DROZ
DIUKY
Jean-Pierre Droz.
D'après un médaillon de
E Dubois.
n'uni pas trouvé confirmation dans L'histoire. Aux \\c el \Ylc' s., La famille Droz, du Locle, se divisa en plusieurs branches qui prirent Le nom de Leurs ancêtres : lit mbert-Droz, Les descendants d'Humberl ; Jaquet-Droz, descendants de Jaquet, e1 Amez-Droz, descendants d'Aîné, ('ne autre porte Le nom de Droz dit Bussef. Armoiries : d'argent à cinq anneaux de gueules accompagnés en pointe d'un monl d'azur, au chef du même chargé d'une Heur de lys d'or (variantes). - 1. Abram-Henri, main? de La Chaux-de-Fonds dès L795, i'ui invité à démissionner en 1K2H à la suite de plaintes graves portées contre lui. - C.-G. de Tribole! : Mémoire sur Neuchâtel. — 2. Jean-Pierre, * à La Chaux-de-Fonds 1746, f 1823 à Paris, médailleur et
mécanicien. Il partit pour Paris vers 1766, travailla chez Duvivier, puis s'occupa d'apporter des perfectionnements à la frappe des monnaies.
On lui doit surtout la fabrication de plusieurs balanciers perfectionnés.
Il fut nommé successivement surveillant de la monnaie 1799, administrateur général 1802 et conservateur de la monnaie impériale 1804- 1814. Auteur de plusieurs pièces de monnaies françaises et de nombreuses médailles de Napoléon. Il grava aussi pour Alexandre Berthier, prince de Neuchâtel, les deux pièces de 5 et 2 fr. qui ne furent jamais mises en circulation. — Bioi/r. iieueh. I. — Musée Neuchâtelois 1902. -- Son fils, Jules-Antoine, 1804-1872, peintre et sculpteur à Paris, fut le père de Antoine-GusTAVE, 1832-1895, homme de lettres, auteur de Monsieur, Madame et Bébé. — 3. François, 1750-1824, maire du Locle de 1797 à sa mort. — 4. Numa Droz- Matile, 1814-1907, fabricant d'horlogerie, député à la Constituante 1858, au Grand Conseil 1862-1873, préfet de La Chaux-de-Fonds dès 1873. — 4. Alphonse, 1833-1891, architecte cantonal 1868-1887, construisit la salle du Grand Conseil neuchâtelois, l'ancien hôtel des postes de La Chaux-de-Fonds, le bâtiment académique de Neuchâtel, etc. Député au Grand Conseil. - - 5. Numa, * 27 janvier 1844 à La Chauxde-Fonds, f 15 décembre 1899 à Berne. Il fut d'abord ouvrier graveur, puis instituteur à Chaumont 1860 et à Neuchâtel, rédacteur du National suisse 1864- 1871, député au Grand Conseil 1869, conseiller d'État, chef du Département de l'Instruction publique et des cultes 1871 - 1875. Au moment où Numa Droz entra au Conseil d'État, le canton était agité par la crise du christianisme libéral soulevée par F. Buisson. La révision de la loi ecclésiastique
de 1849 fut confiée à Numa Droz. Il rédigea la nouvelle loi de 1873, qui souleva une violente polémique et provoqua la fondation de l'Église indépendante. Élu au Conseil des États en 1872, il présida ce corps en 1875 et à la fin de cette même année entrait au Conseil fédéral, où il fut seul à représenter la Suisse romande jusqu'en 1881. Président de la Confédération 1881 et 1887.
Chef du Département du commerce, de l'industrie et de l'agriculture jusqu'en 1886, il eut à s'oc- Numa Droz cuper de l'élaboration de
D'après une photographie. nombreuses lois, notam-
ment sur les fabriques, sur la propriété littéraire et artistique, sur le contrôle des ouvrages d'or et d'argent, sur la lutte contre Le phylloxéra, sur les brevets d'inventions, etc. Il négocia la conclusion de t raités de commerce avec la fiance en 1882, e1 avec L'Allemagne, L'Autriche et l'Halie en 1892; présida l'exposit ion nationale suisse de Zurich en L883, et de nombreuses conférences et congrès, entre autres les conférences internationales de 1883, 1884, 1885 et 1886 qui ont abouti à la création de l'Union internationale pour la protection des œuvres Littéraires el artistiques, et le congrès des accidents du travail à Berne en 1891. Dès 1887, il conserva d'une façon permanente et jusqu'à sa retraite du Conseil fédéral en 1892, la direction des affaires politiques de la Suisse, qui jusqu'alors était dévolue au président de la Confédération. C'est alors qu'il donna toute sa mesure d'homme d'État, particulièrement dans l'affaire du policier allemand Wohlgemut, où il sut répondre aux menaces de Bismarck avec fermeté et dignité. Nommé en 1892 directeur du Bureau international des chemins de fer, Numa Droz ne cessa jamais de s'intéresser aux grandes questions politiques et économiques. Gagné peu à peu aux idées libérales, et individualiste très marqué, il se sépara de ses amis politiques et mena campagne contre la banque d'État et contre le rachat des chemins de fer. Lorsque la Crête fut arrachée au joug ottoman, il fut question de Numa Droz pour la place de gouverneur de cette île (1897), mais l'opposition des cours de Berlin et de Pétrograde fit tout échouer. On lui offrit ensuite le poste de conseiller du prince Georges de Grèce, nommé gouverneur de la Crête ; cette offre n'eut pas de suite non plus, les conditions posées par Numa Droz n'ayant pas été acceptées. Numa Droz fut un collaborateur assidu de la Bibliothèque universelle dès 1882, où il donna de nombreux articles sur des sujets économiques et politiques. Plusieurs d'entre eux furent réunis en volumes, sous les titres de : Études et portraits politiques, et Essais économiques ; il a écrit, en outre, une Hist. politique de la Suisse au XIXe siècle, pour la Suisse au XIXe siècle de Paul Seippel, La République neuchâteloise et une Instruction civique, 1884. — Voir quotidiens neuchâtelois et et suisses de déc. 1899. — A. Georg : Numa Droz. — BU 1900, I. — 6. Edouard, 1854-1915, notaire -à Cernier, président du tribunal du Val-de-Ruz 1881, de la cour d'assises 1896, conseiller d'État, chef des Départements des finances et militaire. A légué sa fortune, environ 85 000 fr., à l'État de Neuchâtel. — Voir MN 1921, p. 166. — Arch. d'État Neuchâtel. [L. M.] DRUEY, Henri, * à Faoug le 12 avril 1799, f à Berne le 29 mars 1855 ; homme d'État vaudois descendant d'une vieille famille de Faoug, qui posséda la mayorie de cette localité pendant deux siècles, jusqu'en 1753. Avocat à Moudon et député au Grand Conseil 1828, il prit immédiatement une grande part aux travaux législatifs. Il soutint tout d'abord le gouvernement conservateur, mais dès 1830 se prononça nettement dans un sens radical, fut un des inspirateurs de la Constitution de 1831, et entra au Conseil d'État libéral élu le 28 août 1831. Peu à peu, ses idées radicales, puisées dans la philosophie de Hegel, s'accentuèrent et l'amenèrent à se séparer de ses collègues du Conseil d'État. Il finit par lutter ouvertement contre eux dans les questions religieuses, et combattit le point de vue du gouvernement que, par respect pour la souveraineté cantonale, il n'y avait pas lieu de forcer le canton de Lucerne à congédier les jésuites. Le Grand Conseil vaudois ne l'ayant pas suivi, il fut avec Dela-
rageaz et Eytel l'âme du Henri Druev. D'apW-s une
mouvement, populaire qui, lithographie de Hasler (1872).
DRUHORN
DÙBELSTEIN
le 14fév. 1845, renversa Le gouvernement et le régime libéral. Président du nouveau gouvernement radical el l'âme de la Constitution de 1845, il provoqua par sa volonté de subordonner l'Église à l'Étal la démission des pasleurs et la fondation de l'Église libre, et réorganisa l'académie. Membre de la Diète fédérale, il prit une part considérable à la préparation de la lutte contre le Sonderbund, et fut un des principaux auteurs de la Constitution fédérale de 1848. Ce fut lui notamment qui proposa et fit adopter le double principe de la représentation populaire et de la représentation des cantons. .Membre du Conseil fédéral le 16 novembre 1848, il fut chargé du département de justice et police, du département politique et de celui des finances. Président de la Confédération en 1850. Durant, cette période troublée, Druey aurait voulu voir 'la Suisse appuyer les démocraties italienne et allemande, mais la politique de neutralité l'ayant emporté, il s'y rallia sans arrière-pensée, ce qui lui valut d'être attaqué par ses propres amis, tels Eytel. — Ernest Deriaz : Un homme d'État vaudois II. D. — Félix Berchtold : Bundesrat H. D. [M. R.]
DRUHORN. Famille éteinte de la ville de Berne. XVIe s. — CHRISTIAN, bailli de Frienisberg, fut destitué de cette fonction en 1755 pour usure. — Voir SBB II, 407. — LL. [K.-R.]
DRUIDES. Nom des piètres celtiques. Comme les chevaliers, ils appartenaient aux classes privilégiées de la Gaule et étaient exemptés du service militaire. Dérivant, selon les uns, de la racine grecque drys = chêne, ce mot est employé par les auteurs grecs sous la forme druidai. D'après Thurneisen (dans Holder : Altkeltischer Sprachschatz), druide dérive de dru-vid-se, où dru est un préfixe de renforcement, et vid (wissen) signifierait, savoir. Les druides, d'après celte étymologie, seraient les sages, mais une explication complètement satisfaisante n'a pas encore été trouvée. César, dans De bello gallico VI, 14, 1, les appelle druides ; Cicéron, dans De Div. I, 41, 90, druidae. César est notre principale source de renseignements. D'après lui (VI, 13), les druides exerçaient la justice et dans ce but se réunissaient annuellement dans un endroit sacré du territoire des Carnutes. On leur attribuait le don de prophétie ; ils étaient médecins et mages. Leur souvenir vit encore aujourd'hui dans le peuple qui voit des autels druidiques dans les remarquables pierres à écuelles, les menhirs et les dolmens dont la date et la destination ne peuvent pas toujours être fixées. On a expliqué que les grandes écuelles de maintes pierres étaient des bassins où les druides recueillaient le sang, mais on peut seulement présumer que ces pierres à écuelles recouvrant des tombes avaient déjà en France une signification cultuelle à l'époque paléolithique. Les menhirs, ces puissantes pierres dressées qui se rencontrent par exemple à Corcelles-sur-Concise e1 à Attiswyl (Berne), sont également considérés comme des monuments du culte celtique ou des colonnes sacrées ; J. Reinach et R. Knorr (Germania Y, 11) les identifient aux représentations de Mercure dont parle César (VI, 17). En France, on les fait remonter à l'époque néolithique car ils y sont le plus souvent accompagnés de dolmens de cette période (tombeaux de pierres plates). Les dolmens appartiendraient au culte druidique en ce qu'ils portent occasionnellement des écuelles faites à la main. Les recherches concernant ces divers monuments n'ont pas encore abouti à des conclusions définitives. — Bibliographie : Pauly-Wissowa : Bealencyclopàdie des klass. Altert., art. Driiiden. — Dottin : Manuel d'antiquité celtique. — ■ Forrer : Beallexikon, art. Druidenaltare. — B. Reber, dans JSGU 1912. — L. Rut.imeyer : Ueber Schalensteine (en préparation). [0. Tschumi.]
DRUSUS, CÏaudius Nero, frère de l'empereur Tibère, Germanicus à cause de sa victoire sur les Germains. Il était fils de Livie et de Titus Claudius Néron, donc beau-fils posthume de l'empereur Aug\tste. Sa parenté avec la maison impériale fit que sur la proposition de l'empereur le Sénat l'admit à revêtir des fonctions officielles cinq ans avant l'âge légal, en 19 av. J.-C. L'empereur le chargea en 15 av. J.-C. de combattre les peuples des Alpes rhétiques, de\ enus une plaie par leurs
incursions continuelles en Haute-Italie. 11 les battit dans le Trentin sans mettre fin définitivement à leurs expéditions de pillage. .Auguste décida, la même année encore, une campagne combinée pour soumettre définitivement ces contrées et les rattacher à l'empire. Tibère, venu des (laides, suivit probablement le Rhin jusqu'au lac de Constance, sur les bords duquel il remporta avec son frère une victoire décisive sur les Vindélices, le 1er août 15. Pendant ce temps, Drusus, de la Haute-Italie, remontait la vallée de l'Adige et de l'Eisack, battait les Genauni à Botzen et les Breuni au Brenner, puis se retournant, suivait le cours supérieur de l'Adige, le Vintschgau, la vallée de l'inn et débouchait par 1 Arlberg sur le lac de Constance où il fit sa jonction avec Tibère assez tôt pour participer à son triomphe sur les Vindélices. Les deux armées réunies pénétrèrent en combattant dans le bassin du Danube. Pour prévenir le danger d'un nouveau soulèvemenl, la plus grande partie des hommes en état de porter les armes furent emmenés prisonniers, et on ne laissa que la population strictement nécessaire à la culture du sol'. La région soumise forma la province de Rhétie et Vindélicie, unie jusqu'au IIe s. avec la vallis Poenina, et soumise à un praefectus, puis à un procurator. A cette expédition prudemment menée succéda une petite guerre qui dura des années, conduite par des détachements romains contre les peuples fuyards de la montagne. Elle dura jusqu'en 8 av. J.-C, et amena la soumission de toute la chaîne des Alpes, de l'Adriatique à la mer ligurique. En 13 av. J.-C., Drusus était préfet des trois provinces gauloises nouvellement créées et résidait à Lugdunum (Lyon). Comme tel il prépara et exécuta l'année suivante les expéditions romaines contre les Germains libres de la rive gauche du Rhin. Après diverses campagnes, il soumit le pays jusqu'à l'Elbe. Mais au retour, la Saale déjà franchie, il se cassa la cuisse en tombant de cheval et mourut des suites de sa blessure en 9 av. J.-C. — Voir H. Schiller : Gesch. der rôm. Kaiserzeit I. — Ranke : Weltgesch. III, 1, 8-15. — Mommsen : Bomische Gesch. V, 15, 24-31. — Domaszewski : Gesch. derrômischen Kaiser I, 213. — J. Asbach: Die Feldzuge des Nero Claudius Drusus, dans Bheinische Jahrbiicher LXXXV, 14-30. [H.Schneider.]
DUB. Famille éteinte, originaire de Morat. Armoiries : d'azur à une colombe d'argent sur un tronc d'arbre couché. — 1. Hans-Jakob fut. l'un des capitaines qui se rallièrent en 1587 au roi Henri de Navarre. — 2. Niklaus, capitaine en France 1650, devint bourgeois de Berne 1659. — 3. Gabriel-Anton, petit-fils du n° 2, du Grand Conseil 1727, bailli d'Interlaken 1735, il y mourut en 1737 sans descendants mâles. — Voir LL. — Rott : Inv. sornm. II, 384 ; III, 555. [K.-R.]
Johann, de Clewe (Pays-Bas), tailleur de pierres et conducteur de travaux à Lucerne de 1586 à 1589, fit différents fûts de fontaines, entre autres celui du Petersbrunnen de Willisau en 1601, et donna un retable portant un crucifix à l'autel de l'empereur Henri à la Hofkirche ; reçu bourgeois en 1613, il fut tué la même année en érigeant le fût de la fontaine de Schwyz. — Voir.G/V. 42, 260. — SKL. [p.-x. w.]
DÙBELBEISS. Famille éteinte de la ville de Berne. Jakob, de Brugg, chirurgien, devint bourgeois, en 1604, du Grand Conseil. Son fils — 1. Hans-Jakob, chirurgien, fut bailli de Wimmis et de Bipp. — 2. Hans- Jakob, fils du n° 1, chirurgien, fut bailli de Landshut 1681, du Conseil 1700, directeur de l'arsenal 1702, banneret 1708. f 1715. — LL. [K.-R.]
DUBELSTEIN. (C. Zurich, Corn. Diibendorf. V. DGS). Ancien château, actuellement ruiné, propriété de la ville de Zurich. Tubuelnstein 1259; Tuebelnstein 1263 ; Tvobelnsteiv, 1264. Certains seigneurs de Dùbendorf prirent après 1259 le nom de ce château qu'ils devaient tenir en fief des comtes de Rapperswil. Vers 1319, il passa aux von Hofstetten, ministériaux des Rapperswil. Parmi les possesseurs suivants furent les chevaliers Schwend de Zurich, et le bourgmestre Hans Waldmaiin qui s'appelait von Dùbelstein. Le château brûla en 1611 sauf la tour. 'Le comité Waldmann acquit la ruine de Dùbelstein en 1890 et la donna à la ville de Zurich le 27 septembre 1891. — Voir
DUBELSTEIN
DUBI
Zùrcher Sladtbiicher I. — Zeller-Werdmûller : Zùrcher Burgen I. — E. Diener : Die Zùrcher Familie Schwend dans Nbl. der Stadtbibliothek Zurich 1901. — E. Gagliardi : Dok. Waldmann dans QSG NS, II. — ASA
Le château do Dûbelstein.
D après un dessin à la Bibliothèque centrale de Zurich.
1890. p. 390 ; 1891, p. 586. — MA GZ XXVIII, p. 9. — Echo vam Zurichberg 1913, n°" 124, 127, 130.— Zw. II. p., 476. — NZZ 1922, n° 903. — SSR. [F.Hegi.] DUBELSTEIN, von, à l'origine von DObendorf. Famille de chevaliers 1130-1335, dont plusieurs membres appartinrent au Conseil de Zurich; elle prit dès 1259 le nom de Dûbelstein et était probablement en 1244 en rapports féodaux avec les comtes de Rapperswil.
Armoiries : de gueules à deux roses d'argent, pointées de sinople, tigées de sinople ou d'or, boutonnées d'or.
1. Konrad, chevalier, 1229-1264, se nomma dès 1259 von Dûbelstein. — 2. Kuno, fils présumé du n° 1, 1263-1293. Membre du Conseil d'été de Zurich 1274-1293, caution en 1287 pour les chevaliers de Saint-Jean de Bubikon. — 3. Heinrich, fils présumé du n° 2, chanoine de la prévôté de Zurich ; doit être identique à son homonyme, le maître d'école et chanoine de Bischofszell. — 4. Johannes, frère présumé du n° 2, abbé du couvent de St. Johann dans la vallée de la Thur 1280-1289. -- 5. Konrad, fils du n° 2, membre du Conseil d'automne à Zurich 1300-1302, 1304-1311, 1313-1314, fut chargé en 1311 par les Schwyzois d'être leur garant envers le couvent d'Einsiedeln pour l'acceptation d'un arbitrage. La haute et basse justice sur Dûbendorf et Tobelhof passèrent en 1315 à ses héritiers à titre de fief de Reichenau. — Voir UZ I-XI. — Mon. Germ. Necrol. I. — Art. DObendorf, von. [F. Hegi.]
DÛBENDORF (C. Zurich, D. Uster. V. DGS). Vge, Com. et paroisse à laquelle sont rattachés Berg, Gfenn, Hermikon et Wil. Anciennes formes: Tubilindorf 942 ; Tublindorf 1195 ; Tubelndorff 1228 ; Tubindorf 1281 = village de Tuobilo. Armoiries: coupé d'azur à une licorne issante d'argent et paie de gueules et d'argent de six pièces. On a trouvé des haches et des aiguilles de l'âge du bronze, des traces d'établissements romains, ainsi que des tombeaux alémannes à Gfenn et près de Wil. Les comtes de Rapperswil y exerçaient la juridiction qui passa en 1469 à Hans Waldmann, lequel la vendit en 1487 au Conseil de Zurich. Celui-ci constitua Dûbendorf avec Rieden et Dietlikon en haut-bailliage formant deux fiefs. En L615, il fut rattaché à Schwamendingen. En juin 1799 des escarmouches se produisirent à Dûbendorf entre Français e1 autrichiens; à fin septembre des détachements russes battus traversèrent la région à la hâte. Le rôle coutumier date de 1485, 1487. De
1586 à 1587 le Conseil de Zurich fit construire une meilleure route de Dûbendorf à Zurich. La paroisse de Dûbendorf dépendait du chapitre de Kibourg. La collation passa en 1395 des héritiers de Gottfried Mûllner à l'ordre des chevaliers de Saint-Jean, à Kûsnacht, puis en 1531 à Zurich. L'église fut agrandie en 1682 et 1731 et reconstruite en 1833. Aujourd'hui Dûbendorf'est une importante place fédérale d'aviation, le siège de VAd-Astra Aéro et une Million de la poste aérienne Londres-Paris-Zurich. Population: 1038. 593 hab.; 1836, 1867; 1920,3359. Registres de paroisse dès 1704. [G. Str.]
DUBENDORF, von. Famille de ministériaux des barons de Tengen et de Regensberg, vassaux des sires de Lupfen, comtes de Stûhlingen. Leurs relations avec les chevaliers von Dùbendorf-Dûbelstein de la ville de Zurich sont fort problématiques. Éteinte au XI Ve s.
Armoiries : coupé d'azur à une licorne issante d'or et de gueules à deux pals d'argent. — Voir UZ VI- VI II, X. -- Art. DÛBELSTEIN, VON. [F. Hegi.]
DUBENDORFER. Ancienne famille qui tire son nom du village de Dûbendorf, originaire des communes de Bassersdorf et de Nûrensdorf ; mentionnée pour la première fois en 1463 à Baltenswil, mais nommée alors encore Dûbendorf. [J. Frick.]
DUBER. 1. Ancienne famille du canton de Berne, mentionnée dans la ville dès 1389, domiciliée au Saint- Beatenberg de 1565 à nos jours. La branche établie dans la ville de Berne, du Grand Conseil au XVe s., est éteinte. — Voir Buchmûller : St. Beatenberg, p. 229, 610.— LL. [G.I3. et K.R.]
II. Famille bourgeoise de la ville de Soleure. Hans, bourgeois 1527, entra au Grand Conseil 1543, f 1581 La famille s'éteignit au XVIe s. — Voir Burgerbuch. — Bestallnnasbuch. [v. V.]
DUBEY. Famille fribourgeoise encore existante, originaire de Domdidier, où on la rencontre en 1438 dans la personne de Jehan dou beys. Bourgeois de Fribourg 161 1 . — Arch. d'État Fribourg : Rôle des bourg. [R^emy.] DUBI, DUBY, DUBI.THUBIN, TUBY. Familles de ce nom, sans relations connues entre elles à Thoune, Berne et Schûpfen.
I. Famille de Thoune. — JOHANNES Diibi, maître ès-arts et notaire apostolique, maître d'école et secrétaire de la ville 1488, curé de Frutigen 1498, chapelain de Thoune 1500,/chanoine du chapitre Saint-Vincent à Berne 1506, custode et curé 1507-1515, fut impliqué comme tel dans le procès Jetzer. Il fit la campagne d'Italie et participa à la bataille de Novare en 1513 comme chapelain. Économe du chapitre de Thoune 1515, de nouveau chanoine et custode à Berne 1520, doyen 1526, il signa aussi les dix conclusions de la Dispute de Berne le 13 janvier 1528. — Voir Steck : Akten des Jetzerprozesses. — Aktensammlung zur Gesch. der bern. Reformation. — Lohner : Die Kirchen des Kts Bern, p. 10, 11, 326, 334, 346. — A. Schar-Ris : Gesch. der Thuner Stadtschulen, p. 21. [H. D. et G. Keller-Dùrst.]
II. Famille patricienne de la ville de Berne. Armoiries : de gueules à trois monts de sinople surmontés d'une colombe d'argent au naturel, adextrée en chef d'une étoile d'or. - 1. Mauritz Tûbi, du Grand Conseil 1485, des Seize 1510. 2. Conrad
Tiiby, du Grand Conseil 1515, baillij de la prévôté; de Zofingue 1527, baillj de Wangen 1538, du Petit Consei 1540 et 1546, bailli d'Échallens. -
3. MORITZ, châtelain de Frutigen 1561, avoyer de Berthoud 1568. —
4. Hans-Rudolf, bailli de Gessenay, du Petit Conseil 1629 et 1643, bailli d'Yverdon, fut l'un des envoyés à Interlaken et Hasle en 1640 pour le rétablissement de l'ordre et l'assermentation de la population, f 1650. - Voir /./.. — Aktensammlunq zur Gesch. der bern. Reformation. — Anshelm IV. V, VI. — Tillier IV, p. 104, 105, 115.
DUHIEI)