DILLINGEN (COMTES DE
liage habsbourgeois de Meyenberg, Dietwil passa en 1415 aux Confédérés (bailliage libre de Meyenberg). Une église y est mentionnée en 1275. Pendant la guerre du Sonderbund, le 10 novembre 1847, une demi-compagnie zuricoise y fut faite prisonnière par les troupes lucernoises. Le 23 novembre, le village servit de base aux opérations d'une partie de la 4e division fédérale contre Honau et Gisikon, tandis que l'autre partie, franchissant la Reuss sur un pont de bateaux, marchait sur Gisikon. Registres de paroisse dès 1581. — Habsburger Urbar. — Dierauer V. [L. S.]
DIETWIL (GROSS et KLEIN). Von GROSSDIETwil ei Kleindietwil.
DIETZI. Famille de la ville de Berne, venue de Rheineck (Saint-Gall) et bourgeoise avec Heinrich en 1622. Armoiries : d'azur à un lion rampant d'or. — Hedwig Dietzi-Bion, * 1867, femme de lettres, est connue par ses comédies en patois bernois. — Voir livre des bourgeois de la ville de Berne, armoriai des bourgeois de la ville de Berne. — AGS. — Schweiz. Schriftstellerlexikon. [K.-R.]
DIEZIGER, P.-Adelrich (Aloys), de St. Gallenkappel, * 6 mai 1826, entra au chapitre d'Einsiedeln le 14 octobre 1849 et en fut archiviste de 1853 à sa mort le 12 novembre 1881. — Voir ASG III, 460. [R-r.]
DIEZIIMGER, DIEZIKER. Famille tirant son nom de Diezikon (Com. Wald, Zurich) : elle paraît à Zurich au XIVe s. et est encore actuellement bourgeoise de Wâdenswil. Armoiries : de sinople à deux haches d'argent en sautoir surmontant une demi-roue de moulin du même. — 1. Hans, de Wâdenswil, établi à Zurich, serait identique à un capitaine du roi de Navarre, en 1587. — Rott : Inventaire IV, 755. — 2. Hans-Bernhart. fabricant de tables, fils du n° 1 (?), devint bourgeois de Zurich le 7 avril 1613. — 3. Johannes, fut retenu prisonnier en 1804 dans l'hôtel de ville de Zurich durant le Bockenkrieg pour avoir présidé les conseils des communes soulevées et avoir signé le premier les mémoires adressés aux autorités et au landammann. — ZT 1878, p. 95. — Gesch. von dem Bocken-Krieg, p. 142. — Kàgi : Gesch. von Wâdenswil. — ■ 4. JOHANN-RUDOLF, 1770-1847, géomètre cantonal de Zurich, exécuta le plan de nombreux domaines de l'État, de la commune de Wâdenswil, et collabora à la mensuration du canton de Berne ; publia la Diezingersche Chronik en introduction à la chronique de la Société de lecture de Wâdenswil, et une Beschreibung der Erbauung der neuen Kirche, 1833. — Voir J. Pfister : Familiennamen der Pfarrei Wâdenswil, p. 29. — Wolf : Biographie» II, p. 422. [F. H.]
DIGGELMANN. Ancienne famille établie dans plusieurs communes des districts de Pfàffikon et Hinwil (G. Zurich), mentionnée dès 1467 sous le nom de Tickermann à Hittnau et actuellement représentée à Fischenthal. [j. Frick.]
DIGIER, DE GIEZ. Famille bourgeoise du Landeron (Neuchâtel) dès le XVe s., dont une branche, éteinte avant 1666, s'établit à Soleure. Armoiries : parti de gueules à un S d'or et d'azur à 3 barres d'or.
— Hans, capitaine, devint bourgeois de Soleure 1584.
— Urs, grand conseiller 1613, bailli de Dornach 1623, Jungrat 1644, f 1647. — Voir Bûrgerbuch. — Bestallunqsbuch. — Haffner : Geschlechterbuch. [v. V.]
DIGNAUER (DIGNOWER, DINGNOWER, DICKNOWER). Famille zuricoise. éteinte, représentée de 1357 à 1376 à Stadelhofen par des pêcheurs. — ■ Hans, du Conseil des « Cornus » 1489. — Steuerbiicher I.
— Dok. Waldm. — Hans, ami de Zwingli et recommandé par celui-ci à sa place comme pasteur à Winterthour. Il ne fut cependant pas élu et mourut en juillet 1524 pasteur à Kilchberg. D'après ces données Wirz : Etat, est à corriger. [H. Br.]
DIJON (TRAITÉ DE). Le siège de Dijon fut entrepris le i septembre 1513 contre Louis XII, roi <lr France, par une armée suisse d'environ 30 000 hommes, soutenue par les troupes du duc de Wurtemberg. Le défenseur de la place, La Trémoille, obtint le départ des Suisses par l'accord du 13 septembre, par lequel le roi renonçait en leur faveur au duché de Milan et s'engageait à leur payer 400 000 couronnes en dédomma-
gement de leur présente expédition. Très discuté par les Suisses, ce traité ne fut pas ratifié par Louis XII. La paix perpétuelle conclue à Fribourg en 1516 confirma aux Confédérés leur droit au dédommagement prévu. — Dierauer II. — Gagliardi : Novara u. Dijon. [L. S.] DIKENMANN. Noir Dickenmann.
DILL, Famille de Pratteln et d'Arisdorf (Bàle-Campagne). — Emil, * 1861 à Liestal, artiste-peintre et décorateur, étudia à Stuttgart, Carlsruhe, Paris et Munich, est dès 1898 professeur de dessin à Zoug. — DSC. [o. G.]
DILLENDORF ou TILLENDORF, von. A l'origine, famille de barons, tenant leur nom d'un village du comté de Bonndorf appartenant aux seigneurs de Lupfen. — 1. Konrad, chevalier le 24 février 1259, fut témoin dans les actes des barons von Tengen, maître d'hôtel du roi Rodolphe le 5 novembre 1282, bailli de Kibourg le 22 déc. 1288, reçut en 1289 divers revenus dans le bailliage de Winterthour. Le duc Rodolphe lui remit en fief, le 6 janv. 1289, son grenier de Zurich, devant lequel Konrad avait annoncé publiquement le 24 avril 1289 sa volonté de tirer des contributions ou des impôts du couvent d'Au à Steinen (Schwyz). Mort avant le 6 octobre 1292. Le duc Albert transféra le fief du grenier à sa veuve et à son nouvel époux, Heinrich von Schwandegg. Karl Meyer a supposé tout récemment que Konrad était peut-être identique au bailli Hermann Gessler tué par Tell. — 2. Konrad, fils présumé du n° 1, témoin dans les actes des von Tengen 1295-1302. Un Hans Tillendorfer était bourgeois de Schaffhouse 1407- 1414. — Voir Kindler von Knobloch : Oberbadisches Geschlechterbuch I. — Krieger : Topographisches Wôrterbuch Baden I. — UZ III- VII. — Habsburger Urbar. — Schannat : Cod. Prob. 210. — Gfr. VIL 52. — US. — O. Redlich : Regesta Imperii VI, doc. 2221 a. — E. His, dans Basler Nachrichten 1924, n° 62. [F. Hegi.]
DILLIER (DILGER, TILGER). Famille bourgeoise de l'Obwald et du Nidwald, originaire d'Engelberg, qui remonte à Jakob Dilger, muletier du couvent en 1413. L'obituaire d'Engelberg mentionne encore plusieurs titulaires plus anciens de ce nom qui dérive probablement du nom de femme Tilia, ,Ottilia. Aux XVIe et XVIIe s., des rameaux s'établirent au Nidwald, au XVIIe s., dans l'Obwald, où la famille existe encore, alors qu'elle est éteinte à Engelberg. La branche du Nidwald, également éteinte, eut seule une importance historique. Le sautier de la vallée, Nikolaus Dillier d'Engelberg, établi à Wolfenschiessen au commencement du XVIIe s. et bourgeois en eut un neveu — 1. Melchior, * 1647, Obervogt trésorier 1699, vice-landammann 1702, landammann 1703 et 1707; f 18 novembre 1710. Il habitait Stans. Ses frères étaient : — 2. Josef, Landes fâhnrich, t 1724, et — 3. Johann-Baptist, * 7 septembre 1668, jésuite 1686, étudiant à Ingolstadt 1690-1698, prêtre 1699, sorti de l'ordre 1703, Dr phil. et théol. de l'université romaine des sciences 1704. Il voulut fonder, parmi le clergé régulier, une congrégation attachée à un séminaire de garçons et une maison de convertis, mais ne put réaliser ce plan que dans une certaine mesure en 1709 à Sarnen, par suite de l'opposition des gouvernements de Lucerne et du Nidwald. Du collège, sorte de gymnase, auquel il légua tout son avoir, est sortie l'école cantonale actuelle. Il survécut dans la tradition populaire sous le nom de Seminariherr. — Voir Gfr. Regestes. — P. Martin Kiem, dans Programm der kantonale Lehranstalt Sarnen 1864. [R. D.l DILLINGEN (COMTES DE). C'est de la maison des comtes de Dillingen sur le Danube, en Bavière, à laquelle appartint le saint évêque Ulrich d'Augsbourg, que descendent les comtes de la branche aînée de Kibourg. Armoiries : d'azur à la bande accompagnée de quatre lions posés en bande, le tout probablement d'or ; jusque vers 1180, deux lions (v. armes des Kibourg). Le comte Hartmann I, f 1121, épousa vers 1060 Adelheid, fille héritière d'Adelbert von Winterthur tombé en 1053 à Civitate, qui- lui apporta en dot le
DILTIIEV