‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 375 sur 425 · DROZ · texte numérisé non relu

DROZ

sées. — Franc quartiers : AHS 1905, 1923. — Kunstdenkmâler Unterwaldèns, p. 591. — Hist. Nbl. Uri 1914. — WL I. — ZT 1923. — Drapeau fédéral : Borgeaud : Le drapeau suisse, dans Hist. milit. suisse, cahier 10. — AHS 1902 et 1907. — Service étranger : Nbl. Feuerwerker Zurich 1893.— May: Hist. milit. — AHS 1913,1916.— Voir aussi Fahnenbuch. [G. von Viviset D.-L. Galbreath.]

DRECHSEL, Edmund. Chimiste, * 3 septembre 1843 à Leipzig, Dr phil 1864, devint directeur de la section chimique de l'institut physiologique à Leipzig 1872; professeur de chimie médicale et. physiologique à Berne 1891, puis aussi de pharmacologie, f 22 septembre 1897. Il a découvert l'électrosynthèse et posé les bases de la chimie des colloïdes en trouvant le lysin. — Voir Korrespondenzblatl fur schweizer JErzte 28, p. 45 — Verhandl. der Naturforschenden Ges. 1897, n° 80, p. 235. — Schweiz. Literaturkalender 1893. [K.-R.]

DREFFET, Jean-Daniel, 1746-1817, fondeur de cloches et de canons, reçu habitant de Genève en 1773. Il a signé la cloche de l'église de Saint-Gervais à Genève en 1776 et d'autres nombreuses pour Yverdon, Saint- Cergues (Vaud), Corsier, Cartigny (Genève), Balleyson, Fillinge (Savoie), Fernex (Ain). — Voir SKL. [G R.]

DREIBRUNNEN (C. Saint-Gall, D. Wil, Coin. Bronshofen. V. DGS). Hameau et pèlerinage. En 1275, Tûffenbrunnen. Le comte Diethelm de Toggenbourg donna en 1276 le droit de patronage de l'église à la commanderie de l'ordre de Saint-Jean de Tobel. Mais le comte Friedrich de Toggenbourg céda en 1289 le cellier de Dreibrunnen et le droit de patronage sur l'église au couvent de Rùti. Selon la bulle du pape Jean XXI 1, du 14 avril 1289, l'évêque de Constance, Rudolf, l'incorpora à ce couvent le 15 décembre 1289 à titre d'église paroissiale. La légende veut que lors de la suppression du couvent de Rùti après la Réforme, une image de Marie en fut transférée à Dreibrunnen. Après cette suppression et quand les pèlerinages eurent commencé, Zurich vendit le patronage et deux fermes au Conseil de Wil qui attribua en 1763 à un chapelain de l'église paroissiale de cet endroit le vicariat vacant de Dreibrunnen qui resta dès lors sous la dépendance de Wil. — Voir Nùscheler : Gotteshâuser II, p. 192. [Bt.]

DREIERHERREN. Autorité financière de l'État de Bâle jusqu'à la révolution de 1798. Elle dirigeait les impôts, les finances et la monnaie et avait la surveillance des viviers du gouvernement et des horloges de la ville. Elle se composait de trois membres du Petit Conseil auxquels étaient joints les députés ad Aerarium (trésor de l'État), ceux des bourgeoisies, les Weinherren (pour contrôler l'exacte perception de la taxe sur le vin) et la commission de la monnaie. — Voir doyen J.-J. Huber : Statutarium Basiiiense (XVIIIe s.). [C. Ro.]

DREIHUNDERT. Les « Trois-Cents «formaient un collège à Lucerne qui, de 1337 à 1343, servit d'intermédiaire entre le Conseil et la Commune. Il permettait dans les cas importants où les débats n'étaient pas portés devant la commune entière, de réunir un certain nombre de bourgeois considérés. — Voir Segesser : Rechtsgeschichte I, 216. [P.-X. W.]

DREIZEHNERHERREN. La première et principale autorité de l'État bàlois jusqu'à la révolution de 1798 ; tirée du Petit Conseil, elle se composait des quatre chefs de l'État (deux bourgmestres et deux Oberstzunflmeister) et de 9 conseillers. Fonctionnant comme conseil secret, le Collège desTreize s'occupait des affaires extérieures, de donner les instructions aux ambassades, de la réception des étrangers de marque et de la haute surveillance militaire. Les sous-commissions suivantes s'y rattachaient : savoir celles des prestations de serment, des affaires de droit delà bourgeoisie, ad statuta (des lois d'État), des alliances, des frontières, des bailliages tessinois, puis l'arsenal, le militaire (commission militaire) el ki chambre de recrutement - Voir doyen J.-J. Huber : Statutarium Basiiiense (XVIIIe s.). fC. Ro.]

DRELINCOURT. Famille originaire de Caen (France), remontant à Charles, 1633-1698, médecin de Turenne, du roi de France et de Guillaume d'Orange. — 1. Antoine, frère du précédent, médecin à Genève 1678, puis à Orbe. — 2 Jean-Pierre, fils du n° 1, acquit la

bourgeoisie de Bussigny près d'Oron en 1738. — 3. Jean-Antonin, f 1814, introduisit la culture de la pomme de terre dans la région de Montreux. — France protestante. [M. R.]

' DREUX (BATAILLE DE). Le 19 décembre 1562, l'armée française catholique, commandée par le duc de Guise, le connétable de Montmorency et le maréchal de Saint-André, remporta à Dreux (Eure-et-Loire) une brillante victoire sur l'armée protestante conduite par Condé et Coligny. Elle fut due surtout à un régiment fourni par les cantons catholiques, de 6600 h. , commandé par Gebhard Tamman, de Lucerne. Sa fermeté devant les attaques des protestants, qui croyaient déjà avoir bataille gagnée, permit aux catholiques de se ressaisir et de remporter la victoire. Le régiment perdit plus de mille hommes, dont son colonel. — Voir Zurlauben: Hist. militaire IV. — May de Romainmôtier : Hist. milit. — ASl. — Segesser : Lud. Pfyfferu. seine Zeit. — d'Aumale : Les princes de Condé. — Vallière : Honneur et fidélité. — Wymann : Schlachtjahrzeit v. Uri. [A. d'A.l

DREYER. VoirTREYER.

DROGNENS (C. Fribourg, D. Glane, Com. Siviriez. Y. DGS). Institut d'éducation fondé par Philippe Fournier, 1818-1886, qui laissa dans ce but la presque totalité de sa fortune. Ouvert en 1888, cet institut est destiné aux enfants abandonnés et aux jeunes délinquants de la Suisse catholique. Il fut acquis en 1890 par une société intercantonale, et en 1913 par l'État de Fribourç. De 1895 à 1915, l'établissement, auquel on avait donné le nom de « Institut Saint-Nicolas », a été dirigé par les Pères de la Congrégation du Saint-Sauveur, puis par des laïques jusqu'en 1919, et dès lors par les Frères des écoles chrétiennes, Congrégation de Saint-Jean-Baptiste de la Salle. [F. Thévoz.]

DROITS DE L'HOMME (CERCLE DES). Cercle fondé à Genève au commencement de 1795 pour travailler à la réconciliation des partis et lutter contre les ultra-révolutionnaires. Son local était situé au bas de la Cité, à l'enseigne de la Grue, vis-à-vis du café Galline. [E.-L. Burnet.]

DRÔIME (C. Valais, D. Sion, Com. Savièse. Y. DGS). Ce village, connu dès le XIIe s., forma une petite majorie savoyarde dans le Valais épiscopal. Sa position enclavée fut la cause de fréquents démêlés entre les deux États. Bien que les traités de 1260 et de 1384 fissent remise de cette majorie à l'évêché de Sion, et qu'elle passât à Jean de Liddes en 1388 et à Pierre Majoris en 1431, il semble que la Savoie y conserva des droits et des propriétés jusqu'en 1475. Drône fut le berceau d'une famille noble de ce nom. — 1. Jean de Drône, chanoine de Sion 1189. — 2. Guillaume, major 1280. — 3. Jean et Etienne, fils du n° 2, co-majors 1307. Drône fait partie aujourd'hui de la commune et de la paroisse de Savièse et possède une chapelle. — De Rivaz : Topographie. — Gremaud. [Ta.]

DROSEN. Famille d'Uri. — Marti, construisit le pont du Pfaffensprung et devint bourgeois d'Uri, 1471 ou 1491 (?). — Willi Trossen le devint en 1496, Jagli en 1501 ; ils devaient habiter Wassen, où la famille fut plusieurs fois la bienfaitrice de l'église. Un Drosen tomba en 1515 à Marignan. — Voir SKL. — Landleutenbuch d'Uri. — Wymann : Schlachtjahrzeit von Uri. — Obituaire de Wassen. [E.W.]

DROUX. Famille fribourgeoise, originaire de La Joux, où on la rencontre en 1484 dans la personne d'AYMON Droz. — Paul, notaire, greffier, puis dès 1918 juge au Tribunal cantonal. — Archives d'État Fribourg. [R^EMY.]

DROZ. Nom de famille très répandu dans le canton de Neuchâtel où il apparaît dès le XVe s. La principale famille est celle du Locle, essaimée dans la suite à La Chaux-de-Fonds et dans les villages voisins. On a dit souvent que le fondateur du Locle, en 1303 était un nommé Jean Droz, de Corcelles, et que dans l'affaire du Crêt-Vaillant, en 1476, le maire du Locle s'appelait aussi Jean Droz. Ces deux événements et ces deux personnages

Page 1