — Mulinen : Rauracia sacra.

— Quiquerez : Armoriai de Vancien Évêché de Bâle (Mns.). — Gautherot : La Révolution française dans l'ancien Évêché de Bâle. [L. Chappuis.1

BENNWIL (C. Bâle-Campagne, D. Waldenburg. \ . DGS). En 1189 Bendewilare, Bendewile, en 1226 Bcndewilr. Bennwil était un alleu des Frobourg que les von Bennwil, leurs ministériaux, tenaient en fief d'eux Le 17 avril 1189 le comte Hartmann II de Frobourg fit don au couvent de Schôntal du domaine de Bennwil, y compris les habitants et l'église. Le vassal des Frobourg fut obligé de faire place à un intendant du couvent. La famille de Bennwil, dont le représentant Louis servit de témoin lors de la dotation du comte de Frobourg, s'éteignit. Un frère ou prêtre, nommé par le couvent, était

chargé comme vicaire du service religieux. Lorsqu'en 1523 le couvent fut supprimé, le droit de patronage échut au Conseil de Bâle qui adjoignit à Bennwil les deux communes de Hôlstein et de Lampenberg. Martin Fuchs, premier pasteur protestant, desservit de 1529 à 1533 la paroisse ainsi agrandie. Le 29 avril 1617 l'église, le grenier à blé, huit maisons et deux granges devinrent la proie des flammes. En 1670, l'église fut reconstruite : elle possède des fonts baptismaux de cuivre provenant du couvent de Schôntal. Bennwil est la commune d'origine du père de Cari Spitteler. — Voir Bruckner : Merkwûrdigkeiten. — ■ Merz : Burgen des Sisgatis. — ■ M. Birmann : Gesammelte Schriften I, 308. — Arch. d'État Bâle etLiestal.. [K. Gauss.]

BENOIT, BENEY, BENIT. Nom de famille 1res répandu dans les cantons de Genève, de Neuchâtel et de Vaud. En outre, une des familles de Genève s'est fixée à Berne au XVIIe s.

A. Canton de Genève. Le nom de Benoit fut porté à Genève par une famille autochtone, mentionnée au XIIe s. ; avant la Réforme, par des familles venues de Bursins, Versonnex, Thonon, Loyer, et enfin par de nombreux réfugiés parmi lesquels il faut citer les Benoît de Champrond, en Dauphiné, les Benoît de Gex et ceux de La Motte, en Dauphiné. — Voir Regeste genevois — Galiffe : Not. gen. IV, 2e éd. — Covelle : LJ3. — France Protestante. — Arch. d'État Genève : Analyses des notaires, Reg. du Consistoire.

I. Famille autochtone. — 1. Michel, joua un rôle important dans les premières luttes des citoyens pour se soustraire à la souveraineté de l'évêque. En 1289, il est cité parmi les procureurs, syndics ou agents des citoyens qui exercent le pouvoir à Genève. Le 15 mai 1307. Amédée, comte de Genevois, et Hugues Dauphin, seigneur de Faucigny, spécifient que pour le cas où le comte de Genevois entrerait dans Genève, Michel Benoît devait être exclu de toute participation au gouvernement de l'église et de la ville. — 2. Mermet, partisan du comte de Genevois, était de connivence lorsque celuici, en compagnie du seigneur de Faucigny, entra par surprise dans Genève en 1307. — Voir Regeste. — Gautier I.

II. Famille de Champrond. — 1. Georges, apothicaire, bourgeois de Genève 1572 ; chargé de messages pour Lesdiguières, il leva aussi des subsides et des soldats en Dauphiné. Du Conseil des Deux-Cents 1582, f en février 1596. — 2. Guillaume, apothicaire, frère du n° 1, serait venu à Genève en 1589, et l'année suivante il était chargé par le Conseil d'une mission auprès de Lesdiguières. Il se distingua pendant les guerres de Genève avec la Savoie et fut reçu gratuitement à la bourgeoisie à cause de sa conduite. Du Conseil des Deux-Cents en 1618. Sa descendance s'éteignit au XVIIIe s. -- 3. Samuel, fils du n° 1, 1578-1620, médecin. Rentré en France après l'Édit de Nantes, il pratiqua son art en 1610 à Die en Dauphiné, puis à Grenoble, devint conseiller et médecin du roi. — 4. Jean, 1585-1664, fils du n° 1, docteur en médecine, professa d'abord à Lausanne, puis, grâce à la protection de Casaubon, fut nommé professeur de grec à l'Académie de Saumur en 1611. — 5. George, * 1612, chirurgien, fut honoré gratuitement de la bourgeoisie de Berne en 1655, en récompense de ses services médicaux. — Souche de la famille bernoise. — Voir Gautier : Médecine.

III. Famille de Gex. — 1. Guillaume, apothicaire, du Conseil des Deux-Cents 1539, conseiller 1544, auditeur 1546 ; conseiller dès 1550, il fut suspendu en 1556 pour avoir vendu de la poudre fausse. Grand adversaire de Daniel Berthelier. — 2. Jean-François, horloger, fut un chaud partisan et souvent le lieutenant d'Isaac Cornuaud. Il rédigea seul ou en collaboration de nombreuses brochures politiques, et publia en 1780 Essai sur les lois anciennes et modernes. — Bigarrures, ou récapitulation de plusieurs brochures. — Voir Mém. de Cornuaud. — Rivoire : Riblio graphie. — 3. Alexandre- Henri-Michel, d'une famille établie pendant un certain temps au Guggisberg, fut condamné à'mort par le Tribunal révolutionnaire et exécuté le 25 août 1794 pour avoir insulté Soulavie à qui il réclamait vainement une pension comme soldat du service étranger. — Voir Thourel : Hist. de Genève I, III. — Mém. de Cornuaud, 650.

ttENOIT

BENZ

IV. Famille de La Motte. Elle a compté entre autres, .1. Benoit-Musy, graveur, et sa fille Caroline, mentionnés dans le SKL IV.

André, anabaptiste flamand, vint à Genève au mois de mars 1537, avec Herman, de Liège. Ils obtinrent du Petit Conseil de pouvoir soutenir contre les ministres certains articles dogmatiques. La controverse fut publique ; Herman et Benoît furent déclarés vaincus et engagés à se rétracter. Ils réinsèrent et furent bannis. — Voir Gautier II. [H.N.l

B. Canton de Neuchâtel. — I. Famille de Bochcfort au XVe s., a donné deux maires de cette localité : — Claude, en 1490, 1492, et Renaud en 1512. En outre, un Pierre Benoît, peut-être de la même famille, et ail chapelain de Bodolphe de Hochberg et curé de Neuchâtel en 1459-1463. - - II. Famille mentionnée à La Sagne au milieu du XVI0 s. ; un siècle plus tard, elle se fixa aux Ponts. Bourgeoise de Valangin en 1661. - 1. Louis, 1732-1825, capitaine de milice, puis major en 1786. Il se fit une grande réputation comme peintre sur émail et fabricant de cadrans. Grand amateur d'histoire naturelle, il a laissé une magnifique collection d'oiseaux

peints. — 2. Louis, fils du n° 1, 1755-1830, capitaine de milices, chevalier de l'ordre du Lys 1814. Peintre sur émail, fabricant de cadrans et naturaliste aussi réputé que son père, on a de lui une collection de dessins de plantes formant 24 volumes. Il est aussi l'auteur d'un Armoriai qui a été publié en 1891 par M. Tripet et J. Colin sous le titre Armoiries de familles nenchâteloises tirées du mns. du capitaine Louis Benoit fils. — Voir Messager boiteux de Neuchâtel, 1826, 1831. — Biographie neuchâteloise I. — 3. Victor, * 1809 à Strasbourg, f 1864 à Corcelles, professeur en Allemagne, auteur de Causeries neuchâteloise s et d'une Description du C. de Neuchâtel. — 4. Paul, de Romont (Berne), agrégé à Neuchâtel en 1888, * 20 mai 1854, conseiller communal de Neuchâtel 1888-1902, directeur de la Caisse cantonale d'assurance populaire dès 1902, 1907 membre et dès 1913 président de la Commission de contrôle de la Banque nationale suisse. [L. M.]

C. Canton de Vaud. — I. de Benoît, de Benedictis, famille noble de Bursins près Rolle. Armoiries : de sable à la barre d'or chargée de trois roses de gueules. — Rodolphe, prieur de Perroy 1498 et de Corcelles 1525, abbé de Saint-Jean de Cerlier 1503-1528, remit le 3 septembre 1529 l'abbaye au Conseil de Berne. Il a laissé des vitraux à ses armes dans l'église de Gléresse et dans celle de Buren (actuellement au Musée de Berne). — Voir v. Mulinen : Helvetia sacra. — Wirz : Regesten. — RFV. — [H. T.J — II. Nom de plusieurs familles de Juriens, l'Abbaye, le Chenit. — Jean-Gabriel, de Juriens, 1741-1812, fut à la Révolution sous-préfet de Romainmôtier, puis d'Orbe, et en 1803 député au Grand Conseil. — Louis, professeur, fondateur en 1893 du Journal d'Aubonne, puis en 1898 professeur de mathématiques au lycée khédival du Caire. [M. R]

D. Canton de Berne. Famille issue de George, * 1612 à Genève. Elle obtint en 1871, du Conseil de

bourgeoisie de Berne la faculté de porter la particule. Armoiries : d'azur au lion d'or. — 1. Johann-Friedrich 1671-1727, entra en 1702 dans l'église bernoise, devint peu après professeur de philosophie. Auteur de plusieurs écrits philosophiques. (Liste dans LL).

— [A. F.] — 2. Abraham, 1703-1775, bailli d'Interlaken 1756, de Brandis 1770. — 3. Abraham-Frédéric, 1736-

Louis Benoit.

D'après un portrait à l'huile

de Laurent en 1820.

1824, fils du n° 2, membre du Conseil souverain 1785, bailli de Brandis 1788. 11 entra au Conseil souverain à la Restauration. — 4. Amédée, fils du n° 2, officier au régiment Tscharner en Piémont, major du pays 1773 et colonel, chef du parc en 1786. — 5. Daniel-Gottlieb, 1780-1853, second médecin de l'hôpital de l'Ile 1815 chef de clinique. En 1833, il démissionna du Conseil sanitaire et de la présidence du Collège sanitaire, et s'occupa dès lors de questions scolaires. Président de la Soc. bernoise des sciences naturelles en 1823. A publié : Versuche iiber die Wirksamkcit der Alcornoque- Hinde in der Lungcnsuchl. — Voir Galiffe : Nol. gen. IV. — Berner Burgerbuch. [H. N. et K.-R.]

BENTELI. Famille du canton de Berne, originaire de Lenzbourg, bourgeoise de Berne depuis 1638. Le nom dérive de Pantaléon. — 1. Ludwig-Rudolf, graveur 1760-1839. Voir .SKL I. — 2. Emmanuel- Albert, recteur et professeur à Berne, * 10 avril 1843, fils de G. -A. Benteli, pasteur à Schwarzenegg, f 10 novembre 1917. Il fit des études d'ingénieur àl'Ecolepolytechnique de Zurich, puis enseigna les mathémaques aux écoles cantonales de Soleure, Aarau et Berne ; privât docent pour l'enseignement de la géométrie descriptive et pratique à l'Université de cette ville ; en 1889, recteur des divisions réale et commerciale du gymnase. Professeur extraordinaire à l'Université de Berne 1902, docteur honoraire 1909. Auteur de nombreuses publications relatives à la géométrie. — Voir Bund, nov. 1917. — Mitteil. der Naturforsch. Ges. Bern 1919 (avec bibliographie). — 3. Wilhelm-Bernhard, frère du n° 2, * 1839, peintre, étudia à Munich et à Paris, maître de dessin à Berne dès 1861. A peint des paysages et des portraits. — Voir SKL I. [H. Fluckiger.1

BENTELIN. Ancienne famille d'Andelfingen (Zurich), mentionnée déjà en 1470. — Hans y fut sousbailli en 1487. [J. Frick.]

BENTINUS, aussi BENTINIUS, Michael, humaniste flamand, fixé à Bâle au commencement du XVIe s., partisan de la Réformation. .En 1520 il est prote à l'imprimerie Froben. Il s'occupait des éditions critiques, entre autres de celles de Nonius Marcellus, de Varro, de Festus Pompeius, d'Horace et de l'édition Froben de la grammaire grecque de Theodorus Gaza, traduite par Erasme. Il passait pour un critique de texte averti, f de la peste en novembre 1527 — Voir Die Vadianische Briefsammlung der Stadtbibl St. Gallen II, dans MStG XXV. — Erasmi Rolterdami opéra, éd. Clericus I. — Herminjard : Correspondance des Réformateurs I et II. [C. B.]

BENTIVOGLIO, Santo, d'une famille noble de Bologne, reçut en 1450 la vallée de Blenio de la part de Giovanni Taddeo Pepoli. Les droits de ce dernier étaient contestés, ce qui valut à Bentivoglio un conflit avec les habitants de la vallée et les quatre ordinaires de Milan. Un compromis fut proposé en 1456 : le droit de censé était reconnu à Bentivoglio, le gouvernement de la vallée aux chanoines ordinaires et la suzeraineté au duc de Milan. Le 12 mars 1457 Bentivoglio renonçait à ses droits en faveur des habitants de la vallée contre payement de 9000 fl., dont 2000 devaient être versés à la fabrique du dôme de Milan. — Voir Meyer : Blenio und Leventina. — Bertoni : Cenni storici sulla valle di Blenio. — BStor. 1892. — Baroffio : Memorie storiche. [C. T.]

BENTZ (B I NTZ) , Jean-Jacques. Monnayeur à Fribourg 1605, maître de la monnaie le 19 mars 1618. Le gouvernement lui délivra des certificats de satisfaction pour son travail en 1615 et 1619. — Voir SKL. — Jos. Schneuwly : Notes sur les monnayeurs et inspecteurs de la monnaie à Frihourg. — Arch. d'Etat Fribourg. [R-emy.]

BENVENUTI, GlACOMO, sculpteur, de Lugano. En 1498, il travaillait avec Stefano de Lugano à la construction du dôme de Milan. — Voir SKL. [C. T.]

BENZ. Nom de famille répandu dans la Suisse allemande. Prénom ayant plusieurs origines; développement du prénom Ben(n)o, lequel de son côté remonte aux noms avec bern = Bar; ou alors forme secondaire de Banzo petit nom formé de noms en Band (voir Fôrstemann I, 244, 256); ou dérivé simplement de Benedikt (SI IV, 1408).

A. Canton de Berne. — Johann-Martin, * 7 avril

BENZENSGHWIL

BENZIGER

1815, f 14 juillet 1882. Lithographe établi à Bienne. Il publia un certain nombre de vues suisses, en particulier six gravures de l'ouvrage de Wagner : L'Ile de St.- Pierre ou Vile de Rousseau dans le lac de Bienne, et s'associa avec son frère. L'établissement prit alors la raison sociale Benz frères. — Voir S KL. [G. A.]

B. Canton de Glaris. — Joh.-Joachim, originaire du C.deZoug,curé àLinthal et de 1758 jusque vers 1760 bénéficiaire de la fondation de la Schmerzhaften Mutter à Lachen (Schwyz), f 1707. — Voir Gfr. 31, p. 102. [Nz.l

C. Canton de Lucerne. — Famille mentionnée au XVe s. dans le bailliage de Willisau. [P.-X. w.l

D. Canton d'Obwald. Famille de Sarnen, Giswil et Kâgiswil. — Voir Kùchler: Genea.log. Nolizen. [Al. T.l

É. Canton de Sa;nt-Gall — 1 . Severin, peintre, * 14 mars 1834 à Marbach (Saint-Gall), f 2 novembre 1898 à Munich où il avait étudié. Il se spécialisa dans la peinture religieuse. Depuis 1860, il produisit beaucoup de tableaux d'église et de dévotion On en rencontrenotamment dans les églises de Walenstadt, Bruggen, Quarten, St. Fiden, Lichtensteig, Bagaz, Bapperswil, Appenzell. — 2. Johann-Albert, peintre-décorateur, * 2 décembre 1846 à Marbach. On lui doit la restauration et la décoration de nombreuses églises dans toutes les parties de la Suisse. — 3. Alois, colonel, 1836-1907. — VoirSKL. — ADB. — BJN III, 119. — Schweiz. Monatsschrift fur Ofjîziere aller Waffen 1907. [Bt.J

F. anton de Zurich Famille zuricoise du bailliage inférieur du comté de Kibourg et de la seigneurie de Weiningen. Une autre famille, mentionnée dès le milieu du XVe s. à Oberhausen, obtint en 1504 le domaine de la prévôté de Zurich à Niederschwerzenbach; plus tard, elle tint ce domaine à titre de fief héréditaire et le conserva jusqu'au XIXe s. Des rameaux de la famille s'établirent au XVIe s., à Bumstal-Pfungen, Geroldswil et Schlieren, et en Crimée au XIXe s. Bourgeoisie à Zurich en 1586 et 1614. Armoiries : d'azur à une seille d'or surmontée d'un couteau de tanneur de sable à la poignée d'or. — 1. Heinrich, du Conseil de Winterthour 1428-1436. — 2. Martin, bourgeois de Zurich 1453, beau-père de Hans Waldmann. — [F. H.] — 3 Achilles, peintre paysagiste et graveur, * 1766 à Dietikon (Zurich), élève de Peter Birmann à Bâle. Dans la suite, il travailla également dans cette ville, et se distingua dans la peinture à l'aquarelle et à la gouache. Il a laissé entre autres, toute une série de vues de Bâle, gravées et coloriées à la main. — Voir SKL. — [C. Ro.] —

4. Rudolf, de Pfungen, 1810-1872, conseiller d'Etat 1848-1869, conseiller national, colonel d'état-major. —

5. Johannes, deSchwamendingen, 1842-1914, géomètre cantonal 1893, député au Grand Conseil. — Voir ZWChr. 1914, p. 584. — 6. Heinrich, de Winterthour, * 1863, Dr en droit, membre du Grand Conseil de Winterthour, lieutenant-colonel, président de la Commission fédérale de pensions. — [F. H.] — 7. Gustav, pasteur, de Pfungen (Zurich), * 1866 à Fischingen (Thurgovie), étudia la théologie à Bâle, à Marbourg, à Berlin et à Zurich. De 1890 à 1894 pasteur à Wagenhausen s /Rhin (Thurgovie), fut appelé à Bâle en 1894 comme secrétaire des socialistes chrétiens. Il y fonda et dirigea l'association évangélique ouvrière. Dès 1897, pasteur de la paroisse nouvellement fondée de Saint-Matthieu à Bâle. A côté de son pastorat, il s'occupa aussi d'oeuvres sociales et collabora à la lutte contre le chômage, jusqu'en 1918 président de la caisse officielle de chômage, et de 1914 à 1919 de la Commission cantonale de secours. En 1917, l'Université de Marburg le nomma docteur en théologie honoris causa. Auteur d'une série d'écrits religieux et sociaux. — [c. Ho.l — 8. Rosa Schudel-Benz, * 1890, Dr phil., a publié : Der Landammann in den schweiz Demohatien Uri, Schwyz und Unterwalden. Collaboratrice au DHBS. — Voir Arch. d'État Zurich. [F. H.]

BENZENSCHWIL (C. Argovie, D. Mûri. V.DGS). Com. et vge. Des tombeaux préhistoriques et une lance de bronze ont été trouvésen 1860 près del'écoleactuelle. En 1189 Penziswile, 1064 Benzeswile. Le village faisait partie sous la domination autrichienne du bailliage de Mûri ; il passa en 1415 aux Lucernois, bailliage de Merenschwand.Le couvent de Mûri ypossédaitdes biens déjà en 1064. La commanderie de l'ordre teutonique de

Hitzkirch renonça en 1259 à tous ses droits de juridiction sur ce village en faveur du couvent de Frauental. — Voir P.-M. Kiem : Gesch. des Klosteri Mûri. — E. Suter : Dos Kloster Frauental. — B. Reber : Das Freiamt vor der Geschichte, 19. [G. w.]

BENZIGER, B/ENZIGER. Nom de famille très répandu dans le canton d'Appenzell R.-E., ainsi que dans celui de Schwyz.

A. Canton d'Appenzell. La famille Bânziger, ancienne forme Benziger, apparaît au milieu du XVe s. ; elle est actuellement répandue dans sept communes : Lutzenberg, Wolfhalden, Reute, Heiden, Wald, Speicher et Waldstatt. Des Benziger sont aussi devenus bourgeois de Saint-Gall au milieu du XIXe s. et à Oberegg. Armoiries : d'or à une roue de moulin de sable. — 1. Walter, de Lutzenberg, capitaine général du pays 1618-1629. — 2. Jakob, de Heiden, capitaine général du pays 1647-1651. — 3. Jakob, de Lutzenberg, banneret 1661-1671 ; caoitaine général du pays 1672-1680 ; trésorier 1681-1696. — 4. Jakob, de Wolfhalden, * 1775, sous-préfet du district de Wald 1800-1802. — 5. Johann- Konrad, de Lutzenberg, * 1777 à Wolfhalden, consacré à Bâle en 1819 ; en 1821 pasteur de la communauté protestante de Bixheim (Lorraine) jusqu'à sa mort 1854.

— Voir AJ 1854. — 6. Matthias, de Lutzenberg, * 8 oct. 1788 à Trogen, reçu dans le synode d'Appenzell R.-E. en 1816, vicaire à Thaï, puis à Lutzenberg, enfin à Sulgen ; 1817 pasteur à Bergame. En 1821 il fut nommé professeur à l'École cantonale de Trogen, nouvellement fondée. Auteur d'un Leitfaden uber Schweizergeschichte bis 1524, 1828, et d'une biographie du pasteur Gabriel Walser, dans Appenzell. Monatsblatt 1816.

— Voir: Appenzell. Monatsblatt, n03 des 11 novembre et 12 décembre 1832. — 7. Johannes, de Lutzenberg,un des premiers fondateurs de l'industrie appenzelloise de la broderie, * 15 avril 1804 à Lutzenberg. Son entreprise occupait dans l'Appenzell R.-L, le Rheintal, le Vorarlberg et la Bavière environ 4000 ouvriers et ouvrières. Il entreprit de grands voyages pour créer des débouchés à ses broderies en Allemagne, Autriche, Italie, Hollande, Belgique, Russie, Angleterre et Amérique, f 1840.

— Voir Appenzell. Monatsblatt 1840, n° 11. — 8. Johann-Jakob, de Lutzenberg, * 1840 à Heiden, f 8 avril 1904, dirigea une importante maison d'exportation et légua par testament 77 500 fr. à diverses œuvres d'utilité publique (hôpital de district, asile d'aliénés, installation de chauffage dans les églises, etc.). — Voir Appenzeller Anzeiger 1904, n° 81. — Voir: AU I, n° 902 et 1143. — Zellweger : Urk. II, 1. — Joh.- Heinr. Tobler : Regenlen und Landes geschichte des Kts. Appenzell. — Helvet. Staatsalmanach 1801. — Appenzell. Wappenbuch (Mns. de 1818, à la Bibliot. cant. Trogen). — Appenzeller Kalender 1816-1820. — Bùrgerbuch der Stadt St. Gallen 1887. — [R. Benz et A. M.J — 9. Hermann, pasteur, de Heiden, depuis 1880 bourgeois de Zurich, *le 26 novembre 1862; de 1885 à 1890 pasteur à Sitzberg, de 1890 à 1908 à Neu-Helvetia (Uruguay), de 1908 à sa mort, le 15 août 1916, à Arth- Goldau. — Voir Wirz : Etat, p. 165. — TRG 1917. — [W.-L. W.] — 10. Johann-Conrad, 1799-1874, pasteur à Altstàtten (Saint-Gall) et doyen du chapitre évangélique de Rheintal-Werdenberg. Il enseigna d'abord chez Fellenberg à Hofwil, puis fut appelé en 1820 comme pasteur à Altstàtten où il exerça son ministère durant 53 ans. Il était une des personnalités les plus populaires du canton de Saint-Gall. — Voir Schônholzer : Dekan Bânziger, Lebensbild und Leichenreden. (Bibliothèque Vadian, Mise, helvet. 187,2).

— G. Ringger: Die Neue evang.

Kirche in Altstàtten, Festschrift, p. 52

— E. Haffter : DT L. Sonderegger in seiner Selbstbio graphie und seinen Briefen, p. 45. [Schelling.]

B. Canton de Schwyz. Benziger, famille d'Einsiedeln issue de Heini, reçu habitant en 1584. La famille est sans doute venue de l'Appenzell ; des

BENZIGER

HÉRANECK

Joseph-Karl Benziger 1762-1841.

D'après un portrait en cire

de X. Curiger, de 1807.

rameaux se sont fixés à Soleure et aux États-Unis. Armoiries: parti d'azur à une bannière d'argent et de gueules à une épée du second, à la fasce brochante d'argent chargée d'un lion rampant d'or. — 1. JOHANN- Baptist-Kakl, 1719-1802. fonda avec ses fils Franz- Sales et Josef-Carl une librairie et un magasin d'objets de dévotion. — 2. Franz-Sales, fils du n° 1, 1758- 1827, fut prote de l'imprimerie du couvent, et comme tel dut livrer au Directoire helvétique en 1798, à la demande du général Schauenbourg, les vieilles presses du couvent.

Le 30 mai de la même année, le gouvernement helvétique vendait une de ces presses à Franz-Sales et à ses frères. Ce devait être l'origine de la maison Benzifier $• Cie. — 3. Jo- SEPH-CARL, 1762-1841, fils du n° 1. Il se consacra à la librairie tandis que son frère aîné dirigea l'imprimerie jusqu'en 1820, landammann, il a rendu de grands services à Einsiedeln sous la République helvétique et pendant les années 1816 et 1817. — 4. Plazid-Karl, 1782- 1868, président du tribunal cantonal. — 5. Marianus, 1791-1875, membre du Conseil, imprimeur, fonda en 1859 VEinsiedler Anzeiger. — 6.Benedikt-Augustin, 1792- 1858, chapelain de la famille royale de Bavière au château de Nymphenburg, puis curé de Schlatt (Appenzell). — 7. Jos'eph-Karl, 1799-1873, fils du n° 4, landammann, libraire-éditeur et imprimeur. Il fonda en 1833, avec son frère Nikolaus, la maison Karl und Nikolaus Benziger, successeur de la Société Benziger. Pendant les troubles de 1833 et 1848, il était à la tête des autorités et travailla avec succès à la reconstitution du canton. — 8. Mathias, 1806-1879, médecin, ammann du district, servit de médiateur dans un différend entre le district d'Einsiedeln et le couvent. — 9. Nikolaus, frère du n° 7, 1808-1864, vice-landammann, libraire-éditeur et imprimeur. Il introduisit la lithographie, la stéréotypie et la gravure sur cuivre dans la maison. — 10. Joseph- Karl, fils du n° 7, 1821-1890, colonel, conseiller national ; il dirigeait la partie commerciale de la maison de commerce de son père, laquelle passa en 1860 à lui et à ses cinq frères. C'est sous eux qu'elle prit la plus grande extension, plus de 1000 ouvriers. — 11. Adelrich, fils du n° 7, 1827-1872, consul de Suisse à Cincinnati ; il était avec son cousin Louis à la tête de la

maison américaine, fondée en 1853. — 12. Nikolaus, fils du n° 9, 1830- 1909, conseiller aux Etats, libraire-éditeur et imprimeur, se voua aussi aux affaires publiques, d'abord dans les autorités cantonales, puis au Conseil national et au Conseil des Etats. — 13.

Adelrich, fils du n° 9, 1833-1896, ammann du district, il fonda la maison d'art religieux A. Benziger & Cle, et fut une personnalité très appréciée dans le monde industriel, premier président de la Société suisse d'assurance pour transports à Zurich. — 14: JOSEF- Karl, fils dun°10, * 1853, juge cantonal, président du Conseil d'administration de la maison d'édition Benziger $• C° S. A. — 15. Rudolf,

Joseph-Cari Benziger 1799-187:!.

D'après un tableau à l'huile

de J. Stocker, de 1808.

Joseph-Cari Benziger 1821-1890.

D'après une photographie.

fils du n° 10, * 1863, président du Tribunal pénal cantonal.— 16. ALOYS, fils du n° 13, * 1864, évêque de Quilon aux Indes. — 17. August, fils du n° 13, * 1867, peintre, se distingua surtout comme portraitiste en Amérique et à Paris. — 18. Adelrich-Albert, fils du n° 13, * 1865, membre de la direction de la Banque suisse hypothécaire à Soleure, commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire. — 19. Bernard, 1837-1903, fils du n° 8, bénédictin à Einsiedeln, dirigea le Collegium. — 20. Johann-Evangelist, * 1868, bénédictin à Einsiedeln, inspecteur des écoles dès 1915. Auteur d'ouvrages d'édification. — 21. AU- GUSTIN, * 1870, bénédictin à Engelberg, spirituel au couvent du Gubel, auteur d'ouvrages de littérature.— 22. Josef-Karl, fils dun°14, * 1877, archiviste d'Etat à Schwyz, bibliothécaire à la Bibliothèque de l'Université de Berne, depuis 1920 chef du service consulaire fédéral.

Auteur de publications sur l'histoire de l'art et sur l'économie politique.

La maison d'édition Benziger&C0 tire ses origines de la société de famille constituée en 1801.

Elle a porté successivement les noms de Gebrùder Benziger, Gebriider Karlu.

Nikolaus Benziger, puis Benziger &. C° A. G. La maison a fondé des succursales à Paris, Strasbourg, Waldshut et Cologne, ainsi qu'aux États-Unis d'Amérique, à New-York, Cincinnati et Chicago, sous le nom de Benziger Brothers. Spécialisée dans l'édition d'ouvrages religieux catholiques et d'images sacrées,' elle a pris une extension universelle. Le Saint-Siège lui confirma les titres de : Typographen des hl. apostolischen Stuhles et Pdpslliches Institut fur christliche Kunst. — Voir J. R. V. Hess : Genealog. Statnmtafeln der Familie B. — C.-J. Benziger : Gesch. der Familie B. — ■ C.-J. Benziger : Gesch. des Buchgewerbes im Stifte Einsiedeln. — M. Kothing: Landammann J. C. Benziger. — R. Banz : P. Bernard Benziger. — Einsiedler Anzeiger, 1859. — C.-J. Benziger : Die Einsiedler Bùrgergeschlechter. [C. B.l

BEPPET. Famille bourgeoise de Bienne mentionnée au commencement du XVe s. — Bendicht, le jeune, faisait partie avec son père de la corporation des tanneurs, du Conseil 1474, Stubenmeister 1486. Emprisonné en 1473 pour avoir menacé de mettre le feu à la ville, il fut relâché à la prière de ses frères, après avoir payé une amende et prêté le serment de ne plus recommencer. Il eut en 1481 un démêlé avec l'évêque de Bâle, qu'il déclara ne pas reconnaître pour son seigneur, puis avec le prieur de Vaucluse au sujet d'un prêt de 1000 lb. Cette affaire fut tranchée à Fribourg en 1502. Beppet mourut quelques années plus tard à Berne. — Voir Blôsch : Gesch. der Stadt Biel II. — • Arch. Bienne : Protocoles du Conseil; listes d'impôts, obituaires. [W.Bourquin.]

BER, Jean-Stanislas, * 8 mars 1809 à Varsovie, t 30 janvier 1872 à Porrentruy, ingénieur à la direction des Travaux publics de Berne, naturalisé bernois, commune de Lôwenbourg, en 1854. On conserve de lui de nombreux plans de routes, de ponts et des cartes. — Voir SKL. [G. A.]

BÉRANECK. Famille originaire de la Bohême, dont un membre, venu en Suisse à la fin du XVIIIe s., fut naturalisé vaudois en 1829 et acquit la bourgeoisie de Donatyre près Payerne. — 1. Georges, * 24 mai 1829, fil décembre 1895, professeur à Lausanne, chef d'Institut, alpiniste, collaborateur à VEcho des Alpes. Père des trois suivants. — 2. Edouard, * 1855, géographe et professeur à Lausanne, auteur d'un Précis de Géographie physique ; Les phénomènes terrestres, 1892. — 3. Edmond, * 10 mars 1859, f 26 octobre 1920, Dr es sciences, professeur de zoologie et d'anatomie à l'Université

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