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DIVKKNOIS
DIVICO
Neuchâtel vers le milieu du XVIes. Le premier s'étalilil à Saint-Sulpice, où il acquil l'indigénal eD 1585, le second à Môtiers, où il fui reçu en l.">7.">. La branche de Saint-Sulpice a conservé l'orthographe Divernois.A la famille de Mô1 ters appartiennent : I .
Joseph, 1652-1732, notaire, anobli
en 1722, avec li'S Armoiries sui-
Vantes : d'argenl au vol éployé de sable, coupé d'azur à la croix ancrée d'or. - 2. Abrah \m. lils du u" l.
1683-1752, conseiller d'Étal 1730, châtelain du Landeron 1746. llava.il acquis en 1721 les anciens fiefs nobles des Diesseet des Baillod. Chevalier de l'ordre de la Générosité. 3. Guillaume-Pierre, 1701-1775, frère du n°2, conseiller d'État et procureur général dès 1747; résigna cette dernière fonction en 1764. - 4. Jean-Antoine, 1703- 1705, médecin et botaniste, étudia à Montpellier, el à sou retour à Neuchâtel, 173.'i. lui nommé médecin du roi. Il s'adonna à l'élude de la flore du Jura neuchâtelois il a laissé un catalogue manuscrit des plantes qu'il avait étudiées (à la Bibl. de .Neuchâtel). Membre de l'académie impériale de Saint-Pétersbourg, il collabora aux publications de cette Société, ainsi qu'au Mercure suisse. C'esl lui qui initia Rousseau à la botanique. - 5. Charles-Guillaume, 1732-1819, fils du n° 3, trésorier général 1763, conseiller d'État 1764, dont il fut un des présidents de 1797 à 1814 ; juge au Tribunal souverain dès 1798. — 6. Isabelle, 1735-1797, fille du n° 3, épousa en 1764 Frédéric Guyenet, lieutenant civil du Val-de-Travers. Lorsque J.-J. Rousseau vint se fixer à Môtiers (1762), il fut reçu dans la famille DTvernois et dès le début fut en excellent terme avec le procureur général Guillaume- Pierre, son fils et ses filles. Mais celle avec qui il se sentait le plus en communion d'idées, qui fui pour lui un réconfort, était Isabelle. Isabelle l'appelait le « papa de son cœur ». Elle resta en relations épistolaires avec Rousseau bien après qu'il eût quitté ÀIôliers. — Voir Alph. Petilpierre : J.-J. Rousseau et Isabelle D'Ivernois, dans MN 1878. — 7. César, petitfils du n° 3, * 1771 à Lyon, f 1842, maire de Colombier 1794, conseiller d'État 1828. Il résigna ses fonctions en 1831. Poète à ses heures et ami de Mme de Charrière, il a publié quelques opuscules en vers. — 8. Guillaume- Auguste, fils du n° 5, 1779-1856, trésorier général 1809- 1831, conseiller d'État 1814-1831. — 9. Henri, fils du n° 7, 1801-1875, châtelain de Vaumarcus, député aux Audiences générales 1822, châtelain de Gorgier 1831, député au Corps législatif 1838-1848, à la Constituante 1848, au Grand Conseil 1849-1854. — Voir Quartier-la- Tente : Familles bourgeoises de Neuchâtel. — Biogr. neuch. I. -- AHS 1898, p. 76. - l'h. Godet : Mme de < '.barrière et ses amis. — Le même : Hist. littéraire de la Suisse française. — Rossel : Hist. litt. de la Suisse romande. — Rousseau : Confessions. — M. Boy de la Tour : A propos du séjour de J.-J. Rousseau à Môtiers, dans MN 1912. — AGS II. [L. M.]
Brandie de Genève. Armoiries: d'azur au chevron d'or accompagné de deux roses d'argent en chef et d'un croissant du même en pointe. Un Abraham retourna en France vers 1670 et se fixa à Marvejols en Gevaudan. Son petit-fils — 10. François-Henri, 1722-1778, bourgeois de Genève en 1748, fut un des chefs des Représentants et ami dévoué de Rousseau. — 11. François (Sir Francis), lils du n° 10, 1757-1842, d'abord imprimeur et binaire avec Bassompierre et Boin, fit marché en 1779 pour l'édition des œuvres de Rousseau, qu'il ne put mener à chef. Il entra ensuite dans la carrière politique en cherchant à s'entremettre auprès de Vergennes, 1782, pour ■ \ Uer l'intervention de la France à Genève. Ses efforts ayant échoué, il se rendit en Angleterre ; puis fut quelque temps collaborateur de Mirabeau et rentra à Genève en 1791. Condamné à mort par le second tribunal révolutionnaire, il repartit pour l'Angleterre, collabora ensuite au Mercure britannique, obtint une pension du luvernement anglais qui déjà l'avait anobli et qui l'employa dans plusieurs missions politiques, notamment en Russie. A la Restauration, il revint à Genève, fut nommé du Conseil provisoire, puis député au Con-
gri de Vienne avec Pictel de Rochemont, e1 conseiller d'Étal jusqu'en 1824. Voir <). Karmin : Sir Francis D'Ivernois. \u F.]
DIVES, DIVITIS. En allemand RYCH, REICH,
Rnsi u. en français RlTSCHO. Famille bourgeoise de Fribourg dès la
première moitié du XIII' s., éteinte à Fribourg au milieu du XV1 s. Armoiries : d'azur (ou de sable).
d'abord à un, plus lard à trois coqs hardis d'or (ou d'argent), becqués.
membres, crêtes e1 barbés de gueules (AHS 1900). 1. Pierre, conseiller 1264, recteur de l'hôpital de Notre-Dame 1283-1285. 2.
Ui.iiii . chargé, en 1284, par Rodolphe de Habsbourg de récupérer les 2000 marcs d'argenl que lui devait Philippe de Savoie ; conseiller 1295, fut un des six arbitres fribourgeois qui siégèrenl à Laupen, en 1295, pour terminer les différends entre Berne et Fribourg, recteur de l'hôpital 1292-1296, f 12 janvier 1300. -- 3. JACQUES, petit-fils du n° 1, avoyer de Fribourg 1310-1314, 1341, renouvela l'alliance entre Fribourg et Laupen (1310), entre Fribourg et Bienne (1311), conseiller supérieur de l'hôpital 1321-1348. -- 4. Pierre, petit-fils du n° 1. abbé de Hauterive 1323-1327, f 15 mai 1327 ; on lui attribue la confection des vitraux de l'église de Hauterive et probablement la construction du cloître. — 5. Agnès, abbesse de la Maigrauge 1358-1362, f 1372.
— 6. Jacques, chevalier, châtelain de Nidau, avover de Fribourg 1385-1388. — 7. Pierre, fils du n° 6, donzel, conseiller 1414 ; f 1430. — 8. Louise, fille du n° 7, riche héritière convoitée à la fois par Henri de Ringoltingen de Berne et Henri Velga de Fribourg. La parenté des deux prétendants prit fait et cause pour eux et cette querelle de famille dégénéra en une rivalité entre Berne et Fribourg. L'héritière se décida à entrer au couvent pour mettre fin au conflit (1445). Ringoltingen intrigua en vain auprès du Pape, du concile de Bâle et du Dauphin de France pour forcer la nouvelle religieuse à sortir de son cloître. Louise céda ses biens à sa mère Marguerite de Duyn ; mais celle-ci s'étant décidée à épouser l'avoyer de Ringoltingen, le père du prétendant évincé de sa fille, cette dernière révoqua la cession et vendit ses biens à ses plus proche? parents du côté paternel. Les Fribourgeois prirent le parti de ces derniers, les Bernois celui des Ringoltingen. Sur ces entrefaites, la guerre éclata entre les deux villes : elle se I ermina par le traité de Morat (1448), qui attribua à Marguerite de Ringoltingen-Duyn tous les biens de sa fille. — Voir FRB. — Diesbach : Regeste fribourgeois. — Regeste de Hauterive. — Recueil diplomatique Fribourg.
— Mulinen : Helvetia Sacra. — Seitz : Die Johanniter- Priester- Komturei Freiburg. — Buchi : Freiburgs Bruch.
— Diesbach : Les châteaux de Viviers, dans Flr. frib. 1907. — Archives d'État Fribourg. [J. N.]
A Soleure existait au moyen âge une famille Dives qui se nomma plus tard Richo. Voir cet article.
DIVICO. Chef des Tigurins (Tigorins suivant les inscriptions), peuplade d'origine celtique dans la contrée d'Avenches, se joignit, avec les troupes des Tigorins et des Toygènes, à l'expédition des Cimbres dans les Gaules et infligea en l'an 107 av. J.-C. une grande défaite au consul romain Lucius Cassius Longinus dans le pays des Nitiobriges près Aginnum (actuellement Agen dans la moyenne Garonne). Le général romain et la majeure partie de l'armée tombèrent dans la bataille. Le commandant en second, C. Popillius, dut conclure avec le vainqueur un traité déshonorant, livrer des otages, la moitié des biens de l'armée, qui passa sous le joug. Par suite d'une erreur de lecture, imputable à des manuscrits défectueux, les auteurs crurent que cette bataille avait eu lieu dans le territoire des Allobroges au Sud du Léman. C'est en raison de cette erreur que Jean de Muller situa la bataille d'Agen au bord du Léman, version aujourd'hui universellement abandonnée. Divico est cité une seconde fois comme chef des Helvètes qui émigrèrenl en Gaule l'an 58 av. J.-C. Après le passage de la Saône par les Romains, les Helvètes envoyèrenl à César une ambassade conduite par le vieux