BERCHTOLD
Lausanne (1917), associé étranger de l'Institut de France (1913). Savant orientaliste, connu par ses nombreux travaux sur l'histoire et les monuments de la civilisation musulmane en Egypte et en Syrie à l'époque du moyen âge. Il a pris l'initiative et dressé le plan d'un Corpus inscriptionum arabicarum dont il a recueilli et publié lui-même en partie les Matériaux. — Voir JG, 14 mars 1921. — 12. Victor, * en 1864, frère du n° 11, auteur de travaux sur l'histoire de Genève et de la Suisse, Dr phil. hon. c. de l'Université de Zurich (1914). [V.v B.j
BERCHER (C. Vaud, D. Moudon. V. DGS). Berchiaco en 1154, Berchie en 1228. Au moyen âge, cheflieu d'une seigneurie dépendant tout d'abord des seigneurs de Cossonay, qui passa aux Chalon, prince d'Orange en 1407, en 1420 au duc de Savoie, en 1441 aux Glérens, en 1500 aux Dortans, en 1683 aux Saussure qui la conservèrent jusqu'à la Révolution. La terre de Bercher fut érigée en baronnie en 1712 par le gouvernement bernois en faveur de Georges de Saussure. En 1288, des gens de Vuarrens ayant assassiné un homme de Bercher, ceux de ce dernier village s'emparèrent de Vuarrens, le pillèrent et brûlèrent dix maisons. L'église de Bercher, dédiée à la Vierge Marie, dépendait dès le XIIe s. du prieuré de Saint-Maire. Elle fut entièrement reconstruite en 1724 et restaurée en 1910. On y voit une cloche du XVe s., avec de belles gravures représentant la Passion. Cette église fut desservie de 1684 à 1689 par le célèbre écrivain protestant Joseph Saurin qui revint au catholicisme, abjura en mains de Bossuet et devint membre de l'Académie des sciences de Paris. Le château actuel est l'œuvre de Georges de Saussure, le premier baron de Bercher. Depuis 1880, il y a à Bercher une importante fabrique de lait condensé. Begistres de naissances et de mariages dès 1606, de décès dès 1813. — DHV. [M. R.]
BERCHER, Henri-Edouard, peintre, d'Etoy, * à Vevey le 13 décembre 1877, élève de Vallouy et de Huguenin-Lassaugette, a étudié de 1895 à 1897 aux Beaux-Arts de Genève, depuis 1898 professeur de dessin au Collège de Vevey et depuis 1913 professeur à l'École des Arts et Métiers de Vevey. A exposé dès 1901 au Salon suisse des Beaux-Arts. Auteur du grand panneau décoratif Montreux, qui figure, dès 1906, au buffet de la gare C. F. F. de Lausanne, d'un Grammont (Musée de Vevey), d'un Panorama de Glion, etc. [B.]
BERCHIER. Famille fribourgeoise originaire des villages d'Aumont, Cheyres, Cugy, Granges de Vesin et Seiry. — 1. Pierre, chapelain de Cugy, 1482-1485. — 2. Pierre, curé de Cugy dès 1748, f 1755. — 3. Jean- Baptiste, curé de Rueyres-les-Prés 1764-1787, curé de Ménières dès 1788, f 1790. — 4. Pierre-Joseph, notaire et curial d'Aumont, 1794-1805. — 5. Claude- Joseph, curé de Bue 1827-1832, chapelain d'Échallens 1833-1841, chapelain de Montbovon 1842-1854, curé de Montbovon dès 1854, t 1856. — Voir Dellion : Dictionnaire des paroisses. [H. V.]
BERCHTA. Voir Bertha.
BERCHTELISTAG (jour de Berthold, 2 janvier). Dans les dialectes allemands actuels il est appelé Bdchteli(s)-, Bd(r)teli(s)-, Bàrzeli(s)-tag ; dans la langue écrite Berchtoldstag. Anciennes formes : Perchtag (1296, 1334), Prechentag (1374), fSantl Berchtentag (XIVe et XVe s.), Sant Berchtoltztag (1436), Berchteltag (1528 et 1533). On célèbre ce jour dans les contrées septentrionales et occidentales de la Suisse allemande par des divertissements et des coutumes traditionnelles, variables d'un endroit à l'autre : banquets, réunions bachiques, danses, jeux, mascarades, cortèges. Dans plusieurs endroits les communes, les corporations et d'autres sociétés tenaient ce jour leurs assemblées annuelles, où étaient installés les nouveaux fonctionnaires, et qui se terminaient par un banquet. Plusieurs de ces coutumes existent encore actuellement, d'autres ont été supprimées en partie dans les temps modernes ou déjà dans les siècles précédents à la suite de mandements sur les mœurs. L'importance attachée à ce jour s'explique en partie par le fait qu'il suit immédiatement le jour de l'an ; si le deux janvier tombe sur un dimanche, le Berchtelistag se célèbre le 3 janvier. D'autre part, il est le prélude du carnaval. On n'est pas d'accord sur l'éty-
mologie du mot. Il est possible qu'il se rapporte à l'ancien nom allemand de l'Epiphanie, Giperachtanacht, à celui de la déesse Berchta ou de la reine du même nom, ou encore aux ducs Berchtold de Zâhringen. — Voir SI I, 528 ; II, 640, 1682, 1833 ; IV, 135, 279, 785, 1538. — A. Bachmann : Der Berchtoldstag in der Schweiz, dans la Feuille centrale de Zofingue, 1882. — SA V I, 47, 126, 176, 257 ; III, 164,.250. (H. Kessi.jlr.]
BERCHTENBÙL. Famille bourgeoise de Lucerne, mentionnée en 1352. — 1. H ans, membre du Grand Conseil 1426, député à Lucca 1432, secrétaire de Willisau 1436, fourrier dans la guerre de Zurich 1444, juge 1446. — 2. Johann, 1450 chanoine à Beromunster, curé de Pfeffikon ; f 1479. [P.-X. W.]
BERCHTHER. Voir Berther.
BERCHTOLD. Abbé de Saint-Gall. Voir Falken-