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DISSÉMINÉS (CHRÉTIENS

D'IVEKNOIS

se rallièrent à la doctrine de Zwingli, notamment au sujet de la Sainte-Cène. Le résultat fut décisif. Dès le lendemain de la clôture, le 27 janvier, les Conseils et la bourgeoisie décidèrent d'abolir la messe et d'enlever les « idoles » dans la ville. — Voir les Acta de la dispute. — S. Fischer : Gesch. der Disputation u. Réf. in Bern. — ■ G. Schuhmann, dans RUE III. — Aktensamml. z. Gesch. der Berner Reformation. [M. G.]

DISSÉMINÉS (CHRÉTIENS). Les Juifs et chrétiens disséminés parmi les païens étaient dits en grec diaspora (= disséminés). Ce nom est resté en allemand aux adhérents d'une religion disséminés parmi une population d'une autre confession. Le fait devint fréquent en Suisse après l'adoption de la Constitution de 1848 qui introduisit la, liberté d'établissement, de commerce et d'industrie et provoqua ainsi de plus en plus le mélange des religions.

a) Catholiques disséminés. Il y avait en 1863 environ "2.") 000 catholiques dans les cantons protestants, dépourvus de conducteurs spirituels. Poussé par le Piusverein, le Dr Zurcher-Deschwanden fonda à Zoug en 1863 l'Association pour la mission intérieure, chargée de porter aux disséminés des soins religieux réguliers. Cette association est placée sous la haute surveillance des évèques suisses et sous le patronage de l'Union populaire catholique suisse. Sa première station missionnaire fut Mànnedorf. Les collectes et dons des cinquante premières années permirent, outre le salaire des religieux et les frais des cultes, de vouer plus d'un million à la construction de près de 90 églises et écoles. La mission soutenait en 1922 213 postes répartis comme suit selon les évèchés : Coire 66, Saint-Gall 17, Bàle 50, Tessin 6, Sion 8, Lausanne-Genève 66. Ils comprennent 123 paroisses, 54 vicariats, 10 missions italiennes, 24 écoles et 2 asiles infantiles. — Voir les rapports annuels de la mission dès 1864. - Th. Scherer-Boccard : Wiedereinfuhrung des kath. Kultus in der protesl. Sehweiz. — J.-G. Mayer : Graf Scherer-Boccard, p. 117. -- Diasporakalender, dès 1001. [J. T.]

b) Protestants disséminés. En 1826 à Lucerne, en 1835 à Soleure, en 1836 à Fribourg, une communauté réformée fut fondée. Le premier pasteur de Fribourg, Wilhelm Le Grand, proposa à l'assemblée des prédicateurs suisses à Berne en 1840, de créer l'union suisse d'entr'aide protestante. Dans la suite naquirent dans quinze cantons des associations semblables qui, sous la direction de la Société centrale de Bâle, assistent les protestants en Suisse catholique et à l'étranger. Depuis 1897, le premier dimanche de novembre, dimanche de la Réformation, une collecte est faite en faveur de l'une des communautés disséminées. Lors du jubilé de la Réformation, un fonds de 677 485 fr. fut créé, dont les intérêts sont destinés aux protestants disséminés. Le recensement de 1920 donne les chiffres suivants : Uri, 1853 hab. prot. ; Schwyz, 2924 ; Unterwald, 731 ; Zoug, 3841 ; Lucerne, 21 127 ; Fribourg, 1802 ; Soleure, 47 064 (dont 29 977 appartiennent à l'Union synodale bernoise) ; Appenzell (Rh. Int.), 768 ; Valais,

4365 ; Tessin, 6078 ; au total 90 553. - - Voir K.

Stockmeyer : Bilder aus der Diaspora (Bibliographie p. 98). — Rapports annuels de la Société centrale et des sections. — Volkskalender fur die reform. Sehweiz und ihre Diaspora 1924 (avec carte, p. 30-31). — TRG 1924. [W.-L. W.]

DISTELI (anciennement Distel). Kamille de Seevven (Soleure), fixée à Hâgendorf, puis à Olten en 1560 où elle acquit la bourgeoisie. — 1. Urs- — ' Martin, 1755-1839, fabri-

cant de soieries, partisan Martin Disteli. D'après une des patriotes 1798, souslithographie de ftasler. préfet du district d'Olten.

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— 2. Martin, peintre, fils du n° 1, 1802-1844, étudia les sciences naturelles à Fribourg - en - Brisgau et Iéna. Ses caricatures sur les parois du cachot dTéna le rendirent célèbre, mais sa participation à des mouvements en faveur des Burschen le firent exclure de l'université. Il rentra à Olten en 1823, se voua à l'art à Munich, fut professeur de dessin à Soleure de 1834 à sa mort. Il est réputé comme caricaturiste spirituel, animalier et historien. Son œuvre principale fut le Schweizer Bilder Kalender, couramment appelé Almanach Disteli (1839-1847), tiré à 20 000 exemplaires, dans lequel il mena par la caricature une lutte violente contre le parti aristocratique-clérical (voir Lechner dans NSW I). La majeure partie de ses travaux est à Olten dans le musée Martin Disteli et au musée d'art de Soleure. Voir la liste dans SKL. — 3. Martin, 1862-1923, professeur de mathématiques à Karlsruhe 1901, à Strasbourg 1902, à Dresde 1905, à Karlsruhe 1909 et à l'université de Zurich 1920. [H. D.]

DITISHEIM. Famille originaire de Hegenheim (Alsace), venue dans le canton de Neuchâtel vers 1834, naturalisée en 1873. — - Paul, * 1868, fabricant d'horlogerie, spécialisé dans la montre d'art et de précision ; fournisseur de la plupart des amirautés et instituts scientifiques. Collaborateur depuis 1908 de Ch.-Ed. Guillaume dans ses recherches sur le réglage de précision. A collaboré aux Comptes rendus de i 'Académie des sciences, aux Actes de la Soc. helcétique des se mt., et à des journaux d'horlogerie. — Renseignements personnels. [L. M.]

DITTINGEN (C. Berne, D. Laufon. V. DGS). Corn, et paroisse. Anciennes formes : Dietingoven, 1152 ; Titingen, 1435. L'évêque de Bàle acquit Dittingen en 1462 de Bernard de Rotberg. L'église est sous le vocable de saint Nicolas ; c'était une annexe de Laufon, desservie par un curé depuis 1795. Population : 1764, 244 hab.; 1850, 326 ; 1920,316. Registres de baptêmes dès 1792, de mariages dès 1796, de décès dès 1795. — Trouillat.

— A. Daucourt : Dict. II. [G. A.] DITTLI (TITTLI). Famille uranaise. Son nom est

un diminutif dérivé du ahd. - Dietrich. Une branche de Gurtnellen est établie depuis dix ans dans le canton de Zoug. Les ancêtres furent Michael et Hans, à Gurtnellen ; bourgeois d'Uri, le premier en 1501, l'autre en 1527. — 1. Balthasar, de Gurtnellen, du Conseil, bailli de la Léventine 1607-1610. — 2. Anton, de Burglen, 1840-1912, prêtre 1865, curé de Fluelen 1872, membre du Conseil d'éducation 1902, construisit la nouvelle église de Fluelen. — Voir les obituaires de Silenen et Wassen. — Archives paroissiales de Gurtnellen. — Livre des ammanns aux archives d'État d'Uri. — Kath. Kirchenzeitung 1912, p. 49. — Urner Wochenblatt 1912. n° 2. - - Gfr. 1913, p. XX. — Hist. Nbl. Uri 1912^ p. 93 ; 1921, p. 58. [Jos. Mulleb, A.]

DITTLI NGER. Famille bourgeoise de la ville de Berne, originaire du hameau de Dittlingen près Amsoldingen, dont seule une branche secondaire existe encore en Hollande. Armoiries : d'or à un chaudron de gueules à l'anse de sable. L'ancêtre, Clewi, chaudronnier, possédait en fief le moulin du Sulgenbach en 1431 ; du Grand Conseil en 1451. — 1. Heinrich, fils du précédent, du Grand Conseil 1464, du Petit Conseil 1470, collabora à la chronique de Berne de Tschachtlan ; t 1478 ou 1479. — 2. Ludwig, frère du n° 1, du Grand Conseil 1467, banneret 1470, 1480 et 1497. — 3. Petermann, fils du n° 2, du Grand Conseil 1493, châtelain de Zweisimmen 1503, du Petit Conseil 1510, banneret 1512.

— 4. Vinzenz, neveu des n03 1 et 2, du Grand Conseil, avoyer d'Unterseen 1506. — 5. Caspar, bailli de St. Johannsen 1573. — 6. Jakob, grand-bailli de Biberstein 1581. — 7. Albrecht-Anton, 1704-1780, du Grand Conseil 1745, bailli de Schenkenberg 1755. — De 8. Victor, frère du n° 7, 1716-1788, descend la lignée de Hollande.

- Voir LL. — LLH (fantaisiste). — A GS. — BT 1853.

— Tobler : Die Chroniken... (dans Festschrift... 1891). — Jahn : Chronik. [K.-R.]

DITTO. Voir CuGNASCO.

D'IVERNOIS, DIVERNOIS, DYVERNOIS, DUVERNOIS. Famille d'Autun en Bourgogne, dont deux frères, Jean et Claude, vinrent dans le pays de

Avril 1924

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